Alerte nationale, signez d’urgence notre pétition !

Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez peut-être reçu mon message mardi et déjà signé notre pétition ?

Mais si ce n’est pas le cas, je vous demande de la signer le plus rapidement possible pour que la situation sanitaire et sécuritaire de notre pays n’empire pas plus.

La ministre de la Justice a pris la décision de libérer des milliers de détenus pour désengorger les prisons pendant cette période de confinement.

Cette décision est grave et très risquée.
Nous devons impérativement empêcher cela.

Vous et moi respectons les règles du confinement, certains d’entre nous affrontent même des difficultés économiques et des problèmes de travail. Nous refusons de subir en plus les conséquences de la libération anticipée de milliers de détenus. Car c’est inévitable, la hausse prévisible de la délinquance affectera directement notre sécurité.

Cela vous prendra moins d’une minute.

Si vous ne l’avez pas encore fait, s’il vous plaît signer notre pétition.

C’est très important

Nous l’adressons directement à Nicole Belloubet, la ministre de la Justice. Mais pour avoir du poids, nous devons être des dizaines de milliers à lui demander de revenir sur sa décision. Faites vous entendre et dites non à la libération anticipée de détenus en cliquant ici.

Cela vous prendra moins d’une minute, à peine quelques clics. Cela n’a rien d’engageant mais changera la donne. J’ai besoin d’être soutenue par le plus grand nombre pour pouvoir empêcher ces libérations.

S’il vous plaît, signez la pétition de l’Institut pour la Justice.



Avec tout mon dévouement et mes remerciements,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

ps : Si vous avez déjà signé la pétition, je vous remercie très sincèrement. N’hésitez pas à la transmettre à tout votre entourage par email ou par Facebook.

Nous devons les empêcher de faire ça

Chère Madame, cher Monsieur,

C’est encore pire que ce que nous pensions.

Je vous l’avais écrit la semaine dernière, Nicole Belloubet veut relâcher dans la nature 5000 détenus pour faire baisser la surpopulation carcérale en période d’épidémie.

Mais à ce chiffre déjà énorme il faut ajouter tous ceux qui ne seront pas incarcérés du fait des consignes données par la ministre de la Justice.

Ordre a en effet été donné à tous les parquets de France d’envoyer le moins de criminels possible en prison.

Seules 20 à 30 entrées en prison sont désormais enregistrées quotidiennement au plan national. Soit dix fois moins qu’en temps normal. L’activité pénale est pratiquement à l’arrêt en France, même si par ailleurs le ministre de l’Intérieur a indiqué ce vendredi que les contrôles routiers allaient être renforcés…

Entre le 16 mars et le 1er avril le nombre de détenus dans les prisons françaises a déjà diminué de 6266 personnes.

Selon Le Figaro, ce sont près de 7000 libérations qui pourraient être effectuées, mais au rythme où vont les choses ont peut légitimement craindre que le chiffre final soit beaucoup plus élevé.

Vous rendez-vous compte ? 7000 libérations, cela représente plus de deux fois la capacité opérationnelle de la prison de Fleury-Mérogis, qui est la plus grande prison d’Europe ! Et il y aura vraisemblablement bien plus de 7000 remises en liberté.

Des milliers et des milliers de délinquants relâchés prématurément dans la nature, alors même que les citoyens respectueux des lois sont confinés chez eux et qu’on a encore renforcé les sanctions à leur égard… Mais dans quel pays vivons-nous ?

La ministre de la Justice prétend que ces libérations se feront sous contrôle, que ceux qui seront libérés seront par exemple assignés à domicile. Mais c’est se moquer du monde.

Comme l’écrit Le Figaro : « Tous les professionnels savent aussi qu’il n’y aura ni suivi ni contrôles obligatoires, notamment en ce qui concerne les assignations à résidence à cause du confinement. »

Comment pourrait-il en être autrement alors que les conseillers d’insertion sont confinés, que les tribunaux sont pratiquement à l’arrêt et que les forces de l’ordre sont débordées et commencent à être décimées par le Covid-19, faute de protections suffisantes ?

À votre avis, que vont faire tous ces délinquants libérés avant la fin de leur peine ? Vous croyez qu’ils vont faire du macramé chez eux pour passer le temps en attendant la fin du confinement ?

À Paris, comme nous l’avions prédit, les cambriolages ont déjà fortement augmenté, les délinquants profitant de l’absence de nombreux habitants.

Jeudi, un long reportage dans Le Figaro racontait comment, dans les quartiers nord de Marseille, les criminels poursuivent leurs trafics tandis que le reste de la population se terre chez elle.

Toujours jeudi, CNews rapportait le cas d’un braqueur mutirécidiviste de 22 ans qui avait bénéficié d’un aménagement de peine pour cause de coronavirus…et qui avait à nouveau été condamné cinq jours plus tard car il ne respectait pas les règles de confinement.

À cause de l’épidémie on fait sortir de prison des gens potentiellement contaminés dont on sait pertinemment que la plupart d’entre eux ne respecteront pas le confinement lorsqu’ils seront en liberté !

Nous marchons sur la tête.

Nous seulement les Français sont contraints de rester chez eux pendant des semaines, parfois dans des conditions très difficiles, non seulement un nombre considérable d’entre eux vont perdre leur travail ou subir de graves difficultés économiques à cause de l’épidémie, mais en plus ils devront subir une hausse prévisible de la délinquance à cause des libérations anticipées décidées par le gouvernement.

C’est la double peine pour les Français !

Nous ne devons pas accepter cela.

C’est pourquoi l’Institut pour la Justice a décidé de lancer en urgence une grande pétition nationale pour essayer d’éviter la catastrophe qui s’annonce.

Nos capacités d’action sont actuellement réduites à cause du confinement mais nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à une telle situation. Nous devons agir, le plus vite et le plus fort possible. Et pour cela nous avons impérativement besoin de vous.

S’il vous plaît signez notre pétition en cliquant ici et diffusez-là autour de vous.

Nous devons absolument les empêcher de mener à bien leurs projets désastreux. Ensemble nous pouvons faire la différence.

Signez notre pétition et transmettez-là à tous ceux que vous connaissez. S’il vous plait, c’est très important.

Avec tout mon dévouement,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

Pour éviter l’embrasement…

Chère Madame, cher Monsieur,

Ces cinq derniers jours :

 À Saint-Ouen, en Seine-Saint Denis, la Préfecture de Police a annoncé avoir saisi 32 500 masques chirurgicaux. Deux individus ont été interpellés.
 À Étampes, dans l’Essonne, des pompiers ont été caillassés par des « jeunes » (censés être confinés) lors d’une intervention pour venir en aide à un homme suspecté d’être atteint du coronavirus. Retardés par cette attaque, ils arrivent trop tard et ne peuvent pas le sauver.
 Depuis le début du confinement, la ministre de la Justice s’emploie à libérer les détenus de prison. On apprend par le JDD que 3 500 personnes ont déjà été libérées. Ce n’est que le début…
 La maire communiste de Vénissieux, dans le Rhône, a demandé du renfort à la police pour faire respecter le confinement. Elle dit au journal Le Parisien :

« Certains continuent à rester dehors, à occuper les squares, organiser des barbecues, des pique-niques sur les pelouses. D’autres font des matchs de foot ou des rodéos à scooters la nuit. Et il y a aussi les dealers qui continuent leurs trafics.(…) Il nous faut des renforts de la police nationale.(…) Ceux qui restent confinés toute la journée avec leurs enfants sont exaspérés de voir les jeunes tourner à scooter ou jouer au foot. La situation deviendra très tendue, si on ne nous donne pas des moyens. »
 Le chef de service des urgences de l’hôpital Jean Verdier de Bondy dit à un journaliste du journal Le Monde « qu’il n’y a plus une seule place de réanimation dans le 93 ».
 Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP police, interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur RMC, résume la situation : « Les politiques n’ont jamais voulu avoir le courage de reprendre possession de ces quartiers.(…) Je suis favorable au couvre feu, c’est une bonne solution, mais on aura besoin de l’armée pour ça car nous, on ne sera pas assez nombreux. »

Ce n’est qu’un florilège d’exemples trouvés dans les journaux de tout ce qu’il se passe dans les « quartiers » actuellement.

Et quand on lit les récents propos de Laurent Nuñez, secrétaire d’État à l’Intérieur, divulgués par le Canard enchaîné, on peut légitimement craindre que l’État ait bel et bien renoncé à prendre à bras le corps le problème des zones de non-droit.

« Ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans certains quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements ».
Laurent Nuñez, lui-même, a prononcé cette phrase lors d’une visioconférence avec les préfets des zones de défense au début de la mise en place du confinement. Il n’y a pas de doute à avoir, le gouvernement a peur d’un embrasement que l’on ne pourrait pas maîtriser et qui pourrait même faire empirer la crise du coronavirus. Dans ces conditions, ils décident donc… de ne rien faire.

Quel aveu d’échec !

Comment ne pas être d’accord avec Louis de Raguenel qui écrit cette semaine dans le magazine Valeurs actuelles ?

« Après plusieurs jours à entendre qu’il faut rester chez soi, que les amendes vont doubler voire tripler en cas de non-respect des mesures de confinement, les Français (re)découvrent que le gouvernement n’applique pas les mêmes règles sur le territoire et dans les banlieues, pour éviter l’embrasement.

Les faits ne peuvent d’ailleurs pas être cachés : les réseaux sociaux sont inondés de photos et des vidéos insupportables de refus de respect des règles de confinement dans les banlieues (Mantes-la-Jolie, Trappes, Vénissieux…). Les revendications de cette désobéissance, très souvent au nom d’Allah, sont légion. Il n’est pas un jour sans qu’on apprenne qu’un fonctionnaire de police ou un gendarme a été violemment agressé alors qu’il rappelait les règles de sécurité pour protéger la population du coronavirus.(…).

À ceux qui l’ignoraient encore, la crise du coronavirus est venue rappeler étrangement tous les échecs politiques des trente dernières années : immigration musulmane, paupérisation des services publics, désindustrialisation… 
»

Cette situation, je la déplore autant que vous et ne cesse de me battre au sein de l’IPJ pour inverser la vapeur. À ses débuts il y a treize ans, notre association faisait déjà ce constat. La justice était déjà impuissante (parfois même réticente) pour faire appliquer des mesures dissuasives et coercitives.

Depuis treize ans, nous nous battons. Nous nous battons pour défendre des idées de bon sens et des propositions concrètes. Nous nous battons pour les faire admettre par nos élus. Nous nous battons pour endiguer une certaine idéologie au sein de la magistrature (responsable du « mur des cons » par exemple). Nous nous battons pour que les victimes soient entendues, que les citoyens honnêtes soient respectés et que les dysfonctionnements de la Justice cessent une bonne fois pour toute.

Nous avons encore beaucoup de travail, je le sais bien, cette tâche est titanesque et la période actuelle n’est pas propice pour faire avancer notre cause. Mais soyez sûrs que nous restons sur le pont, plus vigilants que jamais et que nous mettrons pour mettre les bouchées doubles dès que la situation sera rétablie.

D’ici là continuez, s’il vous plaît, à respecter le confinement, même si cela vous demande beaucoup d’efforts et de sacrifices. Je formule pour vous et vos proches des voeux de bonne santé.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Ils confinent les honnêtes gens et ils libèrent les délinquants

Chère Madame, cher Monsieur

Je vous en avais parlé dans mon dernier mail : le confinement est actuellement à deux vitesses. Globalement bien observé par les Français ordinaires. Allègrement violé dans les quartiers dits « sensibles », dans lesquels les délinquants continuent à se livrer à leurs activités habituelles.

Mais c’est encore bien pire que cela.

En effet, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, s’apprêterait à libérer 5 000 détenus pour faire baisser la pression dans les prisons surpeuplées où plusieurs mutineries se sont déjà produites ces derniers jours à cause de la suppression des parloirs pour cause de coronavirus.

Cette libération concernerait les détenus condamnés jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et qui sont en fin de peine.

Vous le savez : en France, pour être condamné à de la prison ferme, il faut avoir accompli un acte vraiment grave ou bien avoir commis des délits de manière répétée. Et pour être condamné à cinq ans il faut en général avoir déjà un long passé délinquant derrière soi.

La mesure envisagée par Nicole Belloubet concernerait jusqu’aux violences volontaires avec plus de huit jours d’ITT, les cambriolages ou les escroqueries… Bref, des enfants de chœur.

Vous rendez-vous compte ? Alors que 67 millions de Français sont enfermés chez eux pour des semaines, parfois dans des conditions très difficiles, le gouvernement s’apprêterait à relâcher 5 000 délinquants dans la nature !

Et à votre avis, que vont faire ces 5 000 détenus une fois libres ? Vous croyez qu’ils vont rentrer chez eux bien sagement pour se confiner comme d’honnêtes citoyens ? Ou bien est-ce que la plupart vont reprendre leurs activités criminelles comme avant ?

Lorsqu’en 1981 plus de 5 000 détenus ont été remis en liberté en quelques mois, à la faveur d’un décret de grâce et d’amnistie voulu par le garde des Sceaux de l’époque, Robert Badinter, le taux de criminalité a fait un bond l’année suivante de près de 20%.

Un grand nombre de ces 5 000 détenus iront rejoindre les « quartiers sensibles » dont ils sont issus et y rendront la tâche des forces de l’ordre encore plus impossible.

Et, qui sait, sans doute certains d’entre eux croiseront-ils leurs anciennes victimes, qui pourront les voir parader tranquillement dans la rue alors qu’elles-mêmes sont enfermées dans leur appartement.

Nous marchons sur la tête.

D’un côté le gouvernement annonce un durcissement des sanctions pour ceux qui ne respecteraient pas le confinement et, de l’autre il adresse des messages d’impunité aux délinquants chroniques : ordre donné de ne pas exécuter les courtes peines, libération de 5 000 détenus…

Comme tous leurs prédécesseurs, ce gouvernement a refusé de faire l’effort nécessaire pour construire les places de prison dont la France a désespérément besoin. Emmanuel Macron a tranquillement renié sa promesse de construire 15 000 places supplémentaires durant son quinquennat.

Et aujourd’hui, la seule solution qu’ils trouvent pour faire face à une épidémie dramatique, c’est de confiner les honnêtes gens et de libérer les délinquants.

C’est inacceptable et, dès que nous avons eu vent de cette mesure, l’Institut pour la Justice s’est mobilisé pour essayer d’alerter l’opinion sur ce qui se prépare.

Notre capacité d’action est actuellement très diminuée, vous le savez, mais il existe encore une petite chance d’arrêter ce projet insensé ou de diminuer sa portée et nous allons faire notre maximum pour y parvenir. Je vous tiendrai bien entendu au courant.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Un confinement à deux vitesses

Chère Madame, cher Monsieur,

Nous vous l’avions annoncé et nos prédictions sont malheureusement en train de se réaliser.

La France s’est peu à peu arrêtée. Les rues sont désertes. Chacun reste calfeutré chez soi et ne sort plus qu’occasionnellement pour faire les courses indispensables.

Dans le quartier où j’habite, le silence est impressionnant, aucune voiture ne circule.

Les Français ordinaires s’organisent et font de leur mieux pour supporter patiemment le pénible confinement qui leur est imposé et dont personne ne sait exactement combien de temps il va durer.

Toute la France ? Non, pas tout à fait.

Dans certains quartiers, que l’on dit pudiquement « sensibles », le confinement est à l’évidence très relatif.

Comment pourrait-il en être autrement ? Ce qui caractérise ces quartiers, c’est le refus de la loi commune, l’affrontement permanent avec les forces de l’ordre et tous ceux qui paraissent incarner l’autorité de l’État.

Ces quartiers sont entrés depuis longtemps dans un processus de sécession, comme le reconnaissent désormais presque tous les responsables politiques.

Comme l’écrit l’ancien préfet Michel Aubouin, dans 40 ans dans les cités :

« Ces quartiers sont, depuis [2005], définitivement sortis de l’espace de la République. Afin d’éviter l’embrasement général, on évite de les importuner. On craint les provocations. Le mot d’ordre est à la prudence : les interpellations de deux-roues, les arrestations pendant les heures chaudes de la soirée et, évidemment, les coups volontaires sont prohibés. Les rodéos, qui empoisonnent au quotidien la vie des habitants, font l’objet d’une tolérance. (…) Si certains de ces quartiers ont conservé un poste de police, il y a longtemps que les fonctionnaires ne patrouillent plus entre les immeubles. On ne s’y aventure que casqué et muni d’un gilet pare-balles. (…) Le pouvoir est occulte. La loi du quartier n’est plus la loi commune. »

Dans ces conditions, comment les pouvoirs publics, qui n’ont pas cessé de perdre du terrain et d’acheter la « paix sociale » depuis des décennies, pourraient-ils espérer faire respecter le confinement ?

Depuis mardi les témoignages se multiplient sur les difficultés auxquelles sont confrontées les forces de l’ordre dans ces quartiers pour faire respecter les consignes sanitaires.

Jeudi dernier, par exemple, le quotidien suisse Le Temps publiait un long reportage sur la ville de Saint-Denis. Ce qu’il décrivait était à la fois scandaleux et parfaitement prévisible.

Le journaliste décrit une « résistance endémique au confinement » :

« Ici, au pied du centre commercial Basilique, un groupe d’adolescents noirs, certains portant un masque et d’autres non, prend son temps pour discuter malgré les remontrances d’une mère de famille voilée, pressée de rentrer chez elle avec sa fille dans la poussette.

Là, devant l’entrée de l’Hôtel de la Poste, à moins de 200 mètres de la fameuse rue du Corbillon où furent traqués certains des terroristes du 13 novembre 2015, une dizaine de jeunes s’échangent des infos sur la meilleure manière de “bricoler“ les attestations dérogatoires exigées par la police. “Ne mets pas de date. Ça sert à rien“, dit l’un. Son voisin a découpé la sienne dans une page froissée du Parisien, qui la publie chaque jour pour ses lecteurs. Il préfère la garder vierge. Au cas où. 
»

Et que fait la police, me direz-vous ? La police fait ce qu’elle peut, comme avant l’épidémie, et par conséquent doit souvent accepter de fermer les yeux sur des infractions manifestes.

« Les flics, justement. Deux d’entre eux passent devant nous… en trottinette électrique. Contrôler ? “Impossible, nous n’en avons pas les moyens.” Dissuader ? “C’est ce qu’on essaie de faire, en visant surtout les mères et les personnes âgées.” Verbaliser et infliger les fameuses amendes à 135 euros ? Silence gêné et regards qui en disent long. Le ministre de l’Intérieur français Christophe Castaner a annoncé mercredi soir 4 095 contraventions. À Saint-Denis ? “Ce n’est pas jouable, reconnaît l’un des policiers. Si une dispute commence, on ne pourra pas gérer et le risque de contamination deviendra encore plus grand.” »

Dans ces mêmes quartiers les délinquants, qui tiennent ordinairement le haut du pavé, défient plus que jamais les pouvoirs publics.

C’est ainsi que l’on a pu voir circuler des vidéos dans lesquelles des trafiquants de drogues vantent leur marchandise, vêtus de combinaisons blanches et portant masques de protection respiratoire et gants. Sur les réseaux sociaux, une annonce promet même « un masque offert pour trente euros d’achat » de drogue, ces masques dont manquent cruellement les personnels hospitalier, les pharmaciens, les instituteurs… et les policiers à qui l’on demande de faire respecter les consignes sanitaires au péril de leur propre santé.

Les syndicats de policiers dénoncent « un manque d’anticipation du Gouvernement qui met la vie des forces de l’ordre en danger ». Mais le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a déclaré jeudi que les policiers n’étaient « pas en risque face au coronavirus ». Seraient-ils magiquement protégés par leur uniforme, ou bien par les vertus miraculeuses de la parole ministérielle ?

Les policiers sont sans doute d’autant plus découragés qu’ils savent que les sanctions ont peu de prises sur les délinquants de ces quartiers.

Dans le journal Le Figaro, vendredi, un magistrat d’une juridiction parisienne s’interrogeait sur « l’efficacité des amendes de 135 euros, alors que nous sommes confrontés à une délinquance, notamment en matière de stupéfiants, qui ne désarme pas, même quand elle encourt dix ans d’emprisonnement ». Quant à la garde à vue pour « mise en danger de la vie d’autrui », déjà appliquée dans le Pas-de-Calais et en Seine-Saint-Denis, comme le fait remarquer un policier : « le suspect peut être remis en liberté avec une simple convocation… »

Pour parachever le tableau, la tension est maximale dans les prisons surpeuplées, où les parloirs ont été suspendus, ce qui signifie que la drogue et les objets prohibés, comme les téléphones portables, y circulent moins facilement que d’habitude. D’où des mutineries qui éclatent un peu partout.

En conséquence, rapportaient Les Échos : « pour éviter d’ajouter à une promiscuité ambiante déjà très forte (70 000 détenus pour 61 000 places) et propice à la diffusion du virus, la garde des Sceaux a demandé aux tribunaux de retarder la mise à exécution des peines courtes. Cette pratique, déjà en oeuvre, a permis de ramener à une trentaine, le nombre d’entrées en prison quotidiennes contre plus de 200 habituellement, indique-t-on au ministère de la Justice. »

Des amendes inefficaces, une mise en prison impossible, des habitudes de rébellion bien ancrées… la résistance au confinement semble avoir encore de beaux jours devant elle dans les « quartiers sensibles ».

Or ces quartiers sont aujourd’hui des centaines, répartis sur tout le territoire national. Michel Aubouin écrit à ce sujet :

« Ces quartiers, au total, sont habités par cinq millions et demi de personnes. Quel que soit l’instrument de mesure que l’on utilise, le constat est le même : la question des “quartiers” est déterminante puisque près d’un résident en France sur dix, français ou étranger, y vit. D’une certaine façon, l’avenir de la France se joue sur sa capacité à traiter leur situation. »

Cinq millions et demi de personnes… vous rendez-vous compte de ce que cela signifie si le confinement n’est pas correctement observé par autant de gens ? Cela pourrait signifier un temps beaucoup plus long pour vaincre l’épidémie, des milliers de morts en plus, des semaines de confinement supplémentaires pour toute la population…

Avec l’épidémie du coronavirus, les masques tombent. Il n’est plus possible d’acheter la « paix sociale » en transigeant, en fermant les yeux, en tolérant des zones de non droit.

Aujourd’hui, nous payons des décennies de lâcheté de la part des pouvoirs publics, de sous-investissement dans le système judiciaire, de sous-équipement carcéral.

Lorsque cette épidémie sera enfin derrière nous, il ne faudra pas oublier ce qui s’est passé pendant ces semaines tragiques. Il y aura des comptes à rendre et des explications à donner, et pas seulement sur le manque de masque ou de tests.

Vous pouvez compter sur l’Institut pour la Justice pour poser les questions qui fâchent et pour mettre nos dirigeants face à leurs responsabilités.

Comme chacun d’entre vous, les membres de notre équipe vivent confinés et notre activité en est inévitablement modifiée, mais, en dépit des difficultés, nous restons mobilisés au service de la sécurité des Français.

Notre capacité d’action est temporairement réduite, mais notre vigilance est intacte et nous continuerons à vous tenir régulièrement informés de la situation.

Toute notre équipe se joint à moi pour vous souhaiter bon courage dans ces heures difficiles.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

La vie continue

Chère Madame, cher Monsieur,

À partir d’aujourd’hui la France passe en mode confinement, pour au moins quinze jours, mais cela pourra être plus, en fonction de l’évolution de l’épidémie.

Chacun d’entre nous comprend bien que cela est nécessaire, et ce qu’il faut faire désormais dans notre vie quotidienne pour éviter de propager davantage le coronavirus.

Mais que de temps perdu, que de confusion avant d’en arriver là !

Souvenez-vous : le 24 janvier, Agnès Buzyn, encore Ministre de la Santé, déclare que le risque de voir le coronavirus arriver en France est « pratiquement nul ».

Lorsque notre voisin italien, devant l’augmentation dramatique des cas graves, a décidé de fermer ses frontières et de passer en mode confinement, nombre de nos dirigeants ont exprimé leur scepticisme, voire se sont moqué des Italiens, en expliquant que notre système de santé était bien meilleur que le leur et qu’une telle situation ne pourrait pas arriver chez nous.

Le 7 mars (il y a seulement 10 jours), Emmanuel Macron va au théâtre pour encourager les Français à ne pas avoir peur du coronavirus et à continuer de vivre comme avant.

Le premier tour des élections municipales est maintenu, et tout le gouvernement nous explique qu’aller voter est sans risque… avant de déclarer trois jours plus tard que le deuxième tour doit être reporté sine die !

On a dit que les Français étaient trop insouciants, qu’ils ne respectaient pas les consignes de sécurité… mais encore aurait-il fallu que ces consignes soient claires, or le moins que l’on puisse dire, c’est que le gouvernement n’a pas fait dans la clarté !

Mais qu’importe. Nous n’avons pas besoin que l’on nous tienne la main pour agir comme il faut en ces heures difficiles. Il suffit d’avoir du bon sens, et d’écouter ce que nous disent les scientifiques.

Le mode de propagation du virus est connu, les gestes à accomplir pour se protéger aussi et ils ne sont pas très compliqués.

On dit parfois que le Français est râleur et indiscipliné, comme dans Astérix. C’est peut-être vrai, mais nous savons aussi être solidaires et courageux lorsque c’est nécessaire et nous avons surmonté bien des épreuves au cours d’une longue histoire.

Nous surmonterons celle-ci, comme les précédentes et, si nous faisons tous ce qu’il faut, nous pouvons espérer que, dans quelques semaines, cette épidémie ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

À l’Institut pour la Justice nous avons pris nos dispositions pour pouvoir continuer à travailler malgré le coronavirus. Nous allons continuer à avancer nos projets et à vous tenir au courant de l’actualité dans notre domaine car, malheureusement, les criminels ne s’arrêtent jamais de travailler.

On peut même craindre que le confinement obligatoire soit une occasion pour certains d’entre eux de s’en donner à cœur joie, comme les cambrioleurs dans les grandes villes désertées. Et puis, les gendarmes et les policiers mobilisés pour surveiller les déplacements de français, c’est autant de forces de l’ordre en moins pour traquer les délinquants…

Et qu’adviendra-t-il des cités dites « sensibles » pendant le temps du confinement ? Celui-ci sera-t-il vraiment respecté dans ces endroits où d’ordinaire la police n’ose plus guère s’aventurer ?

Vous le voyez, même avec le coronavirus, nous risquons d’avoir du pain sur la planche et vous pouvez compter sur nous pour ne pas relâcher notre vigilance.

Toute l’équipe de l’IPJ se tient à vos côtés dans cette épreuve et forme des vœux pour que vous et vos proches traversiez cette épidémie sans encombre.

La France va tourner au ralenti pendant quelques temps, mais la vie continue, et la vie l’emportera.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ils laissaient leurs clés sur leur voiture quand ils allaient acheter le pain

Chère Madame, cher Monsieur,

Lundi, j’ai lu dans le journal 20 minutes que près de deux personnes sur trois disent que la sécurité des biens et des personnes jouera un rôle déterminant dans leur vote de dimanche.

Et vous ?

La semaine dernière je vous ai envoyé le document que nous avons rédigé à l’IPJ qui permet de comparer les mesures de sécurité de bon sens à prendre et les mesures que proposent vos candidats.

Avant, on s’inquiétait dans les grandes villes. La foule, les transports en commun, les quartiers dangereux… Mais aujourd’hui, les moyennes et petites villes sont devenues tout aussi inquiétantes.

Agressions, trafic de drogues et marginaux…

Le week-end dernier à Clermont-Ferrand, quatre jeunes femmes ont été violées et agressées sexuellement en pleine rue. Cela s’est passé la nuit mais aussi à 7h et à 8h45 le matin.

Vendredi, un article du Figaro dépeignait la vie dans le centre-ville d’Aurillac, préfecture du Cantal :

« Victimes de “jets de cailloux”, certains chauffeurs de taxi refusent désormais les courses vers l’aéroport. Stationné au Square, devant le palais de justice, Julien montre un petit éclat sur sa carrosserie : “C’était il y a quinze jours, en quittant l’aéroport, raconte-t-il.

Des gens du voyage, des gamins, mais aussi des adultes, nous ont lancé des cailloux. Mes clients, des touristes, ont eu très peur. Alors, maintenant, avant d’y aller, j’appelle le commissariat. Si la police n’est pas là-bas, je refuse : je ne vais tout de même pas risquer de me faire casser mon pare-brise, un coût de 700 euros, pour une course à 14 euros !

Derrière lui, Kevin désigne un impact sur le toit panoramique de sa Peugeot 308 neuve : “Un collègue a dû remplacer deux pare-brises en trois mois! s’emporte-t-il. On fait souvent les sorties de boîtes, et, ces deux dernières années, on voit de plus en plus de bagarres… Si maintenant on doit demander la protection de la police pour aller travailler…” ».

Dans le centre-ville d’Aurillac, le square central est aujourd’hui peuplé de marginaux avec des chiens.

« Débarqué à Aurillac il y a vingt-deux ans, cet ancien Parisien se souvient comment il regardait “avec des yeux ronds les gens laisser leurs clefs sur leur voiture quand ils allaient chercher le pain”. “C’était un havre de paix ! décrit-il. Aujourd’hui, la violence gratuite prend des proportions effrayantes.“ »

Bref, Aurillac fait malheureusement partie de ces villes qui ne sont pas épargnées par la montée des incivilités, de la violence gratuite et de l’insécurité. Cela ne peut plus durer !

Les gens honnêtes ont droit à leur tranquillité. Il n’est pas normal de redouter que ses parents âgés soient agressés au coin de leur rue. Il n’est pas normal de vivre avec cette épée de Damoclès.

Je vous l’ai déjà écrit et vous le savez : un maire ne peut pas, à lui seul, stopper la délinquance. Mais il est chargé de maintenir l’ordre public dans sa commune, et cela englobe la sûreté et la sécurité.

Il ne peut pas se substituer à la gendarmerie et à la police ni même au Préfet qui représente l’État, mais il peut mettre en place des mesures concrètes et efficaces.

Et ces mesures peuvent améliorer la qualité de vie et le quotidien des habitants : des caméras de vidéo protection, des couvre-feux, la présence de policiers municipaux… cela peut faire la différence.

De plus, les services de l’État ont besoin de l’aide de la commune dans leur action. La police et la gendarmerie sont beaucoup plus efficaces si elles peuvent compter sur l’aide de la police municipale, par exemple.

Avez-vous pris le temps de comparer nos propositions avec celles de vos candidats ? Vous saurez si la sécurité est la priorité de la personne à qui vous voulez donner votre voix.

Vous avez probablement reçu des tracts et des dépliants dans votre boite aux lettres ou en allant faire vos courses. Faites le test. Comparez les programmes sécurité avec les idées que nous défendons. Vous pouvez être surpris.

Cliquez ici pour le faire.

Vous avez encore quelques jours avant le vote. Comparez les programmes sécurité.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel