Le ramadan: mise au point

Manuel GOMEZ est né à Alger (Bab-el-Oued) le 17 novembre 1941. Il a été engagé comme journaliste pigiste par Albert Camus dans le quotidien Alger-Républicain, puis chef de rubrique à La Dépêche d’Algérie. Il a poursuivi sa carrière en France, après 1962, comme chef de rubrique dans le quotidien L’Aurore, également comme rédacteur à Paris-Turf et correspondant du quotidien Le Méridional.

 

Mme la Maire de Paris déclarait récemment : « Le ramadan est une fête qui fait partie du patrimoine culturel français. Le célébrer fait partie du partage et ne contrecarre pas la laïcité. »

 

La réponse de Manuel Gomez, écrivain : On peut être Maire d’une capitale comme Paris tout en présentant de larges déficiences culturelles sur certains sujets.  Sa déclaration n’est qu’un monument d’erreurs.

Le manque de curiosité et l’inculture des religions alliées à la bêtise, à l’à-plat-ventrisme donnent un résultat totalement renversant et insultant !

 

Et bien NON Madame la lécheuse de babouche: 
Trois erreurs grossières dans cette simple petite phrase destinée à satisfaire les représentants des musulmans de France, qu’elle recevait en grande pompe à l’hôtel de ville.

1) Le ramadan n’est pas une fête. 

Bien au contraire, il s’agit d’une épreuve pénible imposée par le Prophète à ses croyants afin de tester leur fidélité : jeûne total, abstinence sexuelle et étude du Coran durant toute la journée (les manquements étant très sévèrement punis, jusqu’à la peine de mort). Cela n’a rien d’une fête. La fête suit dès la fin du ramadan car, justement, c’est une fête qu’il soit enfin terminé, il s’agit alors de l’Aïd el-Fitr et cette fête peut même durer jusqu’à trois jours.

2) Le ramadan n’a jamais fait, ne fait pas et ne fera jamais partie du « Patrimoine culturel français ». 

Mme Hidalgo imagine-t-elle une seule seconde que l’occupation de la France du Sud, avec ses pillages, ses razzias, ses paiements de rançons, son exploitation systématique au bénéfice du califat, son esclavage (sexuel pour les femmes et économique pour les jeunes hommes qui étaient châtrés afin de pouvoir ni « forniquer » ni se reproduire), etc., permettrait un jour d’inscrire cette période néfaste au patrimoine culturel de notre pays?

3) « Célébrer le ramadan ne contrecarre pas la laïcité » ? 

Effectivement, que les fidèles musulmans pratiquent le ramadan ne contrecarre en rien la laïcité, tout comme les juifs et les chrétiens qui célèbrent leurs fêtes religieuses. Mais quand la pratique de la religion musulmane nous oblige à la subir contre notre volonté, cela contrecarre la laïcité.

– Quand on ne veut pas que les femmes soient soignées par des médecins hommes. 

– Quand on exige des horaires spéciaux dans les piscines ou salles de sports. 
– Quand on exige des menus « halal » dans les cantines des crèches et des écoles. 
– Quand on porte le « voile » dans l’unique but de provoquer, justement, les lois laïques. 
– Quand on demande que l’on offre des églises pour en faire des mosquées. 
– Quand on débaptise des fêtes chrétiennes et que l’on supprime le mot «saint » sur les médias télévisés et que l’on souhaite également le supprimer dans le nom de nos communes, etc. 

Un jour on ira peut-être à Tropez, à Raphael ou bien à Etienne !  
Tout cela contrecarre la laïcité car il s’agit d’exigences communautaires d’une religion.

Alors, Mme la Maire de Paris, si votre culture n’est pas à la hauteur de vos ambitions politiques, profitez de la prochaine période du ramadan, non pas pour étudier le Coran mais pour vous instruire davantage sur les « valeurs de la République » qu’hélas, vous représentez.

Et souvenez-vous que l’Andalousie, où vous êtes née, a subi sept siècles d’occupation par les Maures au cours desquels des dizaines de milliers de vos anciens compatriotes ont payé de leur vie pour s’en libérer et d’autres, livrés à l’esclavage, se sont vu priver à vie de leur liberté.

Manuel Gomez

Pour vous, ils risquent leur vie… et celle de leur famille !

institutjustice

Madame, Monsieur,

« On est des souffre-douleurs pour les détenus ».

C’est le cri du cœur d’un surveillant, après l’agression sauvage d’un de ses collègues de la prison de Fresnes.

Vous connaissez la situation des prisons françaises. Surpopulation et oisiveté contribue à l’hyper-violence du milieu.

Mais cette fois, ça ne s’est pas passé en prison.

Ça s’est passé un dimanche après-midi, alors que la victime était devant son domicile, après une dure semaine au centre pénitencier.

Soudain, une voiture s’arrête à son niveau. Trois hommes à l’intérieur. Ils l’interpellent :

– « Tu te souviens de nous ? »

Il aurait préféré les oublier.

Les trois hommes sont d’anciens détenus de la prison de Fresnes. Pas des tendres.

Avant qu’il ne puisse réagir, ils sautent de la voiture l’attrappent et tabassent violemment le surveillant de prison. Les coups pleuvent. A trois contre un. Des dents cassées. Des douleurs aux cervicales.

Cela ne leur suffit pas. Ils veulent enlever le détenu. Ils ouvrent le coffre et tentent de pousser le surveillant.

Pour quoi faire ?

Continuer à le torturer ?

Le tailler en pièces ?

Heureusement, nous ne le saurons pas.

Le surveillant, pourtant amoché, se débat et résiste comme il peut. Un voisin voit la scène. Il sort de sa maison en trombe… et vient défendre le surveillant.

À deux contre trois, le combat reste très inégal, mais les détenus préfèrent abandonner et prennent la fuite.

Et quelles sont les réactions?

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté propose la mise en place d’un matricule pour les surveillants pénitentiaires, un numéro pour préserver leur anonymat.

Certes, il s’agit d’une mesure de bon sens, mais elle est très loin d’être suffisante.

Les surveillants racontent les méthodes de pression, dignes de film de gangsters :

Beaucoup craignent désormais pour leurs proches.

« Certains détenus nous disent « je sais où tu habites, où travaille ta femme, dans quelle école vont tes enfants ». Et ce ne sont pas que des paroles en l’air, ils le savent réellement », assure Stéphane Barraut, surveillant.

Théoriquement pourtant, les détenus ne sont pas censés connaître les noms des surveillants. « Ils mettent leurs proches à contribution, ils nous font suivre. Ensuite, ce n’est pas compliqué d’aller trouver notre nom sur la boîte aux lettres », poursuit Ahmed El Hoummass, délégué syndical pénitentiaire.

Certains mènent également leur enquête sur les réseaux sociaux. Si les gardiens font de plus en plus attention à verrouiller, lorsqu’ils en ont un, leurs profils Facebook, leurs enfants ne sont pas toujours aussi précautionneux. Dans certains cas, les menaces émanent directement des proches d’un détenu.

En attendant, les surveillants risquent tous les jours leur vie pour nous.

Un surveillant à deux doigts d’être égorgé comme un mouton.

C’était il y a moins de 15 jours à la prison de Condé sur Sarthe.

Le détenu avait semble-t-il prévu son coup et voulait tuer du surveillant. Il était en promenade et a demandé à regagner sa cellule.

Il a agressé les deux surveillants qui se trouvaient devant sa cellule… alors qu’ils se demandaient pourquoi il était si long à revenir de sa promenade.

Le détenu pointe un pic de 15cm sur la carotide d’un des surveillants. Le forcené hurle alors :

– « si tu avances, je l’égorge ! »

Le surveillant tente de se dégager et reçoit deux coups de pic dans le crâne et un dans le dos. Des coups pour tuer.

Ce n’est pas un événement isolé. A Osny, par exemple, souvenez-vous de ce détenu radicalisé qui voulait égorger deux surveillants avec un poinçon de 20 centimètres.

La lame est passée à deux millimètres (!) de la carotide d’un des gardiens, et à quelques millimètres (!) du poumon.

Et c’est comme ça dans toute la France…

Les prisons sont des concentrés de violence où les employés sont tous les jours en danger de mort.

« Tout va très bien, Madame la Ministre ? »

Pourtant, si on en croit le ministère de la justice, la journée type des détenus dans une maison d’arrêt semble parfaitement sous contrôle :

7h00-8h00 Réveil, petit déjeuner, toilette, entretien de la cellule.

8h00-11h15 Travail ou activités (sauf le week-end), promenade, loisirs (sport, bibliothèque, etc.), parloirs.

11h30-12h15 Distribution du déjeuner.

13h00-14h00 Promenade des détenus ayant un travail (service général ou autre).

14h00-17h00 Travail, activités, promenade, loisirs, parloirs, douches.

17h00-17h45 Douches pour les détenus qui travaillent (service général ou autres).

18h15-18h45 Distribution du dîner.

18h45 Fermeture des cellules.
(Source : ministère de la justice)

C’est très beau sur le papier… Mais comme vous le savez, la réalité est très différente.

Dans les faits, vous l’avez bien compris avec mon précédent message : la prison est devenue un véritable lieu d’oisiveté et d’errance pour les détenus.

Le ministère ne met pas en avant les stages de catamaran, de hip hop et autres activités de « loisirs ».

Pendant que les détenus se la coulent douce, le personnel pénitentiaire, lui, vit un véritable enfer.

Les insultes et les menaces de morts sont quasiment quotidiennes. Et les passage à l’acte, ou en tout cas les tentatives, sont fréquents.

Quand les gardiens craquent.

Plantons le décor. La prison de Muret dans la banlieue de Toulouse.

Elle reçoit uniquement des personnes à longue détention, supérieure à trois ans.

Quand on sait que les peines de moins de 24 mois sont presque toujours aménagées, vous vous doutez que ce sont des durs à cuire.

Pourtant, la moitié des gardiens du service du matin, et les trois quarts du service de l’après-midi viennent de se mettre en arrêt maladie.

Ils dénoncent la situation dans Le Figaro :

« Ça fait un an qu’on essaye d’alerter. On multiplie les heures supplémentaires tous les mois, quarante, soixante et même quatre-vingt pour certains agents », a affirmé un gardien et syndicaliste de Muret, qui a souhaité garder l’anonymat. « Les gars n’en peuvent plus. Ils ont des difficultés dans leur vie familiale. Ils sont en situation de burn-out ».

Quelle est la solution ?

Vous connaissez le proverbe populaire : l’oisiveté est la mère de tous les vices.

Il faut donc supprimer l’oisiveté.

C’est tout à fait sérieux. Un détenu qui passe son temps à travailler n’a plus le temps de semer la zizanie en prison. Le travail rétablit le respect de l’autorité, le respect des règles.

Et l’impact continue sur la durée: un détenu formé est quelqu’un qui peut ensuite travailler. Il n’est plus obligé de rester dans la criminalité.

Nous constituons actuellement une étude sur le travail en prison. Le but est de proposer des pistes sérieuses pour le généraliser.

Il faut absolument que nous puissions l’envoyer de toute urgence à chaque député.

Et j’ai besoin de votre aide pour cela. Elle est en cours de bouclage et nous prévoyons de l’envoyer par la Poste dès sa sortie.

Chaque pli coûte 5 euros par député. Cette opération revient donc, juste pour l’envoi, à 2855 €.

C’est une somme, mais il est crucial que les députés prennent conscience de l’ampleur du problème, et surtout qu’ils connaissent l’alternative possible et les lois à voter de toute urgence. Car c’est la vie des surveillants de prison et celle de leur famille qui est en jeu. Et notre sécurité.

Alors, je vous demande de faire un don, le plus généreux possible, pour soutenir cette opération. Vous serez tenu au courant de nos avancées.

Merci par avance !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

Vacances tous frais payés pour les détenus

institutjustice

Madame, Monsieur,

Savez-vous que les détenus en prison reçoivent toutes sortes de récompenses ?

Eh oui ! tout dealeur, violeur et tueur en série peut bénéficier de loisirs inimaginables, payés par vos impôts. Par exemple ?

Ils ont le droit à des sorties récréatives…

… Sortie à vélo.

… Stages de théâtre

… Stages de Hip Hop

… Sortie dans des parcs d’attractions.

… Et même sortie en catamaran (“stage de citoyenneté” à la prison de Vannes)

Pendant que vous n’avez pas les moyens de payer la “colo” à vos enfants ! Quelle honte !

Les laxistes opposent systématiquement à ce scandale le scandale des prisons surpeuplées. Mais pardonnez-moi – ce sont deux scandales différents, deux scandales auxquels mettre fin !

Ils diront que cela leur permet de s’évader.

Cela leur permet de s’évader …

… au sens propre.

Comme la semaine dernière, à côté de Pau.

Le journal Sud Ouest rapporte les faits. Permettez-moi de citer le journal, c’est scandaleux :

“un détenu de 28 ans de la maison d’arrêt de Pau a prétexté une envie pressante pour s’enfuir. La sortie Accrobranche, encadrée par les agents du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) au parc Lawrence, a été prématurément interrompue. L’homme a trompé la vigilance de ses gardiens et de ses trois codétenus pour prendre la poudre d’escampette depuis les toilettes publiques…”

Les parents se saignent pour offrir une sortie à leurs enfants sages … et voilà qu’on récompense les délinquants. Quelque chose ne tourne pas rond.

Ne pensez pas que c’est un cas isolé. C’est même un des problèmes récurrents de la prison française. (1) Les détenus bénéficient de sorties tous frais payés (2) et en profitent pour se faire la belle.

J’en veux pour preuve :

en décembre dernier, un voleur condamné pour vol par effraction avec violence s’était échappé lors d’une promenade en vélo.
en juin 2016, c’était un détenu condamné pour islamisme radical et pour braquage… déjà connu pour ces 84 faits de délinquance, qui s’était échappé lors d’une sortie VTT au château de Saint-Germain-en-Laye.
Et je vous épargne les autres affaires: Isère, Perpignan, Besançon, Meaux, et tant d’autres.

On ne parle pas ici de personnes ayant provoqué un accident après avoir brûlé un feu rouge. Ces individus ont été condamnés pour des cambriolages violents, des meurtres, des viols sauvages.

Mais vous le savez déjà – toutes les peines inférieures à 24 mois sont systématiquement réaménagées. On ne trouve en prison que des poids lourds de la délinquance.

D’autant plus inquiétant que la Radio RTL dénonçait qu’en 2015, il y a eu presque une évasion par jour dans nos prisons. De vraies passoires !

Des cartouches de fusil d’assaut dans la prison !

Dans nos prisons, on trouve de tout. Téléphones portables, consoles de jeu, armes improvisées.

Mais on découvre même des cartouches de fusil d’assaut au sein des prisons !

Un fusil d’assaut, c’est une arme pour faire la guerre. Pas pour chasser des éperviers, ni pour tirer les points au stand. Quand les journalistes vous parlent “d’un fusil d’assaut calibre 7,62”, ils cherchent à éviter d’employer le mot “Kalashnikov”.

Elles ont été saisies il y a quelques jours, au parloir de la Prison de Fresnes. Le journal Le Parisien rapporte le cas :

“Neuf cartouches de type fusil d’assaut calibre 7,62 ont été saisies vendredi vers 15 heures lors d’une fouille au parloir de la prison de Fresnes (Val-de-Marne). Deux sœurs de 20 et 25 ans, qui avaient tenté d’introduire ces munitions, ont été aussitôt placées en garde à vue par les policiers de L’Haÿ-les-Roses.

Le prisonnier à qui le sac était destiné n’est autre que le frère des deux jeunes femmes. Selon nos informations, il est détenu en attendant son jugement dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants et d’armes. “

En mars dernier, c’était une arme à feu recherchée à la prison du Havre. Ils sont allés jusqu’à faire venir l’ERIS – l’équivalent du GIGN pour les prisons !

Cela doit cesser !

L’Institut pour la Justice a une solution : c’est généraliser le travail en prison. Je suis sérieuse.

Aujourd’hui, on traite nos délinquants comme des “victimes de la société”. On leur offre vacances, temps libres, consoles de jeux, et autres amusements.

A la sortie, ils ont passé d’agréables heures à s’amuser. Les victimes apprécieront. Mais il y a encore pire. Dans de telles conditions, ils ne sont pas dissuadés d’y revenir … .

Alors qu’il faut faire tout le contraire !

… Il faut que la prison serve à réinsérer les délinquants dans la vie civile.

… Cela ne peut se faire qu’en les mettant devant un poste de travail. Leur apprendre un métier. Leur inculquer le respect de l’autorité, le respect des règles. L’amour du travail bien fait.

Le proverbe populaire n’est-il pas:

L’oisiveté est la mère de tous les vices !

Prenez l’Observatoire International des Prisons (OIP), association bien française, qui prône le laxisme envers la délinquance.

Comment appelez-vous un think tank qui ose dire “qu’en France, les détenus sont privés de leurs droits fondamentaux” ?

Et les victimes ?

Dans un de leurs tracts, ils s’attaquent au travail en prison.

Il serait synonyme de …

… droit du travail au rabais

… d’absence de protection sociale

… d’absence de congés payés

… d’absence de droits syndicaux

… d’absence de médecine du travail

… de salaire de misère

Mais enfin !

Se rendent-ils compte qu’on ne peut pas attendre la même productivité d’un salarié expérimenté que d’une personne que l’on habitue au travail, que l’on forme, que l’on met dans le droit chemin ?

Non ?

Eh bien, aidez l’Institut pour la Justice à leur faire comprendre.

Nous constituons actuellement une étude sur le travail en prison. Le but est de proposer des pistes sérieuses pour le généraliser.

Dès qu’elle sera terminée, aidez-nous à la diffuser à la nouvelle Assemblée nationale.

Pour envoyer cette étude, il suffira de 5 euros. Si 577 membres donnent 5 euros, nous couvrons les frais de l’opération… et les 577 députés seront au courant qu’une alternative est possible et que des lois sont à proposer !

Merci !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

La loi sur la moralisation de la vie publique vous fait-elle sourire?


Il est parfois des priorités qui en disent long. 

Que fait notre nouveau garde des Sceaux, François Bayrou, à peine entré en fonction ? 

Il lance dans l’urgence un vaste programme immobilier pour construire enfin les dizaines de milliers de places de prison dont la France manque depuis des décennies ? 

Non. 

Il met en place avec son collègue de l’Intérieur un grand plan d’action pour restaurer l’autorité de l’Etat dans les zones dites « de non droit » qui gangrènent notre pays ? 

Non plus. 

Il se soucie d’établir enfin l’égalité des droits entre la victime et l’accusé dans la procédure pénale ? 

Pas davantage. 

Mais alors, que fait-il ? 

Il prépare une grande loi de « moralisation de la vie publique »… 

Suis-je vraiment la seule à trouver qu’il y avait des choses plus importantes et plus urgentes à faire ? 

Entendons-nous bien, ce projet de loi comporte certaines dispositions intéressantes. 

Par exemple, la suppression de la réserve parlementaire, qui permettait aux parlementaires de soutenir des associations et de participer au financement de projets de collectivités locales de manière très opaque. 

Le remboursement des frais au réel pour les parlementaires (sur présentation de factures et de justificatif), comme dans n’importe quelle entreprise. 

Ou encore l’interdiction qui serait faite aux ministres, parlementaires et membres des exécutifs locaux de recruter des membres de leur famille – ascendants, descendants ou conjoints. 

Tout cela est très bien, même si, ne nous racontons pas d’histoires, la loi ne pourra jamais empêcher des hommes politiques de recruter leurs amis, leurs maîtresses, leurs amants, leurs obligés, etc. Le favoritisme ne disparaitra pas avec le vote d’une loi de « moralisation de la vie publique ». 

Mais alors Laurence Havel, me direz-vous, qu’est-ce qui vous dérange ? 

Ce qui me dérange, c’est que cette loi sent tout de même très fort l’opération de communication et parait plus dictée par les préoccupations un peu nombrilistes de notre classe politique que par le souci de défendre les intérêts des Français. 

Nos hommes politiques savent bien qu’ils sont largement discrédités aux yeux des Français. Ils savent que la confiance que nous leur accordons est au plus bas. Que partout la colère gronde. 

Et pour cause, les Français ont clairement le sentiment que ceux qui sont censés les représenter ne se soucient pas vraiment d’eux, et que nombre d’élus abusent des avantages que leur donnent leurs fonctions. Par exemple, voilà maintenant des décennies que l’Etat délaisse peu à peu sa mission première, fondamentale : protéger la vie et les biens des gens honnêtes contre les criminels, et défendre l’intégrité de la nation contre les attaques extérieures. 

Car oui, il est anormal que des parlementaires puissent recruter comme assistants leurs enfants ou leurs conjoints, mais il est surtout dangereux pour nous que se multiplient et s’étendent sur notre territoire les zones de non-droit, dans lesquelles des centaines de milliers d’habitants vivent sous la coupe des délinquants, et qui abritent et nourrissent le terrorisme islamiste qui nous a déjà touchés si durement. 

Anormal que les activités de conseil des hommes politiques soient insuffisamment encadrées, mais dangereux que chaque année dans notre pays 100 000 peines de prison ferme prononcées par les tribunaux soient en attente d’exécution, essentiellement faute de place en prison. 

Anormal que les anciens présidents de la République soient membres à vie du Conseil Constitutionnel, mais dangereux que dans nos prisons la drogue, les téléphones portables, l’argent, parfois même les armes, circulent presque aussi librement qu’à l’extérieur et que les personnels pénitentiaires viennent travailler la peur au ventre. 

A votre avis, quelles devraient être les priorités d’un ministre de la Justice ? 

Faire toutes les réformes nécessaires pour que le droit des Français à la sécurité et à la tranquillité soit enfin assuré, ou bien faire voter à la va-vite une loi fourre-tout pour essayer de redorer le blason d’une classe politique discréditée à force d’ignorerles vrais problèmes ? 

Mais une fois encore nos gouvernants préfèrent se concentrer sur l’accessoire et ignorer l’essentiel. 

Il est vrai qu’il est plus facile de se présenter en chevalier blanc de la moralité que d’aller faire respecter les lois de la République dans les quartiers dit sensibles… 

Monsieur Bayrou, il est grand temps de vous attaquer au vrai problème ! Et l’Institut pour la Justice est tout prêt à vous conseiller. Depuis longtemps nous avons posé les diagnostics, et nous avons aussi les solutions. 

La sécurité des Français n’attend pas. 

Laurence Havel

La réalité n’attend pas !

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Je dois vous confier tout de suite une urgence.

C’est un sujet révoltant. Et la situation est d’autant plus révoltante que ce problème a été survolé durant toute la campagne.

Je le sais: vous allez me répondre que ce n’est pas le moment.

« Il reste les législatives. »

Mais j’insiste. La réalité n’attend pas.

Pendant que les petites négociations ont lieu, les Français continuent à souffrir.

Un article du Figaro d’hier (9 mai) fait le point:

« Depuis Mohammed Merah, presque tous les terroristes qui ont opéré sur le sol français sont passés par la case justice.»

Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat FO-magistrats, et ancienne juge antiterroriste, réagissait au cas du tueur des Champs Elysées, Karim Cheurfi.

Pour elle, « la justice n’a pas pu prévenir un événement que tout annonçait:

extrême dangerosité d’un individu multirécidiviste
déjà condamné pour trois tentatives de meurtre,
qui avait annoncé son intention de passage à l’acte
et qui relevait d’un régime de probation dont il faudra se demander un jour s’il est adapté à des profils de ce genre.»

Elle ajoute:

« On doit s’interroger sur les carences structurelles de la chaîne pénale. La loi enjoint de faire de l’aménagement un droit, en fonction de critères qui ignorent toute notion de dangerosité des individus.

Un droit décorrélé des actes commis et uniquement fondé sur la réinsertion, dont les critères sont :

avoir un métier
avoir un logement
ou avoir besoin de soins.

Concrètement, en prétendant individualiser les peines, on passe tout le monde à la même moulinette.

Notre probation n’a rien à voir avec celle pratiquée dans les pays du nord de l’Europe, où l’on fait moins d’assistance sociale et où l’on ne badine pas avec le contrôle. »

Ce n’est pas la première fois qu’elle s’attaque à la légèreté des autorités en matière de lutte contre le terrorisme. En 2016, elle déclarait:

« Il faut savoir que les magistrats antiterroristes ne sont pas formés; ils se forment sur le tas; ils n’ont pas de formation initiale sur le terrorisme. A mon avis, c’est une faille réelle d’autant plus que la menace est grandissante. Il faudrait sans doute, dès l’école (de la magistrature), former tous ces magistrats sur ces nouvelles menaces de façon spécifique, que ce soit la criminalité ou le terrorisme. »

Les problèmes ne s’arrêtent pas en attendant les législatives. Que prévoit le nouveau Président ?

Il faut que nous le sachions. Et l’Institut pour la Justice s’y prépare en ce moment-même.

Restez à l’écoute.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel