Aidez-moi à soutenir les forces de l’ordre

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Avez-vous entendu parler de ce gendarme de 53 ans condamné à 3 mois de prison avec sursis et 6 mois d’interdiction d’exercer sa profession ?

Mais quel méfait a t-il donc commis pour recevoir une telle sanction de la part de la Justice ?

L’adjudant-chef, qui travaillait à Monthermé, dans les Ardennes, a donné une gifle à un adolescent de 14 ans qui importunait son épouse dans un supermarché.

La lourdeur de cette sanction vous révolte ? Nous aussi.

Les forces de l’ordre ne peuvent aujourd’hui plus agir avec autorité lorsqu’il y en aurait vraiment besoin. Les gardiens de la paix savent qu’ils feront l’objet de représailles, de plaintes, de poursuites et parfois de condamnations si jamais par exemple l’interpellation d’un délinquant se passe mal…

Vous vous souvenez certainement tous de « l’affaire Théo ».

À l’inverse, on voit qu’une jeune femme de 21 ans et son père peuvent être mis en garde à vue pendant trois heures parce qu’ils se sont trompés en scannant des boites alimentaires à une caisse automatique dans un magasin Ikea, comme c’est arrivé tout récemment à Strasbourg.

La mission des forces de l’ordre aujourd’hui : toucher au portefeuille les citoyens honnêtes qui enfreignent le code de la route mais faire le dos rond dans les zones de non-droit, où sévissent les trafics de drogue, les violences gratuites, et avec toute la délinquance du quotidien.

Et c’est exactement ça que les Français ET les policiers ne supportent plus. 

Alors, je vous invite à signer la pétition de l’Institut pour la Justice de soutien à nos forces de l’ordre en cliquant ici.

Votre signature est très importante. Je compte sur vous.

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

ps : cliquez ici pour signer la pétition “Je soutiens nos forces de l’ordre”

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Quand le bateau coule, les ministres quittent le navire ?

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Chère Madame, Cher Monsieur,

C’est un peu ce qu’on a envie de dire aujourd’hui, avec la démission du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, après celle de Nicolas Hulot il y a quelques semaines. Il ne s’agit pas de secrétaires d’Etat inconnus, aux fonctions un peu floues, mais des deux ministres d’Etat, qui étaient numéros deux et trois du gouvernement, juste après le Premier Ministre.

Il parait que Gérard Collomb préfère se consacrer aux élections municipales à venir, pour conserver son mandat de maire de Lyon. Le « premier flic de France » préfère redevenir simple maire de Lyon ?
Vraiment ?

Ne serait-ce pas plutôt parce qu’il n’a plus confiance dans le président de la République, et qu’il préfère ne pas avoir à assumer plus tard le bilan du quinquennat en matière de sécurité ?

Jugez vous-mêmes.

Emmanuel Macron a annoncé au printemps qu’il reniait sa promesse de campagne de construire 15 000 places de prison supplémentaires. Dans la foulée la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a discrètement enterré une autre promesse de campagne, celle de « doubler » le nombre de Centres Éducatifs Fermés.

Nicole Belloubet, justement, plus le temps passe et plus son action ressemble à celle de sa prédécesseur, Christiane Taubira. On parle de « vider les prison », de recourir davantage aux « peines alternatives », d’interdire aux tribunaux de prononcer de courtes peines de prison… Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

Certains responsables politiques, pourtant habituellement modérés dans leurs propos, n’y vont pas par quatre chemins pour dénoncer les projets de la garde des Sceaux :

« Ce plan est dangereux. Il s’agit d’un contresens monumental. Il va laisser les voyous dans la nature en leur accordant une garantie d’impunité. »
Valérie Pécresse

Et si l’on écoute bien ce que dit le Président de la République, on entend la même petite musique, la petite musique de la culture de l’excuse.

Savez-vous par exemple ce qu’Emmanuel Macron a dit, pour se justifier des photographies prises pendant son déplacement aux Antilles, où on l’a vu enlacé avec un individu torse nu qui s’est avéré être un ancien braqueur ?

Il a dit : « j’aime chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises, parce que bien souvent, parce que c’est un enfant de la République, il n’a pas choisi l’endroit où il est né, et il n’a pas eu la chance de ne pas en faire. »

Oui, vous avez bien lu : un braquage, c’est une simple « bêtise », comme quand on dit qu’un enfant a fait une bêtise. Alors que, dans le code pénal, un braquage cela s’appelle un vol à main armée et c’est un crime qui peut vous valoir jusqu’à vingt ans de prison.

Et savez-vous pourquoi certains font des « bêtises » ? Parce qu’ils sont nés là où ils sont nés et qu’ils n’ont pas eu « la chance de ne pas en faire ».

D’après notre Président, si vous commettez un crime, c’est bien souvent parce que vous n’avez pas eu de chance. Et donc aussi, forcément, si vous êtes honnête, si vous êtes respectueux des lois, si vous ne volez ou n’agressez pas autrui, c’est juste parce que vous êtes chanceux. Il n’y a aucun mérite à en tirer.

Franchement, lorsque vous entendez des choses pareilles, lorsque vous constatez, jour après jour, que la chaîne pénale continue de dysfonctionner gravement et que les tribunaux continuent régulièrement de relâcher les individus dangereux que les policiers ont arrêtés, si vous étiez ministre de l’Intérieur, vous ne vous sentiriez pas découragé ? Vous n’auriez pas envie d’aller voir ailleurs ?

Surtout si les chiffres de la délinquance sont déjà mauvais, si tôt dans le quinquennat, avec notamment une hausse très inquiétante des violences dites gratuites. Il s’en commet actuellement près de 1 000 par jour !

Après la démission inattendue de Gérard Collomb, les forces de l’ordre espèrent avoir très vite un nouveau patron.

Patrice Ribeiro, responsable du syndicat Synergie-Officiers a par exemple déclaré : « Maintenant, nous avons besoin d’une situation stable, où l’on attend la venue de quelqu’un de fort qui a le pouvoir de s’imposer lors des arbitrages, en particulier face à la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, dans le cadre de la réforme pénitentiaire. Si personne ne monte au créneau, nous aurons à subir une dérive à la Taubira et un ensauvagement de la société. »

En effet, c’est très exactement ce qui est à craindre. Nous sommes même en plein dedans.

Le successeur de Gérard Collomb aura fort à faire et nous n’espérons qu’une chose : qu’il soit armé de courage et de volonté politique. Notre sécurité en dépend.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Certains sont reçus à Brégançon…

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Chère Madame, cher Monsieur,

Cet été, Emmanuel Macron a reçu au fort de Brégançon, pendant ses vacances, la mère d’un homme accusé de terrorisme au Maroc. En juillet 2016, son fils a été condamné pour « soutien financier » à des personnes ayant voulu perpétrer des actes terroristes.

Sa mère était sortie enthousiaste de l’entretien avec le Président de la République et avait répondu aux journalistes : « Emmanuel Macron m’a dit qu’il allait personnellement s’occuper de ce dossier, je lui fais confiance ».

On aimerait que tous les justiciables reçoivent la même bienveillance… mais force est de constater qu’il n’en est rien.

Certaines personnes semblent plus mériter sa bienveillance que d’autres et dans ces conditions, on comprend très bien la colère de Patricia Perez, dont le fils Adrien a été tué sauvagementà la sortie d’une discothèque à côté de Grenoble cet été.

Le jeune homme de 26 ans avait voulu venir en aide à des amis agressés par deux voyous, bien connus de la police, et était mort poignardé.

En août, Patricia Perez a envoyé une lettre poignante au Président de la République et qui exprime tout ce que l’IPJ constate et reproche à nos pouvoirs publics.

« Que font nos élus censés assurer la sécurité de leurs concitoyens ? Devons-nous conclure, après cette nouvelle tragédie, que les représentants d’un Etat de droit s’avèrent incapables de mettre fin au règne sauvage d’une minorité qui empoisonne le quotidien de millions de Français ? Nos élus ont-ils si peur de ces gens ou ont-ils un intérêt à les laisser prospérer et tuer ? La France a clairement renoncé à imposer la République dans certains territoires, complaisamment ou lâchement abandonnés à la délinquance. Sachez, Monsieur le Président de la République, que ce renoncement a un prix : celui de notre fils.

S’ajoute à la douleur de la perte d’un enfant, l’indignation face au silence assourdissant d’une partie de la classe politique française. Le mutisme de votre gouvernement et de votre majorité est-il la manifestation d’un mépris de caste face à la souffrance du commun des mortels ou l’expression de la conscience coupable d’hommes et de femmes ayant le pouvoir de mettre fin au règne de la violence mais refusant, par manque de courage et de conviction, de le faire ? »

ELLE N’A REÇU AUCUNE RÉPONSE. Personne au Palais de l’Elysée n’a répondu à la lettre de cette mère en deuil.

Certains sont reçus à Brégançon, d’autres subissent un mépris indicible.

Je vous encourage tous à lire cette lettre, extrêmement claire et bien écrite.

Si Patricia Perez ne peut pas compter sur le soutien du chef de l’Etat, qu’elle sache que les Français, dans leur immense majorité, sont choqués par ce crime et touchés par son appel. Nous lui témoignons, à elle, son mari et leur fille, tout notre soutien et notre sympathie.

Cliquez ici pour lire sa lettre à Emmanuel Macron restée sans réponse.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Cher Monsieur Moix, sortez donc des beaux quartiers…

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Chère Madame, cher Monsieur,

« La police française est une des plus violentes d’Europe. (…) Dans les manifestations contre la loi travail, les préfets encouragent le bloc à bloc et tous les manifestants vous diront que jamais les coups de matraques et l’utilisation de flash-balls n’ont été aussi violents.

Je trouve que venir vous victimiser à longueur d’émission de télévision, non seulement vous ridiculise auprès de la population, mais vous ridiculise au carré auprès des populations que vous asseyez à longueur de journée par des humiliations. »

(Et encore, je vous fais grâce de ses propos grossiers…)

Je crois que Yann Moix, écrivain, chroniqueur à la télévision, aurait dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de prononcer ces mots stupides qui ont, à juste titre, blessé de nombreux policiers.

Le chroniqueur télévisuel a choqué des milliers de personnes et j’ai même reçu des messages de certains d’entre vous, très en colère.

En vérité, je me demande sur quelle planète vit M. Yann Moix…

Tenez, rien que ces derniers jours :

Dans la nuit du 17 au 18 septembre à Osny dans le Val d’Oise, alors que des policiers tentent de stopper une voiture volée par quatre mineurs délinquants, leur barrage est forcé par la voiture. Elle fonce sur eux et heurte deux policiers dont l’un d’eux est projeté à 27 mètres de là, sur un mur.
Le 23 septembre à la Roche-sur-Yon, trois policiers, répondant à un appel du « 17 » sont tombés dans un guet-apens et ont été violemment agressés par vingt individus cagoulés qui voulaient manifestement « casser du flic ».
Et je ne parle pas des « incivilités » quotidiennes et des situations de tensionsdans lesquelles leur professionnalisme leur permet de garder un calme olympien alors même qu’ils sont soumis à des insultes, à des menaces, à des provocations permanentes… Et justement, s’il y a aujourd’hui un malaise policier, peut-être vient il de là.

On devient policier pour devenir gardien de la paix, ET NON gardien de la « paix sociale ». Devenir policier ou gendarme est une vocation. Des jeunes gens rêvent de devenir gardien de la paix pour pouvoir œuvrer à la protection des gens, à la lutte contre la criminalité, à la maîtrise des flux migratoires…

Mais dans les faits, les policiers font autre chose au quotidien…

Là où il faudrait rétablir l’ordre public, on leur demande de faire le dos rond, de fermer les yeux, de ne pas « provoquer » (un comble ! ). Mais à l’inverse, nous avons tous le sentiment qu’avec le citoyen ordinaire, paisible et honnête, (vous savez celui à qui il arrive de dépasser les 80 km/h sur des routes nationales) les gardiens de la paix sont inflexibles.

Quelle personne qui a été victime du vol de son téléphone, par exemple, et qui est allée porter plainte n’a pas entendu « on prend votre plainte, mais on ne pourra rien faire » ?

Attention, je ne fais aucun procès aux forces de l’ordre, bien au contraire j’admire leur abnégation. Mais je les plains du fond du ccœur.

Ils obéissent à des consignes qui viennent d’en haut et ils travaillent dans des conditions dégradées, faute de moyens et surtout faute de volonté politique de rétablir le règne de la loi. Ils arrêtent de multiples fois des individus que la Justice relâchera très souvent juste après, ils doivent essuyer des insultes, des crachats, des coups sans riposter sous peine de sanctions…

Et lorsqu’une arrestation se passe mal, parce que l’individu résiste, comme dans l’affaire Théo, immédiatement les médias et la plupart des hommes politiques leur tombent dessus, les mettent en accusation sur la place publique, tout en vantant le « sang-froid » et la « dignité » de ceux qui les accusent, comme l’ont fait François Hollande et Emmanuel Macron dans cette affaire Théo.

Dans ces conditions, leur vocation est loin derrière eux et leur mission aujourd’hui est surtout de mettre un couvercle sur la cocotte minute.

Ils mettent le couvercle sur la cocotte minute des zones de non-droit, des trafics de drogue, des violences gratuites, et de toute la délinquance du quotidien, parce ce qu’on leur demande, au plus haut niveau, de faire en sorte qu’il n’y ait pas trop de désordres visibles. Surtout pas d’émeutes au journal de 20h, et pour le reste, après moi le déluge…

Fatalement alors, on comprend que les forces de l’ordre soient ulcérées par ce qui leur est demandé et que les dépressions nerveuses soient légion dans leurs rangs. Et pire encore, ce malaise va parfois jusqu’au suicide. La semaine dernière encore, un policier du Val de Marne s’est donné la mort. Savez-vous que depuis le début de l’année, 47 policiers municipaux, nationaux ou gendarmes se sont donnés la mort ?

Voilà le constat : nous Français aimons notre police, mais l’incompréhension grandit car leur fonction de gardien de la paix mute vers une fonction de gardien de la « paix sociale ». Pour l’Etat, la facilité est de s’intéresser aux Français ordinaires que l’on peut toucher au portefeuille, plutôt qu’aux véritables voyous qui tiennent sous leur coupe des quartiers entiers et qui, dès lors que la Police s’intéresse de trop près à eux, peuvent faire s’embraser ces quartiers…

Et c’est exactement ça que les Français ET les policiers ne supportent plus.

Voilà pourquoi à l’Institut pour la Justice nous nous battons pour rétablir la situation et rééquilibrer les choses.

Nous voulons que la police retrouve sa dignité, que les Français reprennent confiance en elle et que les fauteurs de troubles soient punis et neutralisés.

Mais pour cela, il faut s’intéresser à la chaîne pénale dans son ensemble. Pour que les policiers aillent mieux, pour que la délinquance baisse, il faut se pencher sur le fonctionnement de la Justice. Car c’est d’abord là que le bât blesse.

Nous pouvons avoir l’occasion très prochainement de mettre cette question au cœur des débats, et d’agir de manière décisive.

La Ministre de la justice lance une réforme de la justice pénale. Le projet loi arrive dans très peu de temps au Sénat.

Les Sénateurs pourront soumettre des amendements, que nous sommes en train de rédiger et que nous leur soufflerons, pour faire avancer le droit sur les points qui nous intéressent, sur les points qui vous intéressent.

Avec mon équipe, nous sommes déjà au travail. Nos spécialistes épluchent les points qu’il faut réformer. Mais pour cela, nous avons besoin de vous. Votre soutien est inestimable, indispensable.

Si comme moi, vous ne voulez pas baisser les bras, je vous le demande, faites un don pour soutenir l’Institut pour la Justice.

Un immense merci d’avance.

C’est très important.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Vous pouvez adresser votre soutien ici.

Avec mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Connaissez-vous cette mesure choc ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

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Je crois qu’avec cette nouvelle, nous atteignons un point de non-retour.

Cela peut paraître anodin ou anecdotique, mais en réalité cette annonce est très grave.

Vous connaissez peut-être des personnes devenues secouristes, infirmiers ou médecins par vocation de soigner, de sauver, de servir. Pouvaient-elles imaginer en choisissant cette voie que les conditions de travail deviendraient si dangereuses ?

Il me semble que, par exemple, lorsque l’on devient policier, on connaît les risques d’une telle profession et les possibles dangers de violence, d’agressions auxquels on s’expose. Pas quand on devient soignant.

Et pourtant, les agressions des personnels soignants sont devenues monnaie courante. À tel point que, dans certains endroits de France, il faut prendre des mesures chocs pour les protéger, comme… leur faire porter des gilets pare-balles !

C’est ce que va faire le SAMU du Var.

Ses responsables expliquent dans le Parisien :

« Dans le contexte actuel, […] nos équipes [sont] loin d’être protégées comme il se doit », déplore le Samu 83, qui conseille à son personnel de terrain de « s’équiper préventivement au départ de toutes les missions Smur à haut risque potentiel : notamment en “ zone d’attentat “, de “ règlement de comptes dans une cité “ ou impliquant un “ patient psychiatrique armé “ ».

Bien sûr, il faut équiper et sécuriser nos secouristes pour leur éviter d’être blessés lorsque certaines situations s’enveniment.

Mais enfin, quel triste constat ! Aujourd’hui, en France, vous pouvez être agressé quand vous venez soigner des gens. Faut-il rappeler qu’un sapeur-pompier de 27 ans est mort, le 4 septembre dernier, tué par l’homme qu’il venait secourir ?

Nous en sommes là.

Toutes les professions qui sont en contact avec le public en témoignent : la violence monte, inexorablement. Pompiers, enseignants, professionnels de santé, postiers, chauffeurs de bus ou conducteurs de métro… il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que la presse ne rapporte une agression commise contre eux.

Et je ne vous parle même pas des forces de l’ordre. Pour eux, les caillassages, les guets-apens sont pratiquement devenus la routine. Presque trop heureux lorsqu’on n’essaie pas de les brûler vifs à coup de cocktail molotov !

Notre porte-parole, Me Guillaume Jeanson, l’écrivait dans Le Figaro il y a quelques jours : nous assistons à un véritable ensauvagement de la société française. De plus en plus d’individus ont recours à la violence, et parfois à une violence extrême, pour les motifs les plus futiles. Le nombre de « violences gratuites » ne cesse de croître en France. Il frise désormais le record de 1 000 actes quotidiens avec une moyenne de 956 agressions par jour.

Et encore, les statistiques ne nous disent pas tout, nous le savons bien. Beaucoup de gens, découragés, ne vont même plus porter plainte car « cela ne sert à rien ».

Face à cela, que font les pouvoirs publics ? Le président Macron est revenu sur sa promesse de construire 15 000 nouvelles places de prison. La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, présente devant le Parlement un « plan prison » qui continue de mouliner les mêmes vieilles recettes qui ont échoué depuis des décennies : il ne faut plus prononcer de courtes peines de prison, il faut développer les « alternatives à l’incarcération », etc.

À croire que Christiane Taubira est toujours ministre de la Justice…

Quand donc nos gouvernants se décideront-ils à comprendre ? Le problème n’est pas de « vider les prisons », il est de mettre les délinquants hors d’état de nuire ! Et de rendre aux gens honnêtes leur tranquillité d’esprit.

Si nous n’agissons pas maintenant, vite et fort, quelle sera la prochaine étape ? Remplacer les ambulances par des chars d’assaut ?

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Nicole Belloubet, héritière de Christiane Taubira ?

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Chère Madame, cher Monsieur,

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La semaine dernière Nicole Belloubet, notre ministre de la Justice, a dévoilé son « plan prison » pour lutter contre la surpopulation carcérale. Sans surprise, les mesures annoncées sont des « fausses bonnes idées » qui nient la réalité de la délinquance et des peines réellement appliquées. Cela nous rappelle quelqu’un …

Dans ces conditions, qui d’autre que notre porte-parole pour dénoncer cette annonce ?

Me Guillaume Jeanson, avocat au barreau de Paris, a expliqué dans le Figaro Vox les limites de ce « plan prison » et les conséquences désastreuses que l’on redoute.

Je ne me fais pas d’illusions, la majorité des Français pense comme nous, mais cette majorité est silencieuse et manque parfois d’arguments concrets pour se faire entendre.

Le sujet de la prison ne laisse personne indifférent. Tout le monde a un avis tranché et très souvent, dans les débats on entend beaucoup de choses très incorrectes, mais qui semblent être admises par un très grand nombre …

« La prison est l’école du crime » FAUX

« Les peines courtes créent plus de récidive » FAUX

« Pour lutter contre la surpopulation carcérale, la solution est de vider les prisons » FAUX

C’est pourquoi j’aimerais s’il vous plaît que vous partagiez la tribune de Guillaume Jeanson.

Vous savez comment internet fonctionne : l’article « le plus partagé » a plus de chance d’être lu par le plus grand nombre. C’est l’effet boule de neige dont nous avons besoin pour faire avancer nos idées et montrer à la Ministre que nous sommes concernés et très impliqués…

Voici le lien pour lire la tribune :

lefigaro.fr/vox/politique/2018/09/12/31001-20180912ARTFIG00288-plan-prison-nicole-belloubet-heritiere-de-christiane-taubira.php

Une fois que vous l’aurez lue, merci de la partager, ou de transférer mon message à votre carnet d’adresses. MERCI DE FAIRE VOTRE POSSIBLE POUR NOUS SOUTENIR ET FAIRE ENTENDRE NOS IDÉES. C’EST TRÈS IMPORTANT.

Vous verrez, dans cette tribune, Guillaume Jeanson remet les points sur les i et c’est rafraîchissant !

Avec tous mes remerciements,

Laurence Havel

Boules de pétanque contre couteaux…

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Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez forcément entendu parler de la dernière attaque au couteau qui a eu lieu à Paris dimanche soir. Un ressortissant afghan de 31 ans a poignardé sept personnes. Quatre sont encore dans un état grave au moment où je vous écris.

Savez-vous comment l’agresseur a été interpellé ? Grâce aux personnes présentes sur les quais, (des gens lambda comme vous et moi) qui ont agi instinctivement. Elles ont attrapé ce qu’elles avaient sous la main et se sont élancées vers l’attaquant.

Des joueurs de pétanque ont jeté leurs boules sur la tête de l’homme au couteau (il en a reçu 5 ou 6 mais a continué à courir), certains ont trouvé des palettes de bois pour le frapper avec, et un homme lui a même jeté son casque de scooter sur la tête.

Voilà ce que Raphaël, qui est intervenu, a raconté au Figaro : « Je jouais aux boules près du MK2 (cinéma). J’ai entendu une fille crier. J’ai vu un homme par terre en pleine convulsion, du sang giclant de son crâne. Mon oncle Olivier a couru avec plusieurs personnes en direction de l’agresseur qui s’enfuyait. Il l’a atteint en lui lançant une boule dans la tête. Mais l’homme a continué à courir et s’en est pris à deux Anglais dans une rue. Puis il est revenu vers le MK2.

Mon oncle m’a crié : « Chope-le ! » J’ai lancé mon casque de scooter. L’agresseur a titubé, s’est relevé, puis d’autres gens sont arrivés. Une personne l’a désarmé avec une sorte de palette en bois. Et puis tout le monde lui est tombé dessus. Il était conscient quand la police est arrivée ».

Quelle réactivité ! Quelle bravoure !

Je tire mon chapeau à toutes les personnes qui ont participé à la neutralisation de l’agresseur pour que la Police, une fois sur les lieux, puisse l’arrêter. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a lui aussi salué leur courage.

Et pourtant, voici ce que l’on a quand même pu lire dans certains journaux :

attaqueCouteau

L’agresseur deviendrait-il la victime ?

Les passants n’ont-ils pas eu raison de se substituer à la Police le temps que celle-ci soit sur les lieux ?

Smaïn Brida, L’homme de 46 ans qui a désarmé l’agresseur a raconté à la presse :

« On était cinq à lui courir après. L’un d’entre nous lui a lancé un plateau de table et l’a touché avec. On a fini par l’encercler. Moi, je me suis emparé d’un bout de bois blanc que je tenais comme une batte de base-ball. Je ne voulais qu’une chose : le désarmer.

En une fraction de seconde, on est tous passés à l’action. Il y avait trois Algériens avec des boules de pétanque, ils les ont lancées. Puis un autre lui a jeté un bout de palette, c’est à ce moment-là que je suis arrivé par-derrière et je lui ai mis un grand coup sur la main avec laquelle il tenait son couteau. Il ne l’a pas lâché, mais j’ai compris qu’il était sonné. J’ai alors saisi sa main et je lui ai arraché son couteau. Après, j’ai passé mon bras autour de son cou pour le maintenir contre moi et l’étrangler. Là, il a perdu connaissance pendant quelques secondes. Il ne bougeait plus. J’ai cru que je l’avais tué. » « J’ai pris son pouls et j’ai vu qu’il respirait. J’ai relâché un peu la pression avec mon bras.

Il avait une coupure de trois centimètres sur le front qui saignait. Il a pris une boule de pétanque en pleine tête quand même. Après, je suis tombé au sol et je le maintenais toujours contre moi par le cou. La police est arrivée deux minutes plus tard. Il y avait une vingtaine de personnes autour de nous. Je leur ai dit : C’est bon, on le tient, personne ne le touche. Un policier est venu avec ses menottes et voulait me la mettre autour du poignet mais un témoin a dit : Non, c’est pas lui, c’est l’autre ! »

Est-ce d’après vous une scène de lynchage ?

Et qu’auraient donc dû faire les personnes qui ont maîtrisé l’agresseur, au mépris de leurs propres vies ? Se cacher en attendant pendant d’interminables minutes que la police finisse par arriver ?

Il aurait fallu laisser l’homme au couteau continuer son horrible carnage sous prétexte que nous ne sommes pas au “far-west” ?

Cet individu est maintenant entre les mains de la Justice. Vous pouvez être sûr que je vais continuer à suivre cette affaire de près.

Je vous l’écrivais la semaine dernière, les agressions au couteau se multiplient ces derniers temps, et on s’habitue presque à lire tous les jours dans les journaux des récits terrifiants comme celui-ci.

On s’habitue presque à vivre dans l’insécurité. On change même parfois nos habitudes pour éviter de se mettre en situation de danger.

On s’habitue presque à avoir peur. On s’habitue à prendre des précautions que l’on n’aurait jamais pensé devoir prendre.

Et, surtout, de nombreux citoyens ont de moins en moins confiance en la justice … En 2017, un sondage de l’IFOP révélait que 45 % des Français n’avaient plus confiance en la Justice.

Certains “experts” prétendent que l’insécurité n’est qu’un sentiment, ce qui est une façon de dire qu’elle n’existe que dans la tête des gens, que les gens ne savent pas vraiment ce qu’est la réalité.

Les mêmes diront sans doute que les Français se méfient de leur justice parce qu’ils se font de fausses idées à son sujet…

Finalement, connaissons-nous vraiment ce qu’est la Justice ? quel est son fonctionnement ? quels sont les usages ? quelles peines sont rendues en France pour tel ou tel type de crime ?

Tout ceci est souvent opaque, confus et pour le justiciable lambda (vous et moi) il est difficile de s’y retrouver.

C’est pourquoi, nous voulons faire le test et comprendre si oui ou non les Français savent comment ça se passe dans les tribunaux.

Répondez aux questions de notre quiz, vous risquez d’être surpris !

Après avoir répondu, n’hésitez pas à m’écrire pour me donner votre résultat, cela m’intéresse.

Cliquez ici pour répondre au grand quiz Justice de l’IPJ.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel