Emmanuel Macron n’est pas devenu Président par hasard

Nous avons tous pu prendre connaissance des sommes engagées par les différents candidats lors des dernières élections présidentielles.

On découvre ainsi qu’Emmanuel Macron a dépensé 16,7 millions d’euros pour sa campagne.

C’est même le candidat qui a dépensé le plus.

Curieusement, aucun journaliste soulèvera la question suivante: Comment un homme inconnu du grand public un an auparavant, jamais élu, a-t-il pu en moins de deux ans créer un parti politique, l’animer et rassembler autant d’argent en si peu de temps.

La réponse à cette question, la genèse de l’histoire, c’est, en quelques sorte, Parker Pointu, commentateur de ce blog qui nous l’explique…

Accrochez-vous, ça décoiffe…

Macron est remarqué par Henri de Castries, président d’AXA mais aussi président du Groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderberg ou Club Bilderberg, un rassemblement annuel de plus d’une centaine de membres essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias.
Ils voient en Macron l’opportunité d’infléchir la politique économique et industrielle française et de contrer les syndicats, pour aller sur une politique libérale à l’anglo-saxonne.

Cependant Macron ne parvient pas, à son poste de conseiller économique à l’Elysée, à faire fléchir Hollande et son gouvernement.

Lors de la réunion du Groupe Bildelberg à Copenhague du 29 mai au 1 er juin 2014, la réunion compte de nombreux banquiers notamment de la Deutsche Bank, Christine Lagarde, Benoit Coeuré, ancien de la BCE, et Macron.

De Castries et plusieurs banquiers se voient en présence de Macron.

Il est donc décidé de faire pression sur Manuel Valls pour que Mr Macron soit ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d’Arnaud Montebourg trop instable.

Jean-Pierre Jouyet est contacté et influence François Hollande.

Macron est donc nommé Ministre le 26 août 2014.

De Castries voit Valls et lui suggère de faire un geste vis-à-vis du patronat, de redorer son blason, qu’il en serait récompensé.

Le 27 août Valls participe à l’université d’été du MEDEF il a prononcé un discours salué par une longue « standing ovation ».

Les financiers ont réussi leur coup.

Leur prodige est à leurs bottes, il n’y a plus qu’à manipuler la marionnette.

Le patronat est satisfait mais le trouve encore trop timide dans ses réformes, ils le poussent à faire la loi « Macron 2 ».

Mais Valls s’y oppose et donne le projet de réforme à Myriam El Khomri.

Les financiers sont furieux contre Valls et décident sa perte, Valls les a trahi.

Cependant Macron réussi à inclure dans la loi : la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales.

Valls rétrograde Macron dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016.

Le 21 mars 2016 De Castries, Gattaz (MEDEF), Mario Draghi (BCE), John Cryan DB, des financiers et les patrons des groupes de presse, Bolloré, Drahi, Bergé se réunissent à Francfort, et décident d’épauler Macron pour la création d’un parti dévoué à leur cause.

Macron sera épaulé et financé pour créer un parti politique.

La manipulation est simple la presse écrite doit lui consacrer de nombreuses unes, notamment la presse féminine, et la presse destinée aux jeunes.

La télévision doit le présenter comme le gendre idéal.

Les patrons de presse créaient des groupes de travail uniquement dédiés à l’image et à la communication Macron.

Bolloré a eu cette réflexion : « Puisque la mode est aux couguars et aux MILF mettons sa couguar à la une, c’est tendance, les jeunes vont kiffer ! ».

Les financiers vont élaborer la création du parti.

Ils créent deux associations : l’« Association pour le renouvellement de la vie politique » et l’Association de financement du parti « Association pour le renouvellement de la vie politique » La deuxième sera financée par des fonds privés De Castries et Gattaz invitent Mr Logerot le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avec Mr Dargnat qui prendra la présidence de l’association de financement du parti, un ancien de BNP Paribas Asset Management.

La machine est en marche.

Le 6 avril 2016 le parti est créé.

L’argent des groupes financiers abonde, la campagne est lancée.

Fin avril 2016 Edouard Philippe maire du Havre est invité par De Castries et Bolloré, à Paris, ces derniers lui demandent de soutenir Macron puis ils invitent le futur premier ministre à la réunion Bidelberg qui se tient du 10 au 12 juin 2016 à Dresde.

Une réunion se tient avec Christine Lagarde, Baroso et d’autres financiers.

A l’issue se tient une autre réunion à Berlin où il est décidé de faire de Macron le Président de la France.

Sont présent des financiers, le directeur de la BCE, Drahi, Bolloré, Bergé et surprise : Mr Louvel Président du Conseil supérieur de la Magistrature.

Ils sont rejoints le temps d’un dîner par Madame Merkel.
Dans le même temps, il faut penser à décrédibiliser Hollande, un débat aura lieu le 14 avril 2016 sur France 2.

Les patrons de presse font pression sur Michel Field, patron de l’info du groupe France Télévision, pour que ce soit Léa Salamé, journaliste aux dents longues, multimillionnaire par son mariage et bobo moraliste qui anime le débat.

Le 14 avril 2016 elle fait son effet et François Hollande ne sera pas épargné.

En novembre, les primaires de droite sont ouvertes, Fillon gagne.

Jugé trop frileux dans son programme par les financiers, ils décident de l’éliminer.

L’affaire Fillon est lancée, bien d’autres élus de droite et de gauche font travailler leur conjoints ou enfants, mais Fillon doit être éliminé.

Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaîné et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions augmenter en 2017, comme par hasard.

Gaspard Ganzter, conseiller de Hollande mais aussi camarade de promo de Macron à l’ENA, rencontrera le directeur du Canard début janvier.

Déchaînement des médias sur Fillon, les journalistes bien obéissants et soi-disant indépendants se déchaînent.

Mais surtout ils prennent soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits.

L’homme à abattre c’est Fillon.

De l’autre côté, ordre est donné d’axer sur le FN, sachant que lors d’une confrontation Macron Le Pen, Macron serait élu.

La Machine médiatique est en route, les magistrats sont dans la course; peu importe si cette campagne est nauséabonde, mais Macron doit sortir vainqueur coûte que coûte.

Lors d’une entrevue, entre Macron, Drahi, et Bolloré, Drahi dit à Macron : « Ne brusque pas les français, dis leur ce qu’ils veulent entendre, ce sont des veaux, ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste.

Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre.

Sache les séduire et les endormir et nous aurons ce que nous voulons.

Beaucoup de gens (financiers et grands patrons) comptent sur toi, ne les déçois pas !

Sers-toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes, qui se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les financiers et l’argent, mais sont les premiers à faire de l’évasion fiscale, tu verras ils viendront te lécher les fesses par intérêts, ce sont les pires, je ne les aime pas !» Bolloré lui dit : « Le Français veut de l’information instantané, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut leur servir ce qu’ils veulent ! »

Réunion le 11 avril 2017 avec De Castrie, Drahi, Jouyet, Sarre et d’autres personnages influents avant le 1er tour des élections, la ligne médiatique est organisée, la presse est dévouée à Macron, mais Mélanchon inquiète, ainsi que le manque de confiance des français envers les politiques.

Le 23 avril 2017 ils sont rassurés, Macron est en tête avec 24%.

Drahi félicite Macron et lui dit : «Tu es président les français n’auront jamais les couilles de voter Le Pen et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi ! ».

Cela se finit à la Rotonde… Macron savait qu’il était président.

Le 24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges !

Ces élections présidentielles furent qu’à un seul tour, magnifiquement orchestrées par, les médias, la finance et le CAC 40, les français n’y ont vu que du feu !

Le 7 mai 2017, Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible plan « en marche ».

Le spectacle du Louvre fut un délire narcissique dont l’analyse révèle bien des intentions que je qualifierais de « déviantes » et bien éloignées des problèmes et attentes des Français.

Reste maintenant la dernière étape: les législatives.

Faire élire 50% à l’Assemblée Nationale de personnes qui n’ont jamais touché à la politique ou eu un mandat électoral.

Cette manœuvre est organisée depuis Paris dans le cadre d’un mystérieux processus de sélection afin d’achever d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage de personnes désignées qui seront à la botte du régime.

Là aussi, personne ne se posera la question du financement de toutes ces investitures.

« Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Au second tour des législatives, Macron obtiendra une très nette majorité.

Le changement est devenu le deus ex machina de la politique.

Il a suffi de le promettre pour conquérir le pouvoir.

Le peuple, par ces élections, a perdu sa souveraineté; maintenant il élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie.

Heureusement, 16 millions de personnes se sont abstenues ou ont voté blanc, signe qu’il y a des français qui font encore preuve d’intelligence, et ne se laissent pas manipuler.

Mais le réveil va être brutal, les français vont bientôt pleurer, mais ils ont les politiques qu’ils méritent !

Parker Pointu

NB: Toutes les informations citées supra peuvent être vérifiées, ce ne sont pas des affabulations, ceux qui chercheront à savoir et qui ne se laisseront pas manipuler par les médias découvriront cette triste vérité. »
NB: le lecteur averti remarquera que la quasi totalité des acteurs principaux de cette histoire sortent du même moule: Science-Po, ENA

cf: http://lagauchematuer.fr/2017/08/10/macron-a-depense-plus-de-167-millions-de-pour-sa-campagne-presidentielle-plus-que-tout-autre-candidat/

Publicités

Mon avis sur le débat d’hier soir

Chère Madame, cher Monsieur,

Je vous fais une confession de dernière minute.

Nous sommes à trois jours du second tour. 

Oui, j’ai regardé le débat d’hier soir. 

Non, je n’ai pas aimé ce qui s’y est dit.

Pourquoi ?

Notre pays se paie un luxe dont il n’a pas les moyens: avoir le débat présidentiel le plus nul de toute la Vème République. Les propos sont ceux de Bruno Jeudy, éditorialiste sur BFM TV. 

D’autres phrases reviennent : “les deux candidats n’ont pas été à la hauteur des enjeux”… “ce n’est pas du niveau présidentiel”… “il n’y a pas eu de débat”.

Pourtant, les sujets ne manquaient pas. Les clivages non plus. 

Quand peut-on s’offrir un tel luxe ? Quand il n’y a pas de problèmes. Circulez, il n’y a rien à voir. Tout va bien en France. 

Sauf que pendant ce temps, il se passe des choses en France. Il y a de vrais sujets qui nécessitent de vraies réponses. 

Oui, mais à l’écart de la classe politique. Loin des tours d’ivoire “républicaines”.

Comme vous allez le voir, les réponses à apporter pourtant existent et nous les défendons depuis dix ans.

Le premier mai, exutoire de l’ultragauche ?

2 policiers grièvement blessés à Paris. Voilà le bilan de la “fête” du 1er mai à Paris.

Un accident ? Pas du tout. L’habituelle complaisance envers les casseurs, pourvu qu’ils soient d’extrême-gauche, a passé sous silence le mot adéquat. S’attaquer à la police avec des cocktails Molotov n’est ni un passe-temps, ni une crise d’adolescence. C’est un acte criminel.

Sur BFM TV, Régis Debord, délégué UNSA Police, a parlé de “tueurs de flics”.

Un autre policier racontait également: “À chaque fonctionnaire brûlé, ils explosaient de joie.”

Qui explosait de joie ? Des militants de l’ultra-gauche, s’attaquant à la police. Certains étaient venus avec leur propre sac de pierres, pour lapider les forces de l’ordre.

Quelle est la réaction du préfet de Police ? Le silence, comme à son habitude.

Notre solution: permettre aux forces de l’ordre de riposter. On ne peut pas les mettre en danger impunément. Attaquées, elles doivent avoir le droit de riposter, sans ménagement.

Prochainement: Monopoly édition Salafiste

Le célèbre jeu de société Monopoly a ses éditions nationales; ses éditions à thèmes: Football, Films, Séries, etc. 

On pourrait imaginer que le fabricant sorte bientôt une édition pour narrer l’expansion salafiste en France.

Car des salafistes sont infiltrés dans les quartiers dit pudiquement “sensibles” d’Ile-de-France. 

Jusque là, rien de nouveau.

Par contre, qu’ils emploient de “véritables méthodes et stratégies locales”, c’est nouveau. Qu’ils s’emparent du pouvoir économique et social aussi.

Ce sont les propos de la Direction Centrale de la Sécurité Publique. Dans un rapport rendu le 7 avril dernier, ils dénoncent la situation. Les commerces qui subissent des pressions. Les biens rachetés à vil prix.

Que fait l’Etat ? Rien. Il n’y a rien à voir, circulez.

Notre solution: combattre l’islamisme radical et son implantation politique en France. Comment? En reprenant enfin le contrôle des zones de non-droit, en contrôlant rigoureusement le financement des associations dites cultuelles, en dissolvant sans faiblesse les associations prêchant l’extrémisme. Cesser d’être dans la petite phrase ou dans la peur de stigmatiser une religion. Car cette peur de ne pas séparer l’honnête citoyen du voyou est une stigmatisation de l’honnête citoyen ! 

L’occupation illégale de la prison de Fresnes

Personne ne parle de ces indésirables qui occupent les cellules des prisonniers.

Pourtant, rien ne les arrête. Les portes ont beau être fermées, ces indésirables deviennent sans cesse plus nombreux.

Je vous parle des rats et des punaises de lit. Car la France critique abondamment les prisons russes… mais en oublie les siennes. Et elles ne sont pas reluisantes.

Vous le savez. Ce n’est pas nouveau. En 1875, fut votée une loi exigeant qu’il n’y ait qu’un prisonnier par cellule… et bien nous sommes loin du compte.

Certaines prisons ont un taux d’occupation de 201%. Cela veut dire qu’il y a PLUS DU DOUBLE de détenus que de places prévues.

La justice vient de condamner l’administration de la prison de Fresnes à se débarrasser des indésirables sous 3 mois.

Qui en parle dans le débat présidentiel ? Personne ?

Notre solution: Construire de toute urgence 24 000 places de prison. Généraliser le travail en prison. Et redonner aux personnels pénitentiaires les moyens de faire régner une véritable discipline en prison. Car la multiplication des rats et des nuisibles est aussi imputable aux prisonniers eux-mêmes, qui jettent leurs ordures par les fenêtres et refusent de nettoyer leurs cellules. Des mesures simples pour que les 100 000 peines en attente soient exécutées… et que les délinquants soient remis sur le droit chemin.

L’Etat enfin condamné dans l’affaire Agnès Marin

Comment se fait-il que ce sujet ait été ignoré ?

Agnès Marin. Ce nom rappelle une affaire effroyable. Celle d’une collégienne de 13 ans violée et tuée en 2011 par un jeune du même lycée. 

Ce dernier n’en était pas à son premier crime. 16 mois plus tôt, il avait bâillonné, violé, s’apprêtant très probablement à aller plus loin, une autre adolescente. Mais que voulez-vous: une indigente expertise psychiatrique dit qu’il n’était pas dangereux.

L’Etat a été condamné pour faute lourde. Parce que les problèmes de procédure se sont empilés les uns aux autres. Les dirigeants de l’établissement scolaire, peu regardants par manque de finances, n’avaient pas tout à fait compris qu’ils accueillaient alors un violeur.

Ils n’ont pas informé la personne chargée de son contrôle du fait que Matthieu avait introduit alcool fort et magazines porno au sein du lycée.

Quelle place a eu cette affaire, pourtant emblématique, dans le débat présidentiel ? Aucune.

Notre solution: revoir les modes d’expertise de dangerosité et renforcer considérablement la capacité de suivi des individus dangereux (est-il normal de laisser un violeur présumé sans surveillance dans un pensionnat mixte réputé pour son encadrement particulièrement permissif?) 

Les années Taubira enfin reconnues comme catastrophe.

Christiane Taubira a été un véritable ouragan pour la justice française. Pan par pan, elle a contribué au pourrissement du système judiciaire.

Une commission vient de reconnaître l’état lamentable de notre justice.

  Il s’agit de la commission Bas. Elle rappelle des évidences:
  Il faut augmenter le budget de la justice, un des plus faibles d’Europe. +5% par an sur 5 ans.
  Il faut atteindre 80% de détenus en cellules individuelles. Rappelez-vous la loi de 1875.

Il faut dématérialiser certaines procédures judiciaires, pour les simplifier.

Tous ces sujets sont éminemment sérieux.

Pourtant, les avez-vous entendu évoqués durant le débat d’hier soir ? Moi pas.

Je vous invite une dernière fois à revoir notre comparatif des programmes des deux candidats. 

C’est sur notre site 2017pourlajustice.fr.

Mais je ne me fais guère d’illusion: l’Institut pour la Justice va avoir fort à faire durant le prochain quinquennat.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel 

Jean-Philippe Delsol : « M. Macron est passible d’une sanction d’interdiction d’exercer une fonction publique »

Jean-Philippe Delsol, avocat, essayiste, Président de l’Institut économique et fiscal (IREF)

Emmanuel Macron aurait omis plus des trois quarts de son patrimoine dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. L’avocat Jean-Philippe Delsol, président de l’Institut économique et fiscal, apporte aujourd’hui un élément factuel nouveau, juridiquement incontestable qui démontre qu’Emmanuel Macron a commis une erreur grave lui qui est censé être une personne compétente qui peut le rendre passible d’une sanction d’interdiction d’exercer une fonction publique. Cet élément nouveau va être porté à la Haute Autorité qui ne pourra pas dire qu’elle ne l’aura pas vu…

 

Patrimoine de Macron : Le Canard met sa tête sous son aile

JEUDI 30 MARS 2017

 

Voici donc un homme qui, en trois ans, a gagné près de 2.500 EUR par jour, dimanches compris, et qui déclare un patrimoine net de 156.160 EUR.

 

 

François Teutsch, Avocat

La presse a beau mener une campagne acharnée en faveur d’Emmanuel Macron, la question de son patrimoine et de la manière dont le candidat des milieux d’affaires et des banques gère son argent pourrait presque faire passer l’affaire Fillon pour une contravention de stationnement.

L’ancien ministre, né en 1978, a touché des revenus de fonctionnaire jusqu’à son embauche par la banque Rothschild en 2010. Il a donc nécessairement été contraint de mener un train de vie conforme à des revenus normaux. Cela ne l’a pas empêché d’acheter, en 2007, un appartement pour un million d’euros, totalement hors de proportion avec ses revenus, financés par l’emprunt auprès d’une banque (900.000 EUR) mais également auprès d’un ami suffisamment clairvoyant pour savoir qu’il serait embauché quatre ans plus tard dans une banque où il gagnerait plus d’un million d’euros par an… Selon l’IREF (Institut de recherches économiques et fiscales ), « monsieur Macron a gagné 2.748.065 EUR chez Rothschild entre 2010 et 2012. Lors de l’entrée en vigueur de la loi sur la transparence, il déclare, le 24 octobre 2014, à la Haute

Autorité un patrimoine net de moins de 156.160 EUR ».

Explications embrouillées du candidat : « Comme banquier d’affaires, j’avais le statut d’indépendant. J’ai donc payé, sur le montant brut de ma rémunération, des cotisations sociales patronales, salariales, puis l’impôt sur le revenu. Ces cotisations ont augmenté et frappé mon dernier revenu de référence, au point que je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts ».

Sauf que le revenu déclaré est un revenu net d’impôts, ce qui représente une différence considérable.

L’ancien ministre de l’Économie et des Finances semble fâché avec la comptabilité…

Puis, en se lançant dans une autre explication relative aux travaux réalisés pour 500.000 EUR dans la maison de sa femme, Macron oublie que, dans ce cas séparation de biens oblige -, il devrait comptabiliser dans son patrimoine une créance sur son épouse du même montant. Tout chef d’entreprise sait qu’une créance est un élément d’actif qui figure comme tel au bilan. C’est même le b.a.-ba de la comptabilité…

Voici donc un homme qui, en trois ans, a gagné près de 2.500 EUR par jour, dimanches compris, et qui déclare un patrimoine net de 156.160 EUR. Cela entraîne plusieurs questions :

  • Soit monsieur Macron a adopté un train de vie dispendieux l’amenant à dépenser deux mois de SMIC par jour, ce qui est tellement indécent pour un candidat à la fonction suprême qu’il devrait de lui-même rougir de se présenter devant des électeurs dont le revenu mensuel moyen est de 2.225 EUR, pour les seuls salariés.
  • Soit le jeune loup de la politique est incapable de comptabiliser correctement ses revenus et son patrimoine, ce qui laisse sceptique sur ses capacités à diriger un État comme la France.
  • Soit, enfin, sa déclaration n’est pas sincère. Et là, il s’expose à des sanctions pénales lourdes : trois ans d’emprisonnement et 45.000 EUR d’amende, l’interdiction des droits civiques, ainsi que l’interdiction d’exercer une fonction publique. De quoi ruiner sa carrière politique.

Par chance pour lui, l’association Anticor, bien connue de madame Taubira, a « dénoncé » cette anomalie à la HATVP, qui s’est empressée de conclure qu’il n’y avait pas lieu à poursuivre l’intéressé.

Macron n’est pas Fillon. Il peut sans doute dormir tranquille, tant que la presse ne fera pas son travail et fermera les yeux sur celui qu’elle a d’ores et déjà décidé de faire élire. On se demande pourquoi Le Canard met sa tête sous son aile…

Ainsi vont les relations incestueuses entre la presse et le monde politique.

 

J’accuse les Français de se laisser manipuler !

JEUDI 30 MARS 2017

Floris de Bonneville, Journaliste, Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

Je ne suis pas Zola, et l’air du temps n’est heureusement pas à celui de l’antisémitisme primaire de son temps. Mais la situation de la France est beaucoup plus dramatique qu’elle ne l’était alors : dans cinq semaines, nous risquons d’avoir à la tête de l’État un jeune homme inconséquent qui n’existait pas il y a encore six mois et qui, par le biais d’une manipulation sans précédent historique des médias et d’une certaine justice, peut conduire la France à une véritable insurrection.

Alors, oui, j’accuse, non pas Hollande l’instigateur probable de cette odieuse manipulation, mais tous les Français qui oseraient voter pour ce sourire béat. Sans entrer dans le détail de ce qu’il appelle un programme dont il disait que, de toute façon, il ne servait à rien d’en avoir un, ce jeune blanc-bec va conduire la France à une faillite économique, financière et morale avec la rapidité de l’éclair. Et puisque les propositions de ses concurrents ont été épluchées par des journalistes et des experts de pacotille « drahistiques », il serait temps, à trois semaines du premier tour, de jeter à bas ce qu’Éric Brunet, le seul homme libre du groupe Drahi, a appelé « une catastrophe majeure ».

Oui, j’accuse les Français de faire le jeu des oligarchies et des financiers de tous bords.

J’accuse tous ceux et celles qui ont décidé de se mettre en marche derrière le minet de la politique de participer à la mort de notre nation. Car si Macron succède à son patron Hollande, la France sera non seulement la risée du monde entier, mais le peuple de France va souffrir dans sa chair et son portefeuille. C’est inévitable car il sera impossible à son gouvernement recruté sur Internet de trouver les milliards que ses promesses vont nous coûter.

Alors, oui, j’accuse les Français d’accepter de se faire manipuler en toute connaissance de cause par les médias qui n’en peuvent plus de nous vendre du Macron à longueur d’antenne. J’accuse aussi les juges nommé(e)s par Hollande et Taubira de refuser d’envisager une seule seconde qu’ils ou elles se sont laissé(e)s abuser par ce nouveau gender de la politique. La réponse de la Haute Autorité pour la transparence aux interrogations sur la déclaration de M. Macron est une véritable, triste et lamentable blagounette.

Vous que j’accuse, il vous reste quelques jours pour revenir sur Terre, pour éviter de vous laisser piéger par cette horde de socialistes qui s’accrochent au pouvoir en vous présentant un jeune homme vierge, affirment-ils, un homme qui n’aurait aucun passé public, aucun défaut. Un homme à qui l’on pardonne tout : ses bourdes, sa méconnaissance de notre passé, son manque de vision non virtuelle pour notre avenir.

De grâce, Françaises, Français, puisque vous ne pouvez pas compter sur

une information objective, formez-vous votre propre opinion et pas celle des

Pujadas, Bouleau et autres Bourdin !

Macron-Le Pen : rien n’est joué !

Voici un article extrait du n°2515 du Bulletin d’André Noël paru le 1er mai 2017 :

 

Lors du referendum portant sur la Constitution européenne, les sondages, pour la plupart des instituts, donnaient le résultat suivant le 3 mars 2005 : 68 % pour le oui, 32 % pour le non. Une semaine plus tard, le 10 mars, brutale chute du oui descendu à 54 % contre 44 % pour le non. Résultat final, deux mois après : 45,33 % pour le oui et 54,67% pour le non.

Nous avions pourtant subi alors une débauche inouïe de propagande pour le oui, gauche et droite mêlées ; Hollande, premier secrétaire du PS, faisait la une de Paris Match avec Nicolas Sarkozy, patron du RPR.

Tous les quotidiens, du Figaro à Libération, en passant par Le Monde et de nombreux journaux de province militaient pour le oui, tout comme les syndicats, le Mrap, la Licra, sans compter les « penseurs » subventionnés et autres soixante-huitards rhumatisants reverdis pour l’occasion.

C’est à cela que nous songeons en constatant la ruée vers Macron s’amplifier chaque jour au point que l’on peine à dénombrer les ralliements !

Fillon vote « Emmanuel Hollande », tout comme Sarkozy, Hollande, Cambadélis, le Figaro, Le Monde, etc. Zidane, grande conscience footballistique, est aussi contre Marine Le Pen tandis que l’annexe française des Frères musulmans l’UOIF (devenue « Musulmans de France » !) appelle à voter pour son ami, Macron.

Sans compter tous les « aficionados » sacrifiant à la macrolâtrie sur l’autel de la finance le temps des élections, qui s’estiment investis d’une mission sur tous les nouveaux réseaux sociaux d’internet.

Ce sont les mêmes contre les mêmes qu’en 2005 ! Aujourd’hui, comme hier, c’est la France d’en bas qui ne veut plus de la France d’en haut. Les victimes de la mondialisation sont crosse en l’air contre ses bénéficiaires dont Macron est le nouveau héraut. Les premiers votent Le Pen, les seconds, Macron : c’est flagrant dans le nord de la France, tandis que Paris, qui est aussi la capitale des bobos, n’a donné, en moyenne que 5 % des voix à Marine Le Pen…

… attestant que la gauche a expulsé le peuple de Paris vers de lointaines banlieues.

Cela veut dire que rien n’est joué entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Elle refait peu à peu son retard. Une semaine avant l’élection Macron tombe à 59 % et Le Pen monte à 41 %. Et nul ne peut prédire jusqu’où elle ira après le ralliement de Dupont-Aignan. Il est certain que la campagne de son rival a mal démarré !

Dans son discours du 23 avril, il a enjambé le second tour en dressant les contours de la majorité parlementaire souhaitée alors qu’il n’a pas encore de majorité présidentielle ! Comme si la victoire lui était acquise !

Rien n’horripile plus l’électeur que ce triomphalisme prématuré qui tient pour quantité négligeable son vote.

Tout comme la fête à la Coupole, cette brasserie très chic du quartier Montparnasse chère aux « couguars » en mal de jeunes éphèbes à la recherche de généreux… mécènes.

Pour arroser la peau de l’ours, après un cortège triomphal dans les rues de la capitale, le champagne, sur le compte du déjà président-banquier, y coula à flot avec Attali, Minc, Line Renaud, Orsenna, Cohn-Bendit et autres personnalités du Tout-Paris politico-médiatique, un monde étranger au peuple et qui est celui dans lequel Emmanuel Macron est comme un poisson dans les bulles du champagne de la Rotonde, car c’est le sien.

Il y avait donc là Jacques Attali, conseiller de Mitterrand, survivant de l’ère mitterrandienne, qui n’a vu qu’une « anecdote » dans la délocalisation de l’usine Whirpool, laissant plus de 240 salariéssans compter les sous-traitants – sur le tapis ! C’est que, comme Macron, il raisonne en termes macro-économiques, à l’échelle du monde ; il ne s’intéresse donc pas à cette péripétie provinciale qui est pourtant un drame pour des centaines de foyers.

Parmi les politiques, il y a ceux qui cherchent à se recaser, craignant de perdre leur siège ou espérant se recycler dans la nouvelle majorité de Macron. Baroin, Le Maire, Estrosi, Bertrand ont déjà fait des offres de service, prêts à « faire don de leur personne » – comme disait le Maréchal Pétain, pour un maroquin, à défaut de pouvoir viser la cohabitation sous une présidence Macron ! L’ancienne présidente du Medef (et présidente de l’IFOP…) Laurence Parisot, s’est déclarée disponible pour… Matignon ! Ce serait pourtant difficile à avaler pour les ouvriers ouvriers de Whirpool.

Rien n’est joué, disions-nous, d’autant qu’une certaine union des droites tend à se réaliser autour de Marine Le Pen. Cette figure du gaullisme historique – et naguère mentor de Jacques Chirac et conseillère de Georges Pompidou – qu’est Marie-France Garaud (84 ans) l’a rejointe : voilà qui devrait convaincre des gaullistes réticents à voter pour la candidate nationale.

Saluons le courage de Nicolas Dupont-Aignan, en acceptant la place de chef de gouvernement, il a mis l’intérêt de la patrie au-dessus de ceux de son parti en signant un contrat de gouvernement avec Marine Le Pen.

Sans compter des Républicains de moindre notoriété comme le maire LR de Wissous qui votera Marine et Françoise Hostalier, secrétaire d’Etat du gouvernement Juppé en 1995 ; d’autres suivront. On n’attend plus que Philippe de Villiers, ancien sous-préfet, député, président du conseil général de la Vendée, créateur du Puy-du-Fou et ardent défenseur des chrétiens d’Orient qui affirmait lors d’un meeting avec Marine « Aujourd’hui, il y a un danger mortel pour notre pays, gravement menacé, tant du point de vue de son identité, que de sa souveraineté. » L’ex secrétaire d’état à la Culture semble encore hésiter.

 

Le petit grain de sel du blogueur

Depuis deux ou trois jours, je me pose une question :

Alors que précédemment, nous étions abreuvés de sondages, comment se fait-il qu’aucun sondage – ou si peu – ne soient publiés ????????

Comme je ne peux pas croire qu’aucun sondage n’ait été réalisé, je ne vois qu’une seule explication …

Ils ne sont pas bons pour Macron, et la presse les censure !