Mon avis sur le débat d’hier soir

Chère Madame, cher Monsieur,

Je vous fais une confession de dernière minute.

Nous sommes à trois jours du second tour. 

Oui, j’ai regardé le débat d’hier soir. 

Non, je n’ai pas aimé ce qui s’y est dit.

Pourquoi ?

Notre pays se paie un luxe dont il n’a pas les moyens: avoir le débat présidentiel le plus nul de toute la Vème République. Les propos sont ceux de Bruno Jeudy, éditorialiste sur BFM TV. 

D’autres phrases reviennent : “les deux candidats n’ont pas été à la hauteur des enjeux”… “ce n’est pas du niveau présidentiel”… “il n’y a pas eu de débat”.

Pourtant, les sujets ne manquaient pas. Les clivages non plus. 

Quand peut-on s’offrir un tel luxe ? Quand il n’y a pas de problèmes. Circulez, il n’y a rien à voir. Tout va bien en France. 

Sauf que pendant ce temps, il se passe des choses en France. Il y a de vrais sujets qui nécessitent de vraies réponses. 

Oui, mais à l’écart de la classe politique. Loin des tours d’ivoire “républicaines”.

Comme vous allez le voir, les réponses à apporter pourtant existent et nous les défendons depuis dix ans.

Le premier mai, exutoire de l’ultragauche ?

2 policiers grièvement blessés à Paris. Voilà le bilan de la “fête” du 1er mai à Paris.

Un accident ? Pas du tout. L’habituelle complaisance envers les casseurs, pourvu qu’ils soient d’extrême-gauche, a passé sous silence le mot adéquat. S’attaquer à la police avec des cocktails Molotov n’est ni un passe-temps, ni une crise d’adolescence. C’est un acte criminel.

Sur BFM TV, Régis Debord, délégué UNSA Police, a parlé de “tueurs de flics”.

Un autre policier racontait également: “À chaque fonctionnaire brûlé, ils explosaient de joie.”

Qui explosait de joie ? Des militants de l’ultra-gauche, s’attaquant à la police. Certains étaient venus avec leur propre sac de pierres, pour lapider les forces de l’ordre.

Quelle est la réaction du préfet de Police ? Le silence, comme à son habitude.

Notre solution: permettre aux forces de l’ordre de riposter. On ne peut pas les mettre en danger impunément. Attaquées, elles doivent avoir le droit de riposter, sans ménagement.

Prochainement: Monopoly édition Salafiste

Le célèbre jeu de société Monopoly a ses éditions nationales; ses éditions à thèmes: Football, Films, Séries, etc. 

On pourrait imaginer que le fabricant sorte bientôt une édition pour narrer l’expansion salafiste en France.

Car des salafistes sont infiltrés dans les quartiers dit pudiquement “sensibles” d’Ile-de-France. 

Jusque là, rien de nouveau.

Par contre, qu’ils emploient de “véritables méthodes et stratégies locales”, c’est nouveau. Qu’ils s’emparent du pouvoir économique et social aussi.

Ce sont les propos de la Direction Centrale de la Sécurité Publique. Dans un rapport rendu le 7 avril dernier, ils dénoncent la situation. Les commerces qui subissent des pressions. Les biens rachetés à vil prix.

Que fait l’Etat ? Rien. Il n’y a rien à voir, circulez.

Notre solution: combattre l’islamisme radical et son implantation politique en France. Comment? En reprenant enfin le contrôle des zones de non-droit, en contrôlant rigoureusement le financement des associations dites cultuelles, en dissolvant sans faiblesse les associations prêchant l’extrémisme. Cesser d’être dans la petite phrase ou dans la peur de stigmatiser une religion. Car cette peur de ne pas séparer l’honnête citoyen du voyou est une stigmatisation de l’honnête citoyen ! 

L’occupation illégale de la prison de Fresnes

Personne ne parle de ces indésirables qui occupent les cellules des prisonniers.

Pourtant, rien ne les arrête. Les portes ont beau être fermées, ces indésirables deviennent sans cesse plus nombreux.

Je vous parle des rats et des punaises de lit. Car la France critique abondamment les prisons russes… mais en oublie les siennes. Et elles ne sont pas reluisantes.

Vous le savez. Ce n’est pas nouveau. En 1875, fut votée une loi exigeant qu’il n’y ait qu’un prisonnier par cellule… et bien nous sommes loin du compte.

Certaines prisons ont un taux d’occupation de 201%. Cela veut dire qu’il y a PLUS DU DOUBLE de détenus que de places prévues.

La justice vient de condamner l’administration de la prison de Fresnes à se débarrasser des indésirables sous 3 mois.

Qui en parle dans le débat présidentiel ? Personne ?

Notre solution: Construire de toute urgence 24 000 places de prison. Généraliser le travail en prison. Et redonner aux personnels pénitentiaires les moyens de faire régner une véritable discipline en prison. Car la multiplication des rats et des nuisibles est aussi imputable aux prisonniers eux-mêmes, qui jettent leurs ordures par les fenêtres et refusent de nettoyer leurs cellules. Des mesures simples pour que les 100 000 peines en attente soient exécutées… et que les délinquants soient remis sur le droit chemin.

L’Etat enfin condamné dans l’affaire Agnès Marin

Comment se fait-il que ce sujet ait été ignoré ?

Agnès Marin. Ce nom rappelle une affaire effroyable. Celle d’une collégienne de 13 ans violée et tuée en 2011 par un jeune du même lycée. 

Ce dernier n’en était pas à son premier crime. 16 mois plus tôt, il avait bâillonné, violé, s’apprêtant très probablement à aller plus loin, une autre adolescente. Mais que voulez-vous: une indigente expertise psychiatrique dit qu’il n’était pas dangereux.

L’Etat a été condamné pour faute lourde. Parce que les problèmes de procédure se sont empilés les uns aux autres. Les dirigeants de l’établissement scolaire, peu regardants par manque de finances, n’avaient pas tout à fait compris qu’ils accueillaient alors un violeur.

Ils n’ont pas informé la personne chargée de son contrôle du fait que Matthieu avait introduit alcool fort et magazines porno au sein du lycée.

Quelle place a eu cette affaire, pourtant emblématique, dans le débat présidentiel ? Aucune.

Notre solution: revoir les modes d’expertise de dangerosité et renforcer considérablement la capacité de suivi des individus dangereux (est-il normal de laisser un violeur présumé sans surveillance dans un pensionnat mixte réputé pour son encadrement particulièrement permissif?) 

Les années Taubira enfin reconnues comme catastrophe.

Christiane Taubira a été un véritable ouragan pour la justice française. Pan par pan, elle a contribué au pourrissement du système judiciaire.

Une commission vient de reconnaître l’état lamentable de notre justice.

  Il s’agit de la commission Bas. Elle rappelle des évidences:
  Il faut augmenter le budget de la justice, un des plus faibles d’Europe. +5% par an sur 5 ans.
  Il faut atteindre 80% de détenus en cellules individuelles. Rappelez-vous la loi de 1875.

Il faut dématérialiser certaines procédures judiciaires, pour les simplifier.

Tous ces sujets sont éminemment sérieux.

Pourtant, les avez-vous entendu évoqués durant le débat d’hier soir ? Moi pas.

Je vous invite une dernière fois à revoir notre comparatif des programmes des deux candidats. 

C’est sur notre site 2017pourlajustice.fr.

Mais je ne me fais guère d’illusion: l’Institut pour la Justice va avoir fort à faire durant le prochain quinquennat.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel 

Jean-Philippe Delsol : « M. Macron est passible d’une sanction d’interdiction d’exercer une fonction publique »

Jean-Philippe Delsol, avocat, essayiste, Président de l’Institut économique et fiscal (IREF)

Emmanuel Macron aurait omis plus des trois quarts de son patrimoine dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. L’avocat Jean-Philippe Delsol, président de l’Institut économique et fiscal, apporte aujourd’hui un élément factuel nouveau, juridiquement incontestable qui démontre qu’Emmanuel Macron a commis une erreur grave lui qui est censé être une personne compétente qui peut le rendre passible d’une sanction d’interdiction d’exercer une fonction publique. Cet élément nouveau va être porté à la Haute Autorité qui ne pourra pas dire qu’elle ne l’aura pas vu…

 

Patrimoine de Macron : Le Canard met sa tête sous son aile

JEUDI 30 MARS 2017

 

Voici donc un homme qui, en trois ans, a gagné près de 2.500 EUR par jour, dimanches compris, et qui déclare un patrimoine net de 156.160 EUR.

 

 

François Teutsch, Avocat

La presse a beau mener une campagne acharnée en faveur d’Emmanuel Macron, la question de son patrimoine et de la manière dont le candidat des milieux d’affaires et des banques gère son argent pourrait presque faire passer l’affaire Fillon pour une contravention de stationnement.

L’ancien ministre, né en 1978, a touché des revenus de fonctionnaire jusqu’à son embauche par la banque Rothschild en 2010. Il a donc nécessairement été contraint de mener un train de vie conforme à des revenus normaux. Cela ne l’a pas empêché d’acheter, en 2007, un appartement pour un million d’euros, totalement hors de proportion avec ses revenus, financés par l’emprunt auprès d’une banque (900.000 EUR) mais également auprès d’un ami suffisamment clairvoyant pour savoir qu’il serait embauché quatre ans plus tard dans une banque où il gagnerait plus d’un million d’euros par an… Selon l’IREF (Institut de recherches économiques et fiscales ), « monsieur Macron a gagné 2.748.065 EUR chez Rothschild entre 2010 et 2012. Lors de l’entrée en vigueur de la loi sur la transparence, il déclare, le 24 octobre 2014, à la Haute

Autorité un patrimoine net de moins de 156.160 EUR ».

Explications embrouillées du candidat : « Comme banquier d’affaires, j’avais le statut d’indépendant. J’ai donc payé, sur le montant brut de ma rémunération, des cotisations sociales patronales, salariales, puis l’impôt sur le revenu. Ces cotisations ont augmenté et frappé mon dernier revenu de référence, au point que je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts ».

Sauf que le revenu déclaré est un revenu net d’impôts, ce qui représente une différence considérable.

L’ancien ministre de l’Économie et des Finances semble fâché avec la comptabilité…

Puis, en se lançant dans une autre explication relative aux travaux réalisés pour 500.000 EUR dans la maison de sa femme, Macron oublie que, dans ce cas séparation de biens oblige -, il devrait comptabiliser dans son patrimoine une créance sur son épouse du même montant. Tout chef d’entreprise sait qu’une créance est un élément d’actif qui figure comme tel au bilan. C’est même le b.a.-ba de la comptabilité…

Voici donc un homme qui, en trois ans, a gagné près de 2.500 EUR par jour, dimanches compris, et qui déclare un patrimoine net de 156.160 EUR. Cela entraîne plusieurs questions :

  • Soit monsieur Macron a adopté un train de vie dispendieux l’amenant à dépenser deux mois de SMIC par jour, ce qui est tellement indécent pour un candidat à la fonction suprême qu’il devrait de lui-même rougir de se présenter devant des électeurs dont le revenu mensuel moyen est de 2.225 EUR, pour les seuls salariés.
  • Soit le jeune loup de la politique est incapable de comptabiliser correctement ses revenus et son patrimoine, ce qui laisse sceptique sur ses capacités à diriger un État comme la France.
  • Soit, enfin, sa déclaration n’est pas sincère. Et là, il s’expose à des sanctions pénales lourdes : trois ans d’emprisonnement et 45.000 EUR d’amende, l’interdiction des droits civiques, ainsi que l’interdiction d’exercer une fonction publique. De quoi ruiner sa carrière politique.

Par chance pour lui, l’association Anticor, bien connue de madame Taubira, a « dénoncé » cette anomalie à la HATVP, qui s’est empressée de conclure qu’il n’y avait pas lieu à poursuivre l’intéressé.

Macron n’est pas Fillon. Il peut sans doute dormir tranquille, tant que la presse ne fera pas son travail et fermera les yeux sur celui qu’elle a d’ores et déjà décidé de faire élire. On se demande pourquoi Le Canard met sa tête sous son aile…

Ainsi vont les relations incestueuses entre la presse et le monde politique.

 

J’accuse les Français de se laisser manipuler !

JEUDI 30 MARS 2017

Floris de Bonneville, Journaliste, Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

Je ne suis pas Zola, et l’air du temps n’est heureusement pas à celui de l’antisémitisme primaire de son temps. Mais la situation de la France est beaucoup plus dramatique qu’elle ne l’était alors : dans cinq semaines, nous risquons d’avoir à la tête de l’État un jeune homme inconséquent qui n’existait pas il y a encore six mois et qui, par le biais d’une manipulation sans précédent historique des médias et d’une certaine justice, peut conduire la France à une véritable insurrection.

Alors, oui, j’accuse, non pas Hollande l’instigateur probable de cette odieuse manipulation, mais tous les Français qui oseraient voter pour ce sourire béat. Sans entrer dans le détail de ce qu’il appelle un programme dont il disait que, de toute façon, il ne servait à rien d’en avoir un, ce jeune blanc-bec va conduire la France à une faillite économique, financière et morale avec la rapidité de l’éclair. Et puisque les propositions de ses concurrents ont été épluchées par des journalistes et des experts de pacotille « drahistiques », il serait temps, à trois semaines du premier tour, de jeter à bas ce qu’Éric Brunet, le seul homme libre du groupe Drahi, a appelé « une catastrophe majeure ».

Oui, j’accuse les Français de faire le jeu des oligarchies et des financiers de tous bords.

J’accuse tous ceux et celles qui ont décidé de se mettre en marche derrière le minet de la politique de participer à la mort de notre nation. Car si Macron succède à son patron Hollande, la France sera non seulement la risée du monde entier, mais le peuple de France va souffrir dans sa chair et son portefeuille. C’est inévitable car il sera impossible à son gouvernement recruté sur Internet de trouver les milliards que ses promesses vont nous coûter.

Alors, oui, j’accuse les Français d’accepter de se faire manipuler en toute connaissance de cause par les médias qui n’en peuvent plus de nous vendre du Macron à longueur d’antenne. J’accuse aussi les juges nommé(e)s par Hollande et Taubira de refuser d’envisager une seule seconde qu’ils ou elles se sont laissé(e)s abuser par ce nouveau gender de la politique. La réponse de la Haute Autorité pour la transparence aux interrogations sur la déclaration de M. Macron est une véritable, triste et lamentable blagounette.

Vous que j’accuse, il vous reste quelques jours pour revenir sur Terre, pour éviter de vous laisser piéger par cette horde de socialistes qui s’accrochent au pouvoir en vous présentant un jeune homme vierge, affirment-ils, un homme qui n’aurait aucun passé public, aucun défaut. Un homme à qui l’on pardonne tout : ses bourdes, sa méconnaissance de notre passé, son manque de vision non virtuelle pour notre avenir.

De grâce, Françaises, Français, puisque vous ne pouvez pas compter sur

une information objective, formez-vous votre propre opinion et pas celle des

Pujadas, Bouleau et autres Bourdin !

Macron-Le Pen : rien n’est joué !

Voici un article extrait du n°2515 du Bulletin d’André Noël paru le 1er mai 2017 :

 

Lors du referendum portant sur la Constitution européenne, les sondages, pour la plupart des instituts, donnaient le résultat suivant le 3 mars 2005 : 68 % pour le oui, 32 % pour le non. Une semaine plus tard, le 10 mars, brutale chute du oui descendu à 54 % contre 44 % pour le non. Résultat final, deux mois après : 45,33 % pour le oui et 54,67% pour le non.

Nous avions pourtant subi alors une débauche inouïe de propagande pour le oui, gauche et droite mêlées ; Hollande, premier secrétaire du PS, faisait la une de Paris Match avec Nicolas Sarkozy, patron du RPR.

Tous les quotidiens, du Figaro à Libération, en passant par Le Monde et de nombreux journaux de province militaient pour le oui, tout comme les syndicats, le Mrap, la Licra, sans compter les « penseurs » subventionnés et autres soixante-huitards rhumatisants reverdis pour l’occasion.

C’est à cela que nous songeons en constatant la ruée vers Macron s’amplifier chaque jour au point que l’on peine à dénombrer les ralliements !

Fillon vote « Emmanuel Hollande », tout comme Sarkozy, Hollande, Cambadélis, le Figaro, Le Monde, etc. Zidane, grande conscience footballistique, est aussi contre Marine Le Pen tandis que l’annexe française des Frères musulmans l’UOIF (devenue « Musulmans de France » !) appelle à voter pour son ami, Macron.

Sans compter tous les « aficionados » sacrifiant à la macrolâtrie sur l’autel de la finance le temps des élections, qui s’estiment investis d’une mission sur tous les nouveaux réseaux sociaux d’internet.

Ce sont les mêmes contre les mêmes qu’en 2005 ! Aujourd’hui, comme hier, c’est la France d’en bas qui ne veut plus de la France d’en haut. Les victimes de la mondialisation sont crosse en l’air contre ses bénéficiaires dont Macron est le nouveau héraut. Les premiers votent Le Pen, les seconds, Macron : c’est flagrant dans le nord de la France, tandis que Paris, qui est aussi la capitale des bobos, n’a donné, en moyenne que 5 % des voix à Marine Le Pen…

… attestant que la gauche a expulsé le peuple de Paris vers de lointaines banlieues.

Cela veut dire que rien n’est joué entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Elle refait peu à peu son retard. Une semaine avant l’élection Macron tombe à 59 % et Le Pen monte à 41 %. Et nul ne peut prédire jusqu’où elle ira après le ralliement de Dupont-Aignan. Il est certain que la campagne de son rival a mal démarré !

Dans son discours du 23 avril, il a enjambé le second tour en dressant les contours de la majorité parlementaire souhaitée alors qu’il n’a pas encore de majorité présidentielle ! Comme si la victoire lui était acquise !

Rien n’horripile plus l’électeur que ce triomphalisme prématuré qui tient pour quantité négligeable son vote.

Tout comme la fête à la Coupole, cette brasserie très chic du quartier Montparnasse chère aux « couguars » en mal de jeunes éphèbes à la recherche de généreux… mécènes.

Pour arroser la peau de l’ours, après un cortège triomphal dans les rues de la capitale, le champagne, sur le compte du déjà président-banquier, y coula à flot avec Attali, Minc, Line Renaud, Orsenna, Cohn-Bendit et autres personnalités du Tout-Paris politico-médiatique, un monde étranger au peuple et qui est celui dans lequel Emmanuel Macron est comme un poisson dans les bulles du champagne de la Rotonde, car c’est le sien.

Il y avait donc là Jacques Attali, conseiller de Mitterrand, survivant de l’ère mitterrandienne, qui n’a vu qu’une « anecdote » dans la délocalisation de l’usine Whirpool, laissant plus de 240 salariéssans compter les sous-traitants – sur le tapis ! C’est que, comme Macron, il raisonne en termes macro-économiques, à l’échelle du monde ; il ne s’intéresse donc pas à cette péripétie provinciale qui est pourtant un drame pour des centaines de foyers.

Parmi les politiques, il y a ceux qui cherchent à se recaser, craignant de perdre leur siège ou espérant se recycler dans la nouvelle majorité de Macron. Baroin, Le Maire, Estrosi, Bertrand ont déjà fait des offres de service, prêts à « faire don de leur personne » – comme disait le Maréchal Pétain, pour un maroquin, à défaut de pouvoir viser la cohabitation sous une présidence Macron ! L’ancienne présidente du Medef (et présidente de l’IFOP…) Laurence Parisot, s’est déclarée disponible pour… Matignon ! Ce serait pourtant difficile à avaler pour les ouvriers ouvriers de Whirpool.

Rien n’est joué, disions-nous, d’autant qu’une certaine union des droites tend à se réaliser autour de Marine Le Pen. Cette figure du gaullisme historique – et naguère mentor de Jacques Chirac et conseillère de Georges Pompidou – qu’est Marie-France Garaud (84 ans) l’a rejointe : voilà qui devrait convaincre des gaullistes réticents à voter pour la candidate nationale.

Saluons le courage de Nicolas Dupont-Aignan, en acceptant la place de chef de gouvernement, il a mis l’intérêt de la patrie au-dessus de ceux de son parti en signant un contrat de gouvernement avec Marine Le Pen.

Sans compter des Républicains de moindre notoriété comme le maire LR de Wissous qui votera Marine et Françoise Hostalier, secrétaire d’Etat du gouvernement Juppé en 1995 ; d’autres suivront. On n’attend plus que Philippe de Villiers, ancien sous-préfet, député, président du conseil général de la Vendée, créateur du Puy-du-Fou et ardent défenseur des chrétiens d’Orient qui affirmait lors d’un meeting avec Marine « Aujourd’hui, il y a un danger mortel pour notre pays, gravement menacé, tant du point de vue de son identité, que de sa souveraineté. » L’ex secrétaire d’état à la Culture semble encore hésiter.

 

Le petit grain de sel du blogueur

Depuis deux ou trois jours, je me pose une question :

Alors que précédemment, nous étions abreuvés de sondages, comment se fait-il qu’aucun sondage – ou si peu – ne soient publiés ????????

Comme je ne peux pas croire qu’aucun sondage n’ait été réalisé, je ne vois qu’une seule explication …

Ils ne sont pas bons pour Macron, et la presse les censure !

Superbe texte d’un internaute

Juin 2020, 5h du mat. Tu te lèves, déjà épuisé et stressé. Tu n’as que 40 minutes avant de courir attraper ton train. Depuis que ton patron t’a envoyé bosser a 150 km de chez toi, c’est l’enfer, tu ne touches plus terre. Mais avec le renforcement de la loi El Khomri et du pouvoir du gros patronat, les droits du travail ont disparu : on t’a dit que c’était ça ou la porte. A 44 ans, on n’appelle pas ça « avoir le choix… « 
Avec la voiture, c’était plus pratique, mais on te l’a volée un soir que tu étais sorti en ville. On l’a retrouvée carbonisée le lendemain, dans une cité. Les banquiers tout puissants te refusent un prêt pour en acheter une autre car tu ne gagnes pas assez d’argent…
Hier, ta gosse de 14 ans s’est faite tabasser par 10 enragés a la sortie du collège parce qu’elle portait une minijupe. Une insulte aux yeux de certains fanatiques, paraît-il… Normalement , tu avais rendez-vous avec le proviseur du collège ce soir, mais avec les heures sup. (non rémunérées bien sûr) que tu dois faire chaque jour pour venir à bout de tout le boulot qu’on t’impose, tu sais que tu ne pourras pas…
Ton fils de 24 ans dort encore. Après avoir fait 5 ans d’études, il est épuisé de se tuer au travail pour un salaire de misère et des CDD à la chaîne qui ne lui permettront jamais de démarrer dans la vie. Il n’a pas d’autre choix que de rester chez vous ou de partir travailler à l’étranger. S’il fait ça, tu ne le verras plus, mais tu n’as pas le coeur de le contredire quand il te dit qu’il n’a aucun avenir dans ce pays.
Il y a 3 ans, tu étais content parce qu’au prix de beaucoup de sacrifices, tu avais enfin fini de rembourser ton prêt immobilier. Tu pensais pouvoir souffler un peu, mais voilà, avec la nouvelle taxe exorbitante sur les logements déjà payés, tu peux définitivement renoncer à te payer de belles vacances.
Tu n’en peux plus de cette vie d’esclave, tu as hâte que cela finisse. Mais vu que le gouvernement a encore reculé l’âge de la retraite, et avec la vie stressante que tu mènes, tu auras crevé avant d’y arriver…
Chaque mois, tu te demandes avec désespoir comment tu vas pouvoir joindre les 2 bouts. Entre les taxes, les impôts et l’augmentation des prix, tu sais que tu ne tiendras pas indéfiniment. Il faudra probablement te résoudre à vendre la maison que tu voulais léguer à tes enfants, faute de pouvoir en payer tous les frais. Tu te relogeras dans un trou à rats pour un loyer exorbitant. Car bien sûr, toi, tu ne bénéficieras d’aucune aide sociale puisque tu bosses…
Tu repenses souvent à 2017, l’élection de Macron. Toi-même tu as voté pour lui, tu étais content qu’il soit élu. Il n’avait pas l’air dangereux, plutôt brillant même, et puis surtout, tu avais tellement peur que le FN ne passe… Et tu ne voulais pas voter blanc, tu disais que ça ne servait à rien, que le plus important était de contrer l’extrême droite…


Et à présent, c’est trop tard.

Qu’est-ce qui servirait encore à quelque chose aujourd’hui pour les gens comme toi ? Pourtant, tout était plus ou moins annoncé dans son programme… Mais qu’ils étaient crédules les gens comme toi, le « petit milieu français », « les pauvres », comme dit ouvertement le président Macron, du haut de la vie luxueuse qu’il mène avec ses amis du CAC 40. Peut-être grâce à ton vote…

Qui a dit quoi ?

institutjustice

Lendemain du premier tour.

Certains sont satisfaits, d’autres non.

Je ne vais pas me lancer dans une analyse, un commentaire ou un appel au vote … Non, rien de tout cela. Je vais plutôt vous divertir avec un petit jeu.

Le Qui a dit quoi ?

De Marine Le Pen à Emmanuel Macron, saurez-vous reconnaître qui a prononcé ces phrases :

  • « Moi, je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit. »
  • « Il faut d’urgence mettre fin au laxisme judiciaire, abroger les lois pénales laxistes Dati et Taubira. »
  • « Sur le plan intérieur, mon engagement est clair : 10 000 emplois de policiers et de gendarmes seront créés durant le prochain quinquennat. »
  • « Je ferai appliquer la loi, ce qui n’a pas été fait depuis des années car la justice a reçu les instructions d’un laxisme absolu. »
  • « La première mission du chef de l’Etat est d’assurer notre sécurité. J’y suis prêt. »
  • « La délinquance et la violence pourrissent la vie des Français. La police fait son travail, mais la justice ne suit pas … »
  • « La sécurité dépend des quartiers, des milieux sociaux : elle est injuste. Nous créerons l’unité des droits. »
  • « Je veux construire des places de prison, stopper les remises automatiques de peine, refaire les peines plancher. »

Que puis-je ajouter ?

Sachez, chers amis, que pendant toute la campagne nous avons travaillé d’arrache-pied à nous faire entendre par les candidats. Nous avons préparé des propositions de mesures à mettre en place, pragmatiques et réalisables, avec des experts reconnus.

Certains candidats ont eu une oreille attentive, mais je dois l’avouer aucun des deux finalistes n’a pris la peine, jusqu’ici, de nous recevoir personnellement.

Sécurité ? Justice ? Des centaines de morts depuis quelques années à cause du terrorisme ? Des récidivistes en cavale en raison de lois laxistes ? Des Fichés S qui se baladent allègrement ? Des victimes qui croisent leur agresseur tous les jours ?

Des sujets qui semblent anecdotiques pour nos candidats pendant cette élection.

Je dois tout de même être honnête. Gilbert Collard, le porte-parole de Marine Le Pen a pris la peine de nous rencontrer et de nous présenter leur programme. Vous pouvez visionner cet entretien ici, il dure 17 minutes.

Quand à Emmanuel Macron, nous espérons qu’il enverra à notre rencontre son porte-parole justice, que nous serions ravis d’entendre et filmer pour vous avant le 7 mai. En attendant, nous avons compilé l’ensemble de ses positions sur les sujets qui nous intéressent. Un programme pour l’heure un peu flou qui, je l’espère, sera clarifié. J-13Vous pouvez les découvrir en cliquant ici.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ps : je tiens à saluer tous les policiers et gendarmes qui reçoivent mes emails, je sais que vous êtes nombreux, et vous dire merci pour le travail remarquable que vous accomplissez en cette période chargée.

VOICI qui est VRAIMENT MACRON

On vous aura prévenus !                                                       

ET CA VEUT DEVENIR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ! ON REVE …

 

Macron est énarque. A l’ENA, il a côtoyé Boris Vallaud (mari de Najat Vallaud-Belkacem) qui fut plus tard directeur de cabinet au ministère de l’Economie.

Macron est un franc-maçon Young leaders. Macron est un ancien banquier de chez Rothschild.

Macron est millionnaire. Nous le savons grâce au redressement fiscal que le fisc lui a infligé au sujet de sa maison du Touquet estimée à 1,4 millions d’euros. Mais il oublie de déclarer son patrimoine réel !!! 3 millions de gains disparus en 2 ans c’est quand même beaucoup.

Macron est soutenu  par des dizaines de caciques de la politique (anciens ou actuels ministres, secrétaires d’Etat, députés, sénateurs, présidents de région ou de département, maires…) : François Patriat (PS), Bernard Kouchner (ancien ministre de gauche et de droite), Renaud Dutreil (UMP et créateur du RSI), Jean-Claude Boulard (PS), Jean-Pierre Sueur (PS), Corinne Lepage (qui a papillonné dans de nombreux partis), Nicole Brick (PS), Jean-Michel Baylet (radical de gauche, PDG du groupe La Dépêche ), Gérard Collomb (PS),Jean-Paul Huchon (PS, condamné pour prise illégale d’intérêt), Dominique Strauss Kahn, Daniel Cohn-Bendit…

Macron est soutenu par des financiers et des patrons : Alain Minc (financier, conseiller politique), Pierre Gattaz (patron du MEDEF), Claude Bébéar (milliardaire, fondateur d’AXA), Vincent Bolloré (milliardaire, propriétaire de l’institut de sondage CSA, actionnaire de  Vivendi, Canal+…), Pierre Berger (milliardaire, mécène historique du PS, copropriétaire de L’Observateur et Le Monde), Bernard Arnaud (milliardaire, fondateur de LVMH, propriétaire de Radio Classique, Le Parisien et Les Echos), Alexandre Bompard (millionnaire, patron de la FNAC et de Darty), Françoise Holder (millionnaire, fondatrice de Boulangerie Paul)…

Macron est aussi soutenu par deux patrons emblématiques des télécommunications : Xavier Niel (patron de Free, copropriétaire de L’Observateur, Le Monde, Publications de La Vie Catholique, Télérama…) et Patrick Drahi (patron d’Altice qui est la holding luxembourgeoise de SFR-Numéricable, propriétaire de L’Express, Libération, NewsCo, BFM TV, BFM Business, RMC…). Patrick Drahi habite en Suisse, possède un compte bancaire dans le paradis fiscal de Guernesey et a logé sa société à la Bourse d’Amsterdam. Lorsque Macron était secrétaire général adjoint de l’Elysée, Bouygues était en concurrence avec Numéricable pour racheter SFR. C’est Macron qui a permis à Patrick Drahi d’avaler SFR. Et Drahi a depuis renvoyé l’ascenseur. Le banquier Bernard Mourad (Morgan Stanley), mi proche de Drahi, est aujourd’hui conseiller spécial du mouvement “En Marche” de Macron et s’occupe activement de sa campagne électorale.

Dans l’équipe de campagne de Macron, on trouve une flopée de diplômés de Sciences Po ou de HEC, cadres supérieurs dans de grands groupes, comme par exemple la société américaine de conseil McKinsey.

En 2016, Emmanuel Macron a été la personnalité qui a bénéficié du plus grand nombre de couvertures de magazines. Macron est un grand ami de Yves de Kerdrel (patron de Valeurs Actuelles et dont le carnet d’adresses est copieusement garni de représentants de l’élite sociale). Macron organise depuis des années des diners mondains dans lesquels il invite la crème de l’establishment politico-médiatique.

Macron est-il honnête ?

Macron laisse entendre qu’il est issu de Normale Sup. Faux : Macron a échoué deux fois au concours d’entrée de l’Ecole Normale Supérieure. Par contre, il était élève du lycée élitiste Henry-IV. Mais ce n’était pas un étudiant brillant. Un de ses anciens camarades a indiqué à Marianne que Macron “arrivait à utiliser suffisamment de mots savants pour donner le change” à l’oral. 

Macron fait croire qu’il est docteur en philosophie. Le problème est que l’on n’a jamais retrouvé sa thèse. Il prétend alors qu’il n’a produit qu’un mémoire. Mais lorsque les journalistes de Challenges interrogent son supposé directeur de mémoire, le professeur de philosophie Etienne Balibar, celui-ci répond “ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode”.

Le 6 avril 2016, Macron lance son mouvement “En Marche” par un clip vidéo mettant en scène la diversité et les talents de la population française. Mais le lendemain, Yann Barthès, présentateur du Petit journal, révèle la supercherie : le clip de Macron n’est qu’un copier-coller de vidéos étrangères, notamment américaines. Par exemple, une supposée Française est en réalité une Américaine figurant dans un clip de campagne des primaires démocrates de Bernie Sanders.

Le 10 avril 2016, au JT de France 2, Macron affirme que son parti En Marche a dépassé les 13000 adhérents. Balivernes. Le Canard Enchainé révèlera le 12 avril qu’en réalité il ne s’agissait que de 13000 visites d’internautes sur le site de Macron.

En juin 2016, le ministre Macron ouvre le capital de l’aéroport de Toulouse. Macron affirme qu’il ne s’agit pas d’une privatisation car les investisseurs chinois n’acquerront que 49,9% du capital. L’Etat garde 10% et les collectivités locales possèdent le reste.
Mais Médiapart révélera l’existence d’un pacte secret d’actionnaire liant l’Etat, non pas aux collectivités publiques, mais aux Chinois et qui leurs donne les pleins pouvoirs.

Le 11 août 2016, dans une interview à Paris Match, Macron prétend qu’il dialogue régulièrement avec l’intellectuel tunisien Abdelwahab Meddeb au sujet de la religion et de la place de l’islam en France. Les journaliste de Match (trop occupés à faire la promotion de Macron ?) ne vérifient pas. Heureusement pour la vérité, le rédacteur en chef de TV5, Xavier Marquet, éventera le mensonge : Meddeb est décédé depuis deux ans !

Selon le livre Dans l’enfer de Bercy, Macron aurait utilisé 120.000 euros d’argent publique pour financer sa campagne électorale.

Macron a-t-il l’étoffe d’un homme d’Etat ?  Réponse de Jacques Attali (qui fut pourtant un de ses premiers supporters en 2012) :
Jacques Attali ( dans Challenges du 13 mai 2016) : “Macron n’incarne que le vide”.

 

 

Conclusion

On le constate, Macron est un pur produit du système. D’autre part, il est trop beau et trop parfait pour être vrai. On se demande si Macron n’est pas pas un leurre, un masque, un avatar ? Un concept marketing de l’oligarchie politico-médiatico-financière, un faux candidat anti-système façonné pour capter les voix des électeurs écœurés par les politiciens traditionnels et avides de nouveauté ?