Voulez-vous savoir qui n’est pas « fainéant » ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,
Chers amis,

Si j’osais, en ce jour de grève en France, je dirais avoir découvert une catégorie de gens que notre Président aurait sans doute bien du mal à qualifier de « fainéants ».

Mais ce serait particulièrement malvenu car lorsque je dis cela, je pense aux terroristes, aux apprentis terroristes, aux djihadistes, aux apprentis djihadistes, aux radicalisés, aux apprentis terroristes radicalisés, aux islamistes apprentis terroristes, aux islamistes qui se radicalisent…

Bref, vous avez compris ce dont je parle.

Jeudi dernier, vous avez été très nombreux à me répondre après mon message sur le plombier de Villejuif. Et vous avez été très nombreux à me dire :

« Chère Laurence,

Il est inconscient de donner publiquement la profession de ce courageux monsieur qui va probablement être retrouvé par des complices de ceux qu’il a permis de faire arrêter ». 

Et nous espérons tous que la police a fait ce qu’il fallait pour le mettre en sécurité. Nous l’espérons, car on ne peut que redouter ce qu’il pourrait advenir de l’artisan en question quand on apprend qui sont les deux individus arrêtés.

Ali M.R., le propriétaire de l’appartement « laboratoire », est un père de famille franco algérien. Il a 36 ans.

Frédéric L. est fiché S, il s’est converti à l’islam en 2008 et s’est radicalisé depuis 2015. Il a 47 ans.

Vous lisez bien.

36 et 47 ans.

L’âge de votre conjoint, de vos enfants, de vos collègues ?

L’âge d’être père de famille, d’avoir un métier, des hobbies, des projets de vacances, parfois des ennuis de santé…

MAIS pas a priori l’âge de jouer à l’apprenti chimiste, de préparer un attentat, de vouloir rejoindre l’Etat Islamique, de vouloir tuer ses compatriotes au motif qu’ils sont des infidèles.

Savez-vous en effet que l’écrasante majorité des délinquants, et particulièrement des délinquants violents et récidivistes, sont des jeunes gens, voire de très jeunes gens ? Les statistiques nous l’apprennent : passé quarante ans presque tous les criminels se sont « rangés des voitures », s’ils ne sont pas morts avant de leur « activité », bien entendu…

Mais voilà, il semble qu’en ce qui concerne le terrorisme islamiste, cette règle ne s’applique pas.

Il n’y pas d’âge pour avoir ce genre de dessein macabre et pour devenir une menace pour la sécurité nationale.

Une menace qui vient de l’intérieur, et qui nous est directement destinée. Une menace qui peut nous frapper lorsque nous sommes dans les transports en commun, au supermarché, à la sortie de l’école ou à un concert…

Et pendant ce temps, le savez-vous ?

Nous sortirons de l’état d’urgence le 1er novembre prochain.

Une loi de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme doit être votée prochainement à l’Assemblée nationale. Je vous laisse deviner l’accueil qu’elle va recevoir par tous nos amis idéologues et « droits de l’hommistes ». Ils ont déjà manifesté le week end dernier contre « l’Etat policier ».

Curieux « Etat policier » que celui dans lequel des dealers peuvent tenir en coupe réglée des quartiers entiers, comme par exemple dans les quartiers nord de Marseille, sans que la police n’ose intervenir, pour ne pas provoquer « d’incident », comme le rapportait encore récemment le journal Valeurs Actuelles…

Vous comprenez bien que nous devons faire entendre une autre voix aux parlementaires. Ils doivent être convaincus du bien-fondé de cette loi dont le but est de nous protéger.

Son but est de protéger les Français contre la menace intérieure qui existe bel et bien mais que les idéologues préfèrent nier.

Mais que voulez-vous, « quand le sage désigne la lune, l’imbécile regarde le doigt » … Lao Tseu ne pensait pas si bien dire. A nous de convaincre maintenant.

Pour cela, nous multiplions les rendez-vous et les demandes de rendez-vous avec les députés, leurs assistants et toute oreille attentive à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Nous nous apprêtons d’ailleurs à expédier à tous les membres des commissions de lois, à l’Assemblée nationale et au Sénat, un substantiel « kit de rentrée », qui leur présentera l’Institut, notre revue, nos études, afin qu’ils sachent bien où se trouve l’expertise en matière de justice et d’insécurité, si seulement ils veulent bien y prêter attention…

A vous de nous aider en retour dans ce combat, complétez maintenant le référendum pour la justice 2017​ en cliquant ici​ ​et transmettez-le à tout votre entourage.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

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Emmanuel Macron n’est pas devenu Président par hasard

Nous avons tous pu prendre connaissance des sommes engagées par les différents candidats lors des dernières élections présidentielles.

On découvre ainsi qu’Emmanuel Macron a dépensé 16,7 millions d’euros pour sa campagne.

C’est même le candidat qui a dépensé le plus.

Curieusement, aucun journaliste soulèvera la question suivante: Comment un homme inconnu du grand public un an auparavant, jamais élu, a-t-il pu en moins de deux ans créer un parti politique, l’animer et rassembler autant d’argent en si peu de temps.

La réponse à cette question, la genèse de l’histoire, c’est, en quelques sorte, Parker Pointu, commentateur de ce blog qui nous l’explique…

Accrochez-vous, ça décoiffe…

Macron est remarqué par Henri de Castries, président d’AXA mais aussi président du Groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderberg ou Club Bilderberg, un rassemblement annuel de plus d’une centaine de membres essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias.
Ils voient en Macron l’opportunité d’infléchir la politique économique et industrielle française et de contrer les syndicats, pour aller sur une politique libérale à l’anglo-saxonne.

Cependant Macron ne parvient pas, à son poste de conseiller économique à l’Elysée, à faire fléchir Hollande et son gouvernement.

Lors de la réunion du Groupe Bildelberg à Copenhague du 29 mai au 1 er juin 2014, la réunion compte de nombreux banquiers notamment de la Deutsche Bank, Christine Lagarde, Benoit Coeuré, ancien de la BCE, et Macron.

De Castries et plusieurs banquiers se voient en présence de Macron.

Il est donc décidé de faire pression sur Manuel Valls pour que Mr Macron soit ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d’Arnaud Montebourg trop instable.

Jean-Pierre Jouyet est contacté et influence François Hollande.

Macron est donc nommé Ministre le 26 août 2014.

De Castries voit Valls et lui suggère de faire un geste vis-à-vis du patronat, de redorer son blason, qu’il en serait récompensé.

Le 27 août Valls participe à l’université d’été du MEDEF il a prononcé un discours salué par une longue « standing ovation ».

Les financiers ont réussi leur coup.

Leur prodige est à leurs bottes, il n’y a plus qu’à manipuler la marionnette.

Le patronat est satisfait mais le trouve encore trop timide dans ses réformes, ils le poussent à faire la loi « Macron 2 ».

Mais Valls s’y oppose et donne le projet de réforme à Myriam El Khomri.

Les financiers sont furieux contre Valls et décident sa perte, Valls les a trahi.

Cependant Macron réussi à inclure dans la loi : la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales.

Valls rétrograde Macron dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016.

Le 21 mars 2016 De Castries, Gattaz (MEDEF), Mario Draghi (BCE), John Cryan DB, des financiers et les patrons des groupes de presse, Bolloré, Drahi, Bergé se réunissent à Francfort, et décident d’épauler Macron pour la création d’un parti dévoué à leur cause.

Macron sera épaulé et financé pour créer un parti politique.

La manipulation est simple la presse écrite doit lui consacrer de nombreuses unes, notamment la presse féminine, et la presse destinée aux jeunes.

La télévision doit le présenter comme le gendre idéal.

Les patrons de presse créaient des groupes de travail uniquement dédiés à l’image et à la communication Macron.

Bolloré a eu cette réflexion : « Puisque la mode est aux couguars et aux MILF mettons sa couguar à la une, c’est tendance, les jeunes vont kiffer ! ».

Les financiers vont élaborer la création du parti.

Ils créent deux associations : l’« Association pour le renouvellement de la vie politique » et l’Association de financement du parti « Association pour le renouvellement de la vie politique » La deuxième sera financée par des fonds privés De Castries et Gattaz invitent Mr Logerot le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avec Mr Dargnat qui prendra la présidence de l’association de financement du parti, un ancien de BNP Paribas Asset Management.

La machine est en marche.

Le 6 avril 2016 le parti est créé.

L’argent des groupes financiers abonde, la campagne est lancée.

Fin avril 2016 Edouard Philippe maire du Havre est invité par De Castries et Bolloré, à Paris, ces derniers lui demandent de soutenir Macron puis ils invitent le futur premier ministre à la réunion Bidelberg qui se tient du 10 au 12 juin 2016 à Dresde.

Une réunion se tient avec Christine Lagarde, Baroso et d’autres financiers.

A l’issue se tient une autre réunion à Berlin où il est décidé de faire de Macron le Président de la France.

Sont présent des financiers, le directeur de la BCE, Drahi, Bolloré, Bergé et surprise : Mr Louvel Président du Conseil supérieur de la Magistrature.

Ils sont rejoints le temps d’un dîner par Madame Merkel.
Dans le même temps, il faut penser à décrédibiliser Hollande, un débat aura lieu le 14 avril 2016 sur France 2.

Les patrons de presse font pression sur Michel Field, patron de l’info du groupe France Télévision, pour que ce soit Léa Salamé, journaliste aux dents longues, multimillionnaire par son mariage et bobo moraliste qui anime le débat.

Le 14 avril 2016 elle fait son effet et François Hollande ne sera pas épargné.

En novembre, les primaires de droite sont ouvertes, Fillon gagne.

Jugé trop frileux dans son programme par les financiers, ils décident de l’éliminer.

L’affaire Fillon est lancée, bien d’autres élus de droite et de gauche font travailler leur conjoints ou enfants, mais Fillon doit être éliminé.

Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaîné et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions augmenter en 2017, comme par hasard.

Gaspard Ganzter, conseiller de Hollande mais aussi camarade de promo de Macron à l’ENA, rencontrera le directeur du Canard début janvier.

Déchaînement des médias sur Fillon, les journalistes bien obéissants et soi-disant indépendants se déchaînent.

Mais surtout ils prennent soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits.

L’homme à abattre c’est Fillon.

De l’autre côté, ordre est donné d’axer sur le FN, sachant que lors d’une confrontation Macron Le Pen, Macron serait élu.

La Machine médiatique est en route, les magistrats sont dans la course; peu importe si cette campagne est nauséabonde, mais Macron doit sortir vainqueur coûte que coûte.

Lors d’une entrevue, entre Macron, Drahi, et Bolloré, Drahi dit à Macron : « Ne brusque pas les français, dis leur ce qu’ils veulent entendre, ce sont des veaux, ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste.

Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre.

Sache les séduire et les endormir et nous aurons ce que nous voulons.

Beaucoup de gens (financiers et grands patrons) comptent sur toi, ne les déçois pas !

Sers-toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes, qui se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les financiers et l’argent, mais sont les premiers à faire de l’évasion fiscale, tu verras ils viendront te lécher les fesses par intérêts, ce sont les pires, je ne les aime pas !» Bolloré lui dit : « Le Français veut de l’information instantané, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut leur servir ce qu’ils veulent ! »

Réunion le 11 avril 2017 avec De Castrie, Drahi, Jouyet, Sarre et d’autres personnages influents avant le 1er tour des élections, la ligne médiatique est organisée, la presse est dévouée à Macron, mais Mélanchon inquiète, ainsi que le manque de confiance des français envers les politiques.

Le 23 avril 2017 ils sont rassurés, Macron est en tête avec 24%.

Drahi félicite Macron et lui dit : «Tu es président les français n’auront jamais les couilles de voter Le Pen et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi ! ».

Cela se finit à la Rotonde… Macron savait qu’il était président.

Le 24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges !

Ces élections présidentielles furent qu’à un seul tour, magnifiquement orchestrées par, les médias, la finance et le CAC 40, les français n’y ont vu que du feu !

Le 7 mai 2017, Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible plan « en marche ».

Le spectacle du Louvre fut un délire narcissique dont l’analyse révèle bien des intentions que je qualifierais de « déviantes » et bien éloignées des problèmes et attentes des Français.

Reste maintenant la dernière étape: les législatives.

Faire élire 50% à l’Assemblée Nationale de personnes qui n’ont jamais touché à la politique ou eu un mandat électoral.

Cette manœuvre est organisée depuis Paris dans le cadre d’un mystérieux processus de sélection afin d’achever d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage de personnes désignées qui seront à la botte du régime.

Là aussi, personne ne se posera la question du financement de toutes ces investitures.

« Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Au second tour des législatives, Macron obtiendra une très nette majorité.

Le changement est devenu le deus ex machina de la politique.

Il a suffi de le promettre pour conquérir le pouvoir.

Le peuple, par ces élections, a perdu sa souveraineté; maintenant il élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie.

Heureusement, 16 millions de personnes se sont abstenues ou ont voté blanc, signe qu’il y a des français qui font encore preuve d’intelligence, et ne se laissent pas manipuler.

Mais le réveil va être brutal, les français vont bientôt pleurer, mais ils ont les politiques qu’ils méritent !

Parker Pointu

NB: Toutes les informations citées supra peuvent être vérifiées, ce ne sont pas des affabulations, ceux qui chercheront à savoir et qui ne se laisseront pas manipuler par les médias découvriront cette triste vérité. »
NB: le lecteur averti remarquera que la quasi totalité des acteurs principaux de cette histoire sortent du même moule: Science-Po, ENA

cf: http://lagauchematuer.fr/2017/08/10/macron-a-depense-plus-de-167-millions-de-pour-sa-campagne-presidentielle-plus-que-tout-autre-candidat/

Bayrou déjà mis à la porte

Chère Madame, cher Monsieur,

Je le sentais. Hier, j’ai commencé à vous écrire un message. Son titre ? “Bayrou va-t-il partir ?”

Bingo !

On avait toutes les raisons d’y penser ! Au-delà du fait qu’il change de bord politique comme de chemise, son bilan est bien maigre depuis un mois en tant que garde de Sceaux …

… une loi de moralisation de la vie politique qui se vide chaque jour un peu plus de sa substance !

Pour la majorité des mandats, le casier judiciaire vierge vient d’être abandonné.

Des signaux pouvaient nous faire penser qu’il risquait d’être prochainement débarqué :

Edouard Philippe, le premier ministre, a ouvertement recadré son ministre de la justice. En moins d’un mois, c’est du jamais vu !

Sur France Info, le premier ministre a parlé franchement :

« Quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen. Je comprends parfaitement que l’homme François Bayrou ait été peut-être agacé par la façon dont les questions ont été posées (…).

Il se trouve que quand on est ministre, on n’est plus simplement un homme animé par ses passions ou 
par sa mauvaise humeur ou par son indignation. « 

Pire encore, on peut apprendre sur Closer – ça vaut ce que cela vaut bien sûr … – que François Bayrou et Richard Ferrand ont failli… en venir aux mains ! Sans intervention musclée pour les arrêter, ils auraient vraiment pu se bagarrer.

Effarant pour des ministres vous me dites ? Que je vous comprends.

Dans ces conditions, vous comprenez qu’il avait tous les risques d’être sur un siège éjectable.

François Bayrou avait-t-il une carte joker ?

Pensez au nombre de députés Modem.

Ils seront 42 à siéger dans la nouvelle assemblée. Ils étaient 2 lors du précédent quinquennat. C’est un nombre qui pèse. Personne ne peut le nier.

Pourtant, même ce chiffre n’est pas suffisamment significatif.

Car le parti La République En Marche possède 308 députés à lui seul. Le seul parti d’Emmanuel Macron a donc déjà la majorité absolue (290 députés).

Le seul impact que peut avoir Bayrou est sur les réformes constitutionnelles. Comme vous le savez, il faut être appuyé par près de 550 élus entre l’Assemblée nationale et le Sénat. 

Chaque voix compte.

Mais il y avait une dernière ombre au tableau : l’enquête qui concerne le Modem.

La technique commence à être connue. Les petits partis semblent la pratiquer extensivement. Puisqu’ils n’ont pas suffisamment d’adhérents et de cotisations pour payer des permanents, ils demandent aux assistants parlementaires de faire ce travail de permanent, comme…

… créer le site Internet du parti

… diffuser les communiqués de presse du parti

… entretenir les relations presse du parti

Autrement dit, le temps qui aurait dû être consacré à des dossiers législatifs (nationaux ou européens) l’est à du travail de militantisme. Les Français apprécieront l’utilisation des fonds.

Le Modem est accusé d’avoir utilisé ce moyen pour se financer. Corinne Lepage, co-fondatrice du Modem, accuse même les cadres d’avoir érigé « cette pratique en système ».

Alors, Bayrou sur la sellette ?

J’écrivais: “Nous allons le savoir très rapidement, puisqu’un nouveau gouvernement va être nommé aujourd’hui ou demain.”

Maintenant, on le sait : Bayrou aura mis 20 ans à revenir à un ministère – il aura été débarqué en moins d’un mois.

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

Quels députés pour la justice ?

 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

Les élections législatives sont passées. Nous avons 577 députés.

Mais quelles sont les conséquences pour la justice ?

C’est la question que nous nous sommes posés toute la nuit. Il fallait faire le tri entre les déclarations médiatiques et la réalité.

Vous allez le voir, nous avons identifié 7 députés à suivre sur la justice.

Mais ne parler que de ces députés serait oublier les circonstances de l’élection.

Par exemple, vous pouvez lire « une domination moins spectaculaire que prévue » sur Le Monde. Hélas, ce ne sont que des mots.

La réalité est qu’Emmanuel Macron dispose bel et bien de la majorité absolue.

Peu importe l’abstention qui a frôlé les 50% au premier tour, 60% au second.

Peu importe qu’il ait 359 ou 470 députés. Le résultat est le même.

S’il vous plaît, chère lectrice, cher lecteur, ne tombez pas dans ces excuses de militant. Les faits sont là. La majorité absolue a été donnée par les Français.

On peut se plaindre que l’abstention ne soit pas comptabilisée, qu’il n’y ait pas de quorum, que le scrutin ne soit pas à la proportionnelle, mais c’est ainsi.

Voyez-vous, votre obligée doit planifier son action sur des faits.

Et puis, n’oublions pas : Emmanuel Macron a basé toute sa campagne sur la volonté de réformer la France. Il a la majorité absolue. Rien ne peut l’empêcher d’appliquer son programme.

Si dans 5 ans, le bilan d’Emmanuel Macron est mauvais, ce ne sera pas la faute des autres. Il aura eu la main sur tout, avec tous les soutiens dont il avait besoin…

… D’autant plus que la prochaine élection est en 2019. Ce seront des élections européennes. Entre temps, En Marche n’a pas besoin de faire campagne.

Voyez-vous, il a tout pour réussir … il n’y a plus qu’à s’assurer que la justice fasse bien partie des institutions à réformer.

C’est là où, comme vous vous en doutez, je suis plus nuancée.

Parmi tous les candidats, Emmanuel Macron est celui qui a le moins parlé de justice durant la campagne… alors même que les réformes sont urgentes.

Vous et moi pouvons compter sur 7 députés pour faire comprendre l’urgence au Président :

#1 Jean-Michel Fauvergue. Son curriculum est impressionnant. Il s’agit ni plus ni moins de l’ancien chef du RAID de 2013 à 2017. Un homme de terrain, qui connaît la réalité… et qui a la poigne nécessaire. Il est le conseiller d’Emmanuel Macron sur l’anti-terrorisme.
Il déclarait au journal Le Monde :

« On est sur la tolérance zéro, le renforcement des effectifs, la création de places de prison, la coordination du renseignement directement sous le contrôle du chef de l’Etat, la judiciarisation automatique des retours de Syrie avec placement dans des environnements séparés, la continuation des frappes à l’extérieur… »

#2 Laurence Vichnievsky, ancienne juge d’instruction. Elle est devenue célèbre pour avoir instruit les dossiers des principaux scandales financiers des années 90. L’affaire Elf, l’affaire Dumas, l’affaire des frégates de Taïwan, c’est elle. Encore une personnalité incorruptible.

De 1979 à 2010, elle a travaillé sur des dossiers pénaux. Les mauvaises langues rappelleront qu’elle a commencé son engagement politique chez Les Verts – ce serait oublier qu’elle a aussi travaillé avec Les Républicains par la suite.

#3 Jean-Jacques Bridey, député sortant. Il était membre de la commission de la Défense et des Forces armées à l’Assemblée nationale, où il a pu traiter des questions liées au terrorisme et à l’Etat Islamique.

#4 Eric Ciotti, député sortant. Auteur prolifique de propositions de loi en lien avec la sécurité, il va participer au nouveau quinquennat. Il est également membre de la commission des lois, et on peut espérer qu’il rempile durant ce mandat.

#5 Guillaume Larrivé, lui aussi député sortant et auteur de propositions de lois et de rapports en lien avec la sécurité. Il conserve son siège et on peut espérer qu’il continue son travail pour défendre les Français.

#6 Alain Tourret, est réélu à presque 70% ! Joli tour de force. Cela peut se comprendre. Il fut secrétaire de la commission des lois lors du précédent quinquennat. Il a auditionné deux fois l’Institut pour la Justice, pour la prescription et la réforme pénale.

Ne vous y trompez pas, Alain Tourret était député radical de gauche avant de rejoindre En Marche. De gauche donc, mais pas sectaire. Ouvert à la discussion dans l’intérêt des Français. Nous espérons qu’il continuera son travail sous ce nouveau quinquennat.

#7 Christophe Castaner est également réélu. Il a été le représentant d’Emmanuel Macron sur les questions de sécurité lors de débats de la campagne.

Je le sens. Je vais recevoir des emails pour me dire …

« Mais où est le Front National ? »

« Mais où est la Droite Forte ? »

Croyez-moi : je ne doute pas de la volonté de la partie droite de l’échiquier politique. Gilbert Collard, réélu hier dans le Gard, avait déclaré il y a quelques mois : « Pour combattre le terrorisme, une seule solution, s’inspirer du modèle israélien : ayons le courage de le dire et de le faire ! ».

Tout le monde ne peut être que d’accord !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

François Bayrou, mais où êtes-vous ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Avez-vous vu François Bayrou ?

Oui, oui. Lui-même. Le garde des Sceaux. Le ministre de la Justice. L’homme à la tête de cette institution créée pour protéger les Français.

Voyez-vous, je suis inquiète. L’entendez-vous ? Le voyez-vous ?

Si vous êtes sur les réseaux sociaux, vous voyez quelques frémissements. Il « tweete » sur Twitter. Il « like » sur Facebook. Mais est-il vraiment là ?

Car pendant ce temps, la criminalité continue ses ravages. Il vous suffit de faire un tour des quotidiens régionaux. Vous verrez l’ampleur du désastre.

Quelques feuilles choisies :

Vous souvenez-vous de l’affaire « Sarah Halimi » ? Les médias en ont peu parlé. Tout au plus Le Monde s’interroge. On peut même se demander quelle est la nature de cet effroyable crime…
Un adolescent violeur récidiviste. Un de plus ? Un jugé pour des sévices particulièrement barbares. Un qui a déclaré en garde à vue : « Quand je sortirai, je niquerai la France. » Chère Madame, cher Monsieur, êtes-vous sûr qu’il doit sortir ?
Essonne : des forains obligés de prêter main forte aux policiers. Des dizaines de délinquants s’affrontent. Bandes rivales dit-on. Je répète, au cas où : des civils obligés de venir en aide aux policiers. L’autorité de la police ? Disparue. La capacité de riposte ? Anéantie.
Avez-vous vu aussi les violences à l’île des loisirs de Vaires-Torcy ? Un agent de sécurité a failli être tué. Des « jeunes » ont failli commettre un meurtre … pour avoir voulu entrer sans payer. Ils sont revenus avec barres de fer et autres accessoires pour se battre.
L’affaire Richard Ferrand défraie la chronique. En effet, vous le comprenez aisément. Emmanuel Macron veut voter en priorité une loi sur la moralisation de la vie politique. Sauf qu’un de ses ministres s’empêtre dans un scandale financier.

Bref.

François Bayrou, si vous nous lisez, on a besoin de vous maintenant.

Je pourrais terminer mon message ainsi. Sauf que voilà …

Marielle de Sarnez, nouvelle ministre des affaires européennes et numéro deux du Modem, est visée par une enquête.

Tout est parti de l’enquête européenne sur le Front National.

Comme vous le savez, le parti est accusé d’avoir utilisé des salaires d’assistants parlementaires européens pour financer des permanents militants.

Il se trouve que le Front National ne serait pas seul à pratiquer cette combine. Marielle de Sarnez, comme dix-huit autres députés européens de tous bords politiques, est soupçonnée d’avoir fait la même chose.

Laissons la justice faire son travail. Après tout, elle a le droit à la présomption d’innocence.

Cependant, je vous parlais de François Bayrou.

Car François Bayrou, habituellement très silencieux, a cette fois réagi.

Il a « retweeté » et « liké » le message de défense de Marielle de Sarnez.

Vous vous en doutez. Cela fait mauvais genre. Un ministre de la justice se doit, par définition, de ne pas être partisan. En communicant sur les réseaux sociaux, il devient partisan.

Les magistrats montent évidemment au créneau. L’indépendance du ministre de la justice est remise en question.

Que faire ? Appeler à la démission ? Cela ne ferait que le troisième ministre appelé à démissionner en deux semaines dans une « république irréprochable ».

Troisième ou quatrième ? Pardonnez-moi, j’en perds le compte.

Voyez le constat : la loi de moralisation de la justice patine. Et à raison car à ce rythme, on pourrait craindre que tout le gouvernement soit appelé à démissionner avant le dimanche du second tour des législatives !!

Sauf qu’il y a encore plus grave. Oui, car au-delà des affaires …

… ce sont les Français qui se retrouvent sans ministère de la justice.

François Bayrou vient à la rescousse de son amie.

Mais quand viendra-t-il à la rescousse des Français ? Du budget de la Justice, toujours très inférieur à la moyenne européenne ? Des places de prison à construire ?

Car le véritable sujet est là ! Les jeux de courtisans occupent les médias… qui oublient les Français laissés pour compte de la justice.

François Bayrou, si vous nous lisez, voici ma proposition : l’Institut pour la Justice est prêt à vous rencontrer pour vous conseiller sur le sujet.

Merci de ne pas passer du mandat idéologue de Christiane Taubira à un mandat de silence, où la justice se meurt.

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

Où est donc la justice?



Chère Madame, cher Monsieur,


Où est donc la Justice ?

L’avez-vous vu depuis le début de la campagne présidentielle ?

Avez-vous entendu notre nouveau ministre de la Justice, François Bayrou ?

Non. Le silence. Le calme plat. Et vous savez, ça m’inquiète.

La dernière fois que la justice a été mise sous le tapis, ce n’était pas bon signe. C’était lorsque Christiane Taubira poursuivait ses basses œuvres dans le dos de la démocratie française.

Si vous en voulez la preuve, tapez « justice » sur Google Actualités France. Je viens de le faire. C’est éloquent.

Vous allez découvrir des titres tels que :

· GM&S : les syndicats annoncent le déminage du site
(Ce qui ne concerne pas la justice pénale)

· La Justice sur CR7
(Une affaire de corruption dans le Football Portugais)

· Taiwan : la justice rend une décision historique en faveur du mariage gay

· Les Etats-Unis attaquent Fiat en justice sur les émissions polluantes

· Fonctionnement de la Justice sur le site République Togolaise.

Tapez également François Bayrou (notre nouveau ministre de la justice). Vous trouverez de tout… sauf des sujets « justice » ! Vous lirez quelques articles sur l’affaire Richard Ferrand, sur les propositions de Bayrou dans le Béarn … et sur les législatives.

Rien sur la justice à proprement parler !

D’accord. Certains vont me rétorquer qu’il y a un article sur « la moralisation de la vie politique ».

Ce sujet est important, mais quand je vous parle de justice…

… c’est Sarah Halimi, dont les médias taisent l’assassinat sauvage par un islamiste. Maître Gilles William Goldnadel, expert associé de l’Institut pour la Justice, s’implique dans cette affaire.

… ce sont les agressions sexuelles et les viols qui vont sans cesse croissants. C’est cet adolescent de 16 ans poursuivis pour 4 agressions sexuelles, « dont une proche d’un viol » selon le journal La Dépêche.

… ce sont les 100 000 peines de prison en attente d’exécution chaque année parce que nous manquons de places de prisons. Quand ce sujet va-t-il réapparaître ?

… ce sont les victimes mises au ban du procès pénal. En 2012, François Bayrou prenait parti pour les victimes. Va-t-il les soutenir maintenant qu’il a le pouvoir de le faire ?

… ce sont les grandes affaires qui illustrent les problèmes de notre pays – le tireur des Yvelines, les femmes traqués dans le quartier de la Chapelle à Paris, le terrorisme qui a frappé à Manchester, etc.

Où est donc notre ministre de la justice ?

Il a reçu des associations pour la moralisation de la vie politique.

Va-t-il recevoir des associations pour remettre d’aplomb la justice ?

En tout cas, l’Institut pour la Justice est prêt à le conseiller. Depuis le temps que nous mettons en lumière les dysfonctionnements avec nos experts !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

PS : Si vous le souhaitez, vous allez bientôt avoir une occasion de participer à nos activités. Pour le moment, nous allons à la rencontre des députés et candidats aux législatives. Le moment est important car les soutiens à l’Assemblée Nationale se déterminent maintenant… pour les 5 ans à venir.