Mineurs délinquants : ne vous laissez pas faire

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

« Un chef de BAC un jour me dit :  » Patron, on a attrapé un gars pour vol portière.  »

Un vol à la portière consiste à attaquer une voiture arrêtée à un feu rouge. Vous cassez un carreau, vous ouvrez la portière, vous prenez le sac à main, vous partez. Quand la personne résiste, vous arrachez le sac à main.

C’est un phénomène très spécifique à la Seine–Saint-Denis, et il y a des professionnels du vol à la portière. Ce sont des mineurs, multi-réitérants. Ils agissent de 15 à 17 ans. Dès qu’ils arrivent à la majorité, ils passent à autre chose parce qu’ils savent que cela va tomber. S’ils le savent, c’est que la réalité fait qu’ils ne tombent jamais.

Donc le chef de BAC veut faire un pari avec moi :  » Patron, on a attrapé Monsieur machin qui a fait un vol portière, on vient faire un pari avec vous, je vous parie qu’il sort ce soir.  »

Je lui réponds :  » Non, je ne parie pas, malheureusement, je sais que ça risque d’arriver, il va sortir ce soir.  »

Le chef de BAC réplique :  » J’ai un deuxième pari à faire avec vous, patron, je vous parie qu’on va se remettre à un endroit où il opère et qu’on vous le ramène avant 20 heures.  »

Là, j’ai parié. J’ai dit :  » Non, il n’est pas quand même assez stupide pour faire ça « . Eh bien j’ai perdu mon pari. Ils me l’ont ramené avant 20 heures. »

Cette anecdote, je l’ai entendu de la bouche d’un commissaire de police, en poste depuis 25 ans.

Il l’a raconté lors du colloque au Sénat « Lutter contre les violences en France », auquel participait l’IPJ, le 4 juillet dernier.

Voilà le genre de choses que racontent les professionnels de terrain, ceux qui tous les jours s’efforcent d’arrêter les mineurs délinquants.

Madame Belloubet, la ministre de la Justice, a-t-elle jamais eu la curiosité d’écouter ces policiers et gendarmes ?

On peut se le demander lorsque l’on examine le projet de réforme de la justice des mineurs qu’elle est en train de préparer en toute discrétion.

Le plus grand flou, voire la plus grande confusion règne encore sur beaucoup d’éléments de ce projet. Mais certaines choses ont déjà filtré, et elles sont particulièrement inquiétantes.

On a appris notamment que les délinquants de moins de 13 ans ne seraient plus poursuivis pénalement.

Pourtant, dans son livre Tout ce qu’il ne faut pas dire, le général Bertrand Soubelet dressait un constat accablant : « déjà à douze ans, nombre de ces jeunes sont très autonomes et certains sont même entrés dans la vie active du deal et du caillassage des voitures de police et de la gendarmerie. Evidemment ils ne sont pas majoritaires. Mais, y compris dans les beaux quartiers, certains, âgés de douze ans, ne peuvent plus vraiment être considérés comme des enfants. »

Voilà la réalité de la délinquance des mineurs aujourd’hui.

Et face à cela, Madame Belloubet semble bien partie pour reprendre toutes les idées et les projets laxistes de Christiane Taubira.

Le projet de réforme de la justice des mineurs de Nicole Belloubet devrait être entièrement dévoilé à l’automne. Mais à l’Institut pour la Justice nous sommes déjà sur le pied de guerre pour ne pas laisser de telles folies !

Notre porte-parole, Guillaume Jeanson, a fait paraître une tribune dans Le Figaro pour alerter l’opinion publique sur les risques de la réforme à venir.

À l’automne, tout risque d’aller très vite, car Madame Belloubet a obtenu la possibilité de faire sa réforme par ordonnances, sans discussion au Parlement.

Nous devons donc absolument faire entendre le plus tôt et le plus fort possible la voix de tous ces Français qui demandent une justice plus protectrice, y compris contre les mineurs délinquants.

Nous devons agir dès maintenant. Ensemble, nous pouvons faire la différence.

Nous lancerons donc à la rentrée une pétition sur la justice des mineurs.

Nous ne devons pas nous laisser faire et laisser prospérer un tel risque sans agir. Il est encore temps de bloquer ces projets fous de la ministre de la Justice.

C’est pourquoi, je vous demande de remplir le questionnaire en cliquant ici.

Par avance, un immense merci pour votre implication.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Publicités

Mme la Ministre, les Français ont quelque chose à vous dire.

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

« Madame Belloubet ?

Ne raccrochez pas. Les Français ont quelque chose à vous dire ! Et ils sont très nombreux ! »

La semaine dernière, je vous ai envoyé notre pétition pour dire « non » à l’installation des téléphones fixes dans toutes les cellules de prison.

En quelques jours vous aviez déjà été des milliers à la signer.

C’est un très bon début, mais nous devons absolument continuer à nous mobiliser !

Le projet de Madame Belloubet est inutile et dangereux.

À l’heure où les trafics et la violence gangrènent chaque jour un peu plus nos prisons, à l’heure où la radicalisation islamiste se propage comme une gangrène parmi les détenus, il y a bien d’autres urgences que d’installer 50 000 lignes de téléphones fixes.

Dépenser de l’argent public et mobiliser l’administration pénitentiaire pour mettre en œuvre cette mesure, alors qu’elle a déjà tellement d’autres chats à fouetter, cela revient à dire que la sécurité des Français n’est pas la priorité de la ministre de la Justice.

Ce n’est pas acceptable.

Et puis bien sûr, si nous laissons passer cette mesure, d’autres suivront.

Certains pensent déjà à la prochaine étape et réclament que les détenus aient tous un accès à internet…!

C’est pourquoi, si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite à signer notre pétition et à la diffuser largement autour de vous.

Chaque signature compte !

Si nous sommes suffisamment nombreux nous pourrons faire reculer le gouvernement.

Je compte sur vous.

Axelle Thellier
Présidente de l’Institut pour la Justice

“On ne nous dit pas tout”

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

« On ne nous dit pas tout ».

Combien de fois avez-vous déjà entendu cette phrase ? À tel point que c’en est devenu un sketch.

Et pourtant, c’est une triste réalité…

Le Canard enchaîné l’a révélé mercredi dernier :

« Branle-bas de cellules, Place Vendôme, où le plan Prison de Belloubet vient de subir un gros pet au casque. »

De quoi s’agit-il ?

Emmanuel Macron avait promis durant sa campagne électorale que 15 000 nouvelles places de prison seraient construites durant son quinquennat s’il était élu.

Une fois élu, cette promesse a été abandonnée sans vergogne.

Finalement, 7 000 places nouvelles devaient être construites d’ici 2022.

Le président l’avait dit publiquement, en mars 2018, lors d’un discours prononcé à l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire. Il s’agissait d’une parole présidentielle, prononcée devant les futurs cadres et directeurs de prisons.

Patatras !

Comme l’explique Le Canard enchaîné : « les gilets jaunes sont passés par là, avec leurs milliards d’euros ! il faut donc rogner sur tous les budgets. Matignon vient de faire savoir à la Chancellerie que, au lieu des 7 000 premières cellules promises pour 2022, il n’y en aurait que 5 000. »

Croyez-vous qu’ils auront au moins le courage de l’annoncer publiquement aux Français ?

Pas du tout ! Ce renoncement est fait en catimini.

Et c’est d’autant plus scandaleux que, pendant ce temps, Nicole Belloubet n’a aucune peine à trouver de l’argent pour faire participer les détenus au « Grand Débat » voulu par le président Macron, pour équiper toutes les cellules de prison avec plus de 50 000 téléphones fixes, ou bien encore pour y installer des ordinateurs et des tablettes numériques !

Il y a actuellement presque 72 000 détenus dans les prisons françaises. En face, il y moins de 57 000 places actuellement utilisées. Il y a donc 15 000 détenus en surnombre.

Dans certaines maisons d’arrêt le taux d’occupation est de 200%. Je vous laisse imaginer les conditions de détention et les conditions de travail des surveillants…

Il y a aussi en permanence un stock de quelques 90 000 peines de prison ferme qui sont en attente d’exécution. Et l’une des principales causes de ce stock, c’est le manque de place de prison.

Certaines peines de prison ferme ne seront exécutées qu’un an ou plus après avoir été prononcées. Certaines ne le seront même jamais.

Le président de la République lui-même a reconnu, lors de ce fameux discours en mars 2018, que c’était inacceptable et que la pénurie de places prison déstabilisait tout notre système judiciaire !

Et le nombre des détenus ne cesse d’augmenter, en dépit de tous les efforts de la ministre de la Justice pour substituer des « peines alternatives » aux peines de prison, parce que la délinquance et la violence ne cessent d’augmenter.

Le terrorisme islamique ne fait que rendre ce sous-équipement carcéral encore plus dramatique et insupportable.

Comment empêcher la propagation de l’idéologie islamiste en prison lorsque le surpeuplement des établissements pénitentiaires empêche d’isoler convenablement les détenus les plus radicalisés ?

Le reniement de leurs engagements par le président de la République et la ministre de la Justice met en péril la sécurité de tous les Français.

  Parce que les prisons sont surpeuplées, la justice n’envoie en général en prison les délinquants qu’après que ceux-ci aient accumulé une longue suite de délits, et même lorsqu’une peine de prison ferme est finalement prononcée elle n’est souvent exécutée que des mois après avoir été prononcée.
  Parce que les prisons sont surpeuplées, il est très difficile de proposer aux détenus des activités et des formations qui pourraient permettre à ceux qui le veulent de se réinsérer après leur peine. Les surveillants doivent toujours travailler dans l’urgence.
  Parce que les prisons sont surpeuplées, la justice relâche le plus souvent le délinquant aux deux-tiers ou à la moitié de sa peine, pour faire de la place.

À cause de la sous-dotation carcérale, les peines de prison ne dissuadent pas ou peu, elles ne permettent pas la réinsertion, et elles ne neutralisent pas les délinquants les plus actifs en les enfermant pour longtemps.

Tant que la France souffrira d’une sous-dotation carcérale aussi criante, aucun véritable progrès ne sera possible en matière de sécurité et de justice.

L’Institut pour la Justice le dit et le redit depuis longtemps, preuves à l’appui.

Nous avons publié de nombreuses études sur le sujet de la prison. Nous avons analysé méthodiquement le problème de la sous-dotation carcérale. Nous avons montré comment il serait possible de faire de la détention un temps utile pour le détenu et la société.

Aujourd’hui plus que jamais, l’Institut pour la Justice est la seule association à faire une analyse réaliste des problèmes de notre justice et à proposer des solutions à l’efficacité prouvée, loin des postures idéologiques.

Mais, pour continuer notre travail, nous avons besoin de votre aide.

  Qui d’autres que l’IPJ aurait pu vous informer sur ce renoncement au plus haut sommet de l’État ?
  Qui d’autres que l’IPJ va se battre pour assurer votre sécurité grâce à une justice plus ferme ?
  Qui d’autres que l’IPJ osera affronter le politiquement correct et les extrémistes du laxisme ?

C’est pour vous que nous nous battons et c’est uniquement grâce à vous que nous existons. Chaque don, même minime, nous est précieux.

Nous avons besoin de moyens en urgence pour organiser la riposte.

Faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons besoin de vous.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

L’IPJ au Sénat

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Savez-vous qu’aux États-Unis les homicides et les vols avec violence ont diminué de 53% entre 1980 et 2010 ?

Savez-vous qu’à New-York la criminalité a diminué de presque 90% depuis la fin des années 1980 ?

Et en France… ?

Le nombre de « violences gratuites » ne cesse de croître. Il y a un an nous avions presque atteint le triste record de 1 000 actes de violence gratuites… par jour !

En 2018, ces violences gratuites avaient augmenté de 6% par rapport à la même période en 2017.

En 2017, elles avaient déjà augmenté de presque 3% par rapport à 2016.

ETC, ETC, ETC…

Quant aux violences sexuelles (et encore, seulement celles portées à la connaissance de la justice), elles avaient augmenté de presque 20% entre 2017 et 2018 !

Mais alors, comment expliquer une telle différence entre la France et les États-Unis ?

Certains veulent nous faire croire que l’explication de la criminalité reposerait sur les inégalités ou les injustices. Mais la France est le pays aux impôt et aux dépenses, notamment sociales, les plus élevées d’Europe.

D’où vient le problème alors… ?

La différence entre les USA et la France est que nos amis américains n’ont pas peur d’employer des méthodes fortes mais surtout des méthodes efficaces pour lutter contre la délinquance.

Et ces méthodes, ces idées qui sont développées aux États-Unis, vont bientôt se retrouver au sommet de l’État !

En effet, l’IPJ sera, un nouvelle fois cette semaine, le porte-parole de la majorité silencieuse, de tous ces Français qui demandent une justice plus protectrice.

Le 4 juillet se tiendra au Sénat un colloque sur le thème « Lutter contre les violences en France ».

Ce colloque sera sous le patronage du président du Sénat, Gérard Larcher, deuxième personnage de l’État.

L’Institut pour la Justice a été sollicité pour participer, apporter son analyse et celle de ses experts. Notre porte-parole, Me Guillaume Jeanson, fera partie des intervenants, ainsi que l’une de nos expertes, venue spécialement des États-Unis pour cette occasion, MadameHeather Mac Donald.

Madame Mac Donald est l’une des meilleures expertes américaines en matière de criminalité, et elle connaît particulièrement bien tout ce qui a été fait à New-York. Cette ville était un véritable coupe-gorge dans les années 1980 !

Nous pourrons ainsi exposer, devant des parlementaires français, les solutions qui ont été mises en œuvre pour faire baisser la criminalité aux États-Unis et expliquer comment ces solutions pourraient être appliquées en France.

Jeudi, au Sénat, les oreilles des tenants de la culture de l’excuse vont certainement siffler un peu.

Mais ce n’est qu’un début.

Même si les tenants de la culture de l’excuse et du laxisme judiciaire ont leurs entrées dans les ministères et qu’ils ont infiltré l’appareil judiciaire, en imposant leurs vues et leurs lois, nous n’avons pas l’intention de les laisser gagner.

À l’Institut pour la Justice, nous n’avons pas peur d’affronter l’idéologie dominante et nous savons qu’il existe des solutions à l’efficacité prouvée pour lutter la criminalité.

Pourquoi ce qui a marché aux États-Unis ne serait-il pas mis en œuvre en France, avec quelques adaptations si besoin ?

Pourquoi ne pas essayer ce qui a prouvé son efficacité, notamment la célèbre « théorie de la vitre brisée » ?

Pourquoi continuer à subir la hausse des violences, des agressions ou des cambriolages ?

Il n’y a pas de fatalité.

Vous pouvez compter sur nous pour nous battre plus fort que jamais, pour ne pas lâcher nos dirigeants et marteler nos solutions.

La résignation ne fait pas partie de notre vocabulaire.

Faites un don à l’Institut pour la Justice si vous voulez voir ses idées défendues et mises en œuvre.

Maintenant, tout dépend de vous.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel,

Justice des mineurs : attention danger !

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

« Lorsque c’est flou, c’est qu’il y a un loup ! »

Comme moi, vous avez déjà sûrement entendu cette expression populaire.

C’est celle qui m’est venue à l’esprit lorsque j’ai lu, dans les journaux, les premiers éléments de la réforme de la justice des mineurs que prépare la ministre de la Justice.

Nicole Belloubet veut faire passer cette réforme par ordonnances. C’est-à-dire en évitant des débats sensibles ou contraignants sur le fond de ses propositions. Soi-disant pour pouvoir aller plus vite…

Mais quelle urgence y a-t-il à vouloir que les délinquants de moins de 13 ans ne puissent plus être poursuivis pénalement, comme veut l’imposer la garde des Sceaux ?

À l’Institut pour la Justice nous sommes d’ores-et-déjà mobilisés pour ne rien laisser passer.

La garde des Sceaux ne trompera pas notre vigilance !

Dès que les premiers éléments ont été connus, notre porte-parole, Me Guillaume Jeanson a publié une tribune dans Le Figaro pour débusquer les loups qui se cachent derrière les flous.

Il est très important que la ministre de la Justice sache que nous surveillons ses projets de très près si nous voulons éviter des réformes catastrophiques. Il faut qu’elle sache que nous sommes déjà sur le pied de guerre !

Et pour cela j’ai besoin de votre aide.

Pouvez-vous s’il vous plaît vous rendre sur la tribune de Me Guillaume Jeanson, (en cliquant ici : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/la-reforme-de-la-justice-des-mineurs-pourra-t-elle-se-satisfaire-du-en-meme-temps-20190619la lire et surtout la partager par facebook, par email ou par twitter à tous vos contacts.

Plus nous serons nombreux à le faire, plus nous montrerons que nous sommes nombreux et mobilisés. Souvenez-vous, au moment du Grand débat, nous étions déjà apparus comme une force de mobilisation.

Nous devons donc mettre le maximum de pression dès maintenant.

De notre côté nous préparons en ce moment un contre-projet concernant la justice de mineurs.

Mais, je vous le rappelle, j’ai besoin que vous vous rendiez sur ce lien (il faut cliquer dessus) et que vous le partagiez par tous les moyens possibles.

Il y a urgence !

Ensemble nous pouvons faire la différence.

Avec tous mes remerciements,

Laurence Havel

PS : Ce projet n’était pas dans le programme d’Emmanuel Macron. Nous pouvons donc obtenir son retrait. À vous de jouer.

Les territoires perdus de la République

Chère Madame, cher Monsieur,

« Depuis quelque temps, la vie dans mon quartier vie est devenue un enfer.

Les vendeurs de drogue sont partout. Ils tiennent les halls d’immeubles. Ils ne se cachent même plus pour se livrer à leurs trafics. Et maintenant ils se font la guerre.

On entend des coups de feu. Ils se sont même attaqués au commissariat de police !

Je suis terrorisée en pensant que ma petite fille rentre à pied de l’école chaque jour… Qu’est-ce qu’on peut faire…? »

Voilà ce que me racontait il y a peu une de mes amies, les larmes aux yeux et épuisée par des nuits d’insomnie.

Elle habite un quartier nommé la Haie-Griselle, à Boissy-Saint-Léger en banlieue parisienne.

La Haie-Griselle était un quartier dans lequel il faisait plutôt bon vivre lorsqu’elle y a emménagé. Aujourd’hui, il fait la « Une » des journaux. Toujours à la rubrique « faits-divers ».

La guerre des gangs y fait rage pour s’approprier le territoire et contrôler le trafic de drogue.

Comme le rapportait le journal Le Parisien, un homme que la police surnomme « le boss des halls », parce qu’il contrôle le trafic du quartier, a été abattu, dans la nuit du 4 au 5 mai, à coups de pistolet de gros calibre.

Depuis, tous les habitants du quartier vivent dans la peur des représailles, de l’embrasement et de la guerre des gangs.

Des armes de gros calibre ont été saisies dans la cité et les « jeunes » harcèlent les policiers. Des cocktails explosifs ont été lancés dans l’enceinte du commissariat, et quelques jours plus tard, trois policiers ont été intoxiqués après le jet de trois bouteillesremplies d’acide.

Des CRS ont même été appelés en renfort…

… pour sécuriser le commissariat et protéger les policiers !

Des policiers qui protègent des policiers. Et un jour, on finira peut-être par faire appel à l’armée…

Mais au milieu de tout cela, il y a surtout les malheureux habitants du quartier qui ont peur, qui sont menacés et qui crient leur colère et leur détresse.

Des mères de famille courageuses ont organisé une marche « pour la sécurité ». On pouvait lire sur leurs banderoles : « Monsieur le préfet nous voulons vivre en sécurité dans notre quartier ! Donnez-nous les moyens de nous protéger… »

On ne peut que les applaudir et les approuver. Et aussi s’indigner de la manière dont les pouvoirs publics ont abandonné à la criminalité ces quartiers autrefois tranquilles.

Car ce qui arrive au quartier où vit mon amie est malheureusement une histoire tristement commune, qui se répète en ce moment même dans des centaines d’autres cités en France.

Beaucoup de policiers de terrain expliquent que c’est en 2005 que tout a vraiment basculé. Souvenez-vous des émeutes des « banlieues » qui avaient embrassé la France.

L’un de ces policiers témoigne, dans le livre de Frédéric Ploquin « La peur a changé de camp » (Albin Michel, 2018) : « Tout le monde a eu tellement peur d’une subite bascule que les comportements ont changé. Depuis, les chefs de service ne veulent surtout pas de bordel dans leur commune. Le mot d’ordre, c’est de ne pas approcher certains quartiers pour éviter que ça ne s’enflamme. Avant 2005, quand on était en difficulté sur un secteur, on revenait sur place à vingt. Depuis on a tendance à s’abstenir. »

Les conséquences n’ont pas tardé à se faire sentir :

Les voyous se sont promptement emparés des territoires abandonnés par les pouvoirs publics.
ils sont devenus des « caïds » puis les véritables « boss » de quartiers entiers
des millions de citoyens honnêtes se sont retrouvés livrés à la loi du plus fort, et à cette jungle que l’on appelle « le code des banlieues » où ce n’est pas la loi de République qui s’impose.

Un « cadre reconnu de l’appareil de renseignement français » (Frédéric Ploquin, « La peur a changé de camp », Albin Michel, 2018) explique :

« La vérité, c’est que certains voyous sont clairement entrés dans une logique de harcèlement et de confrontation avec la police. Le voyou traditionnel menait son activité prédatrice, mais il était assez intelligent pour ne pas attaquer frontalement la police. Ses héritiers consacrent une partie de leur temps à une activité d’intimidation des forces de l’ordre. Ils agissent pour préserver leur territoire, mais aussi parce qu’ils perçoivent la police comme un gang adverse. (…) Leur but, c’est de sanctuariser un maximum leur territoire pour y développer le business et de s’affirmer comme des caïds féodaux. »

La situation est très grave. Gérard Collomb, l’ancien ministre de l’Intérieur, le reconnaissait au moment où il a démissionné, en octobre dernier : « aujourd’hui dans ces quartiers c’est la loi du plus fort qui s’impose, celle des narcotrafiquants et desislamistes radicaux, qui a pris la place de la République. »

Et il ajoutait : « on vit côte à côte et je le dis, moi je crains que demain on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses. »

Et on sait bien, comme tout le monde, que la plupart des terroristes islamistes qui nous frappent sont issus de ces « territoires perdus de la République », de ces « banlieues » où l’on a abandonné le pouvoir aux caïds et aux islamistes.

À l’IPJ cela fait longtemps que nous alertons sur cette situation explosive. Et si nous nous réjouissons que notre diagnostic soit maintenant partagé au plus haut niveau de l’État nous aimerions voir de vraies solutions mises en œuvre.

Car il n’y a pas de fatalité. Les solutions existent. Nous les connaissons.

Mais elles demandent du courage politique pour être mises en œuvre, et de rompre avec l’idéologie laxiste qui règne largement sur notre système pénal.

Vous pouvez compter sur nous pour nous battre plus fort que jamais, pour ne pas lâcher nos dirigeants et marteler nos solutions.

La résignation ne fait pas partie de notre vocabulaire.

Je veux pouvoir dire à mon amie que l’IPJ agit pour protéger les honnêtes citoyens.

Nous n’avons que vous pour agir.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Européennes : ce sujet dont on n’a pas parlé

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Mardi dernier, dans le métro parisien, à la station Bastille, un jeune homme de 17 ans a donné un coup de couteau à un autre usager du métro. Le motif ? L’autre usager avait eu le tort de lui demander d’arrêter de bloquer la porte de la rame arrêtée à quai.

—-

Dimanche 12 mai, un homme âgé d’une cinquantaine d’années se promène paisiblement à Soisy-sous-Montmorency. Il s’apprête à rejoindre son domicile situé à proximité lorsqu’il est pris à partie par quatre « jeunes ». Le motif ? Les « jeunes » n’auraient pas aimé le regard que celui-ci a porté sur eux, rapporte le journal Le Parisien.

Une pluie d’insultes s’abat sur l’homme. Alerté par le bruit, son fils sort de chez eux. Il tente de calmer les assaillants, mais ceux-ci redoublent de fureur. L’un d’eux va chercher une barre de fer dans sa voiture.

Pris de panique, le père et le fils se réfugient, en tout hâte, dans leur domicile. Mais leurs agresseurs les suivent. Ils s’acharnent sur la porte d’entrée qui finit par céder. La bande pénètre alors à l’intérieur et commence à s’en prendre au fils. Atteint d’un coup de barre de fer à la tête, celui-ci est grièvement blessé.

—-

Dimanche 12 mai à nouveau, alors que la circulation est intense sur l’A9, à hauteur de la commune de Gallargues, dans le Gard, une voiture s’arrête net sur la voie de circulation du milieu. Le chauffeur coupe le moteur et descend avec son passager pour s’en prendre à la voiture qui les suit. Le motif ? Le conducteur aurait oublié de mettre son clignotant !

Armés de poings américains les deux hommes s’acharnent sur le malheureux conducteur et son passager. Le tout en plein milieu de l’autoroute.

Lorsque la gendarmerie arrive, les deux brutes se sont enfuies. Ils seront interpellés peu de temps après. L’un d’eux est un récidiviste, déjà connu pour des violences.

—-

Perpignan, le 23 avril, dans l’après-midi, sur l’avenue Julien-Panchot, une voiture s’arrête brusquement en pleine voie. Un homme en sort et se dirige vers la voiture qui le suivait, conduite par une jeune femme de 23 ans. Celle-ci tente de sortir de sa voiture, mais l’homme lui referme très violemment la portière sur les jambes. Puis il l’extirpe de l’habitacle et la pousse dans la rue. Gravement blessée aux jambes, la jeune femme fait des chutes à répétition. Le médecin donnera à la victime 3 mois d’arrêt. Elle ne pourra plus remarcher avant plusieurs mois.

Le motif de cette sauvagerie ? La malheureuse jeune femme aurait klaxonné son agresseur alors que celui-ci doublait irrégulièrement une file de voitures arrêtées à un cédez-le-passage.

L’homme a été interpellé puis placé en garde à vue. Sans permis, il avait déjà été arrêté pour cette même raison.

—-

Je n’ai pas voulu continuer cette liste. Je sais que lorsque, comme moi, vous évoquez ce genre d’agressions quotidiennes, on vous répond : « je ne peux pas le croire ».

C’est pourtant la triste et terrible réalité de notre pays. Aujourd’hui, chaque jour en France, on peut être agressé très violemment, voire tué pour une cigarette, un mauvais regard ou un coup de klaxon.

Bien sûr ceux qui prétendent que l’insécurité n’est qu’un sentiment, vous diront que ce ne sont là que des faits-divers. Mais combien de faits-divers faut-il pour faire une statistique ? Combien faut-il de statistiques pour ouvrir les yeux ?

Le ministère de l’Intérieur lui-même est obligé de le reconnaître : les violences (dites non crapuleuses) ont bondi de 8% rien que pour les premiers mois de l’année 2018.

Les policiers eux-mêmes sont effarés. « Les armes parlent beaucoup trop et les faits divers s’enchaînent à un rythme effréné », déplorait un responsable du syndicat de police Synergie-officiers dans les colonnes du Figaro il y a quelques mois.

Les raisons de ce déchaînement d’ultra violence gratuite sont sans doute multiples, mais il y a une raison qui n’est pas difficile à comprendre.

Les auteurs de ces agressions sauvages sont souvent des récidivistes ou des gens « bien connus » des services de police, comme on dit.

Et les peines qui leur sont infligées peuvent paraître dérisoires en regard de la gravité des faits.

Par exemple, l’homme qui n’a pas supporté d’être klaxonné, à Perpignan, a été condamné à quatre ans de prison ferme.

Quatre ans dont il fera peut-être deux, trois au maximum, compte tenu des remises de peine. Quatre ans alors qu’il était en état de récidive. Quatre ans pour avoir brisé les jambes d’une jeune femme simplement parce qu’elle l’avait klaxonné. Une jeune femme qu’il aurait parfaitement pu tuer en la faisant tomber comme il l’a fait.

Comment voulez-vous que ce genre d’individus violents et impulsifs soient dissuadés de passer à l’acte ?

Très souvent ils ont déjà eu à faire à la justice. Ils savent qu’ils risquent peu de choses. Trop peu de choses pour leur faire peur.

Ce sont donc aujourd’hui les honnêtes gens qui ont peur.

J’ai peur en lisant ce genre de choses dans les journaux. J’ai peur pour moi, j’ai peur pour mes proches, pour mes amis.

Cela me fait peur, mais cela renforce aussi ma détermination.

Une telle situation n’est pas normale, et à l’IPJ nous ne nous y résignerons jamais.

Alors même si le sujet de l’ultraviolence, et plus généralement, tous les sujets d’insécurité, de criminalité et de justice ont été soigneusement écartés des débats européens, nous savons bien que cette préoccupation est la vôtre.

Nous savons bien que même si les sympathisants de l’IPJ ont des votes différents, ils sont tous d’accord pour demander une justice plus rapide, plus ferme et plus protectrice des citoyens.

Alors nous allons continuer à être vos porte-paroles.

Les solutions qui marchent existent. Nous les connaissons, et nous nous battrons sans faiblir, jour après jour, pour les faire connaître, et pour les rendre incontournables pour nos dirigeants.

À force de ténacité et avec votre soutien, nous finirons par l’emporter.

Vous pouvez compter sur moi,

Laurence Havel