Défendons la légitime défense

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Chère Madame, cher Monsieur,

Le 3 mai 2014, Brahim A., un jeune militaire engagé dans la Légion, sort de la gare du Nord avec sa compagne.

Tout à coup, un individu les accoste pour leur vendre de la drogue. Brahim A. refuse tout net. Le dealer se fait menaçant.

Il sort une arme. Un couteau avec une lame de 9 cm et un manche orné de dix têtes de mort. Il se jette sur le militaire et lui transperce la main avec son couteau.

Brahim A. est blessé mais parvient à se défendre et à arracher l’arme de son agresseur. Il veut protéger sa vie et celle de sa compagne. Durant la mêlée qui s’ensuit, le dealer a la cuisse transpercé. Il décèdera quelques heures plus tard de cette blessure.

On apprendra que l’agresseur, qui aurait pu tuer le militaire ou sa compagne, avait déjà été condamné pour infractions liés aux stupéfiants et violence volontaire et qu’il était alcoolisé et drogué lors de son attaque.

Pour avoir défendu sa vie et celle de sa compagne et pour avoir simplement voulu se protéger d’une attaque, ce légionnaire, aux états de service impeccables, a été immédiatement placé en détention provisoire.

Il était victime et s’est retrouvé accusé !

Il a même été renvoyé devant une cour d’assises pour « violence volontaire avec arme ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner ». Il risquait jusqu’à 20 ans de prison !

Vendredi dernier, après quatre jours de procès, un jury populaire l’a acquitté. Brahim A. est ressorti libre du tribunal, son honneur enfin restauré.

5 années auront ainsi été nécessaires pour reconnaître une telle évidence et que cet homme soit (enfin !) reconnu dans son bon droit.

Et encore son avocat indiquait avant le procès : « Avec la légitime défense, on a parfois l’impression qu’il faudrait l’appliquer avec tellement de rigueur qu’elle ne s’appliquerait jamais. Franchement, si elle ne s’applique pas ici, on ne sait pas quand elle pourrait s’appliquer ».

En effet, lors du procès, l’avocat général a réclamé cinq ans de prison contre lui pour s’être défendu contre un homme qui menaçait sa vie.

Oui, vous avez bien lu ! Un juge voulait lui infliger 5 ans de prison pour s’être défendu.

Heureusement, un jury populaire a permis au bon sens et à la justice de l’emporter.

Mais je vous pose la question, est-il normal que Brahim A. ait été placé en détention provisoire immédiatement après les faits alors qu’il était l’agressé et qu’il n’avait jamais eu de démêlé avec la justice ?

Est-il normal qu’il n’ait pas été laissé en liberté, avec contrôle judiciaire si besoin, quand tant d’autres accusés sont laissés libres, alors même qu’ils sont, eux, des multirécidivistes ?

Est-il normal que Brahim A. ait été renvoyé devant une cour d’assises, avec le coût que ça représente et alors que nos tribunaux croulent sous les dossiers, alors que les cours d’assises sont normalement réservées aux crimes les plus graves ?

C’est l’avocat de ce légionnaire qui a raison lorsqu’il déclare : « Ce garçon a servi la France pendant des années. Il s’est trouvé dans une situation qu’il n’a pas choisi. À la barre, il s’est expliqué avec pudeur et respect, et la cour l’a cru. Sa place n’était pas dans une cour d’assises. » ?

En France, dès lors que vous vous défendez contre une agression, vous devenez suspect aux yeux de la justice.

Et vous devez parfois attendre des années, endurer un procès aux assises, comme Brahim A., simplement pour que la justice reconnaisse ce qui semble une évidence : le délinquant c’est votre agresseur, pas vous !

Pour un homme honnête, une telle procédure judiciaire, qui peut durer des années, est une épreuve terrible. Sans même parler des frais qu’elle entraîne et du risque qui pèse sur votre tête.

Comme le dit très bien Philippe Bilger, ancien magistrat :

« J’ai l’impression que pour éviter, et à bon droit, les dérives d’une société qui livrée à elle-même ressemblerait au Far West, on tombe à rebours dans une sorte de juridisme qui ne tient absolument pas compte de la réalité, des menaces, des agressions, des armes, de l’angoisse et du caractère scandaleusement intrusif de la malfaisance dans des lieux dont la vocation est d’urbanité et de tranquillité. »

Quand on voit comment ce militaire agressé a été traité par la justice, on est convaincu qu’il y a une mentalité hostile aux victimes et favorable aux agresseurs qu’il faut absolument changer.

L’Institut pour la Justice s’y emploie avec constance et détermination depuis des années. Et ce procès montre bien qu’il faut absolument continuer le combat.

L’un de nos experts, maître Thibault de Montbrial, est l’un des meilleurs spécialistes des questions de légitime défense.

Il intervient fréquemment dans les médias pour expliquer comment il faudrait changer la loi et la pratique judiciaire.

Nous avons publié des études précises sur la légitime défense. Encore dans le dernier numéro de notre revue on trouve un long article, très détaillé, pour défendre le principe de la légitime défense et son application concrète.

L’Institut pour la Justice sera toujours aux côtés des victimes et pour une justice plus protectrice.

L’Institut pour la Justice continuera, sans relâche, de se battre pour la reconnaissance de la légitime défense.

Mais pour agir, nous avons besoin de votre aide. Toutes nos actions ont un coût. Vous informer, mobiliser des avocats, des juristes et des experts pour défendre nos droits et notre sécurité a un coût.

Nous sommes une petite association et nous ne recevons aucune subvention. Tous les dons, mêmes minimes, sont précieux pour nous.

Si vous voulez nous permettre de défendre d’autres victimes comme ce légionnaire et de faire connaître ces cas, faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons besoin de vous.

Les dons sont indispensables car ils nous permettent d’agir. Si l’Institut pour la Justice ne le fait plus faute de moyens, qui le fera ?

Mille mercis de votre aide précieuse par un don aussi généreux que possible.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Radicalisé et en prison : il commet sa 6ème prise d’otage

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Chère Madame, cher Monsieur,

Et ça continue, encore et encore…

La prison de Condé-sur-Sarthe a encore une fois été le théâtre d’un incident gravissime.

Encore une fois des surveillants ont frôlé la mort.

Encore une fois la faute en revient à des dysfonctionnements inacceptables et connus depuis longtemps !

Condé-sur-Sarthe, prison ultra-moderne censée être la plus sécurisée de France est un concentré de presque tout ce qui ne va pas dans l’organisation des nos prisons, et que nous ne cessons de dénoncer.

Que s’est-il passé ?

Mardi soir, pendant près de cinq heures, un détenu, armé d’un pic artisanal, a retenu un surveillant et une stagiaire dans sa cellule.

Libérés en deux temps, avant et après minuit, les personnels pénitentiaires sont heureusement sains et saufs. Le détenu s’est rendu vers minuit trente.

Qui est le condamné responsable de cette prise d’otage ?

Il s’appelle Francis Dorffer. Il est né à Hayange, en Moselle, en 1984, et est issu de la communauté des gens du voyage de l’est de la France. Il entre en prison à l’âge de 16 ans après une condamnation en 2000 à six ans d’emprisonnement pour « vol avec violence » et « viol ».

Depuis il n’en est jamais sorti et a fréquenté une vingtaine d’établissements pénitentiaires.

Dans la nuit du 14 au 15 septembre 2003, un différent au sujet d’un programme télévisé éclate entre Francis Dorffer et Michel Gober, son compagnon de cellule à la prison de Metz-Queuleu. Il le frappe, le bâillonne, le ligote et l’égorge avec une fourchette. Gober, âgé de 19 ans, devait être libéré quinze jours plus tard.

Pour ce meurtre abominable, Dorffer est condamné à 30 années de réclusion, assorties de 20 ans de sûreté.

Depuis qu’il est en prison, Dorffer a effectué six prises d’otages ! Oui, vous avez bien lu : SIX prises d’otage.

En 2006.

En 2009.

En 2010.

En 2011.

En 2017.

Et la dernière en date, mardi soir.

C’est précisément parce qu’il est, selon les personnels pénitentiaires, le « champion de la prise d’otage carcérale » que Francis Dorffer se trouvait à Condé-sur-Sarthe.

On pourrait penser qu’un détenu avec un tel pédigrée ferait l’objet de précautions particulièrement renforcées à Condé-sur-Sarthe. D’autant plus qu’en détention Dorffer s’est converti à l’islam et qu’il est suivi pour « radicalisation ».

Mais pas du tout !

Savez-vous comment Dorffer a pu orchestrer sa sixième prise d’otages ?

À Condé-sur-Sarthe, Francis Dorffer était « auxiliaire » au sein de la prison, c’est-à-dire qu’il aidait à servir les repas et à faire le nettoyage. Cette fonction, rémunérée, permet d’aller et venir en détention, et c’est à l’occasion de la distribution des repas qu’il a pris les deux surveillants en otage.

Autrement dit, ce meurtrier ultra-dangereux, classé sur le registre des DPS (détenus particulièrement signalés), suivi pour radicalisation, bénéficiait de plus de liberté de mouvement que les autres détenus !

À ce stade, ce n’est même plus un dysfonctionnement, c’est pratiquement de la mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

D’autant plus que Dorffer avait donné tous les signes d’un imminent passage à l’acte violent. Il avait notamment fait part au médecin de la prison de son intention de faire une prise d’otages pour contraindre l’administration à le transférer dans un autre établissement.

Vous êtes sidérés ?

Attendez, ce n’est pas fini.

Vous vous souvenez qu’au mois de mars de cette année un détenu radicalisé avait poignardé deux surveillants dans cette même prison de Condé.

La ministre, Nicole Belloubet, avait promis toute une batterie de moyens supplémentaires afin de calmer la colère des surveillants. Notamment des gilets pare-lames.

Des gilets ont bien été livrés depuis… mais pas à la bonne taille !

Comme le dit un surveillant : « On est face à des gilets qui ressemblent plutôt à des brassières qu’à autre chose »…

La livraison a donc été suspendue, et les gardiens attendent toujours les gilets à la bonne taille.

Une trentaine d’entre eux ont aussi reçu une bombe aérosol au poivre. « Mais il est indiqué dans la note de service qu’il ne faut pas la diriger dans le visage », dit le même surveillant au journal Ouest-France.

Et vers quoi les surveillants sont-ils censés diriger leur bombe aérosol en cas d’agression ? Vers les pieds des détenus ? On croit rêver, ou plutôt cauchemarder…

Un syndicaliste pénitentiaire explique : « Condé-sur-Sarthe, c’est l’histoire de “la petite maison dans la prairie”. L’établissement a été ouvert en 2013 par Christiane Taubira. Bien des processus et des fonctionnements ont été allégés au nom de plus d’humanité vis-à-vis des détenus. Mais on ne peut traiter ces détenus comme des individus comme les autres.L’établissement est mal né et ça perdure. »

Tout est dit.

La réalité, c’est que la prison « la plus sécurisée de France », qui abrite les détenus les plus dangereux, les plus violents, est très largement gérée comme s’il s’agissait d’une prison ordinaire. Tout cela au nom d’une prétendue « humanité ».

C’est pour cela que, depuis son ouverture, les incidents graves se sont multipliés dans cet établissement.

Cet « humanisme » met délibérément en danger tous les jours la vie des surveillants. Cet « humanisme » a du sang sur les mains.

L’IPJ n’a de cesse de dénoncer cette idéologie laxiste qui traite les surveillants de prison comme bons à sacrifier et qui nous met tous en danger.

Au mois de février de cette année nous avons publié une étude très complète sur cette question des détenus dangereux et violents, et sur la manière de les prendre en charge.

Rien de tout ceci n’est une fatalité. Des solutions existent. Elles sont même très simples. Mais pour cela, il faudrait que nos dirigeants ouvrent enfin les yeux.

Le syndicat FO à Condé-sur-Sarthe a écrit : « Les agents ont le sentiment que le pire reste à venir à Condé tant qu’il n’y a pas une volonté politique de faire changer les choses. »

Oui, le pire reste à venir si nous ne parvenons pas à faire bouger les choses.

Et pas seulement à Condé-sur-Sarthe, mais dans toutes les prisons de France, qui sont devenues de véritables poudrières.

C’est pourquoi je vous demande de m’aider de toute urgence !

Nous avons besoin de votre soutien pour pouvoir continuer notre action, pour pouvoir diffuser nos travaux, pour pouvoir continuer à alerter l’opinion publique, pour pouvoir continuer à rencontrer les élus et à marteler notre message auprès des pouvoirs publics.

Nous sommes une petite association et nous ne recevons aucune subvention. Tous les dons, mêmes minimes, sont précieux pour nous.

Faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons besoin de vous.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

PS : au moment où je vous envoie, ce message nous venons d’apprendre que sur la justice des mineurs, Nicole Belloubet va aller encore plus loin dans le laxisme que Christiane Taubira. Je vous en dirai plus très prochainement mais aidez-moi à vous écrire et à informer des milliers de Français en faisant un don en cliquant ici.

Urgent : portrait-robot de l’automobiliste qui a fauché deux enfants

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Chère Madame, cher Monsieur,

Je vous écris dans l’urgence.

Un enfant de dix ans est mort et un autre, âgé de sept ans, est actuellement entre la vie et la mort.

Ils ont été fauchés dimanche après-midi à Lorient par une voiture qui avait fui un contrôle routier.

Après avoir percuté les enfants, qui sortaient du Mac Donald voisin, le conducteur et sa passagère ont pris la fuite.

Le principal suspect, prénommé Killian, mesure 1,80 mètre, de « corpulence normale, de type eurasien, teint mat » et « cheveux noirs ». Sa passagère, âgée de 21 ans, de « corpulence mince », mesure 1,65 mètre, selon la justice, qui les recherche activement.

« Âgé de 20 ans, déjà condamné en répression de faits de conduite sans permis », cet homme « aurait emprunté le véhicule de sa mère alors qu’il n’est pas titulaire du permis de conduire », a indiqué le parquet dans un communiqué.

Voici leurs portraits diffusés par la police, qui a lancé un appel à témoins.

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Si, et seulement si, vous avez des informations ou que vous reconnaissez ces personnes, je vous invite à contacter d’urgence le 02 97 78 86 00. N’intervenez pas vous-même.

L’Institut pour la Justice sera toujours aux côtés des victimes !

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Échange alcool maison contre…

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Chère Madame, cher Monsieur,

Jeudi dernier un détenu a été condamné à dix-huit mois de prison supplémentaires, après que l’administration pénitentiaire ait découvert des images pédo-pornographiques sur son ordinateur.

Ce détenu purgeait déjà une peine de dix-huit ans de prison pour le viol de deux adolescentes, commis à Brest en 2002 et 2003, comme le rapporte France 3.

S’il avait un ordinateur portable dans sa cellule, c’est parce que l’administration pénitentiaire l’y avait autorisé. En effet, ce condamné rédigeait une thèse pendant le temps de sa détention, pour préparer sa « réinsertion ».

Les images pédo-pornographiques qui ont été trouvées sur son ordinateur, il les avait achetées à un autre détenu grâce à la revente d’alcool à laquelle il se livrait en prison. En toute illégalité bien sûr. Il avait en effet « reconstitué un alambic » dans sa cellule à l’aide de briques de jus de fruits…

Et savez-vous quel était le sujet de la thèse sur laquelle il était censé travailler ?

« La prison et la lutte contre la récidive » ! Je vous jure que je n’invente rien.

Voilà donc un homme :

condamné pour le viol de deux mineures,
qui trouve cependant le moyen pendant sa détention de se livrer à un trafic d’alcool…
… pour se procurer des images pédo-pornographiques sur son ordinateur
fourni par l’administration.

Comment expliquer un tel scandale ? Voici comment a réagi le Procureur :

« On a foi en l’être humain, on croit toujours que la personne est récupérable… Mais lui, au lieu de travailler utilement sur sa thèse universitaire, il a préféré retomber dans ses travers et ses anomalies »

Et en effet, tout cela est profondément choquant.

Choquant et profondément inacceptable.

À l’IPJ nous croyons à la réinsertion des condamnés après leur peine. Nous aussi nous pensons que beaucoup de délinquants sont récupérables.

MAIS pour cela il y a une condition préalable indispensable : qu’ils soient réellement punis et sanctionnés pour leurs crimes et que les peines soient exécutées sans faiblesse.

Les partisans de la culture de l’excuse et du laxisme judiciaire veulent nous faire croire que, pour réinsérer les délinquants, il faut absolument se montrer « gentil » ou « compréhensif » avec eux.

D’abord en leur évitant la prison le plus longtemps possible, en préférant toujours les « peines alternatives ». Et ensuite en relâchant la discipline carcérale le plus possible. En accordant aux détenus toujours plus de « droits » et d’éléments de confort et toujours moins d’obligations, de devoirs ou de discipline.

Mais c’est l’inverse qui est vrai.

Pour beaucoup de délinquants un passage par la prison est souvent une condition nécessaire pour abandonner leur mode de vie délinquant, pour être capables de « décrocher ». Et eux-mêmes en ont conscience.

Le docteur Théodore Dalrymple, l’un de nos experts, qui a pendant longtemps été psychiatre dans les prisons anglaises explique :

« Tôt dans ma carrière de médecin pénitentiaire j’ai découvert une chose à laquelle je ne m’attendais pas le moins du monde : qu’une proportion étonnante des détenus préférait la vie en prison à la vie “à l’extérieur”. »

S’ils préféraient la vie en prison, au moins un temps, c’est d’abord parce que, disaient-ils, ils s’y sentaient plus “en sécurité”.

« Mais en sécurité par rapport à quoi ? La plupart du temps c’était par rapport à eux-mêmes. Ils ne savaient pas quoi faire de la liberté et lorsqu’un choix se présentait à eux, ils choisissaient toujours la branche de l’alternative la plus superficiellement attirante et la plus évidemment autodestructrice. Ils provoquaient le chaos et le malheur autour d’eux, y compris pour eux-mêmes, et ils étaient souvent sous la menace d’ennemis que leur propre comportement avait suscités. »

En prison il n’y a pas tout cela, du moins lorsque la prison est réellement une prison et que l’administration ne laisse pas les condamnés y recréer leur mode de vie délinquant.

Pendant leur détention, beaucoup de condamnés reçoivent aussi des soins qu’ils ne recevraient pas ailleurs. C’est particulièrement vrai pour ceux qui se droguent. Or beaucoup de délinquants sont de grands consommateurs de psychotropes : cannabis, alcool, cocaïne, etc.

Le docteur Dalrymple en a rencontré beaucoup durant sa carrière :

« Les drogués étaient si maigres qu’ils auraient pu servir de figurants dans n’importe quel film sur les camps de concentration. Après quelques mois en prison, ils étaient à nouveau l’image vivante de la santé. Malheureusement ils revenaient quelques mois après leur libération dans le même état cadavérique. Certains avaient même supplié les juges de les envoyer en prison afin qu’ils puissent “décrocher“, comme ils le disaient, c’est-à-dire cesser de se droguer.Mais le désir de décrocher n’était pas équivalent à la volonté nécessaire pour résister à la tentation de la drogue une fois qu’ils étaient libérés. »

Lorsque l’administration pénitentiaire préfère « fermer les yeux » sur certains trafics pour acheter la « paix carcérale », non seulement elle met en danger la sécurité de tout le monde, mais elle manque aussi à son devoir d’aider les condamnés qui veulent se réinsérer.

Ce manquement peut avoir des conséquences dramatiques pour les détenus eux-mêmes.

Le docteur Alexandre Baratta, un autre de nos experts, psychiatre lui aussi, raconte qu’il a déjà eu à faire à des détenus présentant « des troubles d’allure psychotique » qui étaient « probablement consécutifs à la consommation de stupéfiants. Ils avaient consommé soit trop de cannabis, soit des amphétamines ou de la cocaïne, qui circulent librement en prison et auxquels les détenus ont recours – particulièrement le vendredi… »

Les trafics qui gangrènent nos prisons ne sont pas une fatalité. Ils sont le résultat d’une suite de décisions prises par les pouvoirs publics. Une suite de lâchetés et de démissions.

À cause de ces renoncements, nos prisons sont de moins en moins capables de remplir leurs fonctions : punir les criminels, protéger la population, aider les condamnés qui le veulent à se réinsérer.

À l’IPJ, nous n’avons pas peur de dénoncer ces démissions et de dire des vérités qui dérangent.

Nous n’avons pas peur de dire que la prison est un instrument indispensable pour lutter contre la délinquance.

Nous n’avons pas peur de dire qu’il faudrait construire de très nombreuses places de prison supplémentaires.

Et nous n’avons pas peur de dire qu’il faudrait rétablir une vraie discipline carcérale, afin de pouvoir faire de la détention un temps utile. N’en déplaise aux soi-disant « humanistes » pour qui le mot discipline est un gros mot.

Nous continuerons à le dire, inlassablement, et à être les porte-parole de tous les Français qui veulent une justice plus rapide, plus ferme et plus protectrice des citoyens.

Vous pouvez compter sur moi.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Quand la Justice laisse mourir des femmes


Chère Madame, cher Monsieur,

« Il y a une femme qui a un droit de vie ou de mort aujourd’hui sur moi, c’est la juge d’instruction. »

Laura est une mère de famille de 31 ans, qui a été victime d’une tentative de meurtre de la part de son ex-conjoint, en avril 2018 : il a tenté de l’étrangler à trois reprises devant leur fille de deux ans.

L’homme a été placé en détention provisoire en attendant le procès, mais il fait plusieurs demandes de libération.

Au mois de décembre 2018, la Cour d’appel de Versailles refuse sa sortie, le jugeant « trop dangereux », et que « seule la détention provisoire peut protéger la victime de toute pression ».

Deux mois plus tard, il est pourtant libéré après une nouvelle demande !

Et on ne lui impose qu’un simple contrôle judiciaire, sans bracelet électronique, et sans interdiction de territoire.

Mais ce n’est pas tout…

À peine sorti de prison, l’homme assigne Laura en justice devant le juge aux affaires familiales. Malgré la « dangerosité signalée par un juge », l’homme veut récupérer la garde de sa fille et exige surtout de connaître l’adresse de Laura. Il finit par l’obtenir du juge aux affaires familiales.

Il y a trois semaines, Laura s’est trouvée nez-à-nez avec celui qui avait tenté de la tuer.

Elle ne doit peut-être sa survie qu’à la présence de son père, alerté par les cris de détresse et d’effroi de sa fille.

Ce jour-là l’ex-compagnon s’est enfui. Mais demain ?

Laura a bien sûr prévenu la police et alerté la justice. On s’est contenté de lui répondre que le contrôle judiciaire auquel est soumis son ex-conjoint est « strict » et « adapté ».

Strict et adapté… Alors qu’elle s’est retrouvée du jour au lendemain face à cet homme « dangereux » et alors qu’il avait été précisé que « seule la détention provisoire peut protéger la victime de toute pression ».

Mais souvenez-vous.

Il y a presque un an je vous avais parlé de l’histoire de Cathy, une femme de 37 ans défigurée à l’acide par son ancien compagnon, le père de ses deux enfants.

Karim avait annoncé depuis longtemps son intention de faire payer à Cathy leur séparation. Il avait déjà été condamné à 18 mois de prison (avec sursis !) pour violences conjugales. Il avait l’interdiction de se rendre à Marseille, où habitait Cathy.

Ces interdictions sont théoriques puisque personne ne surveille les milliers d’individus à qui on impose ces restrictions. Il venait ainsi régulièrement la narguer et la menacer.

Encore trois jours avant de défigurer Cathy, Karim avait été arrêté pour avoir violé son interdiction de territoire. Mais il avait été laissé libre, avec une simple convocation pour trois mois plus tard…

Je ne sais pas si Laura connaît l’histoire de Cathy, mais faut-il attendre de tels drames pour que la justice protège enfin les femmes victimes de violences ?

« 53 femmes sont mortes, et beaucoup de juges ont fait de graves erreurs. Moi, je fais partie du monde des mortels. Il faut me protéger. » implorait Laura dans le Figaro, il y a quelques jours.

Oui, c’est le devoir le plus élémentaire de la justice de protéger toutes les victimes, en particulier contre les récidivistes.

Mais trop souvent la justice manque à ce devoir fondamental. Et ce manquement est d’autant plus scandaleux qu’il existe des moyens, à l’efficacité prouvée, pour mieux assurer la protection des victimes.

À l’IPJ, l’écoute et l’assistance aux victimes sont dans notre ADN. Nous sommes sans cesse à la recherche de nouveaux moyens pour que les victimes soient mieux prises en compte et protégées.

Il y a quelques mois, par exemple, nous avions proposé aux Sénateurs de mettre en place un dispositif qui permettrait aux victimes d’agression d’être informées automatiquement de la situation de leur agresseur. Par exemple s’il vient de sortir de prison, s’il a bénéficié d’un aménagement de peine, s’il a échappé à son contrôle judiciaire, etc.

Ce dispositif est inspiré d’un dispositif appelé VINE, qui existe aux États-Unis depuis de nombreuses années, et qui a largement fait ses preuves.

Les Sénateurs ont été très intéressés par notre proposition. Un amendement de l’IPJ a même été adopté par le Sénat, début octobre 2018.

Une grande victoire pour les victimes, mais hélas…

Lorsque le projet de loi sur la justice est arrivé à l’Assemblée Nationale, notre amendement a été supprimé par les députés.

Pour quel motif ?

Accrochez-vous bien : « pour protéger la vie privée du condamné », mais également pour protéger « la victime de ses propres obsessions. Lui donner la possibilité d’avoir accès à un nombre étendu d’informations sur l’auteur de son préjudice c’est l’empêcher d’aller de l’avant. »

Je vous jure que je n’invente rien ! C’est mot pour mot ce qu’ils ont dit.

Qu’attendent donc nos dirigeants pour adopter de simples mesures de bon sens, comme celles que nous proposons ? Des morts supplémentaires ? Encore plus de femmes tabassées ou défigurées ?

Il faut le répéter, le marteler : des solutions existent ! Nous les connaissons, et nous travaillons tous les jours à les faire connaître à nos élus.

Tout ceci nous montre que notre travail est plus que jamais indispensable. Nos idées progressent, puisque le Sénat avait adopté notre proposition et nous multiplions les rencontres et les courriers ces dernières semaines pour convaincre les députés dereprendre cette idée. Nous progressons et surtout, nous ne baisserons JAMAIS les bras.

C’est pourquoi je vous demande de bien vouloir m’aider à continuer notre action. J’ai besoin de vous pour continuer notre travail. C’est en continuant, sans se lasser, de marteler notre message qu’il finira par être incontournable pour les pouvoirs publics.Mais pour cela, j’ai besoin de vous. Même un don minime peut nous aider.

Faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ces seniors qu’on assassine dans le silence


Chère Madame, cher Monsieur,

Il est environ 23h, ce vendredi 12 avril, lorsque Philippe sort du train à la gare de Fontainebleau-Avon. Philippe a 69 ans mais il continue à travailler malgré son âge.

Philippe habite à Vulaines-sur-Seine, à quelques kilomètres de la gare, à laquelle il se rend en voiture.

Philippe se dirige donc vers le parking aérien pour y récupérer son véhicule et rentrer tranquillement chez lui, après une longue journée de travail.

Mais Philippe ignore qu’il est suivi.

Tout à coup, alors qu’il s’approche de sa voiture, deux jeunes hommes lui sautent dessus. Ils le frappent, lui assènent de violents coups de poing au visage, puis tentent de l’étrangler. Un déchaînement de sauvagerie pour lui voler son ordinateur et son téléphone portable.

Philippe sera rapidement transporté à l’hôpital.

Mais les coups portés ont été trop nombreux, trop violents.

Il décédera quatre jours plus tard.

Les agresseurs présumés de Philippe, identifiés par la vidéosurveillance, ont été interpellés à Paris. Il s’agit de deux Algériens d’une vingtaine d’années en situation irrégulière.

Quelques jours plus tard, plus au sud, à Perpignan, des policiers se rendent en urgence chez un septuagénaire. Des voisins les ont alertés, entendant des cris de détresse.

À l’arrivée des forces de l’ordre, la victime, un vieux monsieur de 77 ans, est seul et mal en point.

Il confie avoir été frappé à de multiples reprises par un individu qui vient régulièrement lui dérober les quelques sous qu’il gagne en vendant le journal dans la rue, à Perpignan.

« Il a cassé ma porte », explique le vieux monsieur. « À chaque fois, il entre par ce trou, me frappe et fouille mes tiroirs pour voler ma recette ».

Heureusement, grâce aux voisins, le véhicule de l’agresseur a pu être identifié et ce dernier a été interpellé, comme le rapportait le journal Le Midi libre, le 7 mai.

Comme le relate le journal, le procureur de la République a requis 5 ans de prison contre Abdallah, parlant de « faits abjects » commis par un récidiviste. « Des actes confirmés par les témoignages des voisins, sur une victime en difficulté, qui ne sait même plus quel est son âge véritable, tant elle est choquée. »

Ce mardi 30 avril, un retraité qui vit dans la résidence pour seniors du Tonkin à Villeurbanne fait sa promenade habituelle dans un quartier qui est pourtant malmené par les jeunes vendeurs de drogues.

Il s’arrête devant une école et regarde des enfants jouer dans la cour d’une école maternelle. Peut-être ces enfants qui jouent lui rappellent-ils ses petits-enfants, ou bien sa propre enfance.

Mais soudain un groupe de jeunes gens l’apostrophe. Ils lui reprochent de regarder les enfants, puis l’accusent d’être un pédophile. Le vieux monsieur proteste, mais les jeunes insistent et le bousculent violemment. Il chute lourdement.

Il décèdera deux jours plus tard des suites d’un important traumatisme crânien.

Un suspect de 19 ans a été interpellé et le Parquet a tenu à préciser : « la victime n’avait aucun antécédent et les soupçons de pédophilie aucun fondement ». Le maire de la commune a par ailleurs précisé que, « cet homme était âgé de 82 ans, il était connu des services de la ville comme une personne gentille et serviable ».

Vous l’aurez remarqué, ces trois faits-divers très récents ont un point commun : toutes ces agressions violentes – dont deux mortelles – ont été commises sur des personnes âgées.

Toute agression est intolérable, mais il y a quelque chose de particulièrement ignoble lorsque les agresseurs s’en prennent délibérément à des personnes vulnérables, comme les enfants, les handicapés, ou les personnes âgées.

Nous comprenons tous qu’une agression est encore plus grave lorsqu’elle touche une personne vulnérable du fait de son âge ou de son état physique, car cela signale une lâcheté et une cruauté particulières de la part des agresseurs.

Pour s’en prendre à une personne âgée, il faut être particulièrement dépourvu de scrupules et de pitié.

C’est d’ailleurs pour cela que la justice applique, parfois, des circonstances aggravantes.

Mais pour ma part, je suis extrêmement inquiète et en colère contre ces agressions qui se multiplient contre nos anciens.

Et encore, je ne vous ai parlé que des agressions physiques. J’aurais pu vous parler de toutes les escroqueries ou les vols qui ciblent spécialement les personnes âgées, pour profiter de leur vulnérabilité ou de leur état de désorientation.

Par exemple, ce 8 mai, le journal La Provence rapportait le procès un homme qui a escroqué plus de 35 personnes âgées en trois mois seulement dans les Bouches du Rhône, l’année dernière. L’homme, âgé de 33 ans, qui se faisait passer pour un fauxpolicier pour endormir la méfiance de ses victimes, avait déjà été condamné pour des faits de violences, braquage et extorsion.

Il était en cavale au moment des faits.

Il y a quelques temps notre porte-parole, Me Guillaume Jeanson, avait parlé dans Le Figaro d’un « ensauvagement de la société », face à la montée des violences.

Ces mots sont forts mais tellement justes pour décrire la situation actuelle.

On dit parfois qu’une société peut être jugée à la manière dont elle traite les plus vulnérables de ses membres, et notamment ses anciens…

Alors, je vous le demande : comment méritons-nous d’être jugés lorsque nous laissons nos anciens être la proie de ces prédateurs abjects ?

Comment décrire notre société qui, par laxisme, par lâcheté ou par idéologie refuse d’appliquer les solutions efficaces contre la délinquance ?

Car ces solutions existent.

À l’IPJ nous les avons étudiées et nous nous battons tous les jours pour qu’elles soient mises en œuvre.

Les plus faibles d’entre nous sont les premières victimes de la criminalité. Nous devons aide et respect à nos anciens, à nos grands-parents, à nos pères, à nos mères. Mais nous leur devons aussi la protection.

Quand donc nos dirigeants se décideront-ils à remplir leur premier devoir envers les plus vulnérables d’entre nous ?

Nous ne devons plus laisser faire de tels actes…

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Poignardé à 12 ans pour un portable

Chère Madame, cher Monsieur,

Votre enfant ou petit-enfant a douze ans. Il est collégien depuis peu. La rentrée a été un moment important. Il est devenu « un grand » qui pense déjà au brevet et peut-être au baccalauréat ensuite. Il a grandi si vite que vous n’avez pas vu le temps passer…

Mais pour vous c’est toujours un enfant. Votre enfant.

Il prend maintenant le bus, les jours de semaine, pour aller à son école. Et comme tous les adolescents de sa génération il a son « portable ».

Parce qu’il en avait très envie, bien sûr, pour être comme tous ses copains. Mais aussi parce que cela vous rassure de savoir qu’il peut vous joindre à tout moment, si jamais il lui arrivait quelque chose.

Son portable, il y tient beaucoup. Il n’oublie jamais de l’emporter lorsqu’il sort de la maison.

Ce jour-là il attend le bus tranquillement, comme d’habitude. Ce pourrait être une journée de printemps ordinaire, avec un peu de pluie comme en ce moment.

Ça aurait dû être une journée ordinaire…

Mais ce jour-là deux autres adolescents l’accostent. L’ordre claque : « Donne ton portable ! »

Votre enfant refuse et résiste à ses agresseurs. C’est alors que l’un d’eux sort un couteau et lui en assène plusieurs coups.

Tandis que les agresseurs prennent la fuite, votre enfant s’effondre ensanglanté sur le trottoir.

Poignardé à douze ans pour un téléphone portable !

Vous croyez peut-être que j’invente ?

Hélas, ce que je viens de vous raconter est très exactement ce qui s’est produit il y a une dizaine de jours à Roncq, une commune située au nord de Lille.

Un enfant a reçu trois coup de couteau, dont un dans le ventre, parce qu’il refusait de céder son portable, comme le rapporte le journal La Voix du Nord.

Miraculeusement ses jours ne sont pas en danger, mais il a eu énormément de chance. Lorsque vous recevez un coup de couteau, la différence entre la vie et la mort peut être une simple question de millimètres.

Au moment où je vous écris, il semblerait que ses agresseurs, apparemment mineurs eux aussi, n’aient toujours pas été retrouvés.

Mais dans quel monde vivons-nous pour que des enfants n’hésitent pas à en poignarder d’autres pour un objet aussi banal qu’un téléphone portable ?

Sommes-nous dans un pays en guerre ?

La question se pose clairement car ce n’est même pas un événement exceptionnel, un cas isolé.

C’est pratiquement toutes les semaines que la presse rapporte des agressions au couteau. Y compris sur des enfants !

Le 23 janvier dernier, par exemple, le journal Le Parisien-Aujourd’hui en France rapportait qu’un collégien de douze ans avait été poignardé par un autre de treize ans, dans les Yvelines, à proximité de leur établissement scolaire.

Lorsque je lis ce genre de choses, je suis horrifiée et, en tant que mère, j’ai très peur.

Mais je sais aussi pourquoi je me lève pour aller travailler tous les matins.

Il est inacceptable de trembler pour son enfant lorsqu’il se rend au collège. Il est inacceptable de se dire qu’il peut mourir pour un téléphone portable, pour une cigarette ou pour un simple regard.

Et à l’IPJ, jamais nous ne l’accepterons. Jamais nous ne baisserons les bras face à ceux qui osent prétendre que l’insécurité n’est qu’un sentiment. Jamais nous n’accepterons que l’on nous explique que ces meurtriers en puissance sont des « victimes de la société » !

Nous savons pourquoi nous nous battons, et nous savons que notre cause est juste. Nous savons aussi que nous avons des solutions à proposer, des solutions qui marchent.

L’Institut pour la Justice se bat, au quotidien, pour une justice des mineurs plus ferme et surtout plus efficace, notamment en identifiant les profils les plus criminogènes et parfois très tôt. Refuser, comme certains, de voir la vérité en face, c’est renoncer à éviter le passage à l’acte ou l’ancrage de jeunes adolescents, dans la délinquance ou la criminalité.

Nos solutions sont des solutions de bon sens, inspirées de ce que font nos voisins. Mais encore faut-il oser le faire ou même savoir que cela existe.

C’est toute la mission de l’Institut pour la Justice.

Mais pour mener à bien notre mission, nous avons besoin de votre aide. Nous ne pouvons exister que grâce à votre générosité. C’est grâce à vous que notre combat quotidien est possible.

Même les petits dons de 5, 10 ou 20 euros peuvent nous aider.

Vous pouvez faire un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel