L’erreur est humaine, mais…

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Cette information est passée un peu inaperçue, mais il faut bien l’admettre l’actualité est “ chargée “. Personne, à moins de passer sa journée sur son ordinateur et devant sa télé en même temps, ne peut tout voir.

C’est aussi pour ça que nous sommes là à l’IPJ. Pour relever un maximum d’informations, de dysfonctionnements, de lois que le gouvernement voudrait faire passer rapidement et sans bruit, de décisions de justice ubuesques… La liste est longue.

Et justement cette semaine, un article de France Info m’a fait bondir. Je n’exagère pas.

« Un homme de 28 ans mis en examen pour meurtre a été remis en liberté mardi 3 avril à Lyon(Rhône) après une erreur de date sur la convocation destinée à prolonger sa détention provisoire»

Le jeune homme est accusé d’avoir blessé mortellement d’un coup de couteau un autre homme à la sortie d’une discothèque. Il ne s’agit pas d’une accusation d’excès de vitesse ou de petits trafics. On parle de quelqu’un qui est mis en examen pour meurtre.

« Quand un suspect est incarcéré, sa détention fait l’objet d’un renouvellement au bout de la première année, puis tous les six mois. Cet homme devait donc être convoqué avant le mardi 3 avril, or le juge des libertés et de la détention a fixé la date du 12 avril, hors des délais ».

L’erreur est humaine. C’est une évidence mais il faut la rappeler. Nous sommes tous faillibles et chacun de nous, moi la première, peut se tromper dans des dates, dans des commandes, dans des quantités… Mais une erreur de ce genre au sein de l’institution judiciaire ne devrait jamais avoir des conséquences aussi lourdes.

Une erreur de date (même d’un jour) peut permettre la libération d’une personne mise en examen pour meurtre. C’est INCOMPRÉHENSIBLE et ANORMAL.

Il est vrai que les magistrats ont beaucoup de travail et que les moyens techniques à leur disposition sont souvent insuffisants et obsolètes. Dans ces conditions, une erreur peut arriver. Et ce d’autant plus que la procédure se complexifie d’année en année. Les avocats de la défense le savent bien et traquent la moindre petite faute pour faire annuler des procès-verbaux, des gardes à vue ou même parfois, comme ici, faire carrément libérer leur client.

Malheureusement, c’est de bonne guerre, puisque le droit le permet.

Et c‘est justement là que le bât blesse.

A l’Institut pour la Justice, nous sommes évidemment pour que les droits de la défense soient strictement respectés.

Que l’institution judiciaire honore cette mission qui est la sienne de tenir la balance égale, mais sans se livrer à une application aveugle de la règle, sans faire preuve d’un minimum de discernement…

Comment ne pas comprendre qu’une majorité de Français trouve la justice déconnectée de la réalité qu’ils vivent et ne lui fassent plus confiance ?

Comment ne pas se mettre à la place de la famille de la victime qui vit avec l’angoisse de croiser cet homme dans la rue ou au supermarché ?

Il faut absolument modifier la loi pour faire en sorte que lorsque des erreurs surviennent, elles soient traitées différemment. Pour éviter les résultats choquants qui peuvent se produire aujourd’hui.

Car dans ce cas, l’avocat du jeune homme se réjouit : « C’est assez « inespéré » pour lui car il va rester libre jusqu’à son procès, dont les dates ne sont pas encore fixées, l’instruction étant sur le point de se terminer ».

Nous pouvons avoir l’occasion très prochainement de mettre cette question au cœur des débats, et d’agir de manière décisive pour les victimes.

La Ministre de la justice lance une réforme de la justice pénale. Le projet loi va bientôt arriver à l’Assemblée nationale. Il me semble indispensable d’ajouter aux débats et à la réflexion le sujet des vices de procédures.

Les députés pourront soumettre des amendements, que nous leur soufflerons, pour faire avancer le droit sur ce point.

Avec mon équipe, nous sommes déjà au travail. Les juristes épluchent les points de droit qu’il faut réformer, et nous porterons nos travaux auprès des députés, nous avons déjà commencé. Mais pour cela, nous avons besoin de vous. Votre soutien est inestimable.

Si comme moi, vous ne voulez pas baisser les bras, je vous le demande, faites un don pour soutenir l’Institut pour la Justice.

Un immense merci d’avance.

C’est très important.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Vous pouvez adresser votre soutien ici.

Avec mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

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« Barre toi d’ici ou je te casse les jambes »

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

trebes

Sur les photos, parues dans le Parisien : le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, Christian Medves, Hervé Sosna et Jean Mazières.

Ces visages, nous les avons tous vus à la télévision ou dans les journaux depuis vendredi. Ce sont les quatre victimes du terroriste de l’Aude qui a frappé à Trèbes.

4 morts, 15 blessés.

Certains disent que Redouane Lakdim aurait pu causer beaucoup plus de victimes et que le bilan n’est donc pas si dramatique. Ce n’est pas vrai, ces quatre morts sont insoutenables et si jamais leur famille lit ces quelques lignes, qu’elle sache qu’à travers moi, tous les membres de l’IPJ sont meurtris pour elles.

Depuis vendredi, on en apprend de plus en plus sur le terroriste.

Encore un jeune délinquant de droit commun.

Encore un jeune homme d’origine étrangère issu d’une zone “de non-droit”.

Encore un fiché S radicalisé qui n’avait pas été jugé dangereux par les services de surveillance.

Plusieurs experts de l’IPJ sont montés au créneau ces derniers jours pour dénoncer cette situation à laquelle personne ne doit s’habituer :

Dans le Figaro, notre porte-parole Maître Guillaume Jeanson a écrit : « puisque la guerre qu’on nous prédit sera longue, octroyons-nous des moyens décents pour la mener. Ces moyens doivent d’abord concerner les renseignements. Eric Ciotti a rappelé très opportunément qu’en près d’une décennie les effectifs de la DGSI ont progressé d’à peine 30 % alors que “le nombre de personnes dans les radars des services pour islamisme radical a été multiplié par quatre“. Ces moyens doivent ensuite concerner la justice et la pénitentiaire. »

Car de son côté, la justice a une marge de manœuvre qu’elle n’exploite pas. Maître Thibault de Montbrial, spécialiste du terrorisme et expert associé à l’IPJ s’en désole lui aussi dans le Figaro :

« Du côté de la justice, il est regrettable que les tribunaux n’utilisent pas plus la peine complémentaire d’interdiction du territoire français assortie d’une expulsion à l’issue de la peine, prévue par l’article 131-30 du Code pénal. Les étrangers qui commettent crimes ou délits graves n’ont pas leur place dans notre communauté nationale, d’autant que ce profil délinquant constitue la base de recrutement de “ l’infanterie djihadiste “ sur notre sol. L’analyse du profil de la grande majorité des auteurs des attentats depuis fin 2014 le démontre.

Combien de victimes faudra-t-il encore pour que tous soient convaincus d’utiliser systématiquement les outils administratifs et judiciaires qui permettent d’éloigner les étrangers en situation irrégulière ou délinquants ? »

Il y a derrière cet attentat un phénomène, qui s’étend dans les banlieues, depuis des années, et que beaucoup ont préféré ne pas voir. Nous sommes de ceux qui, depuis des années également, ont tenté d’alerter les élus à ce sujet. Nous avons toujours donné la parole aux policiers, qui sont en première ligne, et qui ont vu la situation se dégrader inexorablement.

Résultat aujourd’hui : il y a des quartiers où l’on ne peut pas s’aventurer sans craindre pour nos vies. Je n’exagère pas. Voyez ce qui se passe dans la cité Ozanam de Carcassonne, fief du Redouane Lakdim : les journalistes se font barrer la route, manu militari, lorsqu’ils veulent enquêter sur le terroriste abattu par les forces de l’ordre.

Que l’on ait des inimitiés pour certains journalistes, dont le traitement de l’information peut parfois irriter, est une chose. Mais qu’on les empêche par la menace ou la force de faire leur métier est inacceptable, et constitue un danger pour nous tous.

Surtout quand ceux qui s’en prennent aux journalistes paraissent soutenir les actes odieux de Lakdim.

Voilà ce que raconte un journaliste sur Twitter : « Cité Ozanam, à Carcassonne. Deux jeunes en voiture font le guet. L’un s’arrête à ma hauteur, alors que je marche : “T’es journaliste ? Barre toi d’ici ou je te casse les jambes“. Et il entrouvre la porte… Regard haineux. Toutes les issues sont contrôlées. Impossible d’y rester ».

Dans le magazine Le Point, même son de cloche : « Le journaliste a également raconté à France info que les jeunes avaient surtout frappé l’équipe de la télévision suisse-italienne et évoque une “très vive altercation“. Marc Dana précise que les journalistes ont été poursuivis par une voiture tout autour de la cité alors qu’ils tentaient de rapidement quitter les lieux. Des habitants se plaignent du climat de tension qui règne dans cette cité sensible de Carcassonne. » Interrogée par France 3 Occitanie, une retraitée dénonçait la situation : « Ça faisait un moment qu’on alertait les pouvoirs publics, il y a du trafic, il y a des armes à feu qui doivent circuler, on entend des coups de feu. » Et de conclure : « C’est une minorité qui pourrit le quartier, ils ont pris le pouvoir. Avant, il y faisait bon vivre, mais, maintenant, c’est craignos. »

Et nous sommes ici à Carcassonne. Il ne s’agit pas des quartiers Nord de Marseille, d’Aulnay-sous-Bois ou de Trappes. Non, il s’agit de Carcassonne, cette ville de 50 000 habitants.

Ces zones “de non-droit“ se développent partout en France ; les petites villes et les zones rurales ne sont pas épargnées.

C’est un danger qu’il faut absolument neutraliser. Ces bulles qui se développent contre l’autorité, la loi, l’école, la culture française, sont incontrôlables et fournissent le vivier des islamistes radicalisés qui attaquent et qui tuent.

Maître Thibault de Montbrial tire la sonnette d’alarme, il sait que nous ne voyons que la partie émergée de l’iceberg et que la menace va encore s’accroître :

« Il y a urgence. Le nombre de gens présents sur notre territoire qui haïssent notre pays est déjà dramatiquement élevé. Bientôt, ces potentiels artisans du djihad recevront le renfort des anciens de Syrie, soit prochainement libérés des prisons françaises, soit clandestinement de retour en Europe – tous les djihadistes francophones n’ont pas été tués ou fait prisonniers là-bas, tant s’en faut. La menace endogène recevra alors le renfort de terroristes aguerris, susceptibles de recruter, former, structurer et coordonner des attentats sur notre sol. »

Dont acte.

Je vous encourage à lire sur ce sujet la tribune rédigée par le porte-parole de l’IPJ Me Guillaume Jeanson qui pointe du doigt ce qu’il faut améliorer : « Faire mieux sur la question du fichage. Faire mieux sur celle de la porosité inquiétante qui existe entre le terrorisme et la délinquance de droit commun. Faire mieux enfin sur celle de ces zones de non-droit qui prolifèrent comme autant de terreaux fertiles d’une détestation et d’un rejet de plus en plus affirmé de notre modèle de société. »

Je termine mon message par une pensée pour le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui a sauvé une vie par son sacrifice et qui recevra un hommage national demain. Le général d’armée David Galtier, inspecteur général des armées a écrit à son sujet « il a non seulement sauvé une vie mais également montré qu’il existe des raisons d’espérer face à un fléau qui se combat par la cohésion nationale, la solidarité entre États et la force d’âme des gardiens de la République. »

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

ps : Vous pouvez lire la tribune de Me Jeanson en cliquant ici.

La vérité sur “l’affaire Théo” ?

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Chère Madame, cher Monsieur,

Ce mail est un peu long, mais cette affaire mérite que l’on soit précis.

Qui a dit ?

« Comment ne pas être choqué par ce qui est arrivé à Théo ? Parce qu’à Aulnay, c’est la force illégitime de l’Etat qui a eu cours et la dignité d’un jeune garçon, d’une famille et d’un quartier, qui a été mise en cause. Je tiens à rendre hommage à Théo et à son entourage. Alors que tout semble les pousser vers la haine et la révolte, ils font preuve d’un formidable sang-froid. »

C’est ce qu’a déclaré Emmanuel Macron, le 8 février 2017. C’était six jours après le début de ce que l’on a ensuite appelé « l’affaire Théo ».

Laissez-moi vous rappeler les faits.

Le 2 février 2017, quatre policiers de la Brigade Spécialisée de Terrain (BST) d’Aulnay-sous-Bois procèdent à un contrôle d’identité sur un groupe de jeunes gens. Rapidement le contrôle dégénère. Les individus contrôlés s’enfuient. L’un d’entre eux, Théo Luhaka, 22 ans, se bat avec un policier. Les quatre agents tentent de l’interpeller. Théo, un solide gaillard d’un mètre quatre-vingt dix, se débat violemment. Il est finalement maîtrisé. C’est à son arrivée au commissariat que les policiers disent constater qu’il saigne au niveau des fesses. Théo est alors transporté à l’hôpital, où un médecin diagnostiquera « une plaie longitudinale du canal anal » et une « section du muscle sphinctérien ».

De son lit d’hôpital, le jeune homme accuse les policiers d’avoir baissé son pantalon et son caleçon et de lui avoir volontairement introduit une matraque télescopique dans l’anus au cours de l’interpellation !

Dans ses premières déclarations, Théo est très précis.

Un fonctionnaire lui aurait, dit-il, « enfoncé le bâton dans les fesses après avoir écarté le caleçon sur le côté » pendant qu’un autre lui « tenait les jambes », un troisième le maintenant « légèrement incliné debout ».

Les policiers accusés nient vigoureusement avoir accompli un tel geste, mais qu’importe. Le parquet est saisi. Le juge chargé de l’affaire met en examen pour viol le policier qui a fait usage de sa matraque télescopique, et les trois autres pour violences volontaires aggravées.

Les quatre fonctionnaires sont placés sous contrôle judiciaire et le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bruno Le Roux, suspend les quatre policiers « immédiatement et à titre conservatoire ». Et la tempête médiatique commence à se déchaîner.

Des journaux font leurs gros titres sur le « viol » de Théo. Dans une tribune parue dans Libération, des dizaines « d’artistes » traitent les 4 policiers de « monstres » et de « brebis galeuses ».

Les politiques ne sont pas en reste pour dénoncer les « brutalités policières ». Et le 7 février, François Hollande, le président de la République lui-même, se rend au chevet de Théo, pour lui témoigner son soutien et se faire photographier avec lui.

Et parallèlement des émeutes éclatent un peu partout en France. Les émeutiers réclament « justice pour Théo » en incendiant des véhicules et en affrontant brutalement les policiers. Le 11 février à Bobigny, le 15 et le 18 février à Paris, le 11 et le 17 février à Rouen…

L’enquête n’est qu’au début, mais on a l’impression que les policiers sont déjà jugés coupables.
Pourtant des éléments discordants apparaissent…

Dès le 10 février, l’Inspection Générale de la Police Nationale, qui a visionné les images de l’arrestation filmée par une caméra de vidéo surveillance, retient la thèse de l’accident et écarte toute « idée de viol délibéré ».

Que voit-on dans la vidéo ? Que Théo ne s’est pas laissé menotter et que l’un des policiers, en tentant de le maîtriser, lui a porté un coup de matraque sur le haut des cuisses, pour, selon lui, le mettre à genou et lui faire lâcher prise.

Exactement ce que les policiers avaient affirmé dès le début.

Le 3 mars, lors de sa première audition devant la juge d’instruction, Théo est confronté à ces mêmes images de la vidéo surveillance, qui contredisent sa version des faits. Il reconnaît alors que les policiers n’ont pas baissé son pantalon de survêtement mais que celui-ci avait glissé, parce qu’il était trop large et pas attaché.

Depuis, d’autres éléments sont encore venus s’ajouter au dossier.

Nous avons tous pu visionner la scène filmée par la caméra de vidéo surveillance. Ce que l’on y voit ressemble en effet beaucoup à la version donnée par les policiers.

Il y a 3 semaines, deux expertises médicales ont conclu à l’absence de viol, et que l’unique coup de matraque porté au niveau des cuisses pour le déséquilibrer n’est « pas contraire aux règles de l’art ». Aujourd’hui nous en sommes là.

Une confrontation générale devrait avoir lieu dans les semaines à venir. En attendant les quatre policiers restent mis en examen, et celui qui a porté le coup de matraque ayant blessé Théo est toujours suspendu de ses fonctions.

La justice devrait rendre son verdict définitif prochainement ; on peut du moins l’espérer. Mais une chose est sûre : les policiers ont été immédiatement traînés dans la boue dès que l’affaire a éclaté. La police toute entière a été traînée dans la boue, par certains médias, par certains hommes politiques.

Vous je ne sais pas, mais moi cela m’indigne profondément.

D’ailleurs, Céline Berthon, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale, l’a très bien expliqué dans Le Figaro :

« Dans tout autre domaine, lorsqu’un personnage public diffame, il se rétracte et fait acte de contrition. Nous aimerions que pour la police nationale il en soit de même. Que la communauté des policiers ait aussi droit au respect et à la présomption d’innocence. Que ceux que l’on a taxés de violeurs puissent se voir rétablis dans leur dignité. »

Croyez-vous qu’il y aura des excuses ? Que ceux qui ont porté des accusations très graves, qui ont préféré croire Théo sur paroles plutôt que quatre policiers assermentés, viendront publiquement présenter des excuses ?

A votre avis ?

Pour le moment, le seul à avoir eu l’honnêteté et la décence de présenter des excuses, c’est le boxeur Patrice Quarteron. Dans une vidéo publiée sur son compte Twitter, vue plus de 35.000 fois et largement relayée, le boxeur français reconnaît, après avoir vu les images de l’arrestation de Théo, avoir fait « une grave erreur » d’appréciation.

Il dit :

« Je pensais vraiment que vous aviez fait exprès de sodomiser le garçon. […] Je viens de voir la vidéo. Comme quoi, il faut garder la tête froide et ne pas hurler avec les loups ».

On ne saurait mieux dire. Certaines personnes, pourtant investies de grandes responsabilités publiques, ont préféré hurler avec les loups, et partir d’une présomption de culpabilité pour la police.

Et c’est très grave.

Car il ne s’agit pas seulement de l’honneur de quatre hommes, ou bien de l’honneur de la police elle-même.

Des accusations de ce genre, portées sans vergogne par les médias et les hommes politiques, ont un effet dramatique sur l’action de la police, et donc sur notre sécurité à tous. Vous ne me croyez pas ?

Laissez moi vous parler de ce que les Américains ont appelé « l’effet Ferguson ».

Le 9 août 2014, à Ferguson, dans la banlieue de Saint Louis, un jeune homme noir de 18 ans, Michael Brown, est tué par l’agent de police Darren Wilson. La rumeur se répand très vite que Brown a été abattu de sang-froid alors qu’il avait les mains levées en signe de reddition. Dès le lendemain, des émeutes commencent, et les accusations de racisme se mettent à pleuvoir sur les policiers, tous les policiers, dans les médias et parmi les hommes politiques.

La vérité est pourtant toute différente.

La vérité : Brown est un colosse de 1m93 et 130 kilos qui vient tout juste de commettre un vol avec violence dans une épicerie. L’agent Wilson qui tente de l’arrêter, se fait frapper par le délinquant qui tente de s’emparer de son arme. L’agent de police finit par tirer sur Michael Brown, en état de légitime défense.

Mais le mal est fait. C’est un drame car un homme est mort, mais cela va même plus loin…

Désormais, à cause de l’agitation médiatique qui a entouré la mort de Michael Brown, lorsque la police utilise la force contre un afro-américain et qu’un drame survient, on parle directement d’une bavure et on crie au racisme policier. S’ensuivent donc des émeutes et des scènes de pillage relayées par toutes les télévisions, sans même connaître les tenants et les aboutissants de chaque affaire…

Quelle conséquence ? Les interventions des policiers dans les quartiers à majorité afro-américaine font face à des résistances de plus en plus violentes d’une partie de la population, qui prend le parti des délinquants contre les policiers. Ces policiers préfèrent donc, de plus en plus souvent, s’abstenir d’intervenir plutôt que de risquer devoir faire usage de la force.

Une de nos expertes, Heather MacDonald, qui est américaine et qui a étudié la situation alerte :

« En 2015, l’année qui a suivi la mort de Michael Brown, l’activité policière a nettement diminué et les homicides ont augmenté dans la plupart des grandes villes : de 90% à Cleveland ; à Nashville de 83% ; à Washington D.C de 54% ; à Milwaukee de 72% ; à Minneapolis de 61%, etc. »

C’est « l’effet Ferguson ». La police qui se replie, à cause des accusations auxquelles elle fait face, et qui laisse le champ beaucoup plus libre aux criminels.

Et en France ? Mêmes causes, mêmes effets.

Le journaliste Jean-Marie Godard, auteur de Paroles de flics, raconte :

« Le geste de François Hollande, qui est allé au chevet de Théo sans qu’aucune preuve n’ait été faite de la culpabilité des policiers, a été une véritable gifle pour les policiers. L’enquête commençait à peine, on était en pleine séquence électorale, et le pouvoir a voulu calmer les émeutes. »

Il ajoute :

« Beaucoup de jeunes policiers ne veulent plus faire de voie publique, ils ont peur d’être piégés. Avec les smartphones et les réseaux sociaux, ils sont filmés en permanence. Leurs visages sont rendus publics sur internet, ils sont obligés de se voiler le visage en manif. La moindre image de violence est décontextualisée. On oublie que le principe même de la police, c’est l’usage de la force dans un cadre précis. Alors oui, quand un type ne veut pas se laisser arrêter, l’intervention peut être musclée. »

Et voilà pourquoi toute l’agitation médiatique autour de l’affaire Théo, toutes ces accusations lancées sans preuves, sont profondément choquantes, et irresponsables. Elles mettent en danger les force de l’ordre, et elles contribuent à faire monter la délinquance.

Certains diront peut-être, que le battage médiatique peut avoir comme conséquence positive de rendre de futures « bavures » moins probables, car les policiers feront plus attention lorsqu’ils utilisent la force.

Mais c’est exactement l’inverse !

Ce genre d’affaires dans lesquelles les policiers sont cloués au pilori et toute la police mise en accusation donne plus de confiance aux délinquants. Cela incite à résister aux forces de l’ordre, à refuser les contrôles d’identité, à essayer se battre avec les agents plutôt que d’être interpellé, comme l’a fait Théo.

Quelle option reste t-il aux policiers ? Abandonner totalement le terrain aux délinquants ? C’est évidemment inacceptable… Employer une force plus grande que celle employée par ceux qui résistent ? Mais on tombe alors dans une escalade de violences avec le risque que l’un des protagonistes soit blessé, ou pire encore. Ce n’est pas une solution…

Le risque que des accidents ou des drames se produisent à l’avenir est aggravé par ceux qui ont alimenté l’affaire Théo !

Comme l’a confié un haut gradé à Jean-Marie Godard : « Un jour, quelqu’un sortira son flingue, pour une bonne raison, et il y aura une semaine d’émeutes. Ce jour-là on verra quel parti prendra le gouvernement ».

Dans l’affaire Théo, la justice n’a pas encore rendu son verdict définitif. Mais nous sommes tous déjà capables de deviner que ce qui s’est passé est bien différent de la version que nous a présentée Théo, certains médias et certains hommes politiques, y compris, au moment des faits, le chef de l’Etat lui-même !

Peut-on appeler ça une « fake news d’Etat » comme certains ?

Je ne sais pas, mais en tout cas, il est de mon devoir de rétablir la vérité. Et de nous battre contre une certaine propagande bien-pensante qui fait systématiquement des policiers des « méchants » qui « n’aiment pas les jeunes », et qui fait des délinquants des victimes.

Cette propagande mensongère nous met tous en danger.

Si vous êtes d’accord avec moi, je vous demande de partager ce mail à votre carnet d’adresses. C’est comme cela que nous gagnerons la bataille des idées.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Une société de plus en plus violente…

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Chère Madame, cher Monsieur,

Imaginez : vous êtes au volant de votre voiture, vous êtes sur une voie double et vous avez la priorité. Arrive un autre véhicule, qui s’apprête à vous « griller » la priorité. Votre réflexe : donner un coup de klaxon pour signaler votre présence. Jusque-là, rien d’exceptionnel.

Sauf qu’à cause de ce coup de klaxon, Ludovic, un conducteur nîmois, a été tabassé de manière tellement violente que les médecins lui ont délivré un arrêt de travail de 45 jours.

Et l’horrible histoire de Ludovic n’est malheureusement pas un cas isolé. Il y a dans notre pays une augmentation des violences gratuites. D’après le Figaro, ces agressions, que l’on appelle agressions non crapuleuses, ont encore augmenté de 3.24 % en 2017 et représentaient 283 631 actes en tout l’année passée.

Et je ne vous parle que de celles qui sont signalées aux autorités, car si on regarde les résultats des enquêtes de victimation, 80 % des agressions ne sont pas signalées aux forces de l’ordre…

Je prends donc ma calculette, et cela me donnerait… 1 418 155 agressions en 2017, soit 3 885 par jour !

Il ne s’agit pas de ce qu’on appelle délicatement des incivilités : des noms d’oiseau, des crachats, une simple bousculade… Non, il s’agit de violences physiques commises sans l’intention de voler sa victime. De la violence purement gratuite autrement dit, motivée par le seul désir de nuire, de faire mal, de détruire celui qui est en face de vous.

Vous marchez sur le pied de quelqu’un dans le métro, vous avez « un mauvais regard » dans un bistro, vous donnez un coup de klaxon et vous risquez de recevoir des coups de poing, des coups de battes de base-ball, des coups de couteau… Je n’exagère pas.

Dans le Figaro, Christophe Soullez, qui est criminologue, explique que « les individus sont moins tolérants aux remarques et manifestent une certaine impatience. Ils acceptent moins l’autorité. Ils sont plus impulsifs, et le passage à l’acte devient plus rapide ».

Et en effet, le pauvre Ludovic, dont je vous parlais, en a fait les frais.

Son histoire est à peine croyable : après son coup de klaxon, pour lequel il était dans son bon droit, l’autre automobiliste l’a suivi, et a attendu avec un comparse que Ludovic sorte de chez lui.

Et lorsque le pauvre homme est sorti pour faire ses courses… « L’un, Jordi M., le roue de coups de bâton tandis que le second, le conducteur de la Clio croisé quelques minutes plus tôt, pointe une arme à feu dans sa direction en menaçant : “Si tu bouges, t’es mort !” »

Ludovic ne doit son salut qu’à un pompier qui passait par là pour vendre des calendriers.
Le Figaro donne des détails glaçants : « Parce qu’il a utilisé ses mains pour se protéger, les doigts de Ludovic souffrent de plusieurs fractures… “Les médecins de la Polyclinique Grand Sud, qui ignoraient tout de l’agression, ont noté dans leur rapport que ses doigts étaient passés dans une machine agricole“ ».

Encore Ludovic a-t-il eu de la chance, d’une certaine manière. Il est encore en vie. Andy, lui, est mort, le 12 janvier dernier, après avoir reçu un coup de couteau de la part d’un homme qu’il ne connaissait pas, à la station de RER Châtelet les halles, à 18h, en pleine heure de pointe. Le motif de ce meurtre ? Une simple bousculade…

Peut-être direz-vous : c’est la fatalité…

La fatalité, vraiment ? Qui donc sont les deux hommes qui s’en sont pris à Ludovic ?

Voilà ce que dit le Figaro : « Connu du tribunal correctionnel, Jordi est un beau jeune homme à la carrure d’athlète. Éducateur en arts martiaux et surveillant dans un collège, il a déjà été condamné à deux mois de prison ferme pour violence sur une policière »

Et l’autre ?

« Yacine, qui s’est présenté à l’audience comme chroniqueur sur une radio locale, est lui connu pour un outrage à l’encontre d’un agent des transports en commun locaux. »

Les deux sont donc “défavorablement connus de la justice”, comme on dit… Et vous vous souvenez de ce que je vous disais en commençant mon mail ? 80 % des agressions ne sont pas signalées aux forces de l’ordre. Ce qui signifie que Jordi et Yacine ont toutes les chances d’avoir commis bien plus d’agressions et de délits que ceux pour lesquels ils ont déjà été condamnés.

On nous dit, pour expliquer ces déchaînements de violence qu’aujourd’hui les gens seraient “plus impulsifs”. Mais pourquoi donc sont-ils “plus impulsifs” ? Ne serait-ce pas en grande partie parce qu’ils ont de moins en moins peur de la police et de la justice ?

Et pourquoi, à votre avis, 80 % des agressions ne sont-elles jamais dénoncées aux autorités, si ce n’est parce que la plupart des gens ont intégré l’idée que la police et la justice étaient impuissantes à les protéger ?

Il n’y a pas de fatalité. Il y a depuis trop longtemps une démission des pouvoirs publics qui remplissent de plus en plus mal leur devoir de protection des personnes et des biens. Il y a un manque criant de places de prison, un manque flagrant de moyens accordés à la police et à la justice, il y a une culture de l’excuse qui sévit y compris au sommet de l’Etat et au sein même de la magistrature.

Cette explosion des violences gratuites n’est pas une pluie de météorites qui nous tomberaient du ciel. Elle a des causes humaines, sur lesquelles nous pouvons agir. Sur lesquelles nous devons agir. Car là non plus, il n’y a pas de fatalité.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Ils sont entrés par effraction, changé les serrures, modifié le contrat EDF et se sont installés

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Chère Madame, cher Monsieur,

Il semblerait que les problèmes de squat soient tristement d’actualité. La semaine dernière je vous racontais l’histoire de Youcef, dont le pavillon à Garges-lès-Gonesse avait été squatté par une quinzaine de Roms. Heureusement pour lui, les jeunes de la cité s’étaient mobilisés pour bouter les squatteurs hors du pavillon et, après une confrontation, qui aurait pu tourner en un véritable carnage, le vieux monsieur avait pu retrouver sa maison.

Hier, le journal le Parisien rapportait l’histoire de Serge, 60 ans, à Neuilly-sur-Seine, qui n’aura probablement pas le même coup de pouce que Youcef pour récupérer son domicile et pourtant, son histoire est tout aussi choquante :

« Selon le propriétaire, les squatteurs en question auraient profité d’un de ses fréquents séjours à Nice (Alpes-Maritimes), au chevet de son père malade, pour s’approprier son appartement de 60 m². »

La suite est à peine croyable, c’est Serge qui explique : « ils sont entrés par effraction, ont changé les serrures, modifié le contrat EDF et se sont littéralement installés, s’étrangle Serge. Je n’ai réalisé ce qui se passait que plusieurs jours après, quand mon syndic m’a appelé pour me prévenir qu’un homme avait essayé de se faire passer pour moi afin d’obtenir un badge d’accès au parking. Hélas, il était trop tard… ».

Beaucoup de gens perdraient leurs nerfs face à une telle situation.

Mais Serge a naturellement pensé qu’il était dans son bon droit et qu’il pourrait déloger les squatteurs sans force, ni violence. Après tout, il est chez lui n’est-ce pas ?

Mais non. « Trop tard en effet pour entamer une simple procédure d’expulsion. Car au-delà de 48 heures, les nouveaux occupants, même sans droit ni titre, sont en mesure d’invoquer le droit au logement. « A partir de là, on entre dans une procédure compliquée qui, dans certains cas, peut durer jusqu’à trois ou quatre ans, regrette Me Nejma Labidi, l’avocate du propriétaire. C’est ubuesque. D’autant que les personnes qui occupent l’appartement de mon client ne sont pas des gens en situation de précarité. Loin de là… ».

Si l’histoire s’est bien terminée pour Youcef, il faut redouter que pour lui, et pour de nombreux autres propriétaires partout en France… les choses ne soient pas si simples.

Et pour cause, aussi incroyable que cela puisse paraître, la loi n’est pas de leur côté !

Au-delà de 48 heures d’occupation, les forces de l’ordre considèrent ne plus pouvoir intervenir dans le cadre du flagrant délit et déloger les squatteurs. Seule une décision de justice peut alors permettre d’expulser les voleurs de domicile. Cette décision de justice, le propriétaire qui est dans son bon droit finira par l’obtenir, mais au bout de combien de temps ? Après avoir engagé quels frais ? Et pour retrouver son bien dans quel état ?

Cette situation est proprement révoltante.

Elle l’est d’autant plus que les failles de la législation sont bien connues, et utilisées tout à fait sciemment par les squatteurs.

Voici par exemple ce qu’écrivait le sénateur Jean-Pierre Vial dans un rapport datant de 2014 :

« Les personnes en situation de précarité, qui squattent ces domiciles, sont manipulées par des réseaux de passeurs très bien organisés et par des organismes qui connaissent les subtilités du droit. Elles se dissimulent pendant les premières heures d’occupation du domicile, pour éviter de se faire remarquer, et les forces de l’ordre ne peuvent plus ensuite intervenir car il n’y a plus de flagrance de l’infraction. Seule la procédure judiciaire, longue et coûteuse, est ensuite ouverte à la victime. »

Et aujourd’hui, sur internet, en cherchant un tout petit peu, on trouve en libre accès le guide du parfait squatteur, qui vous explique tranquillement comment vous approprier le domicile d’autrui en mettant la loi de votre côté !

Extrait de l’un d’eux, intitulé “ Guide juridique de l’occupant sans titre ” :

“ Sésame ouvre-toi

Si vous avez eu la chance de ne pas avoir la visite du proprio dans les 48 heures, et qu’il n’y a pas de trace d’effraction, ce dernier est dans l’obligation d’obtenir un jugement d’expulsion pour vous virer. Il vous faudra donc prouver que le lieu que vous habitez est votre domicile (n’oubliez jamais la définition du domicile) depuis plus de 2 jours.

CONSEILS

1. Réparer tout dommage matériel causé aux portes, fenêtres, etc… pour empêcher une procédure de flagrant délit.

2. Une enveloppe timbrée (donc datée) à votre nom et à votre nouvelle adresse servira de preuve – le cachet de la poste faisant foi – de domiciliation. N’hésitez donc pas à vous envoyer du courrier et surtout à le réceptionner. Un vilain concierge ou voisin détournant votre courrier est passible du pénal, ne vous gênez pas pour porter plainte : la loi est avec vous…

3. Pour fêter votre entrée, pendez donc la crémaillère bruyamment. Une plainte pour tapage nocturne est une preuve irréfutable de votre présence dans les lieux (attention c’est risqué et pas très bon pour vos futures relations de voisinage…).

4. Le témoignage des voisins peut également faire office de preuve de domiciliation.

5. Commandez une pizza en gardant le bon de livraison.

6. Posez immédiatement un verrou qui vous permettra de porter plainte contre tout malfaisant violant votre nouveau domicile.

7. Une facture EDF ou Télécom est également une preuve de domiciliation (voir plus loin).”

Etc. etc….

Vous rendez-vous compte de ce que cela signifie ? Aujourd’hui personne n’est à l’abri.

Vous partez en vacances, vous allez rendre visite à des amis ou à vos parents pendant quelques jours… qui sait si en rentrant vous ne trouverez pas votre domicile occupé par des gens qui vous exhiberont tranquillement un ticket de livraison de pizza en guise de titre de propriété, comme cela est arrivé à Youcef ?

Que faut-il attendre pour que l’injustice cesse ? Qu’un député soit lui-même dans cette situation ?

Il faut absolument mettre fin à cette situation absurde et révoltante. Les députés pourraient proposer une nouvelle loi, qui comble les failles dont profitent aujourd’hui les voleurs de domicile. Nous nous mettons à leur disposition pour les aider à rédiger un nouveau texte.

L’Institut pour la Justice s’est déjà mobilisé dans le passé contre le squat, nous avions réussi à durcir la loi en cas de squat de domicile d’une personne hospitalisée. Mais aujourd’hui, il faut aller plus loin.

Notre porte-parole Me Guillaume Jeanson a très bien résumé le problème dans une tribune publiée dans le Figarovox : Face à la désertion de l’État et à l’impotence de la justice, c’est la guerre de tous contre tous qui nous menace.

Vous avez été très nombreux à la lire, à la commenter et à la partager sur les réseaux sociaux. Merci beaucoup ! Grâce à votre implication, nous diffusons nos idées au plus grand nombre et les faisons progresser. Nos gouvernants ne pourront pas faire la sourde oreille et rester passifs très longtemps.

Alors si comme moi, vous ne voulez pas baisser les bras, que vous voulez une réforme en profondeur de la justice, pour que les honnêtes citoyens soient protégés, alors, je vous le demandevenez compléter le Référendum en cliquant ici et nous aider à faire gagner la justice et l’honnêteté.

C’est très important.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Au nom de toutes les victimes potentielles que nous pourrons éviter, remplissez le Référendum pour la Justice.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ps : Vous pouvez toujours lire la tribune de Me Jeanson sur le squat en cliquant ici institutpourlajustice.org/medias/squatt-a-garges-gonesse-face-a-desertion-de-letat-a-limpotence-de-justice-guerre-de-contre Vous verrez tout est dit sur cette situation ubuesque.