EmmanuelHollande: après le règne du désastre, celui du chaos !

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Ni plus ni moins. À défaut d’intelligence, cinq ans de vice pour aujourd’hui conserver le pouvoir et continuer à gouverner par procuration. EmmanuelHollande après le règne du désastre, celui du chaos. Les fossoyeurs français ! La France est tombée bien bas… C’est la faute à Voltaire.

Tous les socialistes de ces cinq dernières années, ceux dont vous ne vouliez plus sont En Marche pour achever le travail de « démolition » de L’Entullé 1er. Les dés sont pipés d’avance et avec l’assassinat politique du candidat de la droite, les limites du tolérable ont été franchies. La démocratie a du plomb dans l’aile.

Cinq ans de socialisme avec les résultats que vous connaissez, puisque vous les subissez, ne vous ont pas suffi ! Macreux, l’avorton immature totalement cinglé au deuxième tour de la présidentielle. Mais, vous vous rendez compte du désastre ? Ces cinq dernières années n’ont donc servi à rien, de Gaulle avait entièrement raison : les Français sont des veaux ! Le 23 avril, François-La-Faillite a gagné son pari de conserver le pouvoir avec Macreux la quintessence de la vacuité, les mêmes qui ont coulé la France, alors heureux les bêêêê ?

Pour fêter sa victoire, la Gauche caviar, summum du système qui ne doit soi-disant rien au « p’tit milieu » parisien En Mégalomanie est donc En Marche. Sous le pseudo s’est réuni à « La Rotonde » avec tous les bobos gauchos « paillettes du p’tit milieu parisien du showbizz », ça démarre fort !

En Mégalomanie est donc En Marche. Sous le pseudo-masque du jeunisme, ce n’est que la vieille p*te hollandaise outrancièrement maquillée qui a bien tapiné. Se travestir pour réapparaître sous les traits d’un dandy pédant totalement immature, elle souffre de sa laideur, physique et morale. Elle a escamoté son bilan calamiteux grâce à FrançoisMacron. Au lendemain du murmure du printemps et des oiseaux qui chantent, quand le masque tombera, les Français resteront pétrifiés devant l’horreur de ce visage sans fard !

Même si les neurones étaient en libre-service les Français n’en voudraient pas ils ne sauraient pas quoi en faire. Heureux les simples d’esprit, les irresponsables et les inconscients. Ils sont à nouveau « réenchantés » la rose entre les dents, ils en redemandent. Ils se bercent d’illusions, sont heureux de pouvoir « penser printemps… » et ciel bleu à nouveau, mais les pieds dans le caca !

Le télévangéliste thaumaturge à la poudre de perlimpinpin rose qui dit tout et son contraire parce qu’il est persuadé que, pour gagner, il faut plaire, a été sans contexte le candidat le plus sponsorisé, médiatiquement et financièrement parlant, de la présente joute présidentielle. 17 000 articles élogieux de toute la pressaille de gauche pour vendre aux Français un produit frelaté.

Il est la figure laïque de l’Immaculée Conception : ses années de banque, d’Élysée, de ministère n’ont jamais existé, cachez ce Hollande que je ne saurais voir. MacrHollande est un produit marketing dégoûtant, fabriqué par des publicitaires qui l’ont vendu quotidiennement aux consommateurs. Les Français sont abusés par les médias, cette campagne est le règne absolu des communicants qui vous ont vendu une lessive qui lave plus blanc que blanc à la poudre de perlimpinpin rose, sans enlever la saleté ! Sa vision est égotiste Macron, c’est : « mon image, ma vie, mon œuvre, mes couvertures de « Paris Match » ».

Il n’a rien compris à ce qu’était la République. D’ailleurs il ne le pourra jamais parce qu’il n’est PAS un intellectuel même pas un pseudo-intello. Ce qui le caractérise le mieux ? Le vide, il ne pense rien ! Il ne parle qu’en son nom propre, cet artefact ne permet pas un projet de société, il propose d’accélérer ce qui nous a déjà conduits près du ravin, pour tomber dedans. La division, la stigmatisation, le mépris et l’outrance de ce que nous avons subi avec les socialistes durant ces dernières années, et bis repetita. Ses discours, au-delà des longueurs et de l’inouïe faiblesse du style, sont indignes, quant à ses formules de victoire follement prématurées, elles sont d’une choquante frivolité face à la gravité de l’enjeu. Infantile !

Il lit son prompteur. Tout ce qui est dit, sourit, rit, est formaté. Sa visibilité médiatique est d’autant plus grande qu’est petite sa visibilité doctrinale.

Il ne pourra pas transcender ce vieux clivage gauche-droite, plus que jamais présent. D’où sa manière de cultiver l’ambiguïtécompte tenu de sa médiocrité, il remplit le vide. En quelque sorte, Macron est le plein d’un vide. En ces temps nihilistes, il y a des conservatismes progressistes et des progrès récessifs ! Macreux n’est pas un vecteur de progrès véritable. Il est mis au service de la dilution de l’identité nationale aux ordres de Terra Nova.

« Jamais, de toute la Ve République, nous n’avons eu une candidature à l’élection présidentielle aussi parfaitement éloignée des valeurs républicaines que celle de MacrHollande. Toute la pressaille de gauche essaye encore de nous faire croire que la République serait du côté d’EmmanuelHollande alors que c’est exactement l’inverse. Repentance coloniale allant jusqu’à accuser la République de Jules Ferry de « crime contre l’humanité », généralisation des discriminations positives, déni stupéfiant et répété de la culture française, négation de toute continuité, culte de l’évanescence, de la mobilité, éloge du mondialisme et du sans-frontièrisme, saupoudrage de « droits » distribués à toutes les communautés, et même un programme pour l’enseignement supérieur résumé à la « généralisation d’Erasmus », c’est-à-dire du bougisme jeuniste et du tourisme estudiantin inconsistant.

Tout n’est que désaffiliation républicaine et brouillage des repères dans la bulle macroniste. Au-delà du racolage clientéliste et communautaire distillé au hasard d’une communication désordonnée, c’est la candidature elle-même qui rompt totalement avec la tradition républicaine. La vacuité et la contradiction des propositions sont clairement assumées et revendiquées par un personnage hors-sol qui se dispense d’autant plus volontiers de programme qu’il ignore ce qui sortira des urnes aux législatives et s’en moque d’ailleurs. Sa profession de foi du premier tour est éclairante. On n’y trouve que du bavardage creux sur les deux premières pages et un catalogue désinvolte de commercial paresseux dans la dernière. La malhonnêteté intellectuelle et l’hypocrisie phénoménale de tous ceux qui crient à un loup qu’ils ont minutieusement fabriqué pour faire triompher au final l’ectoplasme postmoderne si peu républicain qu’ils appellent de leurs vœux. » CAUSEUR.

Ce n’est pas NOTRE France. La France est ce qu’elle est, et elle a une histoire.

La nier est sidérant de la part de quelqu’un qui prétend présider à ses destinées. Ouradour-sur-Glane, en mode racolage, il a enfin vu l’histoire de près. Cela procède aussi de l’uberisation de la culture et de l’histoire, il s’est aussi fait le chantre du multiculturalisme MAIS « en même temps » il affirme le contraire. Il est le « Parti de l’inculture », mais même la frange la moins cultivée des Français n’a pas envie d’entendre qu’il n’y a pas de culture française. Macreux va buter sur son déphasage avec la forte culture historique de la France, parce qu’il a toutes les faiblesses. Du coup à chacun de ses déplacements, il signe des chèques en blanc, achète voix achète voix. Qu’a-t-il à dire sur la stratégie, la diplomatie ? Son petit vernis européen est bien mince.

Quid pour l’emploi et retraites ? Entreprises ? Fiscalité ? Finances publiques ? Réforme de l’État et Fonction publique ? Institutions ? Qu’a-t-il à dire sur l’immigration, sur la sécurité ? Ce sont des préoccupations majeures pour les Français, en dépit du discours dominant qui porte sur le murmure du printemps, il a découvert un dimanche soir que le terrorisme existait avec l’assassinat sur les Champs-Élysées de M. Jugelé. Sa candidature est à la merci des événements. Aujourd’hui, on ne sait pas ce qui peut se passer à l’Est, avec Poutine, au Sud, avec la poudrière moyen-orientale ; et maintenant, à l’Ouest, avec Trump.  Macreux la vacuité, évolue dans le monde heureux des bénéfices pour tous, un monde de bisounours, mais nous sommes malheureusement dans un monde tragique qu’il ne saura pas appréhender. Heureux les simples d’esprit et les ignorants qui ne comprennent rien à la France ni au Monde en général !

Saluons la victoire de FrançoisMacron le candidat anti-système des boboïstes adoubé par les veaux biberonnés à la propagande socialiste, parce que ne vous y trompez pas, ce n’est pas de l’intérêt général dont il s’agit mais d’intérêts partisans.

Tout se passe bien pour cette caste de financiers, de Sans Difficulté Financière et de cadres hors-sol. Hollande a servi les intérêts de ceux qui l’ont fait élire, et rebelote avec : le produit marketing à risques. Soutenu par les lobbys de la finance, « Le club de la Rotonde » et les patrons de presse ils ont fait une belle campagne de com’ pour vendre leur produit dans leurs journaux et à la télévision.

Saint-Macron couvert par Saint-Pognon :

Ils ont acheté la présidentielle ! Après Normal 1er le scootériste teinturé, la terreur des bacs à sable du Touquet. La maison France se transforme en maison de passe…. Pour que rien ne change !

Fin de la discussion

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Le prix exorbitant du futur bureau de Hollande!!!

Il avait tout prévu… Hollande a déjà son nouveau bureau dans lequel il s’installera après son quinquennat !!!!

Et le président sortant ne fait pas dans la demie-mesure : situé à deux pas de la place de la Concorde, les bureaux du Chef de l’État se trouvent au 4e étage d’un immeuble de bureaux rue de Rivoli. Dans son 314 mètres carré avec vue imprenable sur le mythique jardin des Tuileries, Hollande pourra mettre en oeuvre ses fonctions d’ancien chef de l’État.

Prix :   il louerait les lieux pour environ 14 000 euros par mois (source BFMTV)

CONCLUSION : Et ça ce n’est pas un EMPLOI FICTIF !

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Faut-il que la France soit en colère, faut-il qu’elle soit en état d’insurrection et au bord de la révolution pour exprimer dans les urnes son désir de renverser la table.

  • Les sympathisants du Front national d’abord avec leur attachement à l’identité française, à la reconstitution de frontières et à une immigration zéro.
  • Les gauchistes envoûtés par Jean-Luc Mélenchon, son rêve cubain, son alliance bolivarienne et son impôt à 95 %.
  • Les derniers socialistes, figés derrière le personnage de cire de Benoît Hamon et sa volonté d’envoyer promener le tandem franco-allemand.
  • Sans compter les « antisystème » de Nicolas Dupont-Aignan,
  • Les complotistes de François Asselineau et Jacques Cheminade,
  • Les trotskistes de Philippe Poutou et Nathalie Arthaud
  • et les amis de Jean Lassalle.

De fait, pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, le second tour d’une élection présidentielle ne va compter ni représentant du Parti socialiste, ni représentant de la droite de gouvernement, héritière du gaullisme ou du libéralisme. Il faut mesurer l’importance de ce séisme.

  • Faut-il que la France soit furieusement en colère,
  • Faut-il qu’elle soit en état d’insurrection virtuelle,
  • Faut-il que nos concitoyens soient au bord de la révolution pour exprimer ainsi dans les urnes leur désir de renverser la table

Après les Américains, les Britanniques et les Italiens.

Les raisons de cette colère, cela fait cinq ans que Valeurs actuelles les pointe, numéro après numéro, sous les sifflets de la bien-pensance, et les encouragements de lecteurs, chaque semaine plus nombreux. Il y a la dislocation de l’autorité de l’État auquel le quinquennat de François Hollande a donné le coup de grâce.

Au point que notre pays compte aujourd’hui 650 zones de non-droit où ne peuvent accéder ni les forces de l’ordre, ni les pompiers, ni les médecins.

Il y a cette immigration galopante sur fond d’islamisation de notre beau pays.

Et beaucoup d’entre nous redoutent aujourd’hui le moment où, comme le dit Philippe de Villiers, nous n’entendrons plus sonner les cloches. Et puis il y a cette faillite économique du pays avec une dette de 2200 milliards d’euros, 6 millions de chômeurs, un nombre record de Français qui ne parviennent plus à boucler leurs fins de mois, notamment parmi ceux qui se lèvent tôt et se tuent à la tâche. Surtout, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, cela fait cinq années consécutives que la richesse par habitant diminue, installant la France sur la voie de la Grèce.

Le paradoxe, c’est que le favori du second tour de cette élection présidentielle est un candidat qui incarne tout ce que ces Français en colère ne veulent plus voir.

  • Il incarne la négation de l’identité et de la culture française qu’il a piétinée pendant sa campagne.
  • Il incarne la soumission aux traités européens qui enferment les gouvernements successifs dans des politiques de rigueur qui vont faire de la France un malade qui mourra guéri.
  • Il incarne l’infernale endogamie du petit monde médiatico-politique.
  • Il incarne sa soumission aux seuls intérêts financiers, aux communautarismes, au lobby LGBT (avec ses revendications en matière de PMA et de GPA).
  • Il incarne une société où tout est marchandise, où tout se monnaye, y compris des postes, des ralliements et des investitures, comme le montre son accord avec François Bayrou.
  • Mais pire que tout cela, il incarne les cinq années que nous venons de vivre avec François Hollande dont il a été le collaborateur le plus proche et le ministre le plus dévoué.

Bref, il est à lui seul, les quatre pieds de cette table que les Français ont décidé de renverser. Sans doute sera-t-il élu par défaut. Mais par des Français qui auront perdu tout espoir dans la politique.

 

PS : Pour la sixième fois en quatre ans, votre hebdomadaire a été récompensé pour ses performances en matière de constance dans l’accroissement de la diffusion. Ce succès est avant tout le vôtre. Merci pour votre fidélité.

Yves de Kerdrel pour Valeurs actuelles.

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S’il arrive au pouvoir, Macron va poursuivre l’œuvre d’Hollande avec d’autant plus d’enthousiasme qu’il l’a co-créée en qualité de Secrétaire général de l’Elysée puis de ministre de l’Economie.

Le bilan de Hollande est aussi le sien, pourtant aucun journaliste n’a la curiosité de l’interroger sur ce qu’il a apporté au pays lors de sa courte et déjà désastreuse carrière politique.

Hélas préparons nous à  CINQ ANNÉES DE MALHEUR AVEC CE FRELUQUET !!!!!!!!

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Notre argent utilisé pour retrouver le bateau égaré du Ministre de l’Économie et des Finances ?

Jolie promotion pour le « claqueur de culotte » en Chef !

Et dîtes-vous bien qu’avec le départ d’Emmanuel Macron, celui qui gère désormais intégralement l’argent des français du haut de sa tour d’ivoire, c’est lui, Michel Sapin… Ce brillantissime socialiste  qui occupait déjà ce même poste il y a un quart de siècle… Ça redonne de l’espoir non ?

Mais là n’est pas le sujet…

Paraît-il que cet été Michel Sapin aurait fait appel à un hélicoptère de la Gendarmerie pour que celui-ci retrouve son bateau qui visiblement avait décidé de se faire la malle tout seul !

Michel Sapin semble accumuler ces dernières semaines les affaires qui, s’ajoutant à ses nombreux mensonges des derniers mois, ont de quoi laisser les français perplexes sur la définition qu’a le Chef de l’Etat de sa République Irréprochable, de sa Présidence Normale ou encore de sa République Apaisée…

Non parce que là, on en est franchement bien loin…

Alors certes… Il ne s’agirait que d’un coût pour le contribuable français de 1 600 €…

Sauf que le problème dans cette histoire n’est pas le niveau des moyens engagés, mais le fait que celui qui tient le porte-monnaie de la France pourrait avoir usé de son influence en utilisant la ressource nationale pour servir un intérêt personnel…

Sous d’autres cieux, l’opposition de gauche se serait emparée d’une telle affaire et aurait activé ses relais sur les réseaux sociaux pour en faire un outil de propagande servant à déstabiliser le pouvoir en place.

Là, malgré les nombreuses reprises dans différents types de presses, rien.

Aucune indignation du côté des militants, sympathisants et blogueurs de gauche. Sont-ils gênés, écœurés ou ferment-ils simplement sciemment les yeux par pur aveuglement… Allez savoir ! Dans tous les cas, moi je n’ai nullement confiance en des gens comme ça…

La finalité est celle-ci malgré tout : suite au départ d’Emmanuel Macron, Hollande donne les clefs des finances de la France à un mec qui semble vivre du système depuis plusieurs décennies, a régulièrement menti aux français sur l’état du pays (les fameuses sapinades), tout en passant régulièrement de la crème sur le dos de « Moi Président pas de bol », alors qu’au final, le pays n’a eu de cesse de s’enfoncer et lui de mélanger les genres tout en s’évitant très subtilement une potentielle affaire de moeurs

Si avec ça on arrive malgré tout à s’en sortir, c’est que les français ont vraiment une chance de cocus !

 

CONCLUSION :

Il ne claque pas que les slips, il claque aussi l’argent des Français.

C’est pas cher c’est nous qui payons.

Encore 450 jours à tenir !‏

Le navire France n’a plus de commandant à sa barre, avec un président occupé par les calculs politiciens et un premier ministre cherchant à éviter les pièges qu’on lui tend.

Jamais autant qu’avec ce président de la République les institutions n’ont été dévoyées, abîmées et perverties.

Jamais la France n’a eu le sentiment de replonger au coeur des heures les plus sombres de la IIIe ou de la IVe République.

Jamais Hollande n’a autant fait honte au pays par le mépris qu’il affiche pour les Français, par son obsession du calcul politicien et par la priorité donnée aux petits marchandages entre amis sur les enjeux de long terme.

Le remaniement gouvernemental intervenu la semaine dernière n’a pas d’autre logique que de préparer l’élection présidentielle de 2017, en divisant les écologistes, en s’attirant la sympathie des radicaux de gauche et en neutralisant les deux frères ennemis Valls et Macron, qui s’échauffent tous les deux pour récupérer les dépouilles de l’actuel locataire de l’Élysée.

Hollande avait encore la possibilité de former un gouvernement de combat, d’accentuer la ligne sociale-libérale mise en oeuvre depuis deux ans et de préparer des réformes de structure susceptibles d’enjamber les prochaines échéances électorales. Il a pris le chemin inverse en décidant de ne plus rien faire.

La seule annonce politique qui a suivi ce remaniement a été celle d’un référendum local destiné à mesurer l’intérêt ou l’aversion des riverains du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes pour ce projet. Un vote qui pourrait n’avoir, de surcroît, qu’une valeur indicative. C’est dire si Hollande est toujours aux prises avec le syndrome Leonarda. Il a tous les pouvoirs, puisque les recours ont été tous épuisés, mais sa main tremble à l’idée d’envoyer les bulldozers et de faire en sorte que les décisions de justice soient mises en oeuvre. Alors il tergiverse, fait revenir auprès de lui le plus ardent défenseur de cet aéroport, Jean-Marc Ayrault, et la plus violente opposante, Emmanuelle Cosse, et décide de… ne rien décider.

Hollande ne pense qu’à sa présidence et surtout à sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. Mais en même temps, il lui paraît insupportable de présider, de décider ou d’arbitrer.

  • Il préfère les petits calculs aux grandes orientations que Georges Pompidou pouvait imposer en un Conseil des ministres.
  • Il attise la rivalité entre Emmanuel Macron et Manuel Valls pour ne faire aucune réforme structurelle en matière de droit du travail ou d’assurance chômage, confiant ces deux dossiers très lourds à une ministre reconnue pour son incompétence, Myriam El Khomri.
  • Et pendant que les agriculteurs crient leur désespoir, ferment leurs exploitations ou se suicident — comme cela a été encore le cas dans les Côtes-d’Armor la semaine passée —, il renvoie le sujet aux instances européennes et tente de gagner du temps.

 

hollandepneu

Le problème, c’est que le navire France n’a plus de commandant à sa barre.

Hollande est trop occupé à diviser ses ennemis, puis à semer la haine chez ses amis, de manière à pouvoir accéder au second tour de la présidentielle de 2017 face à une droite toujours aussi divisée, insipide et peu populaire.

Quant à Manuel Valls, il lui faut éviter les pièges que lui tend à chaque instant le président de la République, assurer la cohésion d’un gouvernement dont il n’a pas pu choisir les membres et continuer à lutter contre la gauche de la gauche, qui le considère comme un traître au socialisme. Un tel attelage n’est pas idéal pour notre pays, au moment même où un gigantesque krach boursier mondial risque d’emporter l’Europe dans la récession, au moment où les banques sont sérieusement chahutées par l’éventualité d’une crise espagnole, six fois plus importante que l’a été la crise grecque, et au moment où la menace terroriste s’accentue, comme en témoigne notre dossier (lire page 24).

Pour chaque Français, pour chacun de nos lecteurs, pour tous ceux qui sont attachés à la grandeur de notre pays, le plus dur c’est de penser qu’il faut encore tenir 450 jours avec un État déliquescent, avec une absence totale d’autorité, avec des Français au bord de la crise de nerfs et avec comme seul remède la création d’un secrétariat d’État chargé de l’Égalité réelle !

Faut-il n’avoir aucune vision tragique de l’Histoire pour penser que l’on peut amuser le pays en lui promettant l’“égalité réelle”. Faut-il ne pas comprendre que « les Français veulent l’égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l’esclavage », comme l’expliquait Tocqueville.

Faut-il surtout prendre nos concitoyens pour des arriérés en leur promettant une égalité dont ils se fichent alors qu’ils ne souhaitent qu’une chose : la liberté. La liberté de créer, de prendre des risques, d’entreprendre, d’avoir une vie de famille et d’aimer la France de leurs ancêtres.

Y De Kerdrel

hollandelincapable