La vraie solution contre le “harcèlement de rue”

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Chère Madame, cher Monsieur,

Je ne sais pas si vous avez vu cette vidéo qui a circulé il y a quelques jours sur les réseaux sociaux; on y voit un jeune homme administrer à une jeune femme une claque retentissante, devant un hall d’immeuble.

La violence de cet homme est choquante, mais aussi la passivité – l’habitude ? – de la jeune fille.

Vous ne pourrez pas voir cette vidéo car elle aurait été supprimée – c’est ce qui arrive aux vérités qui dérangent.

Mais derrière cette vidéo, il y a un phénomène massif : « le harcèlement de rue » et les agressions subies par les femmes dans certains quartiers.

Les femmes, dans certains endroits en France, sont victimes de violences, d’humiliations et soumises au silence par peur de représailles.

Il y a une société parallèle qui semble faire fi des règles communément admises.

En apparence, le gouvernement semble s’en préoccuper.

Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité, a déclaré qu’elle avait pour projet de verbaliser le harcèlement de rue.

C’est déjà beaucoup mieux que la proposition d’une autre féministe; au mois de mai elle avait demandé l’élargissement des trottoirs pour lutter contre le harcèlement ! l’élargissement des trottoirs (mais bien sûr, lorsqu’une femme se fait insulter, c’est parce que le trottoir n’est pas assez large !).

Et pourtant.

On se demande comment pourrait se passer, très concrètement, cette verbalisation.

Supposons une femme qui vient de se faire importuner. Que va-t-elle faire ?

Elle va aller trouver un policier ou un gendarme pour lui signaler ce qui lui est arrivé ?

Sans doute.

Et ensuite ?

Elle va revenir, accompagnée du policier, à l’endroit où le harcèlement s’est produit ? A votre avis, quelle chance a-t-elle que son harceleur soit encore là ? A mon avis à peu près autant de chance que de gagner à l’Euromillion… et si le harcèlement a eu lieu dans les transports en commun ? Aucune chance.

Mais supposons encore qu’elle retrouve l’homme, ou les hommes, qui l’ont verbalement agressée.

Que se passera-t-il ?

Le policier ira trouver l’individu pour lui dire qu’une femme s’est plaint de son comportement et qu’il va le verbaliser ?

L’autre va tout nier en bloc, vous pensez bien !

Et donc ? Ce sera parole contre parole, à moins que, par extraordinaire il y ait eu des témoins… et qu’ils soient prêts à témoigner !

Autrement dit, le policier sera obligé de laisser partir le harceleur sans pouvoir rien faire.

Bref, je vous le dis franchement, cette histoire de verbalisation du harcèlement de rue me semble être du grand n’importe quoi…

Mais alors, me direz-vous, il ne faut rien faire ? Les femmes doivent continuer à se laisser lourdement draguer, insulter, voire pire encore ?

Non, pas du tout. Mais il faut prendre le problème par le bon bout.

S’attaquer directement à la drague agressive, c’est vouloir écoper la mer avec une petite cuillère.

Il faut écouter ce qu’ont à nous dire les spécialistes de la délinquance.

Et cela tombe bien, à l’Institut pour la Justice nous avons d’excellents experts en la matière.

Et nous savons donc que les délinquants, en général, ne sont pas spécialisés.

Par exemple le voleur ne se contente pas de voler, il a aussi très souvent la mauvaise habitude de frauder dans les transports en commun, de consommer et de vendre de la drogue, de ne pas respecter le code de la route, et…

… d’agresser verbalement les femmes dans la rue !

Combien pariez-vous qu’un grand nombre de ceux qui harcèlent les femmes dans la rue ou dans les transports en commun ont bien d’autres choses à se reprocher ?

Que nombre d’entre eux ont sur eux de la drogue, des objets volés, une arme, qu’ils ont à leur actif des amendes impayées, etc. ?

Vous voyez où je veux en venir.

Si la police qui, dans le contexte actuel agit sur ordre, était présente au quotidien dans les quartiers que l’on dit « sensibles », au lieu de n’y pénétrer qu’occasionnellement, avec un luxe de précaution, pour s’en retirer le plus vite possible afin de ne pas risquer un « incident » (comprenez : qu’un délinquant soit blessé en résistant aux policiers).

Si elle réprimait fermement les petites infractions au lieu de fermer les yeux pour ne pas « provoquer ».

Si les infractions et les incivilités dans les transports en commun étaient systématiquement traquées.

Et, surtout, si la justice consentait à sévir, au lieu d’accorder « seconde chance » après « seconde chance » à des délinquants déjà chevronnés…

… il y aurait beaucoup moins de harcèlement de rue ! Parce qu’il y aurait beaucoup moins de harceleurs dans les rue.

Savez-vous que c’est la méthode qui a permis à New-York de baisser la criminalité de plus de 80% depuis le début des années 1990 ?

Oui, vous avez bien lu : plus de 80% !

Et aujourd’hui New-York est une des grandes métropoles les plus sûres du monde occidental.

Et je n’ai pas entendu dire que là-bas il y avait des quartiers « interdits aux femmes ».

Nos dirigeants doivent s’attaquer sérieusement à la délinquance et faire disparaître les « zones de non-droit » qui gangrènent notre pays ;

Cela donnera enfin à tous les Français la sécurité quotidienne à laquelle ils aspirent.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

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Les bougies et les marches blanches ne suffisent pas

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Chère Madame, cher Monsieur,

Pas de photo.

Je n’ai pas réussi à trouver de photo de Joachim sur internet. Mais Joachim aurait pu être votre fils, votre petit-fils, votre fiancé ou celui de votre fille, il aurait pu être votre voisin.

Il avait 20 ans.

Il était étudiant en géographie à Montpellier.

La vie lui souriait.

Mais il est mort jeudi soir dans la rue Saint Guilhem, l’une des rues les plus passantes et commerçantes de Montpellier.

Et sa mort n’a rien d’accidentelle.

Il a été tué de deux coups de couteau dans le thorax par un homme dont nul ne pouvait ignorer la dangerosité.

Ce devait être un soir de fête : Joachim venait le jour-même de récupérer les clés de son nouvel appartement.

Mais peu avant 22 heures, il se dispute dans la rue, avec sa compagne, pour une broutille. Une banale querelle d’amoureux.

La scène a un témoin : un Algérien de 29 ans, Mohamed Guendouz, qui vient se mêler de la dispute. Le ton monte entre les deux garçons : “Il y a eu une bousculade, un échange de noms d’oiseaux”, raconte une source proche du dossier. Chacun se sépare, pensant en rester là.

Sauf que « quelques minutes plus tard, l’agresseur remonte en courant la rue Saint-Guilhem et tente d’entrer dans le supermarché City Market, qui s’apprête à fermer. Il se cogne contre les portes vitrées, regarde à l’intérieur, semant l’inquiétude chez les derniers clients qui font la queue à la caisse. L’instant d’après, le drame se noue, juste en face : Joachim, qui marche avec un ami, reçoit deux coups de couteau au thorax. »

Mohamed Guendouz est « bien connu des services de police », il a un « casier judiciaire chargé », il a un « lourd passé de délinquance » …

Cette rengaine nous la connaissons tous. Nous l’avons entendue tant de fois…

Je suppose que pour les parents de Joachim c’est encore plus odieux, encore plus insupportable.

Midi Libre nous dit au sujet de Mohamed Guendouz :

« Sans profession, cet homme qui a mené une vie itinérante entre la région parisienne et Montpellier a derrière lui un lourd passé de délinquance et de violences, notamment pour des agressions au couteau, qui lui avaient valu une incarcération à Fresnes. Il était ensuite venu à Montpellier, où il avait à nouveau été incarcéré pendant plusieurs mois pour des violences : il était sorti en août 2016, et passait depuis la majeure partie de ses journées à boire dans la rue. »

Six condamnations. Certaines pour délits routiers et deux pour violence avec arme :

une condamnation en 2013 à 3 ans de prison dont un avec sursis.
une condamnation en 2015 à un an de prison.

Et très certainement un grand nombre de délits et d’agressions qui n’ont jamais été portés à la connaissance de la justice.

Mais tout va très bien Madame la Marquise puisque le Procureur de Montpellier nous dit qu’il « avait purgé les peines auxquelles il avait été condamné, et avait un titre de séjour en France tout à fait régulier ».

Ah.

Pourtant Joachim, lui, est mort. Fauché à l’aube de sa vie d’adulte.

Je n’en veux pas à ce magistrat, qui fait simplement état du dossier. Non, j’en veux à notre système qui permet à un homme au passé délinquant, à un étranger déjà condamné pour des faits graves, d’être dans la rue Saint Guilhem jeudi soir dernier, prêt à tuer un garçon de 20 ans.

C’est inacceptable.

Nous le savons, nos experts ne cessent de le dire, des milliers de délinquants profitent pendant des années de la clémence du système judiciaire.

Mohamed Guendouz présentait toutes les caractéristiques du délinquant dangereux, à qui ne manque que l’occasion pour commettre des actes irréparables :

Violences à répétition, y compris avec des armes, absence de travail, pas d’attaches familiales, une alcoolisation quasi-permanente, l’alcool étant, tous les spécialistes le savent, le produit stupéfiant le plus fréquemment associé avec les homicides… Mohamed Guendouz était une bombe à retardement.

Escalade de violence, dangerosité évidente, manque de fermeté de l’institution judiciaire…tout cela est d’une affligeante banalité dans la France d’aujourd’hui.

Ce n’est pourtant pas faute de batailler depuis 10 ans maintenant pour inverser le système.

Nous avions fait passer les peines plancher en 2007, et cela représentait une avancée majeure dans la lutte contre la récidive.

Mais c’était bien sûr sans compter sur les années Taubira qui ont suivi.

François Hollande et Christiane Taubira ont supprimé les (maigres) dispositions visant à endiguer cette récidive :

suppression des peines plancher
suppression de la révocation automatique des sursis simples
suppression du régime spécial réservé aux récidivistes dans le cadre de l’exécution des peines

Résultat aujourd’hui la loi permet à des récidivistes violents d’accumuler les sursis…

Et nous le savons, il est dramatique, anti pédagogique et dangereux de prononcer des jugements symboliques, qui n’aboutiront pas à un vrai passage en prison ou à une peine dissuasive.

C’est donner aux délinquants un permis de recommencer. Pour certains, c’est pratiquement leur donner un permis de tuer…

Appliquez donc la même situation chez vous. Si vous ne punissez pas votre fils après une première bêtise, si vous le menacez d’une éventuelle sanction mais que celle-ci ne vient jamais… je vous parie que votre autorité sera très vite bafouée et que votre adorable enfant se comportera en véritable petit démon.

Du bon sens de mère de famille ? Absolument ! Et j’en ai à revendre.

Nos députés et ministres concernés ont été très occupés avec la loi contre le terrorisme (dont je pourrais vous parler aussi…) ces derniers temps. Mais il ne faut surtout pas laisser de côté la justice pénale “ordinaire”, et ses lois idéologiques qui influent directement sur notre sécurité.

Nous nous sommes battus pour sauver les peines plancher, vous étiez peut-être à nos côtés, nous avons perdu. Qu’à cela ne tienne, nous ne baissons pas les bras. La Ministre de la justice va lancer une réforme de la justice pénale. NOUS SERONS LA.

Nous serons là pour argumenter avec nos experts, pour présenter nos propositions, nous serons là devant les députés pour les convaincre de leur bien-fondé, nous serons là avec vous pour faire nombre et pour faire du bruit.

Nous serons là pour rappeler que Joachim est mort jeudi dernier. Et que cette mort n’était pas inévitable.

Si comme moi, vous ne voulez pas baisser les bras, que vous voulez une réforme en profondeur de la justice, pour que les honnêtes citoyens soient protégés, alors, je vous le demande, venez compléter le Référendum en cliquant ici et nous aider à faire gagner le bon sens sur l’idéologie.

C’est très important.

Si nous n’agissons pas, qui le fera?

Au nom de toutes les victimes potentielles que nous pourrons éviter, remplissez le Référendum pour la Justice.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

PS : Je n’ai pas trouvé de photo de Joachim, mais voici celle d’Alexia.


Vous avez forcément entendu parler d’elle.

Cette jeune femme de 29 ans, très belle et pleine de vie selon ses proches, a été retrouvée brûlée dans une forêt en Haute Saône, la semaine dernière, après être morte asphyxiée.

Tuée sauvagement alors qu’elle faisait son jogging habituel.

Nul ne peut dire à l’heure actuelle, quel monstre a commis ce crime. Un homme sans histoire que personne n’aurait soupçonné ? un homme bien connu de la police et de la justice ? un détraqué ?

Nul ne le sait. Tout ce que nous savons c’est que depuis 2005, six autres femmes ont été assassinées en faisant leur jogging, et que dans dans quatre cas sur six les meurtriers avaient déjà été condamnés pour viol ou pour meurtre.

Nous suivons cette affaire de près, et nous serons là s’il faut agir.

Mélodie n’aura pas son bébé

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Chère Madame, cher Monsieur,

L’actualité nous donne raison.

On ne préfèrerait pas. Mais c’est ainsi.

Mélodie avait 23 ans, elle était enceinte de 8 mois, elle allait devenir infirmière ; c’était une magnifique jeune femme qui attendait ce soir-là son compagnon.

Vous en avez probablement entendu parler: elle est morte il y a deux semaines.

Un vagabond qui était entré dans la maison pour la cambrioler a été pris d’une « envie » lorsque Mélodie l’a surpris. Il l’a frappée, puis a attaché ses pieds, ses mains et il l’a violée. Pendant que la jeune femme agonisait et s’étouffait à ses pieds, le meurtrier a pris le temps de se préparer un café et de boire un whisky.

Je ne rentrerai pas davantage dans les détails, tant ils sont sordides. C’est le compagnon de Mélodie qui a découvert son corps. C’est d’ailleurs son arrivée qui a fait fuir son bourreau.

Qui est le suspect ?

Un sdf de 38 ans qui a déjà passé 3 ans dans un hôpital psychiatrique. Je dis « déjà », car c’est précisément là que le problème se pose.

Ce sdf a pour territoire la ville d’Anglet, commune voisine d’Ustaritz où le meurtre a été commis. Il vit dans l’errance et il est bien connu de la police pour des vols et des dégradations. « Il faisait peur à tout le monde, poussait des cris et tapait sur les murs. Je me souviens qu’il avait agressé mon voisin du dessous » raconte une riveraine au journal le Parisien.

Cet homme, le Maire d’Anglet le connaît très bien, il a tenté de le faire hospitaliser d’office à cause de son comportement dangereux.

« C’était en janvier, j’avais accumulé de nombreuses plaintes de riverains qui se plaignaient de cet homme qui errait dans la ville et les agressait. J’ai pris le temps, avec l’aide de la police municipale, de recueillir des témoignages pour monter un dossier d’hospitalisation d’office. » (Le Parisien).

Le dossier est donc bouclé. Mais …

« Le psychiatre qui le suivait à Bayonne a refusé de me suivre” explique le Maire.

Et si la police ne l’avait pas interpellé après la mort de Mélodie, qui sait jusqu’où la violence et l’innommable seraient allés ?

Monsieur le Maire le dit : « C’est grave parce que dans cette affaire, il y a du malheur et de la souffrance. Je pense à cette jeune femme, ce bébé et cette famille meurtrie par ce crime. »

Sauf que voilà, aujourd’hui en France, si l’on faisait appel à un autre psychiatre pour qu’il évalue la dangerosité de cet individu, il y a fort à parier qu’il donnerait la même réponse que son confrère.

Pourquoi ?
Parce que les psychiatres ne sont pas formés à l’évaluation de la dangerosité.

La France est en retard en matière d’évaluation criminologique. Et ce retard a des conséquences parfois tragiques sur la sécurité des gens.

Concrètement aujourd’hui, un psychiatre, doit répondre en tant que psychiatre sur la santé mentale de son patient. MAIS, on lui demande aussi de répondre à une autre question, bien plus difficile, celle de sa dangerosité.

Tout l’enjeu est là.

La méthode de l’évaluation clinique utilisée habituellement par les psychiatres ou les psychologues pour évaluer la santé mentale du patient ne ne permet pas de prédire un éventuel comportement violent de sa part.

C’est à cause de cela qu’ont été développés des outils nommés « échelles actuarielles », qui permettent d’identifier des liens statistiques entre différents facteurs (cliniques, mais aussi sociologiques, institutionnels, judiciaires) et un risque de réitération d’un comportement violent.

Par exemple, comme l’explique le docteur Alexandre Baratta, expert associé à l’Institut pour la Justice, il est établi que les sujets porteurs d’un trouble schizophrénique ne commettent guère plus d’actes criminels que la population générale, SAUF s’ils sont désocialisés, consommateurs de toxiques tels que le cannabis ou l’alcool, et sans traitement médicamenteux antipsychotique.

En ce cas ils présentent un risque réel de passage à l’acte violent.

Le psychiatre qui se contentera d’examiner la maladie mentale de celui qu’il a en face de lui ne prendra pas en compte ces facteurs extérieurs à la maladie, et qui pourtant sont décisifs pour évaluer la dangerosité du patient.

Les échelles actuarielles, elles, tiennent compte de ces facteurs.

Dans la pratique, les échelles actuarielles ont démontré une bonne valeur prédictive. Ce pourquoi elles sont aujourd’hui couramment utilisées dans de nombreux pays d’Europe et en Amérique du Nord.

Pourquoi pas en France ?

Notre pays doit absolument se moderniser. Nos psychiatres doivent être formés à ces outils modernes et performants. À l’Institut pour la Justice, nous le réclamons depuis des années, mais hélas, pour le moment, en vain.

Pour éviter de nouvelles tragédies.
Parce que des morts atroces comme celle de Mélodie ne sont pas inévitables.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Échange Kalashnikov contre iPhone

Chère Madame, cher Monsieur,
Alors non, vous ne trouverez pas cette petite annonce sur le Bon Coin, à la fin de votre journal ou dans Paru-vendu mais pourtant ce genre de troc est bel et bien possible.

C’est un voyou de 29 ans, qui cumule déjà pas moins de 26 condamnations, qui le dit lui-même.

Je vous explique :

Tout commence au mariage de sa cousine où une dispute éclate avec un membre de sa famille. Soufiane s’absente alors et revient quelques minutes plus tard … avec son arme de guerre à la main !

Les invités ont eu très peur, et on les comprend ! Certains ont même cru qu’ils avaient affaire à un terroriste islamiste.

A son procès, la juge lui demande :

  « Comme vous êtes-vous procuré cette arme ? »

Réponse :

  « Je l’ai échangée contre un Iphone. Mais à Dreux, on en trouve partout. Il suffit de creuser un peu la terre. »

Je vous l’avoue, j’ai relu cet article de journal deux fois pour m’assurer que j’avais bien lu… 

Vous et moi savons ( même si les médias nationaux tentent souvent de dissimuler cette vérité déplaisante) que les quartiers difficiles de certaines villes sont devenus des zones de non-droit propices à tous les trafics : drogues, objets volés, armes … 

Mais qu’un délinquant explique aussi simplement qu’il peut se procurer une kalachnikov presque en claquant des doigts … cela me laisse sans voix. 

En France celui qui veut se procurer légalement une arme doit effectuer un véritable parcours du combattant, s’inscrire à un club de tir, demander des autorisations à la préfecture, se procurer un coffre-fort, justifier de tant de séances de tir par an, etc. 

Tout cela, soit-disant, pour éviter que des armes à feu tombent entre de mauvaises mains.

Et pendant ce temps les délinquants peuvent acheter une arme de guerre redoutable aussi simplement que vous achetez un téléphone portable.

Une balle tirée par une kalachnikov peut traverser un mur de parpaing et tuer à plus d’un kilomètre de distance.

Comme l’expliquait un chirurgien marseillais après les attentats de novembre 2015 à Paris : “Avec une kalachnikov, la victime a très peu de chances de s’en sortir, de survivre”. 

Les chirurgiens des hôpitaux marseillais, qui opèrent souvent des blessés par kalachnikov, connaissent bien les dégâts souvent irréversibles causés par cette arme : lésions internes et hémorragies très importantes, membres quasiment arrachés…

En France, les pouvoirs publics se montrent chicaneurs et impitoyables avec les honnêtes gens mais semblent incapables de garantir notre sécurité la plus élémentaire.

Ne marchons-nous pas sur la tête?

Aussi, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j’ai décidé de tenir une revue de presse de toutes ces histoires, que nos médias appellent « faits divers », pendant une semaine partout en France.

Je veux montrer aux pouvoirs publics que NON nous n’exagérons pas quand nous disons haut et fort que l’insécurité est partout.
Et pour cela, je veux pouvoir compiler tous les faits divers d’une semaine ordinaire, en France.

J’ai besoin de vous mettre à contribution.
Vous lisez probablement la presse locale et régionale chaque jour. J’aimerais que lorsque vous lirez une histoire de cet acabit, vous pensiez à moi et vous me la transmettiez par email.

Je vous le demande, à partir du moment où vous recevez ce message, envoyez-moi s’il vous plaît vos coupures de presse pendant une semaine. Je vous en suis par avance très reconnaissante.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ps : La dépêche vient de tomber : 2000 CRS viennent de se mettre en arrêt maladie pour protester contre leurs conditions de travail. La cocotte-minute n’est-elle pas sur le point d’exploser ? 

Emmanuel Macron n’est pas devenu Président par hasard

Nous avons tous pu prendre connaissance des sommes engagées par les différents candidats lors des dernières élections présidentielles.

On découvre ainsi qu’Emmanuel Macron a dépensé 16,7 millions d’euros pour sa campagne.

C’est même le candidat qui a dépensé le plus.

Curieusement, aucun journaliste soulèvera la question suivante: Comment un homme inconnu du grand public un an auparavant, jamais élu, a-t-il pu en moins de deux ans créer un parti politique, l’animer et rassembler autant d’argent en si peu de temps.

La réponse à cette question, la genèse de l’histoire, c’est, en quelques sorte, Parker Pointu, commentateur de ce blog qui nous l’explique…

Accrochez-vous, ça décoiffe…

Macron est remarqué par Henri de Castries, président d’AXA mais aussi président du Groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderberg ou Club Bilderberg, un rassemblement annuel de plus d’une centaine de membres essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias.
Ils voient en Macron l’opportunité d’infléchir la politique économique et industrielle française et de contrer les syndicats, pour aller sur une politique libérale à l’anglo-saxonne.

Cependant Macron ne parvient pas, à son poste de conseiller économique à l’Elysée, à faire fléchir Hollande et son gouvernement.

Lors de la réunion du Groupe Bildelberg à Copenhague du 29 mai au 1 er juin 2014, la réunion compte de nombreux banquiers notamment de la Deutsche Bank, Christine Lagarde, Benoit Coeuré, ancien de la BCE, et Macron.

De Castries et plusieurs banquiers se voient en présence de Macron.

Il est donc décidé de faire pression sur Manuel Valls pour que Mr Macron soit ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d’Arnaud Montebourg trop instable.

Jean-Pierre Jouyet est contacté et influence François Hollande.

Macron est donc nommé Ministre le 26 août 2014.

De Castries voit Valls et lui suggère de faire un geste vis-à-vis du patronat, de redorer son blason, qu’il en serait récompensé.

Le 27 août Valls participe à l’université d’été du MEDEF il a prononcé un discours salué par une longue « standing ovation ».

Les financiers ont réussi leur coup.

Leur prodige est à leurs bottes, il n’y a plus qu’à manipuler la marionnette.

Le patronat est satisfait mais le trouve encore trop timide dans ses réformes, ils le poussent à faire la loi « Macron 2 ».

Mais Valls s’y oppose et donne le projet de réforme à Myriam El Khomri.

Les financiers sont furieux contre Valls et décident sa perte, Valls les a trahi.

Cependant Macron réussi à inclure dans la loi : la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales.

Valls rétrograde Macron dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016.

Le 21 mars 2016 De Castries, Gattaz (MEDEF), Mario Draghi (BCE), John Cryan DB, des financiers et les patrons des groupes de presse, Bolloré, Drahi, Bergé se réunissent à Francfort, et décident d’épauler Macron pour la création d’un parti dévoué à leur cause.

Macron sera épaulé et financé pour créer un parti politique.

La manipulation est simple la presse écrite doit lui consacrer de nombreuses unes, notamment la presse féminine, et la presse destinée aux jeunes.

La télévision doit le présenter comme le gendre idéal.

Les patrons de presse créaient des groupes de travail uniquement dédiés à l’image et à la communication Macron.

Bolloré a eu cette réflexion : « Puisque la mode est aux couguars et aux MILF mettons sa couguar à la une, c’est tendance, les jeunes vont kiffer ! ».

Les financiers vont élaborer la création du parti.

Ils créent deux associations : l’« Association pour le renouvellement de la vie politique » et l’Association de financement du parti « Association pour le renouvellement de la vie politique » La deuxième sera financée par des fonds privés De Castries et Gattaz invitent Mr Logerot le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avec Mr Dargnat qui prendra la présidence de l’association de financement du parti, un ancien de BNP Paribas Asset Management.

La machine est en marche.

Le 6 avril 2016 le parti est créé.

L’argent des groupes financiers abonde, la campagne est lancée.

Fin avril 2016 Edouard Philippe maire du Havre est invité par De Castries et Bolloré, à Paris, ces derniers lui demandent de soutenir Macron puis ils invitent le futur premier ministre à la réunion Bidelberg qui se tient du 10 au 12 juin 2016 à Dresde.

Une réunion se tient avec Christine Lagarde, Baroso et d’autres financiers.

A l’issue se tient une autre réunion à Berlin où il est décidé de faire de Macron le Président de la France.

Sont présent des financiers, le directeur de la BCE, Drahi, Bolloré, Bergé et surprise : Mr Louvel Président du Conseil supérieur de la Magistrature.

Ils sont rejoints le temps d’un dîner par Madame Merkel.
Dans le même temps, il faut penser à décrédibiliser Hollande, un débat aura lieu le 14 avril 2016 sur France 2.

Les patrons de presse font pression sur Michel Field, patron de l’info du groupe France Télévision, pour que ce soit Léa Salamé, journaliste aux dents longues, multimillionnaire par son mariage et bobo moraliste qui anime le débat.

Le 14 avril 2016 elle fait son effet et François Hollande ne sera pas épargné.

En novembre, les primaires de droite sont ouvertes, Fillon gagne.

Jugé trop frileux dans son programme par les financiers, ils décident de l’éliminer.

L’affaire Fillon est lancée, bien d’autres élus de droite et de gauche font travailler leur conjoints ou enfants, mais Fillon doit être éliminé.

Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaîné et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions augmenter en 2017, comme par hasard.

Gaspard Ganzter, conseiller de Hollande mais aussi camarade de promo de Macron à l’ENA, rencontrera le directeur du Canard début janvier.

Déchaînement des médias sur Fillon, les journalistes bien obéissants et soi-disant indépendants se déchaînent.

Mais surtout ils prennent soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits.

L’homme à abattre c’est Fillon.

De l’autre côté, ordre est donné d’axer sur le FN, sachant que lors d’une confrontation Macron Le Pen, Macron serait élu.

La Machine médiatique est en route, les magistrats sont dans la course; peu importe si cette campagne est nauséabonde, mais Macron doit sortir vainqueur coûte que coûte.

Lors d’une entrevue, entre Macron, Drahi, et Bolloré, Drahi dit à Macron : « Ne brusque pas les français, dis leur ce qu’ils veulent entendre, ce sont des veaux, ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste.

Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre.

Sache les séduire et les endormir et nous aurons ce que nous voulons.

Beaucoup de gens (financiers et grands patrons) comptent sur toi, ne les déçois pas !

Sers-toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes, qui se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les financiers et l’argent, mais sont les premiers à faire de l’évasion fiscale, tu verras ils viendront te lécher les fesses par intérêts, ce sont les pires, je ne les aime pas !» Bolloré lui dit : « Le Français veut de l’information instantané, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut leur servir ce qu’ils veulent ! »

Réunion le 11 avril 2017 avec De Castrie, Drahi, Jouyet, Sarre et d’autres personnages influents avant le 1er tour des élections, la ligne médiatique est organisée, la presse est dévouée à Macron, mais Mélanchon inquiète, ainsi que le manque de confiance des français envers les politiques.

Le 23 avril 2017 ils sont rassurés, Macron est en tête avec 24%.

Drahi félicite Macron et lui dit : «Tu es président les français n’auront jamais les couilles de voter Le Pen et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi ! ».

Cela se finit à la Rotonde… Macron savait qu’il était président.

Le 24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges !

Ces élections présidentielles furent qu’à un seul tour, magnifiquement orchestrées par, les médias, la finance et le CAC 40, les français n’y ont vu que du feu !

Le 7 mai 2017, Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible plan « en marche ».

Le spectacle du Louvre fut un délire narcissique dont l’analyse révèle bien des intentions que je qualifierais de « déviantes » et bien éloignées des problèmes et attentes des Français.

Reste maintenant la dernière étape: les législatives.

Faire élire 50% à l’Assemblée Nationale de personnes qui n’ont jamais touché à la politique ou eu un mandat électoral.

Cette manœuvre est organisée depuis Paris dans le cadre d’un mystérieux processus de sélection afin d’achever d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage de personnes désignées qui seront à la botte du régime.

Là aussi, personne ne se posera la question du financement de toutes ces investitures.

« Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Au second tour des législatives, Macron obtiendra une très nette majorité.

Le changement est devenu le deus ex machina de la politique.

Il a suffi de le promettre pour conquérir le pouvoir.

Le peuple, par ces élections, a perdu sa souveraineté; maintenant il élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie.

Heureusement, 16 millions de personnes se sont abstenues ou ont voté blanc, signe qu’il y a des français qui font encore preuve d’intelligence, et ne se laissent pas manipuler.

Mais le réveil va être brutal, les français vont bientôt pleurer, mais ils ont les politiques qu’ils méritent !

Parker Pointu

NB: Toutes les informations citées supra peuvent être vérifiées, ce ne sont pas des affabulations, ceux qui chercheront à savoir et qui ne se laisseront pas manipuler par les médias découvriront cette triste vérité. »
NB: le lecteur averti remarquera que la quasi totalité des acteurs principaux de cette histoire sortent du même moule: Science-Po, ENA

cf: http://lagauchematuer.fr/2017/08/10/macron-a-depense-plus-de-167-millions-de-pour-sa-campagne-presidentielle-plus-que-tout-autre-candidat/

Pour vous, ils risquent leur vie… et celle de leur famille !

institutjustice

Madame, Monsieur,

« On est des souffre-douleurs pour les détenus ».

C’est le cri du cœur d’un surveillant, après l’agression sauvage d’un de ses collègues de la prison de Fresnes.

Vous connaissez la situation des prisons françaises. Surpopulation et oisiveté contribue à l’hyper-violence du milieu.

Mais cette fois, ça ne s’est pas passé en prison.

Ça s’est passé un dimanche après-midi, alors que la victime était devant son domicile, après une dure semaine au centre pénitencier.

Soudain, une voiture s’arrête à son niveau. Trois hommes à l’intérieur. Ils l’interpellent :

– « Tu te souviens de nous ? »

Il aurait préféré les oublier.

Les trois hommes sont d’anciens détenus de la prison de Fresnes. Pas des tendres.

Avant qu’il ne puisse réagir, ils sautent de la voiture l’attrappent et tabassent violemment le surveillant de prison. Les coups pleuvent. A trois contre un. Des dents cassées. Des douleurs aux cervicales.

Cela ne leur suffit pas. Ils veulent enlever le détenu. Ils ouvrent le coffre et tentent de pousser le surveillant.

Pour quoi faire ?

Continuer à le torturer ?

Le tailler en pièces ?

Heureusement, nous ne le saurons pas.

Le surveillant, pourtant amoché, se débat et résiste comme il peut. Un voisin voit la scène. Il sort de sa maison en trombe… et vient défendre le surveillant.

À deux contre trois, le combat reste très inégal, mais les détenus préfèrent abandonner et prennent la fuite.

Et quelles sont les réactions?

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté propose la mise en place d’un matricule pour les surveillants pénitentiaires, un numéro pour préserver leur anonymat.

Certes, il s’agit d’une mesure de bon sens, mais elle est très loin d’être suffisante.

Les surveillants racontent les méthodes de pression, dignes de film de gangsters :

Beaucoup craignent désormais pour leurs proches.

« Certains détenus nous disent « je sais où tu habites, où travaille ta femme, dans quelle école vont tes enfants ». Et ce ne sont pas que des paroles en l’air, ils le savent réellement », assure Stéphane Barraut, surveillant.

Théoriquement pourtant, les détenus ne sont pas censés connaître les noms des surveillants. « Ils mettent leurs proches à contribution, ils nous font suivre. Ensuite, ce n’est pas compliqué d’aller trouver notre nom sur la boîte aux lettres », poursuit Ahmed El Hoummass, délégué syndical pénitentiaire.

Certains mènent également leur enquête sur les réseaux sociaux. Si les gardiens font de plus en plus attention à verrouiller, lorsqu’ils en ont un, leurs profils Facebook, leurs enfants ne sont pas toujours aussi précautionneux. Dans certains cas, les menaces émanent directement des proches d’un détenu.

En attendant, les surveillants risquent tous les jours leur vie pour nous.

Un surveillant à deux doigts d’être égorgé comme un mouton.

C’était il y a moins de 15 jours à la prison de Condé sur Sarthe.

Le détenu avait semble-t-il prévu son coup et voulait tuer du surveillant. Il était en promenade et a demandé à regagner sa cellule.

Il a agressé les deux surveillants qui se trouvaient devant sa cellule… alors qu’ils se demandaient pourquoi il était si long à revenir de sa promenade.

Le détenu pointe un pic de 15cm sur la carotide d’un des surveillants. Le forcené hurle alors :

– « si tu avances, je l’égorge ! »

Le surveillant tente de se dégager et reçoit deux coups de pic dans le crâne et un dans le dos. Des coups pour tuer.

Ce n’est pas un événement isolé. A Osny, par exemple, souvenez-vous de ce détenu radicalisé qui voulait égorger deux surveillants avec un poinçon de 20 centimètres.

La lame est passée à deux millimètres (!) de la carotide d’un des gardiens, et à quelques millimètres (!) du poumon.

Et c’est comme ça dans toute la France…

Les prisons sont des concentrés de violence où les employés sont tous les jours en danger de mort.

« Tout va très bien, Madame la Ministre ? »

Pourtant, si on en croit le ministère de la justice, la journée type des détenus dans une maison d’arrêt semble parfaitement sous contrôle :

7h00-8h00 Réveil, petit déjeuner, toilette, entretien de la cellule.

8h00-11h15 Travail ou activités (sauf le week-end), promenade, loisirs (sport, bibliothèque, etc.), parloirs.

11h30-12h15 Distribution du déjeuner.

13h00-14h00 Promenade des détenus ayant un travail (service général ou autre).

14h00-17h00 Travail, activités, promenade, loisirs, parloirs, douches.

17h00-17h45 Douches pour les détenus qui travaillent (service général ou autres).

18h15-18h45 Distribution du dîner.

18h45 Fermeture des cellules.
(Source : ministère de la justice)

C’est très beau sur le papier… Mais comme vous le savez, la réalité est très différente.

Dans les faits, vous l’avez bien compris avec mon précédent message : la prison est devenue un véritable lieu d’oisiveté et d’errance pour les détenus.

Le ministère ne met pas en avant les stages de catamaran, de hip hop et autres activités de « loisirs ».

Pendant que les détenus se la coulent douce, le personnel pénitentiaire, lui, vit un véritable enfer.

Les insultes et les menaces de morts sont quasiment quotidiennes. Et les passage à l’acte, ou en tout cas les tentatives, sont fréquents.

Quand les gardiens craquent.

Plantons le décor. La prison de Muret dans la banlieue de Toulouse.

Elle reçoit uniquement des personnes à longue détention, supérieure à trois ans.

Quand on sait que les peines de moins de 24 mois sont presque toujours aménagées, vous vous doutez que ce sont des durs à cuire.

Pourtant, la moitié des gardiens du service du matin, et les trois quarts du service de l’après-midi viennent de se mettre en arrêt maladie.

Ils dénoncent la situation dans Le Figaro :

« Ça fait un an qu’on essaye d’alerter. On multiplie les heures supplémentaires tous les mois, quarante, soixante et même quatre-vingt pour certains agents », a affirmé un gardien et syndicaliste de Muret, qui a souhaité garder l’anonymat. « Les gars n’en peuvent plus. Ils ont des difficultés dans leur vie familiale. Ils sont en situation de burn-out ».

Quelle est la solution ?

Vous connaissez le proverbe populaire : l’oisiveté est la mère de tous les vices.

Il faut donc supprimer l’oisiveté.

C’est tout à fait sérieux. Un détenu qui passe son temps à travailler n’a plus le temps de semer la zizanie en prison. Le travail rétablit le respect de l’autorité, le respect des règles.

Et l’impact continue sur la durée: un détenu formé est quelqu’un qui peut ensuite travailler. Il n’est plus obligé de rester dans la criminalité.

Nous constituons actuellement une étude sur le travail en prison. Le but est de proposer des pistes sérieuses pour le généraliser.

Il faut absolument que nous puissions l’envoyer de toute urgence à chaque député.

Et j’ai besoin de votre aide pour cela. Elle est en cours de bouclage et nous prévoyons de l’envoyer par la Poste dès sa sortie.

Chaque pli coûte 5 euros par député. Cette opération revient donc, juste pour l’envoi, à 2855 €.

C’est une somme, mais il est crucial que les députés prennent conscience de l’ampleur du problème, et surtout qu’ils connaissent l’alternative possible et les lois à voter de toute urgence. Car c’est la vie des surveillants de prison et celle de leur famille qui est en jeu. Et notre sécurité.

Alors, je vous demande de faire un don, le plus généreux possible, pour soutenir cette opération. Vous serez tenu au courant de nos avancées.

Merci par avance !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier