Échange Kalashnikov contre iPhone

Chère Madame, cher Monsieur,
Alors non, vous ne trouverez pas cette petite annonce sur le Bon Coin, à la fin de votre journal ou dans Paru-vendu mais pourtant ce genre de troc est bel et bien possible.

C’est un voyou de 29 ans, qui cumule déjà pas moins de 26 condamnations, qui le dit lui-même.

Je vous explique :

Tout commence au mariage de sa cousine où une dispute éclate avec un membre de sa famille. Soufiane s’absente alors et revient quelques minutes plus tard … avec son arme de guerre à la main !

Les invités ont eu très peur, et on les comprend ! Certains ont même cru qu’ils avaient affaire à un terroriste islamiste.

A son procès, la juge lui demande :

  « Comme vous êtes-vous procuré cette arme ? »

Réponse :

  « Je l’ai échangée contre un Iphone. Mais à Dreux, on en trouve partout. Il suffit de creuser un peu la terre. »

Je vous l’avoue, j’ai relu cet article de journal deux fois pour m’assurer que j’avais bien lu… 

Vous et moi savons ( même si les médias nationaux tentent souvent de dissimuler cette vérité déplaisante) que les quartiers difficiles de certaines villes sont devenus des zones de non-droit propices à tous les trafics : drogues, objets volés, armes … 

Mais qu’un délinquant explique aussi simplement qu’il peut se procurer une kalachnikov presque en claquant des doigts … cela me laisse sans voix. 

En France celui qui veut se procurer légalement une arme doit effectuer un véritable parcours du combattant, s’inscrire à un club de tir, demander des autorisations à la préfecture, se procurer un coffre-fort, justifier de tant de séances de tir par an, etc. 

Tout cela, soit-disant, pour éviter que des armes à feu tombent entre de mauvaises mains.

Et pendant ce temps les délinquants peuvent acheter une arme de guerre redoutable aussi simplement que vous achetez un téléphone portable.

Une balle tirée par une kalachnikov peut traverser un mur de parpaing et tuer à plus d’un kilomètre de distance.

Comme l’expliquait un chirurgien marseillais après les attentats de novembre 2015 à Paris : “Avec une kalachnikov, la victime a très peu de chances de s’en sortir, de survivre”. 

Les chirurgiens des hôpitaux marseillais, qui opèrent souvent des blessés par kalachnikov, connaissent bien les dégâts souvent irréversibles causés par cette arme : lésions internes et hémorragies très importantes, membres quasiment arrachés…

En France, les pouvoirs publics se montrent chicaneurs et impitoyables avec les honnêtes gens mais semblent incapables de garantir notre sécurité la plus élémentaire.

Ne marchons-nous pas sur la tête?

Aussi, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j’ai décidé de tenir une revue de presse de toutes ces histoires, que nos médias appellent « faits divers », pendant une semaine partout en France.

Je veux montrer aux pouvoirs publics que NON nous n’exagérons pas quand nous disons haut et fort que l’insécurité est partout.
Et pour cela, je veux pouvoir compiler tous les faits divers d’une semaine ordinaire, en France.

J’ai besoin de vous mettre à contribution.
Vous lisez probablement la presse locale et régionale chaque jour. J’aimerais que lorsque vous lirez une histoire de cet acabit, vous pensiez à moi et vous me la transmettiez par email.

Je vous le demande, à partir du moment où vous recevez ce message, envoyez-moi s’il vous plaît vos coupures de presse pendant une semaine. Je vous en suis par avance très reconnaissante.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ps : La dépêche vient de tomber : 2000 CRS viennent de se mettre en arrêt maladie pour protester contre leurs conditions de travail. La cocotte-minute n’est-elle pas sur le point d’exploser ? 

Publicités

Emmanuel Macron n’est pas devenu Président par hasard

Nous avons tous pu prendre connaissance des sommes engagées par les différents candidats lors des dernières élections présidentielles.

On découvre ainsi qu’Emmanuel Macron a dépensé 16,7 millions d’euros pour sa campagne.

C’est même le candidat qui a dépensé le plus.

Curieusement, aucun journaliste soulèvera la question suivante: Comment un homme inconnu du grand public un an auparavant, jamais élu, a-t-il pu en moins de deux ans créer un parti politique, l’animer et rassembler autant d’argent en si peu de temps.

La réponse à cette question, la genèse de l’histoire, c’est, en quelques sorte, Parker Pointu, commentateur de ce blog qui nous l’explique…

Accrochez-vous, ça décoiffe…

Macron est remarqué par Henri de Castries, président d’AXA mais aussi président du Groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderberg ou Club Bilderberg, un rassemblement annuel de plus d’une centaine de membres essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias.
Ils voient en Macron l’opportunité d’infléchir la politique économique et industrielle française et de contrer les syndicats, pour aller sur une politique libérale à l’anglo-saxonne.

Cependant Macron ne parvient pas, à son poste de conseiller économique à l’Elysée, à faire fléchir Hollande et son gouvernement.

Lors de la réunion du Groupe Bildelberg à Copenhague du 29 mai au 1 er juin 2014, la réunion compte de nombreux banquiers notamment de la Deutsche Bank, Christine Lagarde, Benoit Coeuré, ancien de la BCE, et Macron.

De Castries et plusieurs banquiers se voient en présence de Macron.

Il est donc décidé de faire pression sur Manuel Valls pour que Mr Macron soit ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d’Arnaud Montebourg trop instable.

Jean-Pierre Jouyet est contacté et influence François Hollande.

Macron est donc nommé Ministre le 26 août 2014.

De Castries voit Valls et lui suggère de faire un geste vis-à-vis du patronat, de redorer son blason, qu’il en serait récompensé.

Le 27 août Valls participe à l’université d’été du MEDEF il a prononcé un discours salué par une longue « standing ovation ».

Les financiers ont réussi leur coup.

Leur prodige est à leurs bottes, il n’y a plus qu’à manipuler la marionnette.

Le patronat est satisfait mais le trouve encore trop timide dans ses réformes, ils le poussent à faire la loi « Macron 2 ».

Mais Valls s’y oppose et donne le projet de réforme à Myriam El Khomri.

Les financiers sont furieux contre Valls et décident sa perte, Valls les a trahi.

Cependant Macron réussi à inclure dans la loi : la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales.

Valls rétrograde Macron dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016.

Le 21 mars 2016 De Castries, Gattaz (MEDEF), Mario Draghi (BCE), John Cryan DB, des financiers et les patrons des groupes de presse, Bolloré, Drahi, Bergé se réunissent à Francfort, et décident d’épauler Macron pour la création d’un parti dévoué à leur cause.

Macron sera épaulé et financé pour créer un parti politique.

La manipulation est simple la presse écrite doit lui consacrer de nombreuses unes, notamment la presse féminine, et la presse destinée aux jeunes.

La télévision doit le présenter comme le gendre idéal.

Les patrons de presse créaient des groupes de travail uniquement dédiés à l’image et à la communication Macron.

Bolloré a eu cette réflexion : « Puisque la mode est aux couguars et aux MILF mettons sa couguar à la une, c’est tendance, les jeunes vont kiffer ! ».

Les financiers vont élaborer la création du parti.

Ils créent deux associations : l’« Association pour le renouvellement de la vie politique » et l’Association de financement du parti « Association pour le renouvellement de la vie politique » La deuxième sera financée par des fonds privés De Castries et Gattaz invitent Mr Logerot le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avec Mr Dargnat qui prendra la présidence de l’association de financement du parti, un ancien de BNP Paribas Asset Management.

La machine est en marche.

Le 6 avril 2016 le parti est créé.

L’argent des groupes financiers abonde, la campagne est lancée.

Fin avril 2016 Edouard Philippe maire du Havre est invité par De Castries et Bolloré, à Paris, ces derniers lui demandent de soutenir Macron puis ils invitent le futur premier ministre à la réunion Bidelberg qui se tient du 10 au 12 juin 2016 à Dresde.

Une réunion se tient avec Christine Lagarde, Baroso et d’autres financiers.

A l’issue se tient une autre réunion à Berlin où il est décidé de faire de Macron le Président de la France.

Sont présent des financiers, le directeur de la BCE, Drahi, Bolloré, Bergé et surprise : Mr Louvel Président du Conseil supérieur de la Magistrature.

Ils sont rejoints le temps d’un dîner par Madame Merkel.
Dans le même temps, il faut penser à décrédibiliser Hollande, un débat aura lieu le 14 avril 2016 sur France 2.

Les patrons de presse font pression sur Michel Field, patron de l’info du groupe France Télévision, pour que ce soit Léa Salamé, journaliste aux dents longues, multimillionnaire par son mariage et bobo moraliste qui anime le débat.

Le 14 avril 2016 elle fait son effet et François Hollande ne sera pas épargné.

En novembre, les primaires de droite sont ouvertes, Fillon gagne.

Jugé trop frileux dans son programme par les financiers, ils décident de l’éliminer.

L’affaire Fillon est lancée, bien d’autres élus de droite et de gauche font travailler leur conjoints ou enfants, mais Fillon doit être éliminé.

Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaîné et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions augmenter en 2017, comme par hasard.

Gaspard Ganzter, conseiller de Hollande mais aussi camarade de promo de Macron à l’ENA, rencontrera le directeur du Canard début janvier.

Déchaînement des médias sur Fillon, les journalistes bien obéissants et soi-disant indépendants se déchaînent.

Mais surtout ils prennent soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits.

L’homme à abattre c’est Fillon.

De l’autre côté, ordre est donné d’axer sur le FN, sachant que lors d’une confrontation Macron Le Pen, Macron serait élu.

La Machine médiatique est en route, les magistrats sont dans la course; peu importe si cette campagne est nauséabonde, mais Macron doit sortir vainqueur coûte que coûte.

Lors d’une entrevue, entre Macron, Drahi, et Bolloré, Drahi dit à Macron : « Ne brusque pas les français, dis leur ce qu’ils veulent entendre, ce sont des veaux, ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste.

Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre.

Sache les séduire et les endormir et nous aurons ce que nous voulons.

Beaucoup de gens (financiers et grands patrons) comptent sur toi, ne les déçois pas !

Sers-toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes, qui se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les financiers et l’argent, mais sont les premiers à faire de l’évasion fiscale, tu verras ils viendront te lécher les fesses par intérêts, ce sont les pires, je ne les aime pas !» Bolloré lui dit : « Le Français veut de l’information instantané, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut leur servir ce qu’ils veulent ! »

Réunion le 11 avril 2017 avec De Castrie, Drahi, Jouyet, Sarre et d’autres personnages influents avant le 1er tour des élections, la ligne médiatique est organisée, la presse est dévouée à Macron, mais Mélanchon inquiète, ainsi que le manque de confiance des français envers les politiques.

Le 23 avril 2017 ils sont rassurés, Macron est en tête avec 24%.

Drahi félicite Macron et lui dit : «Tu es président les français n’auront jamais les couilles de voter Le Pen et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi ! ».

Cela se finit à la Rotonde… Macron savait qu’il était président.

Le 24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges !

Ces élections présidentielles furent qu’à un seul tour, magnifiquement orchestrées par, les médias, la finance et le CAC 40, les français n’y ont vu que du feu !

Le 7 mai 2017, Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible plan « en marche ».

Le spectacle du Louvre fut un délire narcissique dont l’analyse révèle bien des intentions que je qualifierais de « déviantes » et bien éloignées des problèmes et attentes des Français.

Reste maintenant la dernière étape: les législatives.

Faire élire 50% à l’Assemblée Nationale de personnes qui n’ont jamais touché à la politique ou eu un mandat électoral.

Cette manœuvre est organisée depuis Paris dans le cadre d’un mystérieux processus de sélection afin d’achever d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage de personnes désignées qui seront à la botte du régime.

Là aussi, personne ne se posera la question du financement de toutes ces investitures.

« Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Au second tour des législatives, Macron obtiendra une très nette majorité.

Le changement est devenu le deus ex machina de la politique.

Il a suffi de le promettre pour conquérir le pouvoir.

Le peuple, par ces élections, a perdu sa souveraineté; maintenant il élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie.

Heureusement, 16 millions de personnes se sont abstenues ou ont voté blanc, signe qu’il y a des français qui font encore preuve d’intelligence, et ne se laissent pas manipuler.

Mais le réveil va être brutal, les français vont bientôt pleurer, mais ils ont les politiques qu’ils méritent !

Parker Pointu

NB: Toutes les informations citées supra peuvent être vérifiées, ce ne sont pas des affabulations, ceux qui chercheront à savoir et qui ne se laisseront pas manipuler par les médias découvriront cette triste vérité. »
NB: le lecteur averti remarquera que la quasi totalité des acteurs principaux de cette histoire sortent du même moule: Science-Po, ENA

cf: http://lagauchematuer.fr/2017/08/10/macron-a-depense-plus-de-167-millions-de-pour-sa-campagne-presidentielle-plus-que-tout-autre-candidat/

Pour vous, ils risquent leur vie… et celle de leur famille !

institutjustice

Madame, Monsieur,

« On est des souffre-douleurs pour les détenus ».

C’est le cri du cœur d’un surveillant, après l’agression sauvage d’un de ses collègues de la prison de Fresnes.

Vous connaissez la situation des prisons françaises. Surpopulation et oisiveté contribue à l’hyper-violence du milieu.

Mais cette fois, ça ne s’est pas passé en prison.

Ça s’est passé un dimanche après-midi, alors que la victime était devant son domicile, après une dure semaine au centre pénitencier.

Soudain, une voiture s’arrête à son niveau. Trois hommes à l’intérieur. Ils l’interpellent :

– « Tu te souviens de nous ? »

Il aurait préféré les oublier.

Les trois hommes sont d’anciens détenus de la prison de Fresnes. Pas des tendres.

Avant qu’il ne puisse réagir, ils sautent de la voiture l’attrappent et tabassent violemment le surveillant de prison. Les coups pleuvent. A trois contre un. Des dents cassées. Des douleurs aux cervicales.

Cela ne leur suffit pas. Ils veulent enlever le détenu. Ils ouvrent le coffre et tentent de pousser le surveillant.

Pour quoi faire ?

Continuer à le torturer ?

Le tailler en pièces ?

Heureusement, nous ne le saurons pas.

Le surveillant, pourtant amoché, se débat et résiste comme il peut. Un voisin voit la scène. Il sort de sa maison en trombe… et vient défendre le surveillant.

À deux contre trois, le combat reste très inégal, mais les détenus préfèrent abandonner et prennent la fuite.

Et quelles sont les réactions?

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté propose la mise en place d’un matricule pour les surveillants pénitentiaires, un numéro pour préserver leur anonymat.

Certes, il s’agit d’une mesure de bon sens, mais elle est très loin d’être suffisante.

Les surveillants racontent les méthodes de pression, dignes de film de gangsters :

Beaucoup craignent désormais pour leurs proches.

« Certains détenus nous disent « je sais où tu habites, où travaille ta femme, dans quelle école vont tes enfants ». Et ce ne sont pas que des paroles en l’air, ils le savent réellement », assure Stéphane Barraut, surveillant.

Théoriquement pourtant, les détenus ne sont pas censés connaître les noms des surveillants. « Ils mettent leurs proches à contribution, ils nous font suivre. Ensuite, ce n’est pas compliqué d’aller trouver notre nom sur la boîte aux lettres », poursuit Ahmed El Hoummass, délégué syndical pénitentiaire.

Certains mènent également leur enquête sur les réseaux sociaux. Si les gardiens font de plus en plus attention à verrouiller, lorsqu’ils en ont un, leurs profils Facebook, leurs enfants ne sont pas toujours aussi précautionneux. Dans certains cas, les menaces émanent directement des proches d’un détenu.

En attendant, les surveillants risquent tous les jours leur vie pour nous.

Un surveillant à deux doigts d’être égorgé comme un mouton.

C’était il y a moins de 15 jours à la prison de Condé sur Sarthe.

Le détenu avait semble-t-il prévu son coup et voulait tuer du surveillant. Il était en promenade et a demandé à regagner sa cellule.

Il a agressé les deux surveillants qui se trouvaient devant sa cellule… alors qu’ils se demandaient pourquoi il était si long à revenir de sa promenade.

Le détenu pointe un pic de 15cm sur la carotide d’un des surveillants. Le forcené hurle alors :

– « si tu avances, je l’égorge ! »

Le surveillant tente de se dégager et reçoit deux coups de pic dans le crâne et un dans le dos. Des coups pour tuer.

Ce n’est pas un événement isolé. A Osny, par exemple, souvenez-vous de ce détenu radicalisé qui voulait égorger deux surveillants avec un poinçon de 20 centimètres.

La lame est passée à deux millimètres (!) de la carotide d’un des gardiens, et à quelques millimètres (!) du poumon.

Et c’est comme ça dans toute la France…

Les prisons sont des concentrés de violence où les employés sont tous les jours en danger de mort.

« Tout va très bien, Madame la Ministre ? »

Pourtant, si on en croit le ministère de la justice, la journée type des détenus dans une maison d’arrêt semble parfaitement sous contrôle :

7h00-8h00 Réveil, petit déjeuner, toilette, entretien de la cellule.

8h00-11h15 Travail ou activités (sauf le week-end), promenade, loisirs (sport, bibliothèque, etc.), parloirs.

11h30-12h15 Distribution du déjeuner.

13h00-14h00 Promenade des détenus ayant un travail (service général ou autre).

14h00-17h00 Travail, activités, promenade, loisirs, parloirs, douches.

17h00-17h45 Douches pour les détenus qui travaillent (service général ou autres).

18h15-18h45 Distribution du dîner.

18h45 Fermeture des cellules.
(Source : ministère de la justice)

C’est très beau sur le papier… Mais comme vous le savez, la réalité est très différente.

Dans les faits, vous l’avez bien compris avec mon précédent message : la prison est devenue un véritable lieu d’oisiveté et d’errance pour les détenus.

Le ministère ne met pas en avant les stages de catamaran, de hip hop et autres activités de « loisirs ».

Pendant que les détenus se la coulent douce, le personnel pénitentiaire, lui, vit un véritable enfer.

Les insultes et les menaces de morts sont quasiment quotidiennes. Et les passage à l’acte, ou en tout cas les tentatives, sont fréquents.

Quand les gardiens craquent.

Plantons le décor. La prison de Muret dans la banlieue de Toulouse.

Elle reçoit uniquement des personnes à longue détention, supérieure à trois ans.

Quand on sait que les peines de moins de 24 mois sont presque toujours aménagées, vous vous doutez que ce sont des durs à cuire.

Pourtant, la moitié des gardiens du service du matin, et les trois quarts du service de l’après-midi viennent de se mettre en arrêt maladie.

Ils dénoncent la situation dans Le Figaro :

« Ça fait un an qu’on essaye d’alerter. On multiplie les heures supplémentaires tous les mois, quarante, soixante et même quatre-vingt pour certains agents », a affirmé un gardien et syndicaliste de Muret, qui a souhaité garder l’anonymat. « Les gars n’en peuvent plus. Ils ont des difficultés dans leur vie familiale. Ils sont en situation de burn-out ».

Quelle est la solution ?

Vous connaissez le proverbe populaire : l’oisiveté est la mère de tous les vices.

Il faut donc supprimer l’oisiveté.

C’est tout à fait sérieux. Un détenu qui passe son temps à travailler n’a plus le temps de semer la zizanie en prison. Le travail rétablit le respect de l’autorité, le respect des règles.

Et l’impact continue sur la durée: un détenu formé est quelqu’un qui peut ensuite travailler. Il n’est plus obligé de rester dans la criminalité.

Nous constituons actuellement une étude sur le travail en prison. Le but est de proposer des pistes sérieuses pour le généraliser.

Il faut absolument que nous puissions l’envoyer de toute urgence à chaque député.

Et j’ai besoin de votre aide pour cela. Elle est en cours de bouclage et nous prévoyons de l’envoyer par la Poste dès sa sortie.

Chaque pli coûte 5 euros par député. Cette opération revient donc, juste pour l’envoi, à 2855 €.

C’est une somme, mais il est crucial que les députés prennent conscience de l’ampleur du problème, et surtout qu’ils connaissent l’alternative possible et les lois à voter de toute urgence. Car c’est la vie des surveillants de prison et celle de leur famille qui est en jeu. Et notre sécurité.

Alors, je vous demande de faire un don, le plus généreux possible, pour soutenir cette opération. Vous serez tenu au courant de nos avancées.

Merci par avance !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

Vacances tous frais payés pour les détenus

institutjustice

Madame, Monsieur,

Savez-vous que les détenus en prison reçoivent toutes sortes de récompenses ?

Eh oui ! tout dealeur, violeur et tueur en série peut bénéficier de loisirs inimaginables, payés par vos impôts. Par exemple ?

Ils ont le droit à des sorties récréatives…

… Sortie à vélo.

… Stages de théâtre

… Stages de Hip Hop

… Sortie dans des parcs d’attractions.

… Et même sortie en catamaran (“stage de citoyenneté” à la prison de Vannes)

Pendant que vous n’avez pas les moyens de payer la “colo” à vos enfants ! Quelle honte !

Les laxistes opposent systématiquement à ce scandale le scandale des prisons surpeuplées. Mais pardonnez-moi – ce sont deux scandales différents, deux scandales auxquels mettre fin !

Ils diront que cela leur permet de s’évader.

Cela leur permet de s’évader …

… au sens propre.

Comme la semaine dernière, à côté de Pau.

Le journal Sud Ouest rapporte les faits. Permettez-moi de citer le journal, c’est scandaleux :

“un détenu de 28 ans de la maison d’arrêt de Pau a prétexté une envie pressante pour s’enfuir. La sortie Accrobranche, encadrée par les agents du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) au parc Lawrence, a été prématurément interrompue. L’homme a trompé la vigilance de ses gardiens et de ses trois codétenus pour prendre la poudre d’escampette depuis les toilettes publiques…”

Les parents se saignent pour offrir une sortie à leurs enfants sages … et voilà qu’on récompense les délinquants. Quelque chose ne tourne pas rond.

Ne pensez pas que c’est un cas isolé. C’est même un des problèmes récurrents de la prison française. (1) Les détenus bénéficient de sorties tous frais payés (2) et en profitent pour se faire la belle.

J’en veux pour preuve :

en décembre dernier, un voleur condamné pour vol par effraction avec violence s’était échappé lors d’une promenade en vélo.
en juin 2016, c’était un détenu condamné pour islamisme radical et pour braquage… déjà connu pour ces 84 faits de délinquance, qui s’était échappé lors d’une sortie VTT au château de Saint-Germain-en-Laye.
Et je vous épargne les autres affaires: Isère, Perpignan, Besançon, Meaux, et tant d’autres.

On ne parle pas ici de personnes ayant provoqué un accident après avoir brûlé un feu rouge. Ces individus ont été condamnés pour des cambriolages violents, des meurtres, des viols sauvages.

Mais vous le savez déjà – toutes les peines inférieures à 24 mois sont systématiquement réaménagées. On ne trouve en prison que des poids lourds de la délinquance.

D’autant plus inquiétant que la Radio RTL dénonçait qu’en 2015, il y a eu presque une évasion par jour dans nos prisons. De vraies passoires !

Des cartouches de fusil d’assaut dans la prison !

Dans nos prisons, on trouve de tout. Téléphones portables, consoles de jeu, armes improvisées.

Mais on découvre même des cartouches de fusil d’assaut au sein des prisons !

Un fusil d’assaut, c’est une arme pour faire la guerre. Pas pour chasser des éperviers, ni pour tirer les points au stand. Quand les journalistes vous parlent “d’un fusil d’assaut calibre 7,62”, ils cherchent à éviter d’employer le mot “Kalashnikov”.

Elles ont été saisies il y a quelques jours, au parloir de la Prison de Fresnes. Le journal Le Parisien rapporte le cas :

“Neuf cartouches de type fusil d’assaut calibre 7,62 ont été saisies vendredi vers 15 heures lors d’une fouille au parloir de la prison de Fresnes (Val-de-Marne). Deux sœurs de 20 et 25 ans, qui avaient tenté d’introduire ces munitions, ont été aussitôt placées en garde à vue par les policiers de L’Haÿ-les-Roses.

Le prisonnier à qui le sac était destiné n’est autre que le frère des deux jeunes femmes. Selon nos informations, il est détenu en attendant son jugement dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants et d’armes. “

En mars dernier, c’était une arme à feu recherchée à la prison du Havre. Ils sont allés jusqu’à faire venir l’ERIS – l’équivalent du GIGN pour les prisons !

Cela doit cesser !

L’Institut pour la Justice a une solution : c’est généraliser le travail en prison. Je suis sérieuse.

Aujourd’hui, on traite nos délinquants comme des “victimes de la société”. On leur offre vacances, temps libres, consoles de jeux, et autres amusements.

A la sortie, ils ont passé d’agréables heures à s’amuser. Les victimes apprécieront. Mais il y a encore pire. Dans de telles conditions, ils ne sont pas dissuadés d’y revenir … .

Alors qu’il faut faire tout le contraire !

… Il faut que la prison serve à réinsérer les délinquants dans la vie civile.

… Cela ne peut se faire qu’en les mettant devant un poste de travail. Leur apprendre un métier. Leur inculquer le respect de l’autorité, le respect des règles. L’amour du travail bien fait.

Le proverbe populaire n’est-il pas:

L’oisiveté est la mère de tous les vices !

Prenez l’Observatoire International des Prisons (OIP), association bien française, qui prône le laxisme envers la délinquance.

Comment appelez-vous un think tank qui ose dire “qu’en France, les détenus sont privés de leurs droits fondamentaux” ?

Et les victimes ?

Dans un de leurs tracts, ils s’attaquent au travail en prison.

Il serait synonyme de …

… droit du travail au rabais

… d’absence de protection sociale

… d’absence de congés payés

… d’absence de droits syndicaux

… d’absence de médecine du travail

… de salaire de misère

Mais enfin !

Se rendent-ils compte qu’on ne peut pas attendre la même productivité d’un salarié expérimenté que d’une personne que l’on habitue au travail, que l’on forme, que l’on met dans le droit chemin ?

Non ?

Eh bien, aidez l’Institut pour la Justice à leur faire comprendre.

Nous constituons actuellement une étude sur le travail en prison. Le but est de proposer des pistes sérieuses pour le généraliser.

Dès qu’elle sera terminée, aidez-nous à la diffuser à la nouvelle Assemblée nationale.

Pour envoyer cette étude, il suffira de 5 euros. Si 577 membres donnent 5 euros, nous couvrons les frais de l’opération… et les 577 députés seront au courant qu’une alternative est possible et que des lois sont à proposer !

Merci !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

Bayrou déjà mis à la porte

Chère Madame, cher Monsieur,

Je le sentais. Hier, j’ai commencé à vous écrire un message. Son titre ? “Bayrou va-t-il partir ?”

Bingo !

On avait toutes les raisons d’y penser ! Au-delà du fait qu’il change de bord politique comme de chemise, son bilan est bien maigre depuis un mois en tant que garde de Sceaux …

… une loi de moralisation de la vie politique qui se vide chaque jour un peu plus de sa substance !

Pour la majorité des mandats, le casier judiciaire vierge vient d’être abandonné.

Des signaux pouvaient nous faire penser qu’il risquait d’être prochainement débarqué :

Edouard Philippe, le premier ministre, a ouvertement recadré son ministre de la justice. En moins d’un mois, c’est du jamais vu !

Sur France Info, le premier ministre a parlé franchement :

« Quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen. Je comprends parfaitement que l’homme François Bayrou ait été peut-être agacé par la façon dont les questions ont été posées (…).

Il se trouve que quand on est ministre, on n’est plus simplement un homme animé par ses passions ou 
par sa mauvaise humeur ou par son indignation. « 

Pire encore, on peut apprendre sur Closer – ça vaut ce que cela vaut bien sûr … – que François Bayrou et Richard Ferrand ont failli… en venir aux mains ! Sans intervention musclée pour les arrêter, ils auraient vraiment pu se bagarrer.

Effarant pour des ministres vous me dites ? Que je vous comprends.

Dans ces conditions, vous comprenez qu’il avait tous les risques d’être sur un siège éjectable.

François Bayrou avait-t-il une carte joker ?

Pensez au nombre de députés Modem.

Ils seront 42 à siéger dans la nouvelle assemblée. Ils étaient 2 lors du précédent quinquennat. C’est un nombre qui pèse. Personne ne peut le nier.

Pourtant, même ce chiffre n’est pas suffisamment significatif.

Car le parti La République En Marche possède 308 députés à lui seul. Le seul parti d’Emmanuel Macron a donc déjà la majorité absolue (290 députés).

Le seul impact que peut avoir Bayrou est sur les réformes constitutionnelles. Comme vous le savez, il faut être appuyé par près de 550 élus entre l’Assemblée nationale et le Sénat. 

Chaque voix compte.

Mais il y avait une dernière ombre au tableau : l’enquête qui concerne le Modem.

La technique commence à être connue. Les petits partis semblent la pratiquer extensivement. Puisqu’ils n’ont pas suffisamment d’adhérents et de cotisations pour payer des permanents, ils demandent aux assistants parlementaires de faire ce travail de permanent, comme…

… créer le site Internet du parti

… diffuser les communiqués de presse du parti

… entretenir les relations presse du parti

Autrement dit, le temps qui aurait dû être consacré à des dossiers législatifs (nationaux ou européens) l’est à du travail de militantisme. Les Français apprécieront l’utilisation des fonds.

Le Modem est accusé d’avoir utilisé ce moyen pour se financer. Corinne Lepage, co-fondatrice du Modem, accuse même les cadres d’avoir érigé « cette pratique en système ».

Alors, Bayrou sur la sellette ?

J’écrivais: “Nous allons le savoir très rapidement, puisqu’un nouveau gouvernement va être nommé aujourd’hui ou demain.”

Maintenant, on le sait : Bayrou aura mis 20 ans à revenir à un ministère – il aura été débarqué en moins d’un mois.

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

Quels députés pour la justice ?

 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

Les élections législatives sont passées. Nous avons 577 députés.

Mais quelles sont les conséquences pour la justice ?

C’est la question que nous nous sommes posés toute la nuit. Il fallait faire le tri entre les déclarations médiatiques et la réalité.

Vous allez le voir, nous avons identifié 7 députés à suivre sur la justice.

Mais ne parler que de ces députés serait oublier les circonstances de l’élection.

Par exemple, vous pouvez lire « une domination moins spectaculaire que prévue » sur Le Monde. Hélas, ce ne sont que des mots.

La réalité est qu’Emmanuel Macron dispose bel et bien de la majorité absolue.

Peu importe l’abstention qui a frôlé les 50% au premier tour, 60% au second.

Peu importe qu’il ait 359 ou 470 députés. Le résultat est le même.

S’il vous plaît, chère lectrice, cher lecteur, ne tombez pas dans ces excuses de militant. Les faits sont là. La majorité absolue a été donnée par les Français.

On peut se plaindre que l’abstention ne soit pas comptabilisée, qu’il n’y ait pas de quorum, que le scrutin ne soit pas à la proportionnelle, mais c’est ainsi.

Voyez-vous, votre obligée doit planifier son action sur des faits.

Et puis, n’oublions pas : Emmanuel Macron a basé toute sa campagne sur la volonté de réformer la France. Il a la majorité absolue. Rien ne peut l’empêcher d’appliquer son programme.

Si dans 5 ans, le bilan d’Emmanuel Macron est mauvais, ce ne sera pas la faute des autres. Il aura eu la main sur tout, avec tous les soutiens dont il avait besoin…

… D’autant plus que la prochaine élection est en 2019. Ce seront des élections européennes. Entre temps, En Marche n’a pas besoin de faire campagne.

Voyez-vous, il a tout pour réussir … il n’y a plus qu’à s’assurer que la justice fasse bien partie des institutions à réformer.

C’est là où, comme vous vous en doutez, je suis plus nuancée.

Parmi tous les candidats, Emmanuel Macron est celui qui a le moins parlé de justice durant la campagne… alors même que les réformes sont urgentes.

Vous et moi pouvons compter sur 7 députés pour faire comprendre l’urgence au Président :

#1 Jean-Michel Fauvergue. Son curriculum est impressionnant. Il s’agit ni plus ni moins de l’ancien chef du RAID de 2013 à 2017. Un homme de terrain, qui connaît la réalité… et qui a la poigne nécessaire. Il est le conseiller d’Emmanuel Macron sur l’anti-terrorisme.
Il déclarait au journal Le Monde :

« On est sur la tolérance zéro, le renforcement des effectifs, la création de places de prison, la coordination du renseignement directement sous le contrôle du chef de l’Etat, la judiciarisation automatique des retours de Syrie avec placement dans des environnements séparés, la continuation des frappes à l’extérieur… »

#2 Laurence Vichnievsky, ancienne juge d’instruction. Elle est devenue célèbre pour avoir instruit les dossiers des principaux scandales financiers des années 90. L’affaire Elf, l’affaire Dumas, l’affaire des frégates de Taïwan, c’est elle. Encore une personnalité incorruptible.

De 1979 à 2010, elle a travaillé sur des dossiers pénaux. Les mauvaises langues rappelleront qu’elle a commencé son engagement politique chez Les Verts – ce serait oublier qu’elle a aussi travaillé avec Les Républicains par la suite.

#3 Jean-Jacques Bridey, député sortant. Il était membre de la commission de la Défense et des Forces armées à l’Assemblée nationale, où il a pu traiter des questions liées au terrorisme et à l’Etat Islamique.

#4 Eric Ciotti, député sortant. Auteur prolifique de propositions de loi en lien avec la sécurité, il va participer au nouveau quinquennat. Il est également membre de la commission des lois, et on peut espérer qu’il rempile durant ce mandat.

#5 Guillaume Larrivé, lui aussi député sortant et auteur de propositions de lois et de rapports en lien avec la sécurité. Il conserve son siège et on peut espérer qu’il continue son travail pour défendre les Français.

#6 Alain Tourret, est réélu à presque 70% ! Joli tour de force. Cela peut se comprendre. Il fut secrétaire de la commission des lois lors du précédent quinquennat. Il a auditionné deux fois l’Institut pour la Justice, pour la prescription et la réforme pénale.

Ne vous y trompez pas, Alain Tourret était député radical de gauche avant de rejoindre En Marche. De gauche donc, mais pas sectaire. Ouvert à la discussion dans l’intérêt des Français. Nous espérons qu’il continuera son travail sous ce nouveau quinquennat.

#7 Christophe Castaner est également réélu. Il a été le représentant d’Emmanuel Macron sur les questions de sécurité lors de débats de la campagne.

Je le sens. Je vais recevoir des emails pour me dire …

« Mais où est le Front National ? »

« Mais où est la Droite Forte ? »

Croyez-moi : je ne doute pas de la volonté de la partie droite de l’échiquier politique. Gilbert Collard, réélu hier dans le Gard, avait déclaré il y a quelques mois : « Pour combattre le terrorisme, une seule solution, s’inspirer du modèle israélien : ayons le courage de le dire et de le faire ! ».

Tout le monde ne peut être que d’accord !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier