Que pensez-vous de ce passage en force ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Le savez-vous ?

  •  Quand la police arrête un mineur, dans deux cas sur trois, la justice décide de ne pas engager de poursuites
  • Si vous êtes cambriolés, vous avez presque une chance sur trois pour que les coupables soient mineurs
  • Si vous êtes victime d’un vol violent, vous avez quasiment une chance sur deux que votre agresseur soit un mineur
  • Pour les viols et les agressions sexuelles, les mineurs représentent plus d’un quart des mis en cause
  • Et en 2018, 8% des mis en cause pour des infractions à caractère sexuel avaient moins de 13 ans…

Face à cette situation et à ces délinquants, il y a deux attitudes possibles.

Il y a la nôtre, qui consiste à regarder la réalité en face et il y a celle de la Ministre de la Justice qui consiste à vouloir leur faire des cadeaux.

N’allez pas croire que je fais de la démagogie en vous écrivant cela ou que je force le trait.

Nicole Belloubet, garde des Sceaux du gouvernement d’Emmanuel Macron a présenté une ordonnance en Conseil des ministres la semaine dernière que le Président a signée.

Voilà la mesure la plus emblématique et la plus dangereuse de cette ordonnance :

Les délinquants de moins de 13 ans ne seront plus poursuivis pénalement.

Vous allez comprendre pourquoi cette mesure est très stratégique.

En ne poursuivant plus les délinquants de moins de 13 ans, la plupart des faits seront classés sans suite dès le commissariat. Toute une partie de la délinquance juvénile pourrait donc bel et bien disparaître des statistiques.

Et dans quelques mois, notre ministre viendra très certainement nous expliquer que la délinquance baisse… grâce à ses mesures !

Et les victimes ? Sans procès, seront-elles toujours reconnues comme des victimes ? Il y a tant à craindre !

Mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Cette attitude calculatrice de notre ministre est une déclaration de guerre. La réforme de la justice des mineurs va multiplier la délinquance mais les statistiques officielles diront l’inverse !

Il est de notre devoir de faire face et de bloquer ce texte que le gouvernement veut faire passer en force par ordonnance à l’Assemblée nationale.

Avec mon équipe à l’IPJ, nous nous engageons à contacter tous les parlementaires, à en rencontrer le maximum, à leur envoyer nos argumentaires, à tout faire pour les convaincre de faire barrage à ce texte.

Mais nous avons besoin de vous pour peser. C’est notre dernière occasion d’empêcher ce projet dangereux de la garde des Sceau x !

Signez notre pétition contre la réforme de la Justice des mineurs.

Signez notre pétition ne vous engage à rien et ne vous prendra que quelques secondes. Vous apporterez votre soutien à notre initiative courageuse. Car après cela, il sera trop tard.

Le sort des victimes est trop important pour ignorer mon appel. Je ne vous demande qu’une chose, signez notre pétition pour nous permettre d’agir pour le bien commun. Nous devons collecter un maximum de signatures pour que notre action ait du poids. S’il vous plaît, ne vous découragez pas et signez la pétition contre la réforme de la justice des mineurs.

Si nous ne le faisons pas, qui le fera ?

cliqueIPJ.gif

Avec tout mon dévouement et mes remerciements,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

Publicités

Désagréable impression

Chère Madame, cher Monsieur,
J’ai la désagréable impression que cette rentrée va nous apporter son lot de mauvaises surprises.
En voici une qui me laisse pantoise. Cela pourrait même être une mauvaise blague. Mais le sujet est trop sérieux pour plaisanter.
« Les détenus condamnés pour terrorisme peuvent demander un aménagement de peine, tranche le Conseil constitutionnel » Il s’agit du titre d’un article publié dans le Monde le 6 septembre dernier.
Jusqu’à maintenant, la loi antiterroriste de 2016 prévoit « que lorsqu’une personne a été condamnée et écrouée pour des faits de terrorisme (autres que la provocation ou l’apologie), l’octroi d’une libération conditionnelle est soumis à conditions. »
Ces conditions garantissent notamment une évaluation de la dangerosité des individus qui font une demande de libération conditionnelle.
D’après nos « Sages » du Conseil constitutionnel, « l’exécution des peines est conçue non seulement pour protéger la société et assurer la punition du condamné, mais aussi pour favoriser l’amendement de celui-ci et préparer son éventuelle réinsertion ». Or les dispositions de l’article de loi sont contraires, dixit nos Sages, « aux principes de nécessité et de proportionnalité des peines ».
Nos « Sages » ont tranché, l’article de loi est censuré.
Cette décision du Conseil Constitutionnel a fait peu de bruit en cette rentrée où de nombreux autres sujets tiennent le haut de l’affiche. Et pourtant, c’est un enjeu crucial de sécurité pour tous les Français qui pourraient croiser la route d’un terroriste.
Que ferons nous alors à ce moment-là ? Une énième marche blanche ?
Nos lois doivent nous protéger.
Cette affirmation tombe sous le sens, et pourtant il va encore falloir se battre pour arriver à nos fins. Il va falloir redoubler d’efforts pour être entendus. Il va falloir que nos élus comprennent que notre sécurité est plus importante que la « réinsertion » des terroristes.
Les députés vont devoir réécrire un texte pour remplacer l’article de loi actuel avant le 1er juillet 2020.

Croyez-moi, à l’IPJ nous allons être particulièrement vigilants sur ce sujet. Nous aurons probablement besoin d’aide et vous demanderons peut-être de vous mobiliser.
Restez à l’écoute s’il vous plaît.
Mais avant cela, je dois aussi vous rappeler que l’IPJ ne reçoit aucune subvention publique et existe uniquement grâce à vos dons généreux.

Sans votre aide financière, nous ne pourrons absolument pas continuer nos actions. Nous ne pourrons rien faire.
Nous serons condamnés à regarder, les bras croisés, des lois absurdes être votées et à assister à des débats stériles.

Ne condamnez pas l’IPJ à l’inaction. Faites un don, même minime à notre association en cliquant ici.
Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,
Laurence Havel

Les délinquants ont gagné

Chère Madame, cher Monsieur,

C’est une décision qui n’a pas fait beaucoup de bruit mais qui en dit pourtant long sur l’État de notre pays.

Une décision terriblement inquiétante.

Le 23 janvier dernier, le maire d’Avion, une commune située dans le Pas-de-Calais, a pris un arrêté municipal afin de reloger les 40 locataires d’une tour HLM.

Le motif ?

Des actes de « vandalisme grave » mettant en péril la sécurité des habitants, et notamment des incendies volontaires. À ce jour, écrit le maire, « nous n’avons eu à déplorer que d’importants dégâts matériels, mais les risques d’avoir à déplorer des blessés et même des décès sont trop élevés pour laisser perdurer cette situation ».

La tour des Frênes sera donc évacuée et ses habitants relogés par les bailleurs sociaux opérant sur la commune.

Cela faisait déjà plusieurs années que cette tour HLM faisait parler d’elle. « Les jeunes squattent les cages d’escalier, cassent les carreaux de la porte d’entrée, ils laissent leurs bouteilles de Coca sur les marches, ils ont même été jusqu’à mettre du silicone sur les verrous des portes pour qu’on ne puisse pas entrer », témoignait une habitante au journal La Voix du Nord, en janvier 2016.

Autrement dit, des délinquants avaient décidé de faire de la tour des Frênes leur repaire et tentaient d’intimider les autres résidents. Pour que ceux-ci ferment les yeux sur leurs agissements. Pour qu’ils se soumettent à leur loi. Pour que la tour des Frênes devienne une véritable zone de non droit où les trafics en tout genre pourraient prospérer.

Une telle situation est malheureusement devenue banale en France. Le calvaire vécu par les habitants de cette tour est celui vécu au quotidien par des centaines de milliers de Français qui vivent dans des quartiers dits « sensibles ».

Et à la tour des Frênes, les délinquants ont fini par l’emporter.

En décidant de vider la tour de ses habitants, les pouvoirs publics admettent implicitement qu’ils sont incapables de mettre hors d’état de nuire ces « jeunes » qui n’hésitent pas à mettre en danger la vie de tous les locataires.

Les pouvoirs publics abandonnent le terrain qu’ils ont été incapables de regagner.

Imaginez-vous le sentiment d’abandon et d’impuissance des habitants, obligés de laisser leur logement, qu’ils occupaient peut-être depuis des décennies, parce que la police et la justice sont incapables d’assurer leur sécurité ?

Imaginez-vous le bouleversement que cela représente pour ces personnes, dont le maire dit que beaucoup d’entre elles sont « en situation d’extrême fragilité sociale » ?

Imaginez-vous le coût que cela va représenter pour la collectivité, entre le relogement de dizaines de familles et la transformation de la tour, dans laquelle, selon la mairie, il n’y aura plus de logements à l’avenir ?

Et parmi les locataires relogés se trouvent probablement un certain nombre de ces « jeunes » qui ont obligé à fermer la tour des Frênes.

Eux aussi vont être relogés au frais du contribuable, sans doute pour pouvoir continuer leurs méfaits ailleurs.

C’est désormais ainsi que les choses se passent en France.

Derrière les rodomontades des ministres de l’Intérieur sur les « quartiers de reconquête républicaine », il y a cette réalité. L’impuissance de la police. La clochardisation de la justice. Les places de prison que l’on se refuse à construire, alors que la France souffre d’une sous-dotation carcérale massive. Tous ces renoncements qui aboutissent à ce que les gens honnêtes doivent baisser la tête quotidiennement devant les délinquants et parfois, comme à Avion, abandonner leur logement.

Mais à l’Institut pour la Justice nous n’accepterons jamais une telle situation. Le renoncement ne fait pas partie de notre vocabulaire.

Aujourd’hui plus que jamais, l’Institut pour la Justice est la seule association à faire une analyse réaliste des problèmes de notre justice et à proposer des solutions à l’efficacité prouvée, loin des postures idéologiques.

La seule à se battre jour après jour pour que soit respecté le droit des Français à vivre en sécurité.

C’est pour vous que nous nous battons et c’est uniquement grâce à vous que nous existons. Chaque don, même minime, nous est précieux.

Faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons besoin de vous.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

PS : À compter du 14/09/2019, la nouvelle directive européenne relative aux services de paiement (DSP2) sera mise en place sur notre plateforme de dons en ligne. Cette directive vise à améliorer la sécurité des paiements en ligne et mieux protéger les donateurs. Ainsi tous les paiements en ligne supérieurs à 30€ feront l’objet d’une authentification renforcée et le donateur devra utiliser au moins 2 critères d’identification.

Pas de vacances pour les violences !

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur

J’espère que vous avez passé un bel été, si possible loin des soucis et des tracas du quotidien.

Mais la rentrée approche à grands pas.

À l’IPJ, après la pause estivale, nous sommes déjà sur le pied de guerre, prêts à recommencer à nous battre pour une justice plus équitable et plus protectrice des victimes.

Et croyez-moi, les sujets ne manquent pas.

Notre porte-parole, maître Guillaume Jeanson, a déjà publié une tribune cette semaine dans Le Figaro pour tirer la sonnette d’alarme concernant la montée de ces violences dites « gratuites », qui traduisent l’ensauvagement de notre société.

« Le 16 août dernier, le serveur d’un restaurant de Seine-Saint-Denis a ainsi été mortellement blessé par balles par un client mécontent, selon les premiers éléments d’enquête, que son sandwich n’ait pas été préparé assez vite. À peine cinq jours plus tard, dans le même département, un gérant de bar de soixante-six ans était tué à coups de poing. Pourquoi ? Parce qu’il avait simplement fait correctement son travail en refusant de servir un client ivre. »

Comme vous le voyez, notre combat reste plus que jamais nécessaire. Et nous avons bien l’intention de le mener sans faiblir. Pour vous et grâce à vous.

La force de l’IPJ, ce sont d’abord ses adhérents et tous ceux qui le soutiennent. Sans vous, nous n’existerions pas.

Alors, en cette rentrée, vous pouvez nous aider en partageant la tribune de notre porte-parole, par facebook, par email ou par twitter à tous vos contacts.

http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/violences-ordinaires-c-est-toute-la-chaine-penale-qui-est-mise-en-cause-20190827

Plus nous serons nombreux à le faire, et plus nous pourrons faire entendre notre voix.

C’est aussi grâce à ce genre d’action, qui ne prennent que quelques secondes, que nous pouvons nous imposer comme des acteurs incontournables dans les débats sur la justice.

Je compte sur vous.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Crimes racistes : la justice est-elle la même pour tous ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Nous sommes le vendredi 19 juillet et l’Algérie s’apprête à jouer en final contre le Sénégal dans la Coupe d’Afrique des Nations.

Sans que cela ne choque plus les médias, les forces de l’ordre sont sur le pied de guerre.

La demi-finale, la semaine précédente, avait déjà donné lieu à de nombreuses violences et dégradations, un peu partout en France, de la part de « supporters algériens », et tout le monde craint de nouveaux débordements.

Mais personne n’imaginait l’horreur qui allait se produire.

Ce soir-là, Mamoudou Barry, 31 ans, un Guinéen qui est enseignant-chercheur à l’université de Rouen-Normandie rentre chez lui en voiture, avec son épouse.

À la hauteur d’un arrêt de bus, à Canteleu, près de Rouen, un homme le pointe du doigt et lui lance : « Vous les sales Noirs, on va vous niquer ce soir ! », dans une allusion évidente au match qui va avoir lieu.

Mamoudou Barry n’a évidemment aucune raison de se laisser insulter ainsi. Il sort de sa voiture pour demander des explications à l’homme qui vient de l’insulter. Mais celui-ci se jette sur lui et le frappe violemment, à coups de poings et de bouteilles.

Mamoudou Barry s’effondre, ensanglanté. Et, tandis que son épouse se précipite vers lui, l’agresseur lance à celle-ci : « Reste là, sinon je vais te faire la même chose ! » ainsi que d’autres insultes du type « sale pute nègre ». Puis il réajuste sa casquette en arrière et part tranquillement, les mains dans les poches.

Parmi les nombreuses personnes présentes à ce moment-là aucune n’est intervenue pour essayer d’arrêter l’agression.

Transporté en urgence à l’hôpital, Mamoudou Barry, père d’une fillette de 2 ans, succombera à ses blessures le lendemain.

Le meurtrier, lui, est rapidement identifié, notamment grâce aux images de la vidéo surveillance, et interpellé. Il s’agit d’un Français d’origine turque, de 29 ans, et, comme on pouvait s’y attendre, il est « bien connu des services de police ».

Il s’était déjà signalé par des infractions à la législation aux stupéfiants et des faits de violences, notamment sur sa compagne.

Le meurtre sauvage de Mamoudou Barry est un triste exemple de ces violences gratuites qui semblent se multiplier depuis quelques années et qui inquiètent légitimement de nombreux Français.

Il ne semble pas y avoir de doute sur l’identité du meurtrier, puisque celui-ci a agi devant de nombreux témoins et qu’il a été filmé. Plusieurs témoins attestent également des insultes racistes que celui-ci a lancé. Et l’homme avait déjà des faits de délinquance à son actif.

Toutes les conditions semblent donc réunies pour que soit prononcée rapidement à son encontre une sanction exemplaire, proportionnée à la gravité de son crime.

Seulement, on apprenait également que le suspect avait « des antécédents psychiatriques » et que, par conséquent, sa garde à vue avait été levée « pour raisons médicales », en attendant des examens complémentaires. Il est pour le moment hospitalisé sous contrainte.

Ces « antécédents psychiatriques » vont très probablement amener les avocats du suspect à plaider que celui-ci est irresponsable et ne peut donc pas être puni. Qu’il doit juste être « soigné ».

Et on ne peut pas s’empêcher de penser au meurtre atroce de Sarah Halimi. Cette sexagénaire juive a été tuée dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, à Paris, par un de ses voisins, Kobili Traoré.

« Aux cris d’”Allah Akbar”, entrecoupés d’insultes et de versets du coran, ce jeune musulman l’avait rouée de coups sur son balcon avant de la précipiter dans la cour », raconte le journal Le Figaro.

Mais il y a deux semaines, les juges d’instruction en charge de l’affaire ont conclu qu’il y avait des raisons plausibles de conclure à l’irresponsabilité pénale de Kobili Traoré, au motif que son discernement aurait été « altéré » au moment où il battait sauvagement Sarah Halimi parce qu’il avait fumé du cannabis. Les juges ont également écarté « la circonstance aggravante du caractère antisémite » du meurtre.

Autrement dit, si la chambre de l’instruction confirme la décision des juges d’instruction, Kobili Traoré ne sera jamais jugé pour le meurtre qu’il a commis. Et tuer une vieille dame juive aux cris de « Allah Akbar » sera juste considéré comme une « bouffée délirante », pas comme un acte antisémite.

Bien évidemment, il existe des gens qui sont authentiquement irresponsables de leurs actes.

Mais il existe aussi aujourd’hui une tendance fâcheuse à considérer trop facilement comme « déséquilibrés », et donc partiellement ou totalement irresponsables, les auteurs de violence et les meurtriers.

Comme l’explique le docteur Dalrymple, l’un de nos experts, qui a longtemps été psychiatre en milieu pénitentiaire, aujourd’hui « le diagnostic psychiatrique est devenu tellement vague et attrape-tout, et la notion de troubles mentaux tellement illimitée » que l’on en vient considérer que la très grande majorité des criminels ont des « troubles mentaux ». Ce qui est une manière de les excuser, bien sûr.

Le docteur Alexandre Barrata, un autre de nos experts, qui est psychiatre en Unité de Soins Intensifs Psychiatriques, est tout aussi direct : « déséquilibré, en réalité, ça ne veut rien dire ».

À l’Institut pour la Justice, nous sommes très attentifs depuis longtemps à ce que la psychiatrie judiciaire ne devienne pas une modalité de la « culture de l’excuse ».

Nous avons par exemple organisé, en novembre dernier, un colloque sur le thème « terrorisme et psychiatrie », dans lequel nos experts ont rappelé que les terroristes islamiques ne sont pas des fous, et que même ceux d’entre eux qui peuvent éventuellement souffrir de vrais troubles mentaux sont manipulés par des gens qui, eux, savent parfaitement ce qu’ils font.

Nous plaidons aussi depuis longtemps pour une meilleure évaluation de la dangerosité et des risques de récidive des condamnés, particulièrement ceux présentant des « troubles mentaux ».

Vous pouvez donc compter sur nous pour suivre de près les suites judiciaires qui seront données au meurtre horrible de Mamoudou Barry.

Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons jamais que la justice ne soit pas la même pour tous.

Si vous souhaitez nous aider dans ce combat
Si vous en avez assez de ces multirécidivistes qui ne sont jamais condamnés sévèrement
Si vous en avez assez de cette justice à deux vitesses,

alors faites un don à l’Institut pour la Justice.

Je soutiens l’IPJ

L’Institut pour la Justice sera toujours du côté des victimes et de ceux qui demandent une justice plus équitable et protectrice.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Mineurs délinquants : ne vous laissez pas faire

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

« Un chef de BAC un jour me dit :  » Patron, on a attrapé un gars pour vol portière.  »

Un vol à la portière consiste à attaquer une voiture arrêtée à un feu rouge. Vous cassez un carreau, vous ouvrez la portière, vous prenez le sac à main, vous partez. Quand la personne résiste, vous arrachez le sac à main.

C’est un phénomène très spécifique à la Seine–Saint-Denis, et il y a des professionnels du vol à la portière. Ce sont des mineurs, multi-réitérants. Ils agissent de 15 à 17 ans. Dès qu’ils arrivent à la majorité, ils passent à autre chose parce qu’ils savent que cela va tomber. S’ils le savent, c’est que la réalité fait qu’ils ne tombent jamais.

Donc le chef de BAC veut faire un pari avec moi :  » Patron, on a attrapé Monsieur machin qui a fait un vol portière, on vient faire un pari avec vous, je vous parie qu’il sort ce soir.  »

Je lui réponds :  » Non, je ne parie pas, malheureusement, je sais que ça risque d’arriver, il va sortir ce soir.  »

Le chef de BAC réplique :  » J’ai un deuxième pari à faire avec vous, patron, je vous parie qu’on va se remettre à un endroit où il opère et qu’on vous le ramène avant 20 heures.  »

Là, j’ai parié. J’ai dit :  » Non, il n’est pas quand même assez stupide pour faire ça « . Eh bien j’ai perdu mon pari. Ils me l’ont ramené avant 20 heures. »

Cette anecdote, je l’ai entendu de la bouche d’un commissaire de police, en poste depuis 25 ans.

Il l’a raconté lors du colloque au Sénat « Lutter contre les violences en France », auquel participait l’IPJ, le 4 juillet dernier.

Voilà le genre de choses que racontent les professionnels de terrain, ceux qui tous les jours s’efforcent d’arrêter les mineurs délinquants.

Madame Belloubet, la ministre de la Justice, a-t-elle jamais eu la curiosité d’écouter ces policiers et gendarmes ?

On peut se le demander lorsque l’on examine le projet de réforme de la justice des mineurs qu’elle est en train de préparer en toute discrétion.

Le plus grand flou, voire la plus grande confusion règne encore sur beaucoup d’éléments de ce projet. Mais certaines choses ont déjà filtré, et elles sont particulièrement inquiétantes.

On a appris notamment que les délinquants de moins de 13 ans ne seraient plus poursuivis pénalement.

Pourtant, dans son livre Tout ce qu’il ne faut pas dire, le général Bertrand Soubelet dressait un constat accablant : « déjà à douze ans, nombre de ces jeunes sont très autonomes et certains sont même entrés dans la vie active du deal et du caillassage des voitures de police et de la gendarmerie. Evidemment ils ne sont pas majoritaires. Mais, y compris dans les beaux quartiers, certains, âgés de douze ans, ne peuvent plus vraiment être considérés comme des enfants. »

Voilà la réalité de la délinquance des mineurs aujourd’hui.

Et face à cela, Madame Belloubet semble bien partie pour reprendre toutes les idées et les projets laxistes de Christiane Taubira.

Le projet de réforme de la justice des mineurs de Nicole Belloubet devrait être entièrement dévoilé à l’automne. Mais à l’Institut pour la Justice nous sommes déjà sur le pied de guerre pour ne pas laisser de telles folies !

Notre porte-parole, Guillaume Jeanson, a fait paraître une tribune dans Le Figaro pour alerter l’opinion publique sur les risques de la réforme à venir.

À l’automne, tout risque d’aller très vite, car Madame Belloubet a obtenu la possibilité de faire sa réforme par ordonnances, sans discussion au Parlement.

Nous devons donc absolument faire entendre le plus tôt et le plus fort possible la voix de tous ces Français qui demandent une justice plus protectrice, y compris contre les mineurs délinquants.

Nous devons agir dès maintenant. Ensemble, nous pouvons faire la différence.

Nous lancerons donc à la rentrée une pétition sur la justice des mineurs.

Nous ne devons pas nous laisser faire et laisser prospérer un tel risque sans agir. Il est encore temps de bloquer ces projets fous de la ministre de la Justice.

C’est pourquoi, je vous demande de remplir le questionnaire en cliquant ici.

Par avance, un immense merci pour votre implication.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Mme la Ministre, les Français ont quelque chose à vous dire.

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

« Madame Belloubet ?

Ne raccrochez pas. Les Français ont quelque chose à vous dire ! Et ils sont très nombreux ! »

La semaine dernière, je vous ai envoyé notre pétition pour dire « non » à l’installation des téléphones fixes dans toutes les cellules de prison.

En quelques jours vous aviez déjà été des milliers à la signer.

C’est un très bon début, mais nous devons absolument continuer à nous mobiliser !

Le projet de Madame Belloubet est inutile et dangereux.

À l’heure où les trafics et la violence gangrènent chaque jour un peu plus nos prisons, à l’heure où la radicalisation islamiste se propage comme une gangrène parmi les détenus, il y a bien d’autres urgences que d’installer 50 000 lignes de téléphones fixes.

Dépenser de l’argent public et mobiliser l’administration pénitentiaire pour mettre en œuvre cette mesure, alors qu’elle a déjà tellement d’autres chats à fouetter, cela revient à dire que la sécurité des Français n’est pas la priorité de la ministre de la Justice.

Ce n’est pas acceptable.

Et puis bien sûr, si nous laissons passer cette mesure, d’autres suivront.

Certains pensent déjà à la prochaine étape et réclament que les détenus aient tous un accès à internet…!

C’est pourquoi, si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite à signer notre pétition et à la diffuser largement autour de vous.

Chaque signature compte !

Si nous sommes suffisamment nombreux nous pourrons faire reculer le gouvernement.

Je compte sur vous.

Axelle Thellier
Présidente de l’Institut pour la Justice