Où est donc la justice?



Chère Madame, cher Monsieur,


Où est donc la Justice ?

L’avez-vous vu depuis le début de la campagne présidentielle ?

Avez-vous entendu notre nouveau ministre de la Justice, François Bayrou ?

Non. Le silence. Le calme plat. Et vous savez, ça m’inquiète.

La dernière fois que la justice a été mise sous le tapis, ce n’était pas bon signe. C’était lorsque Christiane Taubira poursuivait ses basses œuvres dans le dos de la démocratie française.

Si vous en voulez la preuve, tapez « justice » sur Google Actualités France. Je viens de le faire. C’est éloquent.

Vous allez découvrir des titres tels que :

· GM&S : les syndicats annoncent le déminage du site
(Ce qui ne concerne pas la justice pénale)

· La Justice sur CR7
(Une affaire de corruption dans le Football Portugais)

· Taiwan : la justice rend une décision historique en faveur du mariage gay

· Les Etats-Unis attaquent Fiat en justice sur les émissions polluantes

· Fonctionnement de la Justice sur le site République Togolaise.

Tapez également François Bayrou (notre nouveau ministre de la justice). Vous trouverez de tout… sauf des sujets « justice » ! Vous lirez quelques articles sur l’affaire Richard Ferrand, sur les propositions de Bayrou dans le Béarn … et sur les législatives.

Rien sur la justice à proprement parler !

D’accord. Certains vont me rétorquer qu’il y a un article sur « la moralisation de la vie politique ».

Ce sujet est important, mais quand je vous parle de justice…

… c’est Sarah Halimi, dont les médias taisent l’assassinat sauvage par un islamiste. Maître Gilles William Goldnadel, expert associé de l’Institut pour la Justice, s’implique dans cette affaire.

… ce sont les agressions sexuelles et les viols qui vont sans cesse croissants. C’est cet adolescent de 16 ans poursuivis pour 4 agressions sexuelles, « dont une proche d’un viol » selon le journal La Dépêche.

… ce sont les 100 000 peines de prison en attente d’exécution chaque année parce que nous manquons de places de prisons. Quand ce sujet va-t-il réapparaître ?

… ce sont les victimes mises au ban du procès pénal. En 2012, François Bayrou prenait parti pour les victimes. Va-t-il les soutenir maintenant qu’il a le pouvoir de le faire ?

… ce sont les grandes affaires qui illustrent les problèmes de notre pays – le tireur des Yvelines, les femmes traqués dans le quartier de la Chapelle à Paris, le terrorisme qui a frappé à Manchester, etc.

Où est donc notre ministre de la justice ?

Il a reçu des associations pour la moralisation de la vie politique.

Va-t-il recevoir des associations pour remettre d’aplomb la justice ?

En tout cas, l’Institut pour la Justice est prêt à le conseiller. Depuis le temps que nous mettons en lumière les dysfonctionnements avec nos experts !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

PS : Si vous le souhaitez, vous allez bientôt avoir une occasion de participer à nos activités. Pour le moment, nous allons à la rencontre des députés et candidats aux législatives. Le moment est important car les soutiens à l’Assemblée Nationale se déterminent maintenant… pour les 5 ans à venir.

La réalité n’attend pas !

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Je dois vous confier tout de suite une urgence.

C’est un sujet révoltant. Et la situation est d’autant plus révoltante que ce problème a été survolé durant toute la campagne.

Je le sais: vous allez me répondre que ce n’est pas le moment.

« Il reste les législatives. »

Mais j’insiste. La réalité n’attend pas.

Pendant que les petites négociations ont lieu, les Français continuent à souffrir.

Un article du Figaro d’hier (9 mai) fait le point:

« Depuis Mohammed Merah, presque tous les terroristes qui ont opéré sur le sol français sont passés par la case justice.»

Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat FO-magistrats, et ancienne juge antiterroriste, réagissait au cas du tueur des Champs Elysées, Karim Cheurfi.

Pour elle, « la justice n’a pas pu prévenir un événement que tout annonçait:

extrême dangerosité d’un individu multirécidiviste
déjà condamné pour trois tentatives de meurtre,
qui avait annoncé son intention de passage à l’acte
et qui relevait d’un régime de probation dont il faudra se demander un jour s’il est adapté à des profils de ce genre.»

Elle ajoute:

« On doit s’interroger sur les carences structurelles de la chaîne pénale. La loi enjoint de faire de l’aménagement un droit, en fonction de critères qui ignorent toute notion de dangerosité des individus.

Un droit décorrélé des actes commis et uniquement fondé sur la réinsertion, dont les critères sont :

avoir un métier
avoir un logement
ou avoir besoin de soins.

Concrètement, en prétendant individualiser les peines, on passe tout le monde à la même moulinette.

Notre probation n’a rien à voir avec celle pratiquée dans les pays du nord de l’Europe, où l’on fait moins d’assistance sociale et où l’on ne badine pas avec le contrôle. »

Ce n’est pas la première fois qu’elle s’attaque à la légèreté des autorités en matière de lutte contre le terrorisme. En 2016, elle déclarait:

« Il faut savoir que les magistrats antiterroristes ne sont pas formés; ils se forment sur le tas; ils n’ont pas de formation initiale sur le terrorisme. A mon avis, c’est une faille réelle d’autant plus que la menace est grandissante. Il faudrait sans doute, dès l’école (de la magistrature), former tous ces magistrats sur ces nouvelles menaces de façon spécifique, que ce soit la criminalité ou le terrorisme. »

Les problèmes ne s’arrêtent pas en attendant les législatives. Que prévoit le nouveau Président ?

Il faut que nous le sachions. Et l’Institut pour la Justice s’y prépare en ce moment-même.

Restez à l’écoute.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Présidentielles…

Pour ceux qui ne suivent pas, n’ont rien compris depuis le début, qui s’apprêtent à voter MACRON au 2ème tour !!
15 minutes d’éclaircissements ??!!!
Macron, 1er le 23 Avril ?! impossible sans fraude !! vu la petitesse des noms sur les bulletins de vote (du jamais vu !)
Analysez, réfléchissez et votez avec votre coeur Dimanche 7 mai.

Qui est Macron

Mon avis sur le débat d’hier soir

Chère Madame, cher Monsieur,

Je vous fais une confession de dernière minute.

Nous sommes à trois jours du second tour. 

Oui, j’ai regardé le débat d’hier soir. 

Non, je n’ai pas aimé ce qui s’y est dit.

Pourquoi ?

Notre pays se paie un luxe dont il n’a pas les moyens: avoir le débat présidentiel le plus nul de toute la Vème République. Les propos sont ceux de Bruno Jeudy, éditorialiste sur BFM TV. 

D’autres phrases reviennent : “les deux candidats n’ont pas été à la hauteur des enjeux”… “ce n’est pas du niveau présidentiel”… “il n’y a pas eu de débat”.

Pourtant, les sujets ne manquaient pas. Les clivages non plus. 

Quand peut-on s’offrir un tel luxe ? Quand il n’y a pas de problèmes. Circulez, il n’y a rien à voir. Tout va bien en France. 

Sauf que pendant ce temps, il se passe des choses en France. Il y a de vrais sujets qui nécessitent de vraies réponses. 

Oui, mais à l’écart de la classe politique. Loin des tours d’ivoire “républicaines”.

Comme vous allez le voir, les réponses à apporter pourtant existent et nous les défendons depuis dix ans.

Le premier mai, exutoire de l’ultragauche ?

2 policiers grièvement blessés à Paris. Voilà le bilan de la “fête” du 1er mai à Paris.

Un accident ? Pas du tout. L’habituelle complaisance envers les casseurs, pourvu qu’ils soient d’extrême-gauche, a passé sous silence le mot adéquat. S’attaquer à la police avec des cocktails Molotov n’est ni un passe-temps, ni une crise d’adolescence. C’est un acte criminel.

Sur BFM TV, Régis Debord, délégué UNSA Police, a parlé de “tueurs de flics”.

Un autre policier racontait également: “À chaque fonctionnaire brûlé, ils explosaient de joie.”

Qui explosait de joie ? Des militants de l’ultra-gauche, s’attaquant à la police. Certains étaient venus avec leur propre sac de pierres, pour lapider les forces de l’ordre.

Quelle est la réaction du préfet de Police ? Le silence, comme à son habitude.

Notre solution: permettre aux forces de l’ordre de riposter. On ne peut pas les mettre en danger impunément. Attaquées, elles doivent avoir le droit de riposter, sans ménagement.

Prochainement: Monopoly édition Salafiste

Le célèbre jeu de société Monopoly a ses éditions nationales; ses éditions à thèmes: Football, Films, Séries, etc. 

On pourrait imaginer que le fabricant sorte bientôt une édition pour narrer l’expansion salafiste en France.

Car des salafistes sont infiltrés dans les quartiers dit pudiquement “sensibles” d’Ile-de-France. 

Jusque là, rien de nouveau.

Par contre, qu’ils emploient de “véritables méthodes et stratégies locales”, c’est nouveau. Qu’ils s’emparent du pouvoir économique et social aussi.

Ce sont les propos de la Direction Centrale de la Sécurité Publique. Dans un rapport rendu le 7 avril dernier, ils dénoncent la situation. Les commerces qui subissent des pressions. Les biens rachetés à vil prix.

Que fait l’Etat ? Rien. Il n’y a rien à voir, circulez.

Notre solution: combattre l’islamisme radical et son implantation politique en France. Comment? En reprenant enfin le contrôle des zones de non-droit, en contrôlant rigoureusement le financement des associations dites cultuelles, en dissolvant sans faiblesse les associations prêchant l’extrémisme. Cesser d’être dans la petite phrase ou dans la peur de stigmatiser une religion. Car cette peur de ne pas séparer l’honnête citoyen du voyou est une stigmatisation de l’honnête citoyen ! 

L’occupation illégale de la prison de Fresnes

Personne ne parle de ces indésirables qui occupent les cellules des prisonniers.

Pourtant, rien ne les arrête. Les portes ont beau être fermées, ces indésirables deviennent sans cesse plus nombreux.

Je vous parle des rats et des punaises de lit. Car la France critique abondamment les prisons russes… mais en oublie les siennes. Et elles ne sont pas reluisantes.

Vous le savez. Ce n’est pas nouveau. En 1875, fut votée une loi exigeant qu’il n’y ait qu’un prisonnier par cellule… et bien nous sommes loin du compte.

Certaines prisons ont un taux d’occupation de 201%. Cela veut dire qu’il y a PLUS DU DOUBLE de détenus que de places prévues.

La justice vient de condamner l’administration de la prison de Fresnes à se débarrasser des indésirables sous 3 mois.

Qui en parle dans le débat présidentiel ? Personne ?

Notre solution: Construire de toute urgence 24 000 places de prison. Généraliser le travail en prison. Et redonner aux personnels pénitentiaires les moyens de faire régner une véritable discipline en prison. Car la multiplication des rats et des nuisibles est aussi imputable aux prisonniers eux-mêmes, qui jettent leurs ordures par les fenêtres et refusent de nettoyer leurs cellules. Des mesures simples pour que les 100 000 peines en attente soient exécutées… et que les délinquants soient remis sur le droit chemin.

L’Etat enfin condamné dans l’affaire Agnès Marin

Comment se fait-il que ce sujet ait été ignoré ?

Agnès Marin. Ce nom rappelle une affaire effroyable. Celle d’une collégienne de 13 ans violée et tuée en 2011 par un jeune du même lycée. 

Ce dernier n’en était pas à son premier crime. 16 mois plus tôt, il avait bâillonné, violé, s’apprêtant très probablement à aller plus loin, une autre adolescente. Mais que voulez-vous: une indigente expertise psychiatrique dit qu’il n’était pas dangereux.

L’Etat a été condamné pour faute lourde. Parce que les problèmes de procédure se sont empilés les uns aux autres. Les dirigeants de l’établissement scolaire, peu regardants par manque de finances, n’avaient pas tout à fait compris qu’ils accueillaient alors un violeur.

Ils n’ont pas informé la personne chargée de son contrôle du fait que Matthieu avait introduit alcool fort et magazines porno au sein du lycée.

Quelle place a eu cette affaire, pourtant emblématique, dans le débat présidentiel ? Aucune.

Notre solution: revoir les modes d’expertise de dangerosité et renforcer considérablement la capacité de suivi des individus dangereux (est-il normal de laisser un violeur présumé sans surveillance dans un pensionnat mixte réputé pour son encadrement particulièrement permissif?) 

Les années Taubira enfin reconnues comme catastrophe.

Christiane Taubira a été un véritable ouragan pour la justice française. Pan par pan, elle a contribué au pourrissement du système judiciaire.

Une commission vient de reconnaître l’état lamentable de notre justice.

  Il s’agit de la commission Bas. Elle rappelle des évidences:
  Il faut augmenter le budget de la justice, un des plus faibles d’Europe. +5% par an sur 5 ans.
  Il faut atteindre 80% de détenus en cellules individuelles. Rappelez-vous la loi de 1875.

Il faut dématérialiser certaines procédures judiciaires, pour les simplifier.

Tous ces sujets sont éminemment sérieux.

Pourtant, les avez-vous entendu évoqués durant le débat d’hier soir ? Moi pas.

Je vous invite une dernière fois à revoir notre comparatif des programmes des deux candidats. 

C’est sur notre site 2017pourlajustice.fr.

Mais je ne me fais guère d’illusion: l’Institut pour la Justice va avoir fort à faire durant le prochain quinquennat.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel 

Jean-Philippe Delsol : « M. Macron est passible d’une sanction d’interdiction d’exercer une fonction publique »

Jean-Philippe Delsol, avocat, essayiste, Président de l’Institut économique et fiscal (IREF)

Emmanuel Macron aurait omis plus des trois quarts de son patrimoine dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. L’avocat Jean-Philippe Delsol, président de l’Institut économique et fiscal, apporte aujourd’hui un élément factuel nouveau, juridiquement incontestable qui démontre qu’Emmanuel Macron a commis une erreur grave lui qui est censé être une personne compétente qui peut le rendre passible d’une sanction d’interdiction d’exercer une fonction publique. Cet élément nouveau va être porté à la Haute Autorité qui ne pourra pas dire qu’elle ne l’aura pas vu…

 

Patrimoine de Macron : Le Canard met sa tête sous son aile

JEUDI 30 MARS 2017

 

Voici donc un homme qui, en trois ans, a gagné près de 2.500 EUR par jour, dimanches compris, et qui déclare un patrimoine net de 156.160 EUR.

 

 

François Teutsch, Avocat

La presse a beau mener une campagne acharnée en faveur d’Emmanuel Macron, la question de son patrimoine et de la manière dont le candidat des milieux d’affaires et des banques gère son argent pourrait presque faire passer l’affaire Fillon pour une contravention de stationnement.

L’ancien ministre, né en 1978, a touché des revenus de fonctionnaire jusqu’à son embauche par la banque Rothschild en 2010. Il a donc nécessairement été contraint de mener un train de vie conforme à des revenus normaux. Cela ne l’a pas empêché d’acheter, en 2007, un appartement pour un million d’euros, totalement hors de proportion avec ses revenus, financés par l’emprunt auprès d’une banque (900.000 EUR) mais également auprès d’un ami suffisamment clairvoyant pour savoir qu’il serait embauché quatre ans plus tard dans une banque où il gagnerait plus d’un million d’euros par an… Selon l’IREF (Institut de recherches économiques et fiscales ), « monsieur Macron a gagné 2.748.065 EUR chez Rothschild entre 2010 et 2012. Lors de l’entrée en vigueur de la loi sur la transparence, il déclare, le 24 octobre 2014, à la Haute

Autorité un patrimoine net de moins de 156.160 EUR ».

Explications embrouillées du candidat : « Comme banquier d’affaires, j’avais le statut d’indépendant. J’ai donc payé, sur le montant brut de ma rémunération, des cotisations sociales patronales, salariales, puis l’impôt sur le revenu. Ces cotisations ont augmenté et frappé mon dernier revenu de référence, au point que je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts ».

Sauf que le revenu déclaré est un revenu net d’impôts, ce qui représente une différence considérable.

L’ancien ministre de l’Économie et des Finances semble fâché avec la comptabilité…

Puis, en se lançant dans une autre explication relative aux travaux réalisés pour 500.000 EUR dans la maison de sa femme, Macron oublie que, dans ce cas séparation de biens oblige -, il devrait comptabiliser dans son patrimoine une créance sur son épouse du même montant. Tout chef d’entreprise sait qu’une créance est un élément d’actif qui figure comme tel au bilan. C’est même le b.a.-ba de la comptabilité…

Voici donc un homme qui, en trois ans, a gagné près de 2.500 EUR par jour, dimanches compris, et qui déclare un patrimoine net de 156.160 EUR. Cela entraîne plusieurs questions :

  • Soit monsieur Macron a adopté un train de vie dispendieux l’amenant à dépenser deux mois de SMIC par jour, ce qui est tellement indécent pour un candidat à la fonction suprême qu’il devrait de lui-même rougir de se présenter devant des électeurs dont le revenu mensuel moyen est de 2.225 EUR, pour les seuls salariés.
  • Soit le jeune loup de la politique est incapable de comptabiliser correctement ses revenus et son patrimoine, ce qui laisse sceptique sur ses capacités à diriger un État comme la France.
  • Soit, enfin, sa déclaration n’est pas sincère. Et là, il s’expose à des sanctions pénales lourdes : trois ans d’emprisonnement et 45.000 EUR d’amende, l’interdiction des droits civiques, ainsi que l’interdiction d’exercer une fonction publique. De quoi ruiner sa carrière politique.

Par chance pour lui, l’association Anticor, bien connue de madame Taubira, a « dénoncé » cette anomalie à la HATVP, qui s’est empressée de conclure qu’il n’y avait pas lieu à poursuivre l’intéressé.

Macron n’est pas Fillon. Il peut sans doute dormir tranquille, tant que la presse ne fera pas son travail et fermera les yeux sur celui qu’elle a d’ores et déjà décidé de faire élire. On se demande pourquoi Le Canard met sa tête sous son aile…

Ainsi vont les relations incestueuses entre la presse et le monde politique.

 

J’accuse les Français de se laisser manipuler !

JEUDI 30 MARS 2017

Floris de Bonneville, Journaliste, Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

Je ne suis pas Zola, et l’air du temps n’est heureusement pas à celui de l’antisémitisme primaire de son temps. Mais la situation de la France est beaucoup plus dramatique qu’elle ne l’était alors : dans cinq semaines, nous risquons d’avoir à la tête de l’État un jeune homme inconséquent qui n’existait pas il y a encore six mois et qui, par le biais d’une manipulation sans précédent historique des médias et d’une certaine justice, peut conduire la France à une véritable insurrection.

Alors, oui, j’accuse, non pas Hollande l’instigateur probable de cette odieuse manipulation, mais tous les Français qui oseraient voter pour ce sourire béat. Sans entrer dans le détail de ce qu’il appelle un programme dont il disait que, de toute façon, il ne servait à rien d’en avoir un, ce jeune blanc-bec va conduire la France à une faillite économique, financière et morale avec la rapidité de l’éclair. Et puisque les propositions de ses concurrents ont été épluchées par des journalistes et des experts de pacotille « drahistiques », il serait temps, à trois semaines du premier tour, de jeter à bas ce qu’Éric Brunet, le seul homme libre du groupe Drahi, a appelé « une catastrophe majeure ».

Oui, j’accuse les Français de faire le jeu des oligarchies et des financiers de tous bords.

J’accuse tous ceux et celles qui ont décidé de se mettre en marche derrière le minet de la politique de participer à la mort de notre nation. Car si Macron succède à son patron Hollande, la France sera non seulement la risée du monde entier, mais le peuple de France va souffrir dans sa chair et son portefeuille. C’est inévitable car il sera impossible à son gouvernement recruté sur Internet de trouver les milliards que ses promesses vont nous coûter.

Alors, oui, j’accuse les Français d’accepter de se faire manipuler en toute connaissance de cause par les médias qui n’en peuvent plus de nous vendre du Macron à longueur d’antenne. J’accuse aussi les juges nommé(e)s par Hollande et Taubira de refuser d’envisager une seule seconde qu’ils ou elles se sont laissé(e)s abuser par ce nouveau gender de la politique. La réponse de la Haute Autorité pour la transparence aux interrogations sur la déclaration de M. Macron est une véritable, triste et lamentable blagounette.

Vous que j’accuse, il vous reste quelques jours pour revenir sur Terre, pour éviter de vous laisser piéger par cette horde de socialistes qui s’accrochent au pouvoir en vous présentant un jeune homme vierge, affirment-ils, un homme qui n’aurait aucun passé public, aucun défaut. Un homme à qui l’on pardonne tout : ses bourdes, sa méconnaissance de notre passé, son manque de vision non virtuelle pour notre avenir.

De grâce, Françaises, Français, puisque vous ne pouvez pas compter sur

une information objective, formez-vous votre propre opinion et pas celle des

Pujadas, Bouleau et autres Bourdin !

Macron-Le Pen : rien n’est joué !

Voici un article extrait du n°2515 du Bulletin d’André Noël paru le 1er mai 2017 :

 

Lors du referendum portant sur la Constitution européenne, les sondages, pour la plupart des instituts, donnaient le résultat suivant le 3 mars 2005 : 68 % pour le oui, 32 % pour le non. Une semaine plus tard, le 10 mars, brutale chute du oui descendu à 54 % contre 44 % pour le non. Résultat final, deux mois après : 45,33 % pour le oui et 54,67% pour le non.

Nous avions pourtant subi alors une débauche inouïe de propagande pour le oui, gauche et droite mêlées ; Hollande, premier secrétaire du PS, faisait la une de Paris Match avec Nicolas Sarkozy, patron du RPR.

Tous les quotidiens, du Figaro à Libération, en passant par Le Monde et de nombreux journaux de province militaient pour le oui, tout comme les syndicats, le Mrap, la Licra, sans compter les « penseurs » subventionnés et autres soixante-huitards rhumatisants reverdis pour l’occasion.

C’est à cela que nous songeons en constatant la ruée vers Macron s’amplifier chaque jour au point que l’on peine à dénombrer les ralliements !

Fillon vote « Emmanuel Hollande », tout comme Sarkozy, Hollande, Cambadélis, le Figaro, Le Monde, etc. Zidane, grande conscience footballistique, est aussi contre Marine Le Pen tandis que l’annexe française des Frères musulmans l’UOIF (devenue « Musulmans de France » !) appelle à voter pour son ami, Macron.

Sans compter tous les « aficionados » sacrifiant à la macrolâtrie sur l’autel de la finance le temps des élections, qui s’estiment investis d’une mission sur tous les nouveaux réseaux sociaux d’internet.

Ce sont les mêmes contre les mêmes qu’en 2005 ! Aujourd’hui, comme hier, c’est la France d’en bas qui ne veut plus de la France d’en haut. Les victimes de la mondialisation sont crosse en l’air contre ses bénéficiaires dont Macron est le nouveau héraut. Les premiers votent Le Pen, les seconds, Macron : c’est flagrant dans le nord de la France, tandis que Paris, qui est aussi la capitale des bobos, n’a donné, en moyenne que 5 % des voix à Marine Le Pen…

… attestant que la gauche a expulsé le peuple de Paris vers de lointaines banlieues.

Cela veut dire que rien n’est joué entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Elle refait peu à peu son retard. Une semaine avant l’élection Macron tombe à 59 % et Le Pen monte à 41 %. Et nul ne peut prédire jusqu’où elle ira après le ralliement de Dupont-Aignan. Il est certain que la campagne de son rival a mal démarré !

Dans son discours du 23 avril, il a enjambé le second tour en dressant les contours de la majorité parlementaire souhaitée alors qu’il n’a pas encore de majorité présidentielle ! Comme si la victoire lui était acquise !

Rien n’horripile plus l’électeur que ce triomphalisme prématuré qui tient pour quantité négligeable son vote.

Tout comme la fête à la Coupole, cette brasserie très chic du quartier Montparnasse chère aux « couguars » en mal de jeunes éphèbes à la recherche de généreux… mécènes.

Pour arroser la peau de l’ours, après un cortège triomphal dans les rues de la capitale, le champagne, sur le compte du déjà président-banquier, y coula à flot avec Attali, Minc, Line Renaud, Orsenna, Cohn-Bendit et autres personnalités du Tout-Paris politico-médiatique, un monde étranger au peuple et qui est celui dans lequel Emmanuel Macron est comme un poisson dans les bulles du champagne de la Rotonde, car c’est le sien.

Il y avait donc là Jacques Attali, conseiller de Mitterrand, survivant de l’ère mitterrandienne, qui n’a vu qu’une « anecdote » dans la délocalisation de l’usine Whirpool, laissant plus de 240 salariéssans compter les sous-traitants – sur le tapis ! C’est que, comme Macron, il raisonne en termes macro-économiques, à l’échelle du monde ; il ne s’intéresse donc pas à cette péripétie provinciale qui est pourtant un drame pour des centaines de foyers.

Parmi les politiques, il y a ceux qui cherchent à se recaser, craignant de perdre leur siège ou espérant se recycler dans la nouvelle majorité de Macron. Baroin, Le Maire, Estrosi, Bertrand ont déjà fait des offres de service, prêts à « faire don de leur personne » – comme disait le Maréchal Pétain, pour un maroquin, à défaut de pouvoir viser la cohabitation sous une présidence Macron ! L’ancienne présidente du Medef (et présidente de l’IFOP…) Laurence Parisot, s’est déclarée disponible pour… Matignon ! Ce serait pourtant difficile à avaler pour les ouvriers ouvriers de Whirpool.

Rien n’est joué, disions-nous, d’autant qu’une certaine union des droites tend à se réaliser autour de Marine Le Pen. Cette figure du gaullisme historique – et naguère mentor de Jacques Chirac et conseillère de Georges Pompidou – qu’est Marie-France Garaud (84 ans) l’a rejointe : voilà qui devrait convaincre des gaullistes réticents à voter pour la candidate nationale.

Saluons le courage de Nicolas Dupont-Aignan, en acceptant la place de chef de gouvernement, il a mis l’intérêt de la patrie au-dessus de ceux de son parti en signant un contrat de gouvernement avec Marine Le Pen.

Sans compter des Républicains de moindre notoriété comme le maire LR de Wissous qui votera Marine et Françoise Hostalier, secrétaire d’Etat du gouvernement Juppé en 1995 ; d’autres suivront. On n’attend plus que Philippe de Villiers, ancien sous-préfet, député, président du conseil général de la Vendée, créateur du Puy-du-Fou et ardent défenseur des chrétiens d’Orient qui affirmait lors d’un meeting avec Marine « Aujourd’hui, il y a un danger mortel pour notre pays, gravement menacé, tant du point de vue de son identité, que de sa souveraineté. » L’ex secrétaire d’état à la Culture semble encore hésiter.

 

Le petit grain de sel du blogueur

Depuis deux ou trois jours, je me pose une question :

Alors que précédemment, nous étions abreuvés de sondages, comment se fait-il qu’aucun sondage – ou si peu – ne soient publiés ????????

Comme je ne peux pas croire qu’aucun sondage n’ait été réalisé, je ne vois qu’une seule explication …

Ils ne sont pas bons pour Macron, et la presse les censure !

Superbe texte d’un internaute

Juin 2020, 5h du mat. Tu te lèves, déjà épuisé et stressé. Tu n’as que 40 minutes avant de courir attraper ton train. Depuis que ton patron t’a envoyé bosser a 150 km de chez toi, c’est l’enfer, tu ne touches plus terre. Mais avec le renforcement de la loi El Khomri et du pouvoir du gros patronat, les droits du travail ont disparu : on t’a dit que c’était ça ou la porte. A 44 ans, on n’appelle pas ça « avoir le choix… « 
Avec la voiture, c’était plus pratique, mais on te l’a volée un soir que tu étais sorti en ville. On l’a retrouvée carbonisée le lendemain, dans une cité. Les banquiers tout puissants te refusent un prêt pour en acheter une autre car tu ne gagnes pas assez d’argent…
Hier, ta gosse de 14 ans s’est faite tabasser par 10 enragés a la sortie du collège parce qu’elle portait une minijupe. Une insulte aux yeux de certains fanatiques, paraît-il… Normalement , tu avais rendez-vous avec le proviseur du collège ce soir, mais avec les heures sup. (non rémunérées bien sûr) que tu dois faire chaque jour pour venir à bout de tout le boulot qu’on t’impose, tu sais que tu ne pourras pas…
Ton fils de 24 ans dort encore. Après avoir fait 5 ans d’études, il est épuisé de se tuer au travail pour un salaire de misère et des CDD à la chaîne qui ne lui permettront jamais de démarrer dans la vie. Il n’a pas d’autre choix que de rester chez vous ou de partir travailler à l’étranger. S’il fait ça, tu ne le verras plus, mais tu n’as pas le coeur de le contredire quand il te dit qu’il n’a aucun avenir dans ce pays.
Il y a 3 ans, tu étais content parce qu’au prix de beaucoup de sacrifices, tu avais enfin fini de rembourser ton prêt immobilier. Tu pensais pouvoir souffler un peu, mais voilà, avec la nouvelle taxe exorbitante sur les logements déjà payés, tu peux définitivement renoncer à te payer de belles vacances.
Tu n’en peux plus de cette vie d’esclave, tu as hâte que cela finisse. Mais vu que le gouvernement a encore reculé l’âge de la retraite, et avec la vie stressante que tu mènes, tu auras crevé avant d’y arriver…
Chaque mois, tu te demandes avec désespoir comment tu vas pouvoir joindre les 2 bouts. Entre les taxes, les impôts et l’augmentation des prix, tu sais que tu ne tiendras pas indéfiniment. Il faudra probablement te résoudre à vendre la maison que tu voulais léguer à tes enfants, faute de pouvoir en payer tous les frais. Tu te relogeras dans un trou à rats pour un loyer exorbitant. Car bien sûr, toi, tu ne bénéficieras d’aucune aide sociale puisque tu bosses…
Tu repenses souvent à 2017, l’élection de Macron. Toi-même tu as voté pour lui, tu étais content qu’il soit élu. Il n’avait pas l’air dangereux, plutôt brillant même, et puis surtout, tu avais tellement peur que le FN ne passe… Et tu ne voulais pas voter blanc, tu disais que ça ne servait à rien, que le plus important était de contrer l’extrême droite…


Et à présent, c’est trop tard.

Qu’est-ce qui servirait encore à quelque chose aujourd’hui pour les gens comme toi ? Pourtant, tout était plus ou moins annoncé dans son programme… Mais qu’ils étaient crédules les gens comme toi, le « petit milieu français », « les pauvres », comme dit ouvertement le président Macron, du haut de la vie luxueuse qu’il mène avec ses amis du CAC 40. Peut-être grâce à ton vote…