Pour vous, ils risquent leur vie… et celle de leur famille !

institutjustice

Madame, Monsieur,

« On est des souffre-douleurs pour les détenus ».

C’est le cri du cœur d’un surveillant, après l’agression sauvage d’un de ses collègues de la prison de Fresnes.

Vous connaissez la situation des prisons françaises. Surpopulation et oisiveté contribue à l’hyper-violence du milieu.

Mais cette fois, ça ne s’est pas passé en prison.

Ça s’est passé un dimanche après-midi, alors que la victime était devant son domicile, après une dure semaine au centre pénitencier.

Soudain, une voiture s’arrête à son niveau. Trois hommes à l’intérieur. Ils l’interpellent :

– « Tu te souviens de nous ? »

Il aurait préféré les oublier.

Les trois hommes sont d’anciens détenus de la prison de Fresnes. Pas des tendres.

Avant qu’il ne puisse réagir, ils sautent de la voiture l’attrappent et tabassent violemment le surveillant de prison. Les coups pleuvent. A trois contre un. Des dents cassées. Des douleurs aux cervicales.

Cela ne leur suffit pas. Ils veulent enlever le détenu. Ils ouvrent le coffre et tentent de pousser le surveillant.

Pour quoi faire ?

Continuer à le torturer ?

Le tailler en pièces ?

Heureusement, nous ne le saurons pas.

Le surveillant, pourtant amoché, se débat et résiste comme il peut. Un voisin voit la scène. Il sort de sa maison en trombe… et vient défendre le surveillant.

À deux contre trois, le combat reste très inégal, mais les détenus préfèrent abandonner et prennent la fuite.

Et quelles sont les réactions?

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté propose la mise en place d’un matricule pour les surveillants pénitentiaires, un numéro pour préserver leur anonymat.

Certes, il s’agit d’une mesure de bon sens, mais elle est très loin d’être suffisante.

Les surveillants racontent les méthodes de pression, dignes de film de gangsters :

Beaucoup craignent désormais pour leurs proches.

« Certains détenus nous disent « je sais où tu habites, où travaille ta femme, dans quelle école vont tes enfants ». Et ce ne sont pas que des paroles en l’air, ils le savent réellement », assure Stéphane Barraut, surveillant.

Théoriquement pourtant, les détenus ne sont pas censés connaître les noms des surveillants. « Ils mettent leurs proches à contribution, ils nous font suivre. Ensuite, ce n’est pas compliqué d’aller trouver notre nom sur la boîte aux lettres », poursuit Ahmed El Hoummass, délégué syndical pénitentiaire.

Certains mènent également leur enquête sur les réseaux sociaux. Si les gardiens font de plus en plus attention à verrouiller, lorsqu’ils en ont un, leurs profils Facebook, leurs enfants ne sont pas toujours aussi précautionneux. Dans certains cas, les menaces émanent directement des proches d’un détenu.

En attendant, les surveillants risquent tous les jours leur vie pour nous.

Un surveillant à deux doigts d’être égorgé comme un mouton.

C’était il y a moins de 15 jours à la prison de Condé sur Sarthe.

Le détenu avait semble-t-il prévu son coup et voulait tuer du surveillant. Il était en promenade et a demandé à regagner sa cellule.

Il a agressé les deux surveillants qui se trouvaient devant sa cellule… alors qu’ils se demandaient pourquoi il était si long à revenir de sa promenade.

Le détenu pointe un pic de 15cm sur la carotide d’un des surveillants. Le forcené hurle alors :

– « si tu avances, je l’égorge ! »

Le surveillant tente de se dégager et reçoit deux coups de pic dans le crâne et un dans le dos. Des coups pour tuer.

Ce n’est pas un événement isolé. A Osny, par exemple, souvenez-vous de ce détenu radicalisé qui voulait égorger deux surveillants avec un poinçon de 20 centimètres.

La lame est passée à deux millimètres (!) de la carotide d’un des gardiens, et à quelques millimètres (!) du poumon.

Et c’est comme ça dans toute la France…

Les prisons sont des concentrés de violence où les employés sont tous les jours en danger de mort.

« Tout va très bien, Madame la Ministre ? »

Pourtant, si on en croit le ministère de la justice, la journée type des détenus dans une maison d’arrêt semble parfaitement sous contrôle :

7h00-8h00 Réveil, petit déjeuner, toilette, entretien de la cellule.

8h00-11h15 Travail ou activités (sauf le week-end), promenade, loisirs (sport, bibliothèque, etc.), parloirs.

11h30-12h15 Distribution du déjeuner.

13h00-14h00 Promenade des détenus ayant un travail (service général ou autre).

14h00-17h00 Travail, activités, promenade, loisirs, parloirs, douches.

17h00-17h45 Douches pour les détenus qui travaillent (service général ou autres).

18h15-18h45 Distribution du dîner.

18h45 Fermeture des cellules.
(Source : ministère de la justice)

C’est très beau sur le papier… Mais comme vous le savez, la réalité est très différente.

Dans les faits, vous l’avez bien compris avec mon précédent message : la prison est devenue un véritable lieu d’oisiveté et d’errance pour les détenus.

Le ministère ne met pas en avant les stages de catamaran, de hip hop et autres activités de « loisirs ».

Pendant que les détenus se la coulent douce, le personnel pénitentiaire, lui, vit un véritable enfer.

Les insultes et les menaces de morts sont quasiment quotidiennes. Et les passage à l’acte, ou en tout cas les tentatives, sont fréquents.

Quand les gardiens craquent.

Plantons le décor. La prison de Muret dans la banlieue de Toulouse.

Elle reçoit uniquement des personnes à longue détention, supérieure à trois ans.

Quand on sait que les peines de moins de 24 mois sont presque toujours aménagées, vous vous doutez que ce sont des durs à cuire.

Pourtant, la moitié des gardiens du service du matin, et les trois quarts du service de l’après-midi viennent de se mettre en arrêt maladie.

Ils dénoncent la situation dans Le Figaro :

« Ça fait un an qu’on essaye d’alerter. On multiplie les heures supplémentaires tous les mois, quarante, soixante et même quatre-vingt pour certains agents », a affirmé un gardien et syndicaliste de Muret, qui a souhaité garder l’anonymat. « Les gars n’en peuvent plus. Ils ont des difficultés dans leur vie familiale. Ils sont en situation de burn-out ».

Quelle est la solution ?

Vous connaissez le proverbe populaire : l’oisiveté est la mère de tous les vices.

Il faut donc supprimer l’oisiveté.

C’est tout à fait sérieux. Un détenu qui passe son temps à travailler n’a plus le temps de semer la zizanie en prison. Le travail rétablit le respect de l’autorité, le respect des règles.

Et l’impact continue sur la durée: un détenu formé est quelqu’un qui peut ensuite travailler. Il n’est plus obligé de rester dans la criminalité.

Nous constituons actuellement une étude sur le travail en prison. Le but est de proposer des pistes sérieuses pour le généraliser.

Il faut absolument que nous puissions l’envoyer de toute urgence à chaque député.

Et j’ai besoin de votre aide pour cela. Elle est en cours de bouclage et nous prévoyons de l’envoyer par la Poste dès sa sortie.

Chaque pli coûte 5 euros par député. Cette opération revient donc, juste pour l’envoi, à 2855 €.

C’est une somme, mais il est crucial que les députés prennent conscience de l’ampleur du problème, et surtout qu’ils connaissent l’alternative possible et les lois à voter de toute urgence. Car c’est la vie des surveillants de prison et celle de leur famille qui est en jeu. Et notre sécurité.

Alors, je vous demande de faire un don, le plus généreux possible, pour soutenir cette opération. Vous serez tenu au courant de nos avancées.

Merci par avance !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

Vacances tous frais payés pour les détenus

institutjustice

Madame, Monsieur,

Savez-vous que les détenus en prison reçoivent toutes sortes de récompenses ?

Eh oui ! tout dealeur, violeur et tueur en série peut bénéficier de loisirs inimaginables, payés par vos impôts. Par exemple ?

Ils ont le droit à des sorties récréatives…

… Sortie à vélo.

… Stages de théâtre

… Stages de Hip Hop

… Sortie dans des parcs d’attractions.

… Et même sortie en catamaran (“stage de citoyenneté” à la prison de Vannes)

Pendant que vous n’avez pas les moyens de payer la “colo” à vos enfants ! Quelle honte !

Les laxistes opposent systématiquement à ce scandale le scandale des prisons surpeuplées. Mais pardonnez-moi – ce sont deux scandales différents, deux scandales auxquels mettre fin !

Ils diront que cela leur permet de s’évader.

Cela leur permet de s’évader …

… au sens propre.

Comme la semaine dernière, à côté de Pau.

Le journal Sud Ouest rapporte les faits. Permettez-moi de citer le journal, c’est scandaleux :

“un détenu de 28 ans de la maison d’arrêt de Pau a prétexté une envie pressante pour s’enfuir. La sortie Accrobranche, encadrée par les agents du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) au parc Lawrence, a été prématurément interrompue. L’homme a trompé la vigilance de ses gardiens et de ses trois codétenus pour prendre la poudre d’escampette depuis les toilettes publiques…”

Les parents se saignent pour offrir une sortie à leurs enfants sages … et voilà qu’on récompense les délinquants. Quelque chose ne tourne pas rond.

Ne pensez pas que c’est un cas isolé. C’est même un des problèmes récurrents de la prison française. (1) Les détenus bénéficient de sorties tous frais payés (2) et en profitent pour se faire la belle.

J’en veux pour preuve :

en décembre dernier, un voleur condamné pour vol par effraction avec violence s’était échappé lors d’une promenade en vélo.
en juin 2016, c’était un détenu condamné pour islamisme radical et pour braquage… déjà connu pour ces 84 faits de délinquance, qui s’était échappé lors d’une sortie VTT au château de Saint-Germain-en-Laye.
Et je vous épargne les autres affaires: Isère, Perpignan, Besançon, Meaux, et tant d’autres.

On ne parle pas ici de personnes ayant provoqué un accident après avoir brûlé un feu rouge. Ces individus ont été condamnés pour des cambriolages violents, des meurtres, des viols sauvages.

Mais vous le savez déjà – toutes les peines inférieures à 24 mois sont systématiquement réaménagées. On ne trouve en prison que des poids lourds de la délinquance.

D’autant plus inquiétant que la Radio RTL dénonçait qu’en 2015, il y a eu presque une évasion par jour dans nos prisons. De vraies passoires !

Des cartouches de fusil d’assaut dans la prison !

Dans nos prisons, on trouve de tout. Téléphones portables, consoles de jeu, armes improvisées.

Mais on découvre même des cartouches de fusil d’assaut au sein des prisons !

Un fusil d’assaut, c’est une arme pour faire la guerre. Pas pour chasser des éperviers, ni pour tirer les points au stand. Quand les journalistes vous parlent “d’un fusil d’assaut calibre 7,62”, ils cherchent à éviter d’employer le mot “Kalashnikov”.

Elles ont été saisies il y a quelques jours, au parloir de la Prison de Fresnes. Le journal Le Parisien rapporte le cas :

“Neuf cartouches de type fusil d’assaut calibre 7,62 ont été saisies vendredi vers 15 heures lors d’une fouille au parloir de la prison de Fresnes (Val-de-Marne). Deux sœurs de 20 et 25 ans, qui avaient tenté d’introduire ces munitions, ont été aussitôt placées en garde à vue par les policiers de L’Haÿ-les-Roses.

Le prisonnier à qui le sac était destiné n’est autre que le frère des deux jeunes femmes. Selon nos informations, il est détenu en attendant son jugement dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants et d’armes. “

En mars dernier, c’était une arme à feu recherchée à la prison du Havre. Ils sont allés jusqu’à faire venir l’ERIS – l’équivalent du GIGN pour les prisons !

Cela doit cesser !

L’Institut pour la Justice a une solution : c’est généraliser le travail en prison. Je suis sérieuse.

Aujourd’hui, on traite nos délinquants comme des “victimes de la société”. On leur offre vacances, temps libres, consoles de jeux, et autres amusements.

A la sortie, ils ont passé d’agréables heures à s’amuser. Les victimes apprécieront. Mais il y a encore pire. Dans de telles conditions, ils ne sont pas dissuadés d’y revenir … .

Alors qu’il faut faire tout le contraire !

… Il faut que la prison serve à réinsérer les délinquants dans la vie civile.

… Cela ne peut se faire qu’en les mettant devant un poste de travail. Leur apprendre un métier. Leur inculquer le respect de l’autorité, le respect des règles. L’amour du travail bien fait.

Le proverbe populaire n’est-il pas:

L’oisiveté est la mère de tous les vices !

Prenez l’Observatoire International des Prisons (OIP), association bien française, qui prône le laxisme envers la délinquance.

Comment appelez-vous un think tank qui ose dire “qu’en France, les détenus sont privés de leurs droits fondamentaux” ?

Et les victimes ?

Dans un de leurs tracts, ils s’attaquent au travail en prison.

Il serait synonyme de …

… droit du travail au rabais

… d’absence de protection sociale

… d’absence de congés payés

… d’absence de droits syndicaux

… d’absence de médecine du travail

… de salaire de misère

Mais enfin !

Se rendent-ils compte qu’on ne peut pas attendre la même productivité d’un salarié expérimenté que d’une personne que l’on habitue au travail, que l’on forme, que l’on met dans le droit chemin ?

Non ?

Eh bien, aidez l’Institut pour la Justice à leur faire comprendre.

Nous constituons actuellement une étude sur le travail en prison. Le but est de proposer des pistes sérieuses pour le généraliser.

Dès qu’elle sera terminée, aidez-nous à la diffuser à la nouvelle Assemblée nationale.

Pour envoyer cette étude, il suffira de 5 euros. Si 577 membres donnent 5 euros, nous couvrons les frais de l’opération… et les 577 députés seront au courant qu’une alternative est possible et que des lois sont à proposer !

Merci !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

Bayrou déjà mis à la porte

Chère Madame, cher Monsieur,

Je le sentais. Hier, j’ai commencé à vous écrire un message. Son titre ? “Bayrou va-t-il partir ?”

Bingo !

On avait toutes les raisons d’y penser ! Au-delà du fait qu’il change de bord politique comme de chemise, son bilan est bien maigre depuis un mois en tant que garde de Sceaux …

… une loi de moralisation de la vie politique qui se vide chaque jour un peu plus de sa substance !

Pour la majorité des mandats, le casier judiciaire vierge vient d’être abandonné.

Des signaux pouvaient nous faire penser qu’il risquait d’être prochainement débarqué :

Edouard Philippe, le premier ministre, a ouvertement recadré son ministre de la justice. En moins d’un mois, c’est du jamais vu !

Sur France Info, le premier ministre a parlé franchement :

« Quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen. Je comprends parfaitement que l’homme François Bayrou ait été peut-être agacé par la façon dont les questions ont été posées (…).

Il se trouve que quand on est ministre, on n’est plus simplement un homme animé par ses passions ou 
par sa mauvaise humeur ou par son indignation. « 

Pire encore, on peut apprendre sur Closer – ça vaut ce que cela vaut bien sûr … – que François Bayrou et Richard Ferrand ont failli… en venir aux mains ! Sans intervention musclée pour les arrêter, ils auraient vraiment pu se bagarrer.

Effarant pour des ministres vous me dites ? Que je vous comprends.

Dans ces conditions, vous comprenez qu’il avait tous les risques d’être sur un siège éjectable.

François Bayrou avait-t-il une carte joker ?

Pensez au nombre de députés Modem.

Ils seront 42 à siéger dans la nouvelle assemblée. Ils étaient 2 lors du précédent quinquennat. C’est un nombre qui pèse. Personne ne peut le nier.

Pourtant, même ce chiffre n’est pas suffisamment significatif.

Car le parti La République En Marche possède 308 députés à lui seul. Le seul parti d’Emmanuel Macron a donc déjà la majorité absolue (290 députés).

Le seul impact que peut avoir Bayrou est sur les réformes constitutionnelles. Comme vous le savez, il faut être appuyé par près de 550 élus entre l’Assemblée nationale et le Sénat. 

Chaque voix compte.

Mais il y avait une dernière ombre au tableau : l’enquête qui concerne le Modem.

La technique commence à être connue. Les petits partis semblent la pratiquer extensivement. Puisqu’ils n’ont pas suffisamment d’adhérents et de cotisations pour payer des permanents, ils demandent aux assistants parlementaires de faire ce travail de permanent, comme…

… créer le site Internet du parti

… diffuser les communiqués de presse du parti

… entretenir les relations presse du parti

Autrement dit, le temps qui aurait dû être consacré à des dossiers législatifs (nationaux ou européens) l’est à du travail de militantisme. Les Français apprécieront l’utilisation des fonds.

Le Modem est accusé d’avoir utilisé ce moyen pour se financer. Corinne Lepage, co-fondatrice du Modem, accuse même les cadres d’avoir érigé « cette pratique en système ».

Alors, Bayrou sur la sellette ?

J’écrivais: “Nous allons le savoir très rapidement, puisqu’un nouveau gouvernement va être nommé aujourd’hui ou demain.”

Maintenant, on le sait : Bayrou aura mis 20 ans à revenir à un ministère – il aura été débarqué en moins d’un mois.

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

Quels députés pour la justice ?

 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

Les élections législatives sont passées. Nous avons 577 députés.

Mais quelles sont les conséquences pour la justice ?

C’est la question que nous nous sommes posés toute la nuit. Il fallait faire le tri entre les déclarations médiatiques et la réalité.

Vous allez le voir, nous avons identifié 7 députés à suivre sur la justice.

Mais ne parler que de ces députés serait oublier les circonstances de l’élection.

Par exemple, vous pouvez lire « une domination moins spectaculaire que prévue » sur Le Monde. Hélas, ce ne sont que des mots.

La réalité est qu’Emmanuel Macron dispose bel et bien de la majorité absolue.

Peu importe l’abstention qui a frôlé les 50% au premier tour, 60% au second.

Peu importe qu’il ait 359 ou 470 députés. Le résultat est le même.

S’il vous plaît, chère lectrice, cher lecteur, ne tombez pas dans ces excuses de militant. Les faits sont là. La majorité absolue a été donnée par les Français.

On peut se plaindre que l’abstention ne soit pas comptabilisée, qu’il n’y ait pas de quorum, que le scrutin ne soit pas à la proportionnelle, mais c’est ainsi.

Voyez-vous, votre obligée doit planifier son action sur des faits.

Et puis, n’oublions pas : Emmanuel Macron a basé toute sa campagne sur la volonté de réformer la France. Il a la majorité absolue. Rien ne peut l’empêcher d’appliquer son programme.

Si dans 5 ans, le bilan d’Emmanuel Macron est mauvais, ce ne sera pas la faute des autres. Il aura eu la main sur tout, avec tous les soutiens dont il avait besoin…

… D’autant plus que la prochaine élection est en 2019. Ce seront des élections européennes. Entre temps, En Marche n’a pas besoin de faire campagne.

Voyez-vous, il a tout pour réussir … il n’y a plus qu’à s’assurer que la justice fasse bien partie des institutions à réformer.

C’est là où, comme vous vous en doutez, je suis plus nuancée.

Parmi tous les candidats, Emmanuel Macron est celui qui a le moins parlé de justice durant la campagne… alors même que les réformes sont urgentes.

Vous et moi pouvons compter sur 7 députés pour faire comprendre l’urgence au Président :

#1 Jean-Michel Fauvergue. Son curriculum est impressionnant. Il s’agit ni plus ni moins de l’ancien chef du RAID de 2013 à 2017. Un homme de terrain, qui connaît la réalité… et qui a la poigne nécessaire. Il est le conseiller d’Emmanuel Macron sur l’anti-terrorisme.
Il déclarait au journal Le Monde :

« On est sur la tolérance zéro, le renforcement des effectifs, la création de places de prison, la coordination du renseignement directement sous le contrôle du chef de l’Etat, la judiciarisation automatique des retours de Syrie avec placement dans des environnements séparés, la continuation des frappes à l’extérieur… »

#2 Laurence Vichnievsky, ancienne juge d’instruction. Elle est devenue célèbre pour avoir instruit les dossiers des principaux scandales financiers des années 90. L’affaire Elf, l’affaire Dumas, l’affaire des frégates de Taïwan, c’est elle. Encore une personnalité incorruptible.

De 1979 à 2010, elle a travaillé sur des dossiers pénaux. Les mauvaises langues rappelleront qu’elle a commencé son engagement politique chez Les Verts – ce serait oublier qu’elle a aussi travaillé avec Les Républicains par la suite.

#3 Jean-Jacques Bridey, député sortant. Il était membre de la commission de la Défense et des Forces armées à l’Assemblée nationale, où il a pu traiter des questions liées au terrorisme et à l’Etat Islamique.

#4 Eric Ciotti, député sortant. Auteur prolifique de propositions de loi en lien avec la sécurité, il va participer au nouveau quinquennat. Il est également membre de la commission des lois, et on peut espérer qu’il rempile durant ce mandat.

#5 Guillaume Larrivé, lui aussi député sortant et auteur de propositions de lois et de rapports en lien avec la sécurité. Il conserve son siège et on peut espérer qu’il continue son travail pour défendre les Français.

#6 Alain Tourret, est réélu à presque 70% ! Joli tour de force. Cela peut se comprendre. Il fut secrétaire de la commission des lois lors du précédent quinquennat. Il a auditionné deux fois l’Institut pour la Justice, pour la prescription et la réforme pénale.

Ne vous y trompez pas, Alain Tourret était député radical de gauche avant de rejoindre En Marche. De gauche donc, mais pas sectaire. Ouvert à la discussion dans l’intérêt des Français. Nous espérons qu’il continuera son travail sous ce nouveau quinquennat.

#7 Christophe Castaner est également réélu. Il a été le représentant d’Emmanuel Macron sur les questions de sécurité lors de débats de la campagne.

Je le sens. Je vais recevoir des emails pour me dire …

« Mais où est le Front National ? »

« Mais où est la Droite Forte ? »

Croyez-moi : je ne doute pas de la volonté de la partie droite de l’échiquier politique. Gilbert Collard, réélu hier dans le Gard, avait déclaré il y a quelques mois : « Pour combattre le terrorisme, une seule solution, s’inspirer du modèle israélien : ayons le courage de le dire et de le faire ! ».

Tout le monde ne peut être que d’accord !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

La loi sur la moralisation de la vie publique vous fait-elle sourire?


Il est parfois des priorités qui en disent long. 

Que fait notre nouveau garde des Sceaux, François Bayrou, à peine entré en fonction ? 

Il lance dans l’urgence un vaste programme immobilier pour construire enfin les dizaines de milliers de places de prison dont la France manque depuis des décennies ? 

Non. 

Il met en place avec son collègue de l’Intérieur un grand plan d’action pour restaurer l’autorité de l’Etat dans les zones dites « de non droit » qui gangrènent notre pays ? 

Non plus. 

Il se soucie d’établir enfin l’égalité des droits entre la victime et l’accusé dans la procédure pénale ? 

Pas davantage. 

Mais alors, que fait-il ? 

Il prépare une grande loi de « moralisation de la vie publique »… 

Suis-je vraiment la seule à trouver qu’il y avait des choses plus importantes et plus urgentes à faire ? 

Entendons-nous bien, ce projet de loi comporte certaines dispositions intéressantes. 

Par exemple, la suppression de la réserve parlementaire, qui permettait aux parlementaires de soutenir des associations et de participer au financement de projets de collectivités locales de manière très opaque. 

Le remboursement des frais au réel pour les parlementaires (sur présentation de factures et de justificatif), comme dans n’importe quelle entreprise. 

Ou encore l’interdiction qui serait faite aux ministres, parlementaires et membres des exécutifs locaux de recruter des membres de leur famille – ascendants, descendants ou conjoints. 

Tout cela est très bien, même si, ne nous racontons pas d’histoires, la loi ne pourra jamais empêcher des hommes politiques de recruter leurs amis, leurs maîtresses, leurs amants, leurs obligés, etc. Le favoritisme ne disparaitra pas avec le vote d’une loi de « moralisation de la vie publique ». 

Mais alors Laurence Havel, me direz-vous, qu’est-ce qui vous dérange ? 

Ce qui me dérange, c’est que cette loi sent tout de même très fort l’opération de communication et parait plus dictée par les préoccupations un peu nombrilistes de notre classe politique que par le souci de défendre les intérêts des Français. 

Nos hommes politiques savent bien qu’ils sont largement discrédités aux yeux des Français. Ils savent que la confiance que nous leur accordons est au plus bas. Que partout la colère gronde. 

Et pour cause, les Français ont clairement le sentiment que ceux qui sont censés les représenter ne se soucient pas vraiment d’eux, et que nombre d’élus abusent des avantages que leur donnent leurs fonctions. Par exemple, voilà maintenant des décennies que l’Etat délaisse peu à peu sa mission première, fondamentale : protéger la vie et les biens des gens honnêtes contre les criminels, et défendre l’intégrité de la nation contre les attaques extérieures. 

Car oui, il est anormal que des parlementaires puissent recruter comme assistants leurs enfants ou leurs conjoints, mais il est surtout dangereux pour nous que se multiplient et s’étendent sur notre territoire les zones de non-droit, dans lesquelles des centaines de milliers d’habitants vivent sous la coupe des délinquants, et qui abritent et nourrissent le terrorisme islamiste qui nous a déjà touchés si durement. 

Anormal que les activités de conseil des hommes politiques soient insuffisamment encadrées, mais dangereux que chaque année dans notre pays 100 000 peines de prison ferme prononcées par les tribunaux soient en attente d’exécution, essentiellement faute de place en prison. 

Anormal que les anciens présidents de la République soient membres à vie du Conseil Constitutionnel, mais dangereux que dans nos prisons la drogue, les téléphones portables, l’argent, parfois même les armes, circulent presque aussi librement qu’à l’extérieur et que les personnels pénitentiaires viennent travailler la peur au ventre. 

A votre avis, quelles devraient être les priorités d’un ministre de la Justice ? 

Faire toutes les réformes nécessaires pour que le droit des Français à la sécurité et à la tranquillité soit enfin assuré, ou bien faire voter à la va-vite une loi fourre-tout pour essayer de redorer le blason d’une classe politique discréditée à force d’ignorerles vrais problèmes ? 

Mais une fois encore nos gouvernants préfèrent se concentrer sur l’accessoire et ignorer l’essentiel. 

Il est vrai qu’il est plus facile de se présenter en chevalier blanc de la moralité que d’aller faire respecter les lois de la République dans les quartiers dit sensibles… 

Monsieur Bayrou, il est grand temps de vous attaquer au vrai problème ! Et l’Institut pour la Justice est tout prêt à vous conseiller. Depuis longtemps nous avons posé les diagnostics, et nous avons aussi les solutions. 

La sécurité des Français n’attend pas. 

Laurence Havel

François Bayrou, mais où êtes-vous ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Avez-vous vu François Bayrou ?

Oui, oui. Lui-même. Le garde des Sceaux. Le ministre de la Justice. L’homme à la tête de cette institution créée pour protéger les Français.

Voyez-vous, je suis inquiète. L’entendez-vous ? Le voyez-vous ?

Si vous êtes sur les réseaux sociaux, vous voyez quelques frémissements. Il « tweete » sur Twitter. Il « like » sur Facebook. Mais est-il vraiment là ?

Car pendant ce temps, la criminalité continue ses ravages. Il vous suffit de faire un tour des quotidiens régionaux. Vous verrez l’ampleur du désastre.

Quelques feuilles choisies :

Vous souvenez-vous de l’affaire « Sarah Halimi » ? Les médias en ont peu parlé. Tout au plus Le Monde s’interroge. On peut même se demander quelle est la nature de cet effroyable crime…
Un adolescent violeur récidiviste. Un de plus ? Un jugé pour des sévices particulièrement barbares. Un qui a déclaré en garde à vue : « Quand je sortirai, je niquerai la France. » Chère Madame, cher Monsieur, êtes-vous sûr qu’il doit sortir ?
Essonne : des forains obligés de prêter main forte aux policiers. Des dizaines de délinquants s’affrontent. Bandes rivales dit-on. Je répète, au cas où : des civils obligés de venir en aide aux policiers. L’autorité de la police ? Disparue. La capacité de riposte ? Anéantie.
Avez-vous vu aussi les violences à l’île des loisirs de Vaires-Torcy ? Un agent de sécurité a failli être tué. Des « jeunes » ont failli commettre un meurtre … pour avoir voulu entrer sans payer. Ils sont revenus avec barres de fer et autres accessoires pour se battre.
L’affaire Richard Ferrand défraie la chronique. En effet, vous le comprenez aisément. Emmanuel Macron veut voter en priorité une loi sur la moralisation de la vie politique. Sauf qu’un de ses ministres s’empêtre dans un scandale financier.

Bref.

François Bayrou, si vous nous lisez, on a besoin de vous maintenant.

Je pourrais terminer mon message ainsi. Sauf que voilà …

Marielle de Sarnez, nouvelle ministre des affaires européennes et numéro deux du Modem, est visée par une enquête.

Tout est parti de l’enquête européenne sur le Front National.

Comme vous le savez, le parti est accusé d’avoir utilisé des salaires d’assistants parlementaires européens pour financer des permanents militants.

Il se trouve que le Front National ne serait pas seul à pratiquer cette combine. Marielle de Sarnez, comme dix-huit autres députés européens de tous bords politiques, est soupçonnée d’avoir fait la même chose.

Laissons la justice faire son travail. Après tout, elle a le droit à la présomption d’innocence.

Cependant, je vous parlais de François Bayrou.

Car François Bayrou, habituellement très silencieux, a cette fois réagi.

Il a « retweeté » et « liké » le message de défense de Marielle de Sarnez.

Vous vous en doutez. Cela fait mauvais genre. Un ministre de la justice se doit, par définition, de ne pas être partisan. En communicant sur les réseaux sociaux, il devient partisan.

Les magistrats montent évidemment au créneau. L’indépendance du ministre de la justice est remise en question.

Que faire ? Appeler à la démission ? Cela ne ferait que le troisième ministre appelé à démissionner en deux semaines dans une « république irréprochable ».

Troisième ou quatrième ? Pardonnez-moi, j’en perds le compte.

Voyez le constat : la loi de moralisation de la justice patine. Et à raison car à ce rythme, on pourrait craindre que tout le gouvernement soit appelé à démissionner avant le dimanche du second tour des législatives !!

Sauf qu’il y a encore plus grave. Oui, car au-delà des affaires …

… ce sont les Français qui se retrouvent sans ministère de la justice.

François Bayrou vient à la rescousse de son amie.

Mais quand viendra-t-il à la rescousse des Français ? Du budget de la Justice, toujours très inférieur à la moyenne européenne ? Des places de prison à construire ?

Car le véritable sujet est là ! Les jeux de courtisans occupent les médias… qui oublient les Français laissés pour compte de la justice.

François Bayrou, si vous nous lisez, voici ma proposition : l’Institut pour la Justice est prêt à vous rencontrer pour vous conseiller sur le sujet.

Merci de ne pas passer du mandat idéologue de Christiane Taubira à un mandat de silence, où la justice se meurt.

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

Où est donc la justice?



Chère Madame, cher Monsieur,


Où est donc la Justice ?

L’avez-vous vu depuis le début de la campagne présidentielle ?

Avez-vous entendu notre nouveau ministre de la Justice, François Bayrou ?

Non. Le silence. Le calme plat. Et vous savez, ça m’inquiète.

La dernière fois que la justice a été mise sous le tapis, ce n’était pas bon signe. C’était lorsque Christiane Taubira poursuivait ses basses œuvres dans le dos de la démocratie française.

Si vous en voulez la preuve, tapez « justice » sur Google Actualités France. Je viens de le faire. C’est éloquent.

Vous allez découvrir des titres tels que :

· GM&S : les syndicats annoncent le déminage du site
(Ce qui ne concerne pas la justice pénale)

· La Justice sur CR7
(Une affaire de corruption dans le Football Portugais)

· Taiwan : la justice rend une décision historique en faveur du mariage gay

· Les Etats-Unis attaquent Fiat en justice sur les émissions polluantes

· Fonctionnement de la Justice sur le site République Togolaise.

Tapez également François Bayrou (notre nouveau ministre de la justice). Vous trouverez de tout… sauf des sujets « justice » ! Vous lirez quelques articles sur l’affaire Richard Ferrand, sur les propositions de Bayrou dans le Béarn … et sur les législatives.

Rien sur la justice à proprement parler !

D’accord. Certains vont me rétorquer qu’il y a un article sur « la moralisation de la vie politique ».

Ce sujet est important, mais quand je vous parle de justice…

… c’est Sarah Halimi, dont les médias taisent l’assassinat sauvage par un islamiste. Maître Gilles William Goldnadel, expert associé de l’Institut pour la Justice, s’implique dans cette affaire.

… ce sont les agressions sexuelles et les viols qui vont sans cesse croissants. C’est cet adolescent de 16 ans poursuivis pour 4 agressions sexuelles, « dont une proche d’un viol » selon le journal La Dépêche.

… ce sont les 100 000 peines de prison en attente d’exécution chaque année parce que nous manquons de places de prisons. Quand ce sujet va-t-il réapparaître ?

… ce sont les victimes mises au ban du procès pénal. En 2012, François Bayrou prenait parti pour les victimes. Va-t-il les soutenir maintenant qu’il a le pouvoir de le faire ?

… ce sont les grandes affaires qui illustrent les problèmes de notre pays – le tireur des Yvelines, les femmes traqués dans le quartier de la Chapelle à Paris, le terrorisme qui a frappé à Manchester, etc.

Où est donc notre ministre de la justice ?

Il a reçu des associations pour la moralisation de la vie politique.

Va-t-il recevoir des associations pour remettre d’aplomb la justice ?

En tout cas, l’Institut pour la Justice est prêt à le conseiller. Depuis le temps que nous mettons en lumière les dysfonctionnements avec nos experts !

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier

PS : Si vous le souhaitez, vous allez bientôt avoir une occasion de participer à nos activités. Pour le moment, nous allons à la rencontre des députés et candidats aux législatives. Le moment est important car les soutiens à l’Assemblée Nationale se déterminent maintenant… pour les 5 ans à venir.