“On ne nous dit pas tout”

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Chère Madame, cher Monsieur,

« On ne nous dit pas tout ».

Combien de fois avez-vous déjà entendu cette phrase ? À tel point que c’en est devenu un sketch.

Et pourtant, c’est une triste réalité…

Le Canard enchaîné l’a révélé mercredi dernier :

« Branle-bas de cellules, Place Vendôme, où le plan Prison de Belloubet vient de subir un gros pet au casque. »

De quoi s’agit-il ?

Emmanuel Macron avait promis durant sa campagne électorale que 15 000 nouvelles places de prison seraient construites durant son quinquennat s’il était élu.

Une fois élu, cette promesse a été abandonnée sans vergogne.

Finalement, 7 000 places nouvelles devaient être construites d’ici 2022.

Le président l’avait dit publiquement, en mars 2018, lors d’un discours prononcé à l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire. Il s’agissait d’une parole présidentielle, prononcée devant les futurs cadres et directeurs de prisons.

Patatras !

Comme l’explique Le Canard enchaîné : « les gilets jaunes sont passés par là, avec leurs milliards d’euros ! il faut donc rogner sur tous les budgets. Matignon vient de faire savoir à la Chancellerie que, au lieu des 7 000 premières cellules promises pour 2022, il n’y en aurait que 5 000. »

Croyez-vous qu’ils auront au moins le courage de l’annoncer publiquement aux Français ?

Pas du tout ! Ce renoncement est fait en catimini.

Et c’est d’autant plus scandaleux que, pendant ce temps, Nicole Belloubet n’a aucune peine à trouver de l’argent pour faire participer les détenus au « Grand Débat » voulu par le président Macron, pour équiper toutes les cellules de prison avec plus de 50 000 téléphones fixes, ou bien encore pour y installer des ordinateurs et des tablettes numériques !

Il y a actuellement presque 72 000 détenus dans les prisons françaises. En face, il y moins de 57 000 places actuellement utilisées. Il y a donc 15 000 détenus en surnombre.

Dans certaines maisons d’arrêt le taux d’occupation est de 200%. Je vous laisse imaginer les conditions de détention et les conditions de travail des surveillants…

Il y a aussi en permanence un stock de quelques 90 000 peines de prison ferme qui sont en attente d’exécution. Et l’une des principales causes de ce stock, c’est le manque de place de prison.

Certaines peines de prison ferme ne seront exécutées qu’un an ou plus après avoir été prononcées. Certaines ne le seront même jamais.

Le président de la République lui-même a reconnu, lors de ce fameux discours en mars 2018, que c’était inacceptable et que la pénurie de places prison déstabilisait tout notre système judiciaire !

Et le nombre des détenus ne cesse d’augmenter, en dépit de tous les efforts de la ministre de la Justice pour substituer des « peines alternatives » aux peines de prison, parce que la délinquance et la violence ne cessent d’augmenter.

Le terrorisme islamique ne fait que rendre ce sous-équipement carcéral encore plus dramatique et insupportable.

Comment empêcher la propagation de l’idéologie islamiste en prison lorsque le surpeuplement des établissements pénitentiaires empêche d’isoler convenablement les détenus les plus radicalisés ?

Le reniement de leurs engagements par le président de la République et la ministre de la Justice met en péril la sécurité de tous les Français.

  Parce que les prisons sont surpeuplées, la justice n’envoie en général en prison les délinquants qu’après que ceux-ci aient accumulé une longue suite de délits, et même lorsqu’une peine de prison ferme est finalement prononcée elle n’est souvent exécutée que des mois après avoir été prononcée.
  Parce que les prisons sont surpeuplées, il est très difficile de proposer aux détenus des activités et des formations qui pourraient permettre à ceux qui le veulent de se réinsérer après leur peine. Les surveillants doivent toujours travailler dans l’urgence.
  Parce que les prisons sont surpeuplées, la justice relâche le plus souvent le délinquant aux deux-tiers ou à la moitié de sa peine, pour faire de la place.

À cause de la sous-dotation carcérale, les peines de prison ne dissuadent pas ou peu, elles ne permettent pas la réinsertion, et elles ne neutralisent pas les délinquants les plus actifs en les enfermant pour longtemps.

Tant que la France souffrira d’une sous-dotation carcérale aussi criante, aucun véritable progrès ne sera possible en matière de sécurité et de justice.

L’Institut pour la Justice le dit et le redit depuis longtemps, preuves à l’appui.

Nous avons publié de nombreuses études sur le sujet de la prison. Nous avons analysé méthodiquement le problème de la sous-dotation carcérale. Nous avons montré comment il serait possible de faire de la détention un temps utile pour le détenu et la société.

Aujourd’hui plus que jamais, l’Institut pour la Justice est la seule association à faire une analyse réaliste des problèmes de notre justice et à proposer des solutions à l’efficacité prouvée, loin des postures idéologiques.

Mais, pour continuer notre travail, nous avons besoin de votre aide.

  Qui d’autres que l’IPJ aurait pu vous informer sur ce renoncement au plus haut sommet de l’État ?
  Qui d’autres que l’IPJ va se battre pour assurer votre sécurité grâce à une justice plus ferme ?
  Qui d’autres que l’IPJ osera affronter le politiquement correct et les extrémistes du laxisme ?

C’est pour vous que nous nous battons et c’est uniquement grâce à vous que nous existons. Chaque don, même minime, nous est précieux.

Nous avons besoin de moyens en urgence pour organiser la riposte.

Faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons besoin de vous.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

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Non à l’installation des téléphones fixes dans les cellules de prison

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Il ne se passe pas une journée sans qu’un incident ne soit signalé dans les prisons françaises.

Pas une journée sans agressions, menaces, violences, vols, évasions, prises d’otages.

Et je ne vous parle pas des trafics de téléphones portables, de drogue, d’alcool, d’argent, qui font partie du « quotidien ».

Dans certaines prisons le taux d’occupation avoisine les 200%, et la radicalisation islamique galopante rend la situation encore plus explosive.

Les surveillants sont sur la corde raide et risquent leurs vies chaque jour pour essayer de protéger la société.

Dans cette situation, quel est à votre avis le projet phare de Madame Belloubet pour les prisons françaises ?

Assurer la sécurité des personnels pénitentiaires ?

Non.

À la prison de Condé-sur-Sarthe, où les agressions contre les gardiens et les prises d’otage se multiplient, Madame Belloubet a fini par accorder aux surveillants des gilets pare-lame, pour essayer de calmer leur colère.

Mais les gilets qui ont été livrés étaient trop petits. La livraison a donc été interrompue en attendant des modèles à la bonne taille.

Les surveillants ont aussi reçu une trentaine de bombes aérosols au poivre, alors qu’ils sont deux cents dans cet établissement…

Construire plus de places de prison ?

Non.

Le président de la République a renoncé à sa promesse de campagne de construire 15 000 places de prison supplémentaires durant son quinquennat.

Le gouvernement a aussi enterré discrètement la promesse présidentielle de doubler le nombre de centres éducatifs fermés qui accueillent les mineurs délinquants.

La priorité de Madame Belloubet : faire installer 50 000 téléphones fixes dans les prisons !

L’argument de la ministre est que les téléphones dans les cellules « permettraient de maintenir le lien familial ».

Mais comment s’assurer que ces téléphones fixes ne seront pas détournés à des fins de poursuite d’activités criminelles, de pressions exercées sur les victimes ou leurs familles, de préparations d’évasions ou même d’attentats ?

Tous les professionnels s’accordent pour dire qu’il est strictement impossible de surveiller 50 000 lignes téléphoniques, qui peuvent être utilisées 24h/24.

L’autre argument de la Garde des Sceaux est que cette mesure permettrait de lutter contre la prolifération des téléphones portables.

Comme si les détenus allaient gentiment renoncer à leurs portables illégaux sous prétexte qu’on leur offre des téléphones fixes dans leurs cellules.

On croit rêver…

La réalité est bien sûr que les détenus continueront à utiliser des portables en plus des téléphones des cellules, dont ils savent qu’ils peuvent être écoutés.

À la prison de Montmédy, les téléphones fixes dans les cellules ont été expérimentés.

Les surveillants témoignent : « Certains détenus l’utilisent. Mais en majorité, ils n’en voient pas l’utilité et préfèrent utiliser leurs téléphones illégaux […]. De nombreux téléphones fixes ont déjà été cassés ou transformés en cachette. Ils s’en servent parfois aussi pour faire des chargeurs artisanaux (pour leurs téléphones portables). »

En réalité, la seule véritable manière de lutter efficacement contre les portables en prison, ce serait de rétablir une discipline carcérale qui n’a cessé de s’éroder depuis une trentaine d’années, notamment en rétablissant des fouilles beaucoup plus systématiques.

Mais comme Madame Belloubet n’a aucunement l’intention de revenir sur les mesures désastreuses qui ont transformé nos prisons en passoires, elle préfère, une fois encore, essayer d’acheter la « paix carcérale » par une mesure coûteuse et dangereuse pour notre sécurité.

C’est pourquoi l’Institut pour la Justice a décidé de lancer une grande pétition pour dire « non » à l’installation des téléphones fixes en prison.

Si nous laissons faire, quelle sera la prochaine étape ? Internet dans toutes les cellules ? Certaines voix s’élèvent déjà pour le réclamer…

Nous devons stopper cette dérive dès maintenant et obliger la garde des Sceaux à revenir sur son projet.

Alors, je vous invite à signer la pétition de l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons peu de temps pour agir et il faut le faire massivement !

Diffusez ce message largement autour de vous, si vous le pouvez. Transférez ce message via Facebook, via courrier électronique pour informer vos proches.

Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons nous faire entendre du gouvernement.

Chaque voix compte !

L’actualité des derniers mois a montré que l’on peut gagner des combats.

Je compte sur vous,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

ps : cliquez ici pour signer la pétition “Non à l’installation des téléphones fixes dans les cellules de prison”

Un succès qui en appelle d’autres

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Chère Madame, cher Monsieur,

Il y a peu de temps, je vous ai parlé de ce légionnaire qui s’est retrouvé quelques temps en prison puis est passé devant une cour d’assises, après avoir attendu cinq longues années l’instruction de son procès.

Vous vous souvenez, pourquoi il était poursuivi ? Parce qu’il s’était défendu contre un vendeur de drogues qui l’avait attaqué au couteau, lui et sa compagne, et que dans la bagarre qui s’en était suivi, l’attaquant avait été blessé mortellement.

Depuis des années, l’Institut pour la Justice se bat pour que la légitime défense puisse être plus facilement reconnue par les tribunaux et pour que les victimes cessent d’être traitées comme des délinquants lorsqu’elles se défendent, ce qui est trop souvent le cas.

Je suis heureuse de vous dire que notre combat progresse !

Nos analyses et notre combat pour la légitime défense viennent d’être reprises dans une proposition de loi portée par plusieurs députés.

Voilà une nouvelle preuve que notre travail de persuasion produit ses fruits, en dépit de tous les efforts de ceux qui voudraient nous faire taire.

Le combat sera long, mais nous approchons du but et nous ne devons pas désarmer.

Et nous sommes tous concernés !

Si un jour, un individu s’introduisait chez vous en pleine nuit et que vous vous défendiez, gare à vous ! La justice pourrait se retourner contre vous comme elle l’a fait avec ce légionnaire.

Pour que ces situations ne se reproduisent plus, pour que les victimes soient reconnues comme telles, il faut changer la loi et s’assurer qu’elle tienne compte du stress intense que subit une victime d’agression.

Des députés nous ont donc entendu et ils ont proposé de modifier le code pénal dans le sens que nous suggérons.

Le texte de cette proposition de loi, déposée à l’Assemblée Nationale le 19 juin, reprend mot pour mot les propos de l’un de nos experts, Me Thibault de Montbrial, qui est certainement l’un des meilleurs spécialistes français des questions de légitime défense.

Déjà, en 2017, nous avions fait déposer un amendement par un député pour modifier la législation sur la légitime défense.

Lors de la dernière réforme de la justice, fin 2018, nous avons également fait déposer par un sénateur d’autres amendements sur ce point, qui ont ensuite fait l’objet d’un vif débat dans l’hémicycle.

Sans parler des nombreuses études très détaillées sur ce sujet que nous avons publiées.

C’est un travail minutieux et très sérieux, qui nous donne une parfaite crédibilité pour convaincre des élus.

Plus que jamais l’Institut pour la Justice est une force de proposition incontournable et le porte-parole de tous les Français qui attendent une justice plus protectrice et plus équitable.

Nous sommes fiers de ces succès et plus déterminés que jamais à poursuivre notre combat, car cette réussite n’est qu’un début, il y a encore beaucoup de travail à accomplir.

C’est pourquoi je vous demande de m’aider.

Nous avons besoin de vous pour pouvoir continuer notre action, pour pouvoir publier et diffuser nos travaux, pour pouvoir continuer à rencontrer les élus et à porter notre message auprès des pouvoirs publics.

Nous sommes une petite association et nous ne pouvons exister que grâce à vous, car nous ne recevons absolument aucune aide de l’État. Tous les dons, mêmes minimes, sont précieux pour nous.

Je sais que vous êtes souvent sollicités et qu’il y a de nombreuses causes. Elles sont toutes légitimes. Mais l’Institut pour la Justice est la SEULE association qui défend une justice plus protectrice, une justice plus ferme contre les délinquants et plus généreuse pour les victimes.

La SEULE !

Si nous disparaissons, faute de moyens, il n’y aura plus personne pour défendre vos droits et votre sécurité.

Même un don de 10€ peut nous être précieux.

Faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons besoin de vous.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

L’IPJ au Sénat

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Savez-vous qu’aux États-Unis les homicides et les vols avec violence ont diminué de 53% entre 1980 et 2010 ?

Savez-vous qu’à New-York la criminalité a diminué de presque 90% depuis la fin des années 1980 ?

Et en France… ?

Le nombre de « violences gratuites » ne cesse de croître. Il y a un an nous avions presque atteint le triste record de 1 000 actes de violence gratuites… par jour !

En 2018, ces violences gratuites avaient augmenté de 6% par rapport à la même période en 2017.

En 2017, elles avaient déjà augmenté de presque 3% par rapport à 2016.

ETC, ETC, ETC…

Quant aux violences sexuelles (et encore, seulement celles portées à la connaissance de la justice), elles avaient augmenté de presque 20% entre 2017 et 2018 !

Mais alors, comment expliquer une telle différence entre la France et les États-Unis ?

Certains veulent nous faire croire que l’explication de la criminalité reposerait sur les inégalités ou les injustices. Mais la France est le pays aux impôt et aux dépenses, notamment sociales, les plus élevées d’Europe.

D’où vient le problème alors… ?

La différence entre les USA et la France est que nos amis américains n’ont pas peur d’employer des méthodes fortes mais surtout des méthodes efficaces pour lutter contre la délinquance.

Et ces méthodes, ces idées qui sont développées aux États-Unis, vont bientôt se retrouver au sommet de l’État !

En effet, l’IPJ sera, un nouvelle fois cette semaine, le porte-parole de la majorité silencieuse, de tous ces Français qui demandent une justice plus protectrice.

Le 4 juillet se tiendra au Sénat un colloque sur le thème « Lutter contre les violences en France ».

Ce colloque sera sous le patronage du président du Sénat, Gérard Larcher, deuxième personnage de l’État.

L’Institut pour la Justice a été sollicité pour participer, apporter son analyse et celle de ses experts. Notre porte-parole, Me Guillaume Jeanson, fera partie des intervenants, ainsi que l’une de nos expertes, venue spécialement des États-Unis pour cette occasion, MadameHeather Mac Donald.

Madame Mac Donald est l’une des meilleures expertes américaines en matière de criminalité, et elle connaît particulièrement bien tout ce qui a été fait à New-York. Cette ville était un véritable coupe-gorge dans les années 1980 !

Nous pourrons ainsi exposer, devant des parlementaires français, les solutions qui ont été mises en œuvre pour faire baisser la criminalité aux États-Unis et expliquer comment ces solutions pourraient être appliquées en France.

Jeudi, au Sénat, les oreilles des tenants de la culture de l’excuse vont certainement siffler un peu.

Mais ce n’est qu’un début.

Même si les tenants de la culture de l’excuse et du laxisme judiciaire ont leurs entrées dans les ministères et qu’ils ont infiltré l’appareil judiciaire, en imposant leurs vues et leurs lois, nous n’avons pas l’intention de les laisser gagner.

À l’Institut pour la Justice, nous n’avons pas peur d’affronter l’idéologie dominante et nous savons qu’il existe des solutions à l’efficacité prouvée pour lutter la criminalité.

Pourquoi ce qui a marché aux États-Unis ne serait-il pas mis en œuvre en France, avec quelques adaptations si besoin ?

Pourquoi ne pas essayer ce qui a prouvé son efficacité, notamment la célèbre « théorie de la vitre brisée » ?

Pourquoi continuer à subir la hausse des violences, des agressions ou des cambriolages ?

Il n’y a pas de fatalité.

Vous pouvez compter sur nous pour nous battre plus fort que jamais, pour ne pas lâcher nos dirigeants et marteler nos solutions.

La résignation ne fait pas partie de notre vocabulaire.

Faites un don à l’Institut pour la Justice si vous voulez voir ses idées défendues et mises en œuvre.

Maintenant, tout dépend de vous.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel,

Défendons la légitime défense

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Chère Madame, cher Monsieur,

Le 3 mai 2014, Brahim A., un jeune militaire engagé dans la Légion, sort de la gare du Nord avec sa compagne.

Tout à coup, un individu les accoste pour leur vendre de la drogue. Brahim A. refuse tout net. Le dealer se fait menaçant.

Il sort une arme. Un couteau avec une lame de 9 cm et un manche orné de dix têtes de mort. Il se jette sur le militaire et lui transperce la main avec son couteau.

Brahim A. est blessé mais parvient à se défendre et à arracher l’arme de son agresseur. Il veut protéger sa vie et celle de sa compagne. Durant la mêlée qui s’ensuit, le dealer a la cuisse transpercé. Il décèdera quelques heures plus tard de cette blessure.

On apprendra que l’agresseur, qui aurait pu tuer le militaire ou sa compagne, avait déjà été condamné pour infractions liés aux stupéfiants et violence volontaire et qu’il était alcoolisé et drogué lors de son attaque.

Pour avoir défendu sa vie et celle de sa compagne et pour avoir simplement voulu se protéger d’une attaque, ce légionnaire, aux états de service impeccables, a été immédiatement placé en détention provisoire.

Il était victime et s’est retrouvé accusé !

Il a même été renvoyé devant une cour d’assises pour « violence volontaire avec arme ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner ». Il risquait jusqu’à 20 ans de prison !

Vendredi dernier, après quatre jours de procès, un jury populaire l’a acquitté. Brahim A. est ressorti libre du tribunal, son honneur enfin restauré.

5 années auront ainsi été nécessaires pour reconnaître une telle évidence et que cet homme soit (enfin !) reconnu dans son bon droit.

Et encore son avocat indiquait avant le procès : « Avec la légitime défense, on a parfois l’impression qu’il faudrait l’appliquer avec tellement de rigueur qu’elle ne s’appliquerait jamais. Franchement, si elle ne s’applique pas ici, on ne sait pas quand elle pourrait s’appliquer ».

En effet, lors du procès, l’avocat général a réclamé cinq ans de prison contre lui pour s’être défendu contre un homme qui menaçait sa vie.

Oui, vous avez bien lu ! Un juge voulait lui infliger 5 ans de prison pour s’être défendu.

Heureusement, un jury populaire a permis au bon sens et à la justice de l’emporter.

Mais je vous pose la question, est-il normal que Brahim A. ait été placé en détention provisoire immédiatement après les faits alors qu’il était l’agressé et qu’il n’avait jamais eu de démêlé avec la justice ?

Est-il normal qu’il n’ait pas été laissé en liberté, avec contrôle judiciaire si besoin, quand tant d’autres accusés sont laissés libres, alors même qu’ils sont, eux, des multirécidivistes ?

Est-il normal que Brahim A. ait été renvoyé devant une cour d’assises, avec le coût que ça représente et alors que nos tribunaux croulent sous les dossiers, alors que les cours d’assises sont normalement réservées aux crimes les plus graves ?

C’est l’avocat de ce légionnaire qui a raison lorsqu’il déclare : « Ce garçon a servi la France pendant des années. Il s’est trouvé dans une situation qu’il n’a pas choisi. À la barre, il s’est expliqué avec pudeur et respect, et la cour l’a cru. Sa place n’était pas dans une cour d’assises. » ?

En France, dès lors que vous vous défendez contre une agression, vous devenez suspect aux yeux de la justice.

Et vous devez parfois attendre des années, endurer un procès aux assises, comme Brahim A., simplement pour que la justice reconnaisse ce qui semble une évidence : le délinquant c’est votre agresseur, pas vous !

Pour un homme honnête, une telle procédure judiciaire, qui peut durer des années, est une épreuve terrible. Sans même parler des frais qu’elle entraîne et du risque qui pèse sur votre tête.

Comme le dit très bien Philippe Bilger, ancien magistrat :

« J’ai l’impression que pour éviter, et à bon droit, les dérives d’une société qui livrée à elle-même ressemblerait au Far West, on tombe à rebours dans une sorte de juridisme qui ne tient absolument pas compte de la réalité, des menaces, des agressions, des armes, de l’angoisse et du caractère scandaleusement intrusif de la malfaisance dans des lieux dont la vocation est d’urbanité et de tranquillité. »

Quand on voit comment ce militaire agressé a été traité par la justice, on est convaincu qu’il y a une mentalité hostile aux victimes et favorable aux agresseurs qu’il faut absolument changer.

L’Institut pour la Justice s’y emploie avec constance et détermination depuis des années. Et ce procès montre bien qu’il faut absolument continuer le combat.

L’un de nos experts, maître Thibault de Montbrial, est l’un des meilleurs spécialistes des questions de légitime défense.

Il intervient fréquemment dans les médias pour expliquer comment il faudrait changer la loi et la pratique judiciaire.

Nous avons publié des études précises sur la légitime défense. Encore dans le dernier numéro de notre revue on trouve un long article, très détaillé, pour défendre le principe de la légitime défense et son application concrète.

L’Institut pour la Justice sera toujours aux côtés des victimes et pour une justice plus protectrice.

L’Institut pour la Justice continuera, sans relâche, de se battre pour la reconnaissance de la légitime défense.

Mais pour agir, nous avons besoin de votre aide. Toutes nos actions ont un coût. Vous informer, mobiliser des avocats, des juristes et des experts pour défendre nos droits et notre sécurité a un coût.

Nous sommes une petite association et nous ne recevons aucune subvention. Tous les dons, mêmes minimes, sont précieux pour nous.

Si vous voulez nous permettre de défendre d’autres victimes comme ce légionnaire et de faire connaître ces cas, faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons besoin de vous.

Les dons sont indispensables car ils nous permettent d’agir. Si l’Institut pour la Justice ne le fait plus faute de moyens, qui le fera ?

Mille mercis de votre aide précieuse par un don aussi généreux que possible.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Justice des mineurs : attention danger !

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Chère Madame, cher Monsieur,

« Lorsque c’est flou, c’est qu’il y a un loup ! »

Comme moi, vous avez déjà sûrement entendu cette expression populaire.

C’est celle qui m’est venue à l’esprit lorsque j’ai lu, dans les journaux, les premiers éléments de la réforme de la justice des mineurs que prépare la ministre de la Justice.

Nicole Belloubet veut faire passer cette réforme par ordonnances. C’est-à-dire en évitant des débats sensibles ou contraignants sur le fond de ses propositions. Soi-disant pour pouvoir aller plus vite…

Mais quelle urgence y a-t-il à vouloir que les délinquants de moins de 13 ans ne puissent plus être poursuivis pénalement, comme veut l’imposer la garde des Sceaux ?

À l’Institut pour la Justice nous sommes d’ores-et-déjà mobilisés pour ne rien laisser passer.

La garde des Sceaux ne trompera pas notre vigilance !

Dès que les premiers éléments ont été connus, notre porte-parole, Me Guillaume Jeanson a publié une tribune dans Le Figaro pour débusquer les loups qui se cachent derrière les flous.

Il est très important que la ministre de la Justice sache que nous surveillons ses projets de très près si nous voulons éviter des réformes catastrophiques. Il faut qu’elle sache que nous sommes déjà sur le pied de guerre !

Et pour cela j’ai besoin de votre aide.

Pouvez-vous s’il vous plaît vous rendre sur la tribune de Me Guillaume Jeanson, (en cliquant ici : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/la-reforme-de-la-justice-des-mineurs-pourra-t-elle-se-satisfaire-du-en-meme-temps-20190619la lire et surtout la partager par facebook, par email ou par twitter à tous vos contacts.

Plus nous serons nombreux à le faire, plus nous montrerons que nous sommes nombreux et mobilisés. Souvenez-vous, au moment du Grand débat, nous étions déjà apparus comme une force de mobilisation.

Nous devons donc mettre le maximum de pression dès maintenant.

De notre côté nous préparons en ce moment un contre-projet concernant la justice de mineurs.

Mais, je vous le rappelle, j’ai besoin que vous vous rendiez sur ce lien (il faut cliquer dessus) et que vous le partagiez par tous les moyens possibles.

Il y a urgence !

Ensemble nous pouvons faire la différence.

Avec tous mes remerciements,

Laurence Havel

PS : Ce projet n’était pas dans le programme d’Emmanuel Macron. Nous pouvons donc obtenir son retrait. À vous de jouer.

Lorsque les “quartiers” se soulèveront…

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Chère Madame, cher Monsieur,

Connaissez-vous la stratégie des mille entailles ?

Elle est très simple : si vous êtes face à un adversaire plus puissant que vous, si vous voulez le vaincre il faut le harceler constamment.

Il faut lui faire mille petites entailles, qui vont le faire souffrir, qui vont le faire saigner, qui vont l’affaiblir peu à peu. Jusqu’à ce qu’un jour il tombe à genoux et soit à votre merci.

Cette stratégie est celle des terroristes islamistes. Elle a été théorisée dès 2005 par l’un d’eux, nommé Abou Moussad Al-Souri, comme le rappelait Maître Thibault de Montbrial lors du colloque que l’IPJ a consacré au terrorisme, en novembre dernier.

C’est cette stratégie qui explique les attaques terroristes qui se succèdent sur notre territoire.

La dernière en date a eu lieu dimanche dernier.

Un homme « vêtu d’un djellaba » s’est avancé un couteau à la main vers des soldats qui patrouillaient dans l’enceinte de l’hôpital militaire Desgenettes, à Lyon.

Après sommations, les soldats ont ouvert le feu et neutralisé l’individu qui les menaçait.

Deux semaines avant, le 24 mai, une bombe à fragmentation avait explosé dans une rue piétonne du 2ème arrondissement de Lyon, faisait quatorze blessés.

Le poseur de bombes est un Algérien de 24 ans, nommé Mohamed Hichem Medjoub, qui a reconnu avoir prêté allégeance à l’État Islamique.

Il est inutile de poursuivre davantage cette liste macabre. Les attaques ont été si nombreuses ces dernières années que nous finissons par en perdre le compte.

La vérité, c’est que nous sommes en guerre.

Une guerre qui n’est pas seulement extérieure, lorsque nos soldats mènent des opérations au Mali ou au Niger contre les djihadistes, mais aussi intérieure, sur notre sol.

Nous avons parmi nous des centaines, des milliers, peut-être des dizaines de milliers de « radicalisés » qui n’attendent qu’une impulsion ou une occasion pour passer à l’acte.

Pire encore, une partie de notre territoire échappe désormais au contrôle des pouvoirs publics. Ce sont les fameux « quartiers sensibles », dans lesquels les islamistes radicaux peuvent trouver refuge et bénéficier du soutien d’une partie de la population.

Dans son livre 40 ans dans les cités, l’ancien préfet Michel Aubouin reconnait que ces « quartiers » pourraient demain passer « sous la coupe de l’islamisme armé », et se soulever alors contre nous.

« Ils forment au total un ensemble d’au moins cinq cents enclaves au sein du territoire national. Leur soulèvement fournirait une masse de plusieurs dizaines de milliers de « combattants », dans des zones urbaines verrouillées comme des forteresses. » 

La perspective fait froid dans le dos.

D’autant plus que, comme le souligne l’ancien préfet, l’État n’aurait pas les moyens de faire face à un tel soulèvement.

Les forces de l’ordre ne disposent ni d’assez d’hommes, ni d’assez de matériel pour intervenir partout en cas d’embrasement généralisé et elles seraient incapables de reprendre des « quartiers » passés à l’ennemi islamique.

Nos prisons et nos tribunaux sont déjà sursaturés et ne pourraient absolument pas faire face à une crise de ce type.

Comme le dit Michel Aubouin, « de toute façons, la loi pénale n’est pas adaptée à ce type de situation. »

Et il rappelle que, « entre 1991 et 2000, l’Algérie à partir d’une situation similaire a compté deux cent mille victimes civiles. »

Bref, nous courons le plus grand danger. Un danger mortel.

Face à ce danger terrible, que font nos dirigeants ?

Il y a encore quelques mois, ils envisageaient de rapatrier de Syrie et d’Irak des centaines de djihadistes français.
Ils n’ont absolument pas adapté notre outil pénitentiaire à la réalité de la criminalité.
Notre justice est « clochardisée », nos forces de l’ordre sont au bord de l’épuisement.
D’ici quelques années des centaines de condamnés pour terrorisme auront été relâchés après avoir fini leur peine.
Nous n’avons toujours pas les moyens juridiques de déchoir systématiquement de leur nationalité française ceux qui sont partis rejoindre les rangs de l’État Islamique.

Mais, en revanche, Madame Belloubet se soucie de mettre des téléphones fixes dans toutes les cellules et de faire participer les détenus au « grand débat » voulu par le président de la République…

Regardons la réalité en face.

Nos dirigeants ne prendront aucune mesure sérieuse si nous baissons les bras. Nous devons absolument nous faire entendre de toutes nos forces pour qu’enfin ils prennent les mesures exigées par la situation.

Lorsque les Français se sont dressés et ont crié leur indignation, ils ont renoncé à leurs projets de rapatrier les djihadistes.

C’est une première victoire. Nous ne devons pas nous arrêter là.

Ensemble nous pouvons faire la différence. Mais j’ai besoin de votre aide pour y arriver.

Nous lançons une consultation nationale sur le terrorisme et pour qu’elle soit entendue par nos dirigeants, le plus grand nombre doit y participer.

Ce questionnaire comporte 8 questions, ce qui vous prendra 2 minutes. Cela nous sera très utile pour la suite.

C’est pourquoi, je vous demande de remplir le questionnaire en cliquant ici.

Par avance, un immense merci pour votre implication.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel