Nicole Belloubet, héritière de Christiane Taubira ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

2018-09-17_belloubet

La semaine dernière Nicole Belloubet, notre ministre de la Justice, a dévoilé son « plan prison » pour lutter contre la surpopulation carcérale. Sans surprise, les mesures annoncées sont des « fausses bonnes idées » qui nient la réalité de la délinquance et des peines réellement appliquées. Cela nous rappelle quelqu’un …

Dans ces conditions, qui d’autre que notre porte-parole pour dénoncer cette annonce ?

Me Guillaume Jeanson, avocat au barreau de Paris, a expliqué dans le Figaro Vox les limites de ce « plan prison » et les conséquences désastreuses que l’on redoute.

Je ne me fais pas d’illusions, la majorité des Français pense comme nous, mais cette majorité est silencieuse et manque parfois d’arguments concrets pour se faire entendre.

Le sujet de la prison ne laisse personne indifférent. Tout le monde a un avis tranché et très souvent, dans les débats on entend beaucoup de choses très incorrectes, mais qui semblent être admises par un très grand nombre …

« La prison est l’école du crime » FAUX

« Les peines courtes créent plus de récidive » FAUX

« Pour lutter contre la surpopulation carcérale, la solution est de vider les prisons » FAUX

C’est pourquoi j’aimerais s’il vous plaît que vous partagiez la tribune de Guillaume Jeanson.

Vous savez comment internet fonctionne : l’article « le plus partagé » a plus de chance d’être lu par le plus grand nombre. C’est l’effet boule de neige dont nous avons besoin pour faire avancer nos idées et montrer à la Ministre que nous sommes concernés et très impliqués…

Voici le lien pour lire la tribune :

lefigaro.fr/vox/politique/2018/09/12/31001-20180912ARTFIG00288-plan-prison-nicole-belloubet-heritiere-de-christiane-taubira.php

Une fois que vous l’aurez lue, merci de la partager, ou de transférer mon message à votre carnet d’adresses. MERCI DE FAIRE VOTRE POSSIBLE POUR NOUS SOUTENIR ET FAIRE ENTENDRE NOS IDÉES. C’EST TRÈS IMPORTANT.

Vous verrez, dans cette tribune, Guillaume Jeanson remet les points sur les i et c’est rafraîchissant !

Avec tous mes remerciements,

Laurence Havel

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Boules de pétanque contre couteaux…

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Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez forcément entendu parler de la dernière attaque au couteau qui a eu lieu à Paris dimanche soir. Un ressortissant afghan de 31 ans a poignardé sept personnes. Quatre sont encore dans un état grave au moment où je vous écris.

Savez-vous comment l’agresseur a été interpellé ? Grâce aux personnes présentes sur les quais, (des gens lambda comme vous et moi) qui ont agi instinctivement. Elles ont attrapé ce qu’elles avaient sous la main et se sont élancées vers l’attaquant.

Des joueurs de pétanque ont jeté leurs boules sur la tête de l’homme au couteau (il en a reçu 5 ou 6 mais a continué à courir), certains ont trouvé des palettes de bois pour le frapper avec, et un homme lui a même jeté son casque de scooter sur la tête.

Voilà ce que Raphaël, qui est intervenu, a raconté au Figaro : « Je jouais aux boules près du MK2 (cinéma). J’ai entendu une fille crier. J’ai vu un homme par terre en pleine convulsion, du sang giclant de son crâne. Mon oncle Olivier a couru avec plusieurs personnes en direction de l’agresseur qui s’enfuyait. Il l’a atteint en lui lançant une boule dans la tête. Mais l’homme a continué à courir et s’en est pris à deux Anglais dans une rue. Puis il est revenu vers le MK2.

Mon oncle m’a crié : « Chope-le ! » J’ai lancé mon casque de scooter. L’agresseur a titubé, s’est relevé, puis d’autres gens sont arrivés. Une personne l’a désarmé avec une sorte de palette en bois. Et puis tout le monde lui est tombé dessus. Il était conscient quand la police est arrivée ».

Quelle réactivité ! Quelle bravoure !

Je tire mon chapeau à toutes les personnes qui ont participé à la neutralisation de l’agresseur pour que la Police, une fois sur les lieux, puisse l’arrêter. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a lui aussi salué leur courage.

Et pourtant, voici ce que l’on a quand même pu lire dans certains journaux :

attaqueCouteau

L’agresseur deviendrait-il la victime ?

Les passants n’ont-ils pas eu raison de se substituer à la Police le temps que celle-ci soit sur les lieux ?

Smaïn Brida, L’homme de 46 ans qui a désarmé l’agresseur a raconté à la presse :

« On était cinq à lui courir après. L’un d’entre nous lui a lancé un plateau de table et l’a touché avec. On a fini par l’encercler. Moi, je me suis emparé d’un bout de bois blanc que je tenais comme une batte de base-ball. Je ne voulais qu’une chose : le désarmer.

En une fraction de seconde, on est tous passés à l’action. Il y avait trois Algériens avec des boules de pétanque, ils les ont lancées. Puis un autre lui a jeté un bout de palette, c’est à ce moment-là que je suis arrivé par-derrière et je lui ai mis un grand coup sur la main avec laquelle il tenait son couteau. Il ne l’a pas lâché, mais j’ai compris qu’il était sonné. J’ai alors saisi sa main et je lui ai arraché son couteau. Après, j’ai passé mon bras autour de son cou pour le maintenir contre moi et l’étrangler. Là, il a perdu connaissance pendant quelques secondes. Il ne bougeait plus. J’ai cru que je l’avais tué. » « J’ai pris son pouls et j’ai vu qu’il respirait. J’ai relâché un peu la pression avec mon bras.

Il avait une coupure de trois centimètres sur le front qui saignait. Il a pris une boule de pétanque en pleine tête quand même. Après, je suis tombé au sol et je le maintenais toujours contre moi par le cou. La police est arrivée deux minutes plus tard. Il y avait une vingtaine de personnes autour de nous. Je leur ai dit : C’est bon, on le tient, personne ne le touche. Un policier est venu avec ses menottes et voulait me la mettre autour du poignet mais un témoin a dit : Non, c’est pas lui, c’est l’autre ! »

Est-ce d’après vous une scène de lynchage ?

Et qu’auraient donc dû faire les personnes qui ont maîtrisé l’agresseur, au mépris de leurs propres vies ? Se cacher en attendant pendant d’interminables minutes que la police finisse par arriver ?

Il aurait fallu laisser l’homme au couteau continuer son horrible carnage sous prétexte que nous ne sommes pas au “far-west” ?

Cet individu est maintenant entre les mains de la Justice. Vous pouvez être sûr que je vais continuer à suivre cette affaire de près.

Je vous l’écrivais la semaine dernière, les agressions au couteau se multiplient ces derniers temps, et on s’habitue presque à lire tous les jours dans les journaux des récits terrifiants comme celui-ci.

On s’habitue presque à vivre dans l’insécurité. On change même parfois nos habitudes pour éviter de se mettre en situation de danger.

On s’habitue presque à avoir peur. On s’habitue à prendre des précautions que l’on n’aurait jamais pensé devoir prendre.

Et, surtout, de nombreux citoyens ont de moins en moins confiance en la justice … En 2017, un sondage de l’IFOP révélait que 45 % des Français n’avaient plus confiance en la Justice.

Certains “experts” prétendent que l’insécurité n’est qu’un sentiment, ce qui est une façon de dire qu’elle n’existe que dans la tête des gens, que les gens ne savent pas vraiment ce qu’est la réalité.

Les mêmes diront sans doute que les Français se méfient de leur justice parce qu’ils se font de fausses idées à son sujet…

Finalement, connaissons-nous vraiment ce qu’est la Justice ? quel est son fonctionnement ? quels sont les usages ? quelles peines sont rendues en France pour tel ou tel type de crime ?

Tout ceci est souvent opaque, confus et pour le justiciable lambda (vous et moi) il est difficile de s’y retrouver.

C’est pourquoi, nous voulons faire le test et comprendre si oui ou non les Français savent comment ça se passe dans les tribunaux.

Répondez aux questions de notre quiz, vous risquez d’être surpris !

Après avoir répondu, n’hésitez pas à m’écrire pour me donner votre résultat, cela m’intéresse.

Cliquez ici pour répondre au grand quiz Justice de l’IPJ.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Pour venger son fils, un père de famille séquestre deux agresseurs

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Chère Madame, cher Monsieur,

« Lyon : pour venger son fils, un père de famille séquestre deux agresseurs »

Ce titre m’a laissé songeuse…

Le père de famille a t-il vraiment agi pour « venger » son fils ou simplement pour réclamer justice ?

Voilà les faits expliqués par le journal Le Parisien :

« Son fils avait été détroussé le 24 août dans le IIe arrondissement de Lyon. Les agresseurs de 17 et 18 ans avaient tout dérobé à l’adolescent, y compris ses vêtements, l’obligeant à revêtir les leurs, moins seyants.

De retour chez lui, la victime raconte sa mésaventure à son père qui voit rouge, relate le Progrès. Pas question de laisser passer le larcin. Il repère un des deux malfrats et appelle deux amis en renfort.

Tous trois font monter de force le jeune homme dans une voiture. Secoué et giflé, il finit par avouer où est son complice.
En pleine nuit, le père de famille et ses deux compagnons réveillent le second agresseur présumé dans un hôtel de Perrache. Et c’est reparti pour des gifles.

Le trio emmènent ensuite les deux suspects au commissariat de Villeurbanne. Mais là, tout change.

Si les deux jeunes hommes sont relâchés, pour le père et ses deux amis la situation se gâte. Placés en garde à vue, ils ont été déférés devant le parquet vendredi pour enlèvement, séquestration et violences. »

Vous avez bien lu, les deux jeunes voleurs ont été … relâchés dans l’attente de leur jugement tandis que le père de la victime a été arrêté.

Quelle inversion des rôles !

Certes, le père de famille n’aurait pas dû user de la violence mais, sans sa détermination, pensez-vous vraiment que les agresseurs de son fils auraient été un jour présentés à la Justice ?

Pouvait-il s’attendre sérieusement à être accueilli lui, plutôt que les agresseurs de son fils, comme le véritable délinquant ?

Cette affaire est grave.

Si vous êtes un délinquant multirécidiviste, vous pouvez accumuler les rappels à la loi, les sursis et les mises à l’épreuve pendant longtemps avant que enfin, comme à regret, la justice se décide à agir un peu fermement. Tout sera fait pour vous éviter la prison autant que possible.

Si vous êtes un citoyen ordinaire et que vous vous défendez contre une agression, si vous trouvez votre logement squatté et que vous tentez d’expulser les voleurs de votre domicile, si, comme ce père de famille, vous amenez vous-même à la police des malfaiteurs qui s’en sont pris à vous ou à votre famille… malheur à vous. Vous risquez plus d’ennuis avec la justice que les véritables délinquants.

Il y a malheureusement, tellement, tellement d’exemples… je vous ai déjà parlé de tant de cas révoltants…

Cela va t-il inciter des gens honnêtes à se faire justice eux même après une agression, un vol ou une « incivilité » ?

Quelle confiance pouvons-nous garder dans notre système judiciaire après une histoire comme celle-ci ?

Et à votre avis, quelle leçon vont en tirer ces deux délinquants ? Qu’en France, on peut tout se permettre, que la justice ne pourchasse pas les hors-la-loi, mais uniquement les honnêtes gens ?

C’est consternant, mais c’est aussi terrifiant. Nous sommes à deux doigts de tomber dans la loi du plus fort et, malheureusement, le plus fort n’est plus la justice depuis bien longtemps. Ou alors la justice est forte mais uniquement avec les faibles. Avec les gens ordinaires comme vous et moi.

Ce genre d’histoire devrait faire réagir beaucoup de monde.

D’abord nos dirigeants qui devraient y voir un dysfonctionnement absolument majeur.

Ensuite les juges, et tous les magistrats, qui devraient sentir qu’une fracture se creuse tous les jours et que notre confiance en la justice est très ébranlée.

A l’IPJ, notre objectif est d’attirer l’attention de cette « élite » qui régit nos vies en oubliant trop souvent de se mettre à notre place.

Les procès en « populisme » ne nous font pas peur.

Nous sommes fiers de faire entendre la voix des honnêtes gens auprès des élus et nous le faisons en proposant des lois, des amendements, des mesures ou des outils efficaces et réalisables.

Nous cherchons (et nous trouvons) des solutions aux problèmes de sécurité qui sont légion dans notre beau pays. Nous travaillons avec des experts reconnus, certains étrangers, et publions des études, des notes, des analyses que nous envoyons sans cesses à nos dirigeants.

Notre travail est de qualité, notre approche n’est pas idéologique. Nous proposons ce qui marche. Les critiques malveillantes ne nous atteignent pas, nous sommes sûrs de nous et surtout, nous sommes sûrs de vous.

Votre soutien est primordial pour continuer à défendre notre droit fondamental à vivre en sécurité. Je vous demande votre aide pour que nous puissions continuer le combat pour protéger les victimes.

Faites s’il vous plaît un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,,

Laurence Havel

ps : Notre travail n’est pas vain, nous sommes les seuls aujourd’hui à dénoncer les failles de notre Justice et à proposer des solutions. Mais pour continuer nous avons besoin de vous. Cliquez-ici. Merci.

Les couteaux sont de sortie…

 

 

Chers amis,

La semaine dernière, dans mon dernier courrier je vous parlais d’Adrien Perez, lâchement assassiné le 29 juillet dernier. Alors qu’il sortait de la discothèque dans laquelle il avait fêté son 26ème anniversaire, Adrien a reçu plusieurs coups de couteau de la part de deux « jeunes », Younes et Yanes El Habib, qui s’en prenaient à son meilleur ami.

L’un d’eux l’a atteint en plein cœur.

Quelques jours après ce drame, le père d’Adrien disait au journal Le Dauphiné :

« Il y a eu Grégory [Baharizadeh] à Échirolles, il y a mon fils aujourd’hui. On pourra toujours organiser des marches blanches pour tenter de mobiliser l’opinion, cela ne servira à rien. Car il y aura encore d’autres victimes: une jeune fille demain, une grand-mère ensuite.

Et cela ne s’arrêtera jamais.

Le niveau de violence dans l’agglomération grenobloise est inadmissible. La police et les gendarmes font tout ce qu’ils peuvent, mais la vérité, c’est que l’Etat a peur de cette minorité de personnes ultra-violentes qui terrorisent la majorité des pauvres gens dans les quartiers. »

Pensait-il vraiment que sa prophétie se réaliserait aussi rapidement ?

Le 18 août, à Saint-Paul-Trois-Châteaux dans la Drôme, un homme a été tué sur le parking du supermarché Lidl : neuf coups de couteau, huit dans le dos, un dans la carotide. L’homme âgé de 45 ans, est mort avant l’arrivée des secours. Un deuxième homme âgé de 37 ans, a reçu trois coups de couteau, dans le dos et la poitrine qui, par chance, n’ont pas été mortels.
Le 25 août, il y a quatre jours, un homme est mort dans les couloirs du métro parisien. Poignardé pour une raison encore inconnue par un agresseur qui a pris la fuite mais a été retrouvé par la Police rapidement. L’enquête est en cours.

Et je ne vous parle là que des meurtres dits « crapuleux ».

Je pourrais rajouter les meurtres commis par des terroristes islamistes, ou par des gens que l’on soupçonne très fortement d’être des terroristes islamistes, comme par exemple Kamel Salhi à Trappes. Le 23 août, ce fiché S a tué sa mère et sa sœur à coups de couteau avant de blesser très grièvement une passante.

Je pourrais aussi rajouter les agressions qui ne se sont pas soldés par des morts. Elles sont tellement devenues monnaie courante que les médias n’en parlent presque plus !

A Périgueux, le 13 août, un homme de dix-neuf ans, demandeur d’asile venu d’Afghanistan, importune un groupe de filles qui passent devant chez lui. Des passants s’interposent pour leur venir en aide.

Cela aurait dû s’arrêter là, mais non …

L’homme fait un aller-retour à son domicile pour en revenir avec un couteau de cuisine. Pour poignarder sauvagement quatre personnes avant qu’on parvienne à le maîtriser.

Par miracle aucune des victimes n’a été mortellement touchée.

Le point commun entre toutes ces agressions ultra-violentes ? L’usage d’une arme blanche par les agresseurs.

Si, comme moi, vous regardez les journaux, vous pouvez avoir l’impression qu’aujourd’hui presque tout le monde se promène désormais avec un couteau dans sa poche et le sort à la moindre contrariété.

Une dispute ? Un coup de couteau.

Une cigarette refusée ? Un coup de couteau.

Un « mauvais regard » ? Un coup de couteau.

Vous demandez à vos voisins de faire moins de bruit ? Un coup de couteau.

Vous défendez des jeunes filles qui se font importuner ? Un coup de couteau.

Etc.

Et ce n’est pas qu’une impression ! Lundi, Le Figaro rapportait : « Les agressions à l’arme blanche font l’objet d’un suivi tout particulier à Beauvau depuis quelques mois. Le ministère de l’Intérieur a identifié entre le 1er juin et la fin août pas moins de 90 affaires marquantes, soit qu’elles aient abouti à un décès, soit que le pronostic vital d’une victime au moins ait été engagé.»

90 attaques à l’arme blanche en à peine trois mois… pratiquement une par jour…

C’est horrible à dire, mais cela signifie que désormais plus personne n’est à l’abri. N’importe qui peut craindre de mourir après avoir reçu un coup de couteau pour le motif le plus futile. N’importe qui, n’importe où, même dans les petites villes ou les petits villages que l’on pourrait croire tranquille.

C’est absolument insupportable.

On nous dit que les pouvoirs publics suivent « tout particulièrement » cette « épidémie » de coups de couteau… mais concrètement, que font-ils pour empêcher qu’il y ait de nouvelles victimes ?

Savez-vous à combien a été condamné le demandeur d’asile afghan qui a poignardé quatre personnes ? A quatre ans de prison, dont un avec sursis !

Oui, je sais, c’est à peine croyable. Vous poignardez quatre personnes, vous écopez de trois ans de prison ferme. Même pas une année par victime ! Et je ne parle même pas du temps qui sera réellement passé en prison, parce que chacun sait bien que ce sera encore moins…

Je sais bien que ce n’est pas la qualification juridique pour ce type d’actes, mais moi, je suis désolée, j’appelle ce genre d’agression une tentative d’homicide. Parce que, lorsque vous donnez un coup de couteau, vous prenez toujours le risque de tuer. Quand une lame pénètre dans le corps, la différence entre la vie et la mort n’est qu’une question de centimètres.Une question de chance ou de malchance…

Mais pour des actes aussi graves, que risquez-vous de la part de la justice française ?

Presque rien, ou si peu en regard de la gravité objective des faits.

Il n’y a pas besoin de chercher plus loin pour comprendre pourquoi de plus en plus de gens se croient autorisés à jouer du couteau, et à trancher une vie pour une broutille.

Les criminels sont responsables de leurs actes.

Mais les pouvoirs publics sont aussi responsables lorsqu’ils n’agissent pas avec suffisamment de fermeté pour dissuader les criminels.

Plus que jamais à l’IPJ, en cette veille de rentrée, nous sommes déterminés à mettre le maximum de pression sur nos gouvernants pour que ceux-ci remplissent enfin leur devoir le plus important : assurer la sécurité quotidienne des Français.

Nous ne baisserons pas les bras. Nous n’en avons pas le droit.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Grenoble, le nouveau Chicago ?

 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

« Chaque fois qu’il quittait la maison, je lui disais : “Fais attention à toi”. Et il me répondait : “T’inquiète maman, que veux-tu qu’il m’arrive ?”. Les malheurs n’arrivent pas qu’aux autres. La preuve. Aujourd’hui, c’est nous qui sommes touchés dans notre chair. »

Avez-vous entendu parler d’Adrien Perez ?

 

 

 

 

 

 

Je l’espère, car ce qui lui est arrivé n’a pas suffisamment fait la Une des journaux tant son histoire est tragique mais aussi emblématique.

Fin juillet, ce jeune de 26 ans était en boite de nuit avec des amis pour fêter son anniversaire. Sur le parking de la discothèque située à Meylan, dans la banlieue de Grenoble, il vient au secours de Thibault, son meilleur ami, qui est agressé par des « jeunes » comme on dit poliment…
Il reçoit alors un coup de couteau en plein cœur.

Un coup mortel. Pour avoir porté secours à son meilleur ami.

Qui tenait le couteau ?

Younes El Habib, 19 ans, est poursuivi pour le meurtre d’Adrien et son frère Yanis El Habib, 20 ans, est poursuivi pour tentative de meurtre sur un ami d’Adrien. Un troisième suspect a été mis en examen pour violences volontaires et placé sous contrôle judiciaire.

Les parents d’Adrien sont bien évidemment dévastés mais en dépit de leur douleur immense ils font preuve d’une dignité et d’un courage remarquables.
Ils ont pris la parole à plusieurs reprises depuis que leur fils a été assassiné et à chaque fois ce qu’ils ont dit était très sensé et aussi très alarmant.

Bruno Perez, son père a rappelé dans le Parisien que : « Plusieurs jeunes ont été tués ces dernières années dans l’agglomération grenobloise. Il y a des marches blanches, et puis ça recommence. Il y a une minorité ultra-violente, des racailles, qui terrorisent les pauvres gens. Et on a l’impression que l’Etat ne fait rien. C’est une violence sans fin. »

Et Patricia, sa mère, a ajouté : « Je crie ma révolte. Ça suffit. Stop ! Aujourd’hui, c’est nous. Et demain qui encore ? Je ne veux pas faire de politique. Je parle en tant que maman. Une maman à qui on vient d’enlever son enfant. Je veux que ça cesse. J’en appelle à tous les politiques, de tous bords. Faites quelque chose. Notre pays sombre dans la violence. Il faut arrêter ça. Sauvez nos enfants, bon sang ! Sauvez nos enfants ! »

Car la vérité est odieuse. Aujourd’hui pour un mauvais regard, si on refuse de donner une cigarette, ou si on vient au secours de quelqu’un, qui sait ce qu’il peut arriver ?

Rien qu’en août, je peux vous citer quelques exemples d’histoires tragiques qui brisent des vies et des familles.

A Paris, un homme de 53 ans a été tué dans un bus pour avoir protesté contre un homme qui montait dans le véhicule avec son vélo. Ce dernier a alors frappé violemment le passager au niveau du cou avec son porte-clef. L’homme est mort sur place. Le meurtrier, qui a été arrêté par la police « était déjà défavorablement connu des services de police pour plusieurs types d’infractions dont des vols avec violence et des agressions. Par le passé, il avait plusieurs fois décliné de fausses identités et différentes nationalités, dont algérienne. » (Le Parisien)
A Villevaudé en Seine et Marne, le chef de la police municipale a été agressé dans son jardin par plusieurs hommes et transporté à l’hôpital avec le nez cassé et un bras fracturé.
A Marseille, un garçon de 16 ans a reçu un coup de couteau à l’abdomen après une rixe avec plusieurs autres individus « pour un mauvais regard » .
A Reims, un adolescent de 17 ans a été tué par balle. Il n’était pas connu des services de police.
A Paris, l’un des passagers, sain et sauf, d’une voiture ayant eu un grave accident dans le XIXe arrondissement a violemment agressé une policière venue secourir les victimes. Alors qu’elle se chargeait d’effectuer les premiers gestes de secours, de sécuriser le périmètre et de prendre des photos de la scène, un des passagers l’a agressée violemment « à coups de poing et avec un cric », selon une source policière.
A Montpellier, deux hommes qui se trouvaient dans le tramway ont été poignardés en pleine journée pour avoir refusé de donner une cigarette à leur agresseur. L’un des deux est très grièvement blessé à la gorge et l’autre légèrement à la cuisse

Et ce n’est qu’un échantillon de tout ce qui s’est passé ces trois dernières semaines …

Tout cela me laisse un goût très amer et m’inquiète énormément pour la sécurité de nos enfants. C’est d’ailleurs exactement ce que dit Patricia Perez : « Adrien n’est pas le premier, il y a eu des enfants bien avant Adrien, et il y en aura encore. On fait des marches blanches, (…) mais après ? (…) Nos enfants se font encore assassiner sauvagement, et par toujours les mêmes. Toujours les mêmes. »

Vous connaissez l’Institut pour la Justice, vous êtes fidèles à notre combat et vous suivez notre travail depuis des années. Vous savez que nous sommes du côté des victimes et des honnêtes gens, ceux qui veulent voir respecter l’ordre et la Justice. Nous sommes pour le droit à vivre en sécurité.

Et je suis triste et révoltée quand je me rends compte que, malgré notre travail acharné, la déconnection entre les élites et le reste de la France demeure immense. Les hommes politiques continuent à regarder ce qui se passe d’en haut sans prendre le taureau par les cornes. Toujours prompts à communiquer, mais beaucoup moins prompts à agir.

Je suis triste mais pas découragée du tout. Bien au contraire, avec toute l’équipe de l’IPJ nous relevons nos manches pour reprendre de plus belles notre activité. Nous le devons aux victimes mais aussi à tous ceux qui, demain, pourraient le devenir si nous ne faisons rien.

Nous n’avons pas le droit de baisser les bras.

Réclamer des lois plus fermes, plus de places de prison, plus de droits pour les victimes, l’éradication des zones de non-droits, la protection des plus faibles … C’est le sens de notre travail.

Avec ma petite équipe nous épluchons les textes de loi, nous travaillons avec des experts de renom qui s’engagent avec courage et sans langue de bois, pour dénoncer les dysfonctionnements et proposer des solutions.

Vous savez, nous ne faisons pas que râler en disant que le système marche mal. NOUS PROPOSONS DES SOLUTIONS.

Nous regardons ce qui fonctionne chez nos voisins, nous transposons les bonnes idées, nous rencontrons des policiers, des gendarmes, des juristes qui ont des choses passionnantes à dire pour améliorer les choses. Puis nous allons porter aux élus le fruit de notre travail et de nos recherches. Notre but est de les aider dans leur réflexion et leur mettre le pied à l’étrier pour agir.

Mais alors, que manque-t-il à nos dirigeants pour voter des lois courageuses ? pour prendre des mesures très concrètes et très fermes afin de ramener la sécurité dans nos rues ?

Je ne sais si c’est l’envie ou le courage, mais de notre côté, nous continuerons inlassablement notre travail, ô combien nécessaire pour alimenter et orienter leur action.

Rome ne s’est pas faite en un jour.

Je sais que vous êtes très sollicité, mais je vous demande en cette veille de rentrée, de nous aider à poursuivre notre but en nous soutenant. Un don, même le plus petit possible (2 ou 5 euros) nous permettra de continuer notre combat pour éviter de nouvelles victimes. Vous pouvez nous aider en cliquant ici.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Avec tous mes remerciements les plus sincères et mon entier dévouement,

Laurence Havel

Dénonciation

COUP DE GUEULE MATINAL……………..QUI PEUT DIRE LE CONTRAIRE ????????   DIFFUSEZ SANS CRAINTE……….NI HONTE……….MA FRANCE D’AUJOURD’HUI….

 

Ma France où es tu ?

Je vis dans un pays …—

Qui attend 6 mois pour qu’un salopard dise qu’il a tué une petite fille et où il l’a jetée…—

Où un Jawad qui héberge des terroristes qui ont fait des centaines de morts est acquitté… —

Où un mec pleure pendant des mois dans nos télés et finit par avouer avoir étranglé sa femme par « accident».

Où l’on se pose la question de savoir si un mec de 28 ans peut baiser une fillette de 11 ans à la sortie de l’école avec son « consentement »—

Où on s’inquiète de la qualité de vie d’un terroriste en lui offrant 3 cellules, une salle de muscu… De bons repas, des soins médicaux… et un avocat payé par nos impôts…

Mais je vis aussi dans un pays….— Qui met 30 ans à un mec sans preuve…— Qui condamne des jeunes à 5 ou 8 ans pour avoir cassé un portail de préfecture…— Qui emprisonne un SDF pour avoir cherché de la nourriture dans une poubelle ….— Où des gendarmes tiennent un gars en garde à vue plus de 9 heures pour un statut sur Facebook !…— Où on envoie les forces de l’ordre gazer et matraquer des gardiens de prison qui manifestent car ils en ont marre de se faire agresser par des détenus…

Je vis dans un pays où l’on ouvre les portes à des milliers de migrants mais où l’on autorise les expulsions de familles avec des enfants …

Où on laisse des Français dormir dans les rues…

Un pays ou l’on prive les citoyens de leur liberté d’expression, où on les empêche de manifester leur mécontentement soit en leur refusant les autorisations soit en les menaçant …

Je vis dans un pays corrompu depuis des décennies qui rend une justice à 14 vitesses, suivant que vous soyez français, riches, pauvres, métèques, basanés ou Corses…

Mais je vis dans un pays où il y a un pénitencier à ciel ouvert où des violeurs, des pédophiles apprennent tranquillement les métiers de la terre. Un pénitencier avec, tenez vous bien : Une plage privée pour ces détenus…

Je vis dans un pays où on me bourre de taxes, de surtaxes, d’augmentations en tout genre

Je vis dans un pays où— On baisse mon pouvoir d’achat, — On me prive de vivre correctement avec le fruit de mon labeur, tels les agriculteurs.

Un pays où l’on impose à des bébés 11 vaccins sans savoir les risques qu’ils encourent …

Un pays où on prive nos anciens de l’aide dont ils ont besoin dans les maisons de retraite, — et qui voient leurs retraites ponctionnées…..

Un pays qui ne condamne pas fermement des assassins, des terroristes, des violeurs et tueurs d’enfant.

 

Auteur du texte inconnu …qu’il soit remercié !

C’est bien dans notre pays … pas d’erreur !…Faire circuler …..