La vraie solution contre le “harcèlement de rue”

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Chère Madame, cher Monsieur,

Je ne sais pas si vous avez vu cette vidéo qui a circulé il y a quelques jours sur les réseaux sociaux; on y voit un jeune homme administrer à une jeune femme une claque retentissante, devant un hall d’immeuble.

La violence de cet homme est choquante, mais aussi la passivité – l’habitude ? – de la jeune fille.

Vous ne pourrez pas voir cette vidéo car elle aurait été supprimée – c’est ce qui arrive aux vérités qui dérangent.

Mais derrière cette vidéo, il y a un phénomène massif : « le harcèlement de rue » et les agressions subies par les femmes dans certains quartiers.

Les femmes, dans certains endroits en France, sont victimes de violences, d’humiliations et soumises au silence par peur de représailles.

Il y a une société parallèle qui semble faire fi des règles communément admises.

En apparence, le gouvernement semble s’en préoccuper.

Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité, a déclaré qu’elle avait pour projet de verbaliser le harcèlement de rue.

C’est déjà beaucoup mieux que la proposition d’une autre féministe; au mois de mai elle avait demandé l’élargissement des trottoirs pour lutter contre le harcèlement ! l’élargissement des trottoirs (mais bien sûr, lorsqu’une femme se fait insulter, c’est parce que le trottoir n’est pas assez large !).

Et pourtant.

On se demande comment pourrait se passer, très concrètement, cette verbalisation.

Supposons une femme qui vient de se faire importuner. Que va-t-elle faire ?

Elle va aller trouver un policier ou un gendarme pour lui signaler ce qui lui est arrivé ?

Sans doute.

Et ensuite ?

Elle va revenir, accompagnée du policier, à l’endroit où le harcèlement s’est produit ? A votre avis, quelle chance a-t-elle que son harceleur soit encore là ? A mon avis à peu près autant de chance que de gagner à l’Euromillion… et si le harcèlement a eu lieu dans les transports en commun ? Aucune chance.

Mais supposons encore qu’elle retrouve l’homme, ou les hommes, qui l’ont verbalement agressée.

Que se passera-t-il ?

Le policier ira trouver l’individu pour lui dire qu’une femme s’est plaint de son comportement et qu’il va le verbaliser ?

L’autre va tout nier en bloc, vous pensez bien !

Et donc ? Ce sera parole contre parole, à moins que, par extraordinaire il y ait eu des témoins… et qu’ils soient prêts à témoigner !

Autrement dit, le policier sera obligé de laisser partir le harceleur sans pouvoir rien faire.

Bref, je vous le dis franchement, cette histoire de verbalisation du harcèlement de rue me semble être du grand n’importe quoi…

Mais alors, me direz-vous, il ne faut rien faire ? Les femmes doivent continuer à se laisser lourdement draguer, insulter, voire pire encore ?

Non, pas du tout. Mais il faut prendre le problème par le bon bout.

S’attaquer directement à la drague agressive, c’est vouloir écoper la mer avec une petite cuillère.

Il faut écouter ce qu’ont à nous dire les spécialistes de la délinquance.

Et cela tombe bien, à l’Institut pour la Justice nous avons d’excellents experts en la matière.

Et nous savons donc que les délinquants, en général, ne sont pas spécialisés.

Par exemple le voleur ne se contente pas de voler, il a aussi très souvent la mauvaise habitude de frauder dans les transports en commun, de consommer et de vendre de la drogue, de ne pas respecter le code de la route, et…

… d’agresser verbalement les femmes dans la rue !

Combien pariez-vous qu’un grand nombre de ceux qui harcèlent les femmes dans la rue ou dans les transports en commun ont bien d’autres choses à se reprocher ?

Que nombre d’entre eux ont sur eux de la drogue, des objets volés, une arme, qu’ils ont à leur actif des amendes impayées, etc. ?

Vous voyez où je veux en venir.

Si la police qui, dans le contexte actuel agit sur ordre, était présente au quotidien dans les quartiers que l’on dit « sensibles », au lieu de n’y pénétrer qu’occasionnellement, avec un luxe de précaution, pour s’en retirer le plus vite possible afin de ne pas risquer un « incident » (comprenez : qu’un délinquant soit blessé en résistant aux policiers).

Si elle réprimait fermement les petites infractions au lieu de fermer les yeux pour ne pas « provoquer ».

Si les infractions et les incivilités dans les transports en commun étaient systématiquement traquées.

Et, surtout, si la justice consentait à sévir, au lieu d’accorder « seconde chance » après « seconde chance » à des délinquants déjà chevronnés…

… il y aurait beaucoup moins de harcèlement de rue ! Parce qu’il y aurait beaucoup moins de harceleurs dans les rue.

Savez-vous que c’est la méthode qui a permis à New-York de baisser la criminalité de plus de 80% depuis le début des années 1990 ?

Oui, vous avez bien lu : plus de 80% !

Et aujourd’hui New-York est une des grandes métropoles les plus sûres du monde occidental.

Et je n’ai pas entendu dire que là-bas il y avait des quartiers « interdits aux femmes ».

Nos dirigeants doivent s’attaquer sérieusement à la délinquance et faire disparaître les « zones de non-droit » qui gangrènent notre pays ;

Cela donnera enfin à tous les Français la sécurité quotidienne à laquelle ils aspirent.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

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Les bougies et les marches blanches ne suffisent pas

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Pas de photo.

Je n’ai pas réussi à trouver de photo de Joachim sur internet. Mais Joachim aurait pu être votre fils, votre petit-fils, votre fiancé ou celui de votre fille, il aurait pu être votre voisin.

Il avait 20 ans.

Il était étudiant en géographie à Montpellier.

La vie lui souriait.

Mais il est mort jeudi soir dans la rue Saint Guilhem, l’une des rues les plus passantes et commerçantes de Montpellier.

Et sa mort n’a rien d’accidentelle.

Il a été tué de deux coups de couteau dans le thorax par un homme dont nul ne pouvait ignorer la dangerosité.

Ce devait être un soir de fête : Joachim venait le jour-même de récupérer les clés de son nouvel appartement.

Mais peu avant 22 heures, il se dispute dans la rue, avec sa compagne, pour une broutille. Une banale querelle d’amoureux.

La scène a un témoin : un Algérien de 29 ans, Mohamed Guendouz, qui vient se mêler de la dispute. Le ton monte entre les deux garçons : “Il y a eu une bousculade, un échange de noms d’oiseaux”, raconte une source proche du dossier. Chacun se sépare, pensant en rester là.

Sauf que « quelques minutes plus tard, l’agresseur remonte en courant la rue Saint-Guilhem et tente d’entrer dans le supermarché City Market, qui s’apprête à fermer. Il se cogne contre les portes vitrées, regarde à l’intérieur, semant l’inquiétude chez les derniers clients qui font la queue à la caisse. L’instant d’après, le drame se noue, juste en face : Joachim, qui marche avec un ami, reçoit deux coups de couteau au thorax. »

Mohamed Guendouz est « bien connu des services de police », il a un « casier judiciaire chargé », il a un « lourd passé de délinquance » …

Cette rengaine nous la connaissons tous. Nous l’avons entendue tant de fois…

Je suppose que pour les parents de Joachim c’est encore plus odieux, encore plus insupportable.

Midi Libre nous dit au sujet de Mohamed Guendouz :

« Sans profession, cet homme qui a mené une vie itinérante entre la région parisienne et Montpellier a derrière lui un lourd passé de délinquance et de violences, notamment pour des agressions au couteau, qui lui avaient valu une incarcération à Fresnes. Il était ensuite venu à Montpellier, où il avait à nouveau été incarcéré pendant plusieurs mois pour des violences : il était sorti en août 2016, et passait depuis la majeure partie de ses journées à boire dans la rue. »

Six condamnations. Certaines pour délits routiers et deux pour violence avec arme :

une condamnation en 2013 à 3 ans de prison dont un avec sursis.
une condamnation en 2015 à un an de prison.

Et très certainement un grand nombre de délits et d’agressions qui n’ont jamais été portés à la connaissance de la justice.

Mais tout va très bien Madame la Marquise puisque le Procureur de Montpellier nous dit qu’il « avait purgé les peines auxquelles il avait été condamné, et avait un titre de séjour en France tout à fait régulier ».

Ah.

Pourtant Joachim, lui, est mort. Fauché à l’aube de sa vie d’adulte.

Je n’en veux pas à ce magistrat, qui fait simplement état du dossier. Non, j’en veux à notre système qui permet à un homme au passé délinquant, à un étranger déjà condamné pour des faits graves, d’être dans la rue Saint Guilhem jeudi soir dernier, prêt à tuer un garçon de 20 ans.

C’est inacceptable.

Nous le savons, nos experts ne cessent de le dire, des milliers de délinquants profitent pendant des années de la clémence du système judiciaire.

Mohamed Guendouz présentait toutes les caractéristiques du délinquant dangereux, à qui ne manque que l’occasion pour commettre des actes irréparables :

Violences à répétition, y compris avec des armes, absence de travail, pas d’attaches familiales, une alcoolisation quasi-permanente, l’alcool étant, tous les spécialistes le savent, le produit stupéfiant le plus fréquemment associé avec les homicides… Mohamed Guendouz était une bombe à retardement.

Escalade de violence, dangerosité évidente, manque de fermeté de l’institution judiciaire…tout cela est d’une affligeante banalité dans la France d’aujourd’hui.

Ce n’est pourtant pas faute de batailler depuis 10 ans maintenant pour inverser le système.

Nous avions fait passer les peines plancher en 2007, et cela représentait une avancée majeure dans la lutte contre la récidive.

Mais c’était bien sûr sans compter sur les années Taubira qui ont suivi.

François Hollande et Christiane Taubira ont supprimé les (maigres) dispositions visant à endiguer cette récidive :

suppression des peines plancher
suppression de la révocation automatique des sursis simples
suppression du régime spécial réservé aux récidivistes dans le cadre de l’exécution des peines

Résultat aujourd’hui la loi permet à des récidivistes violents d’accumuler les sursis…

Et nous le savons, il est dramatique, anti pédagogique et dangereux de prononcer des jugements symboliques, qui n’aboutiront pas à un vrai passage en prison ou à une peine dissuasive.

C’est donner aux délinquants un permis de recommencer. Pour certains, c’est pratiquement leur donner un permis de tuer…

Appliquez donc la même situation chez vous. Si vous ne punissez pas votre fils après une première bêtise, si vous le menacez d’une éventuelle sanction mais que celle-ci ne vient jamais… je vous parie que votre autorité sera très vite bafouée et que votre adorable enfant se comportera en véritable petit démon.

Du bon sens de mère de famille ? Absolument ! Et j’en ai à revendre.

Nos députés et ministres concernés ont été très occupés avec la loi contre le terrorisme (dont je pourrais vous parler aussi…) ces derniers temps. Mais il ne faut surtout pas laisser de côté la justice pénale “ordinaire”, et ses lois idéologiques qui influent directement sur notre sécurité.

Nous nous sommes battus pour sauver les peines plancher, vous étiez peut-être à nos côtés, nous avons perdu. Qu’à cela ne tienne, nous ne baissons pas les bras. La Ministre de la justice va lancer une réforme de la justice pénale. NOUS SERONS LA.

Nous serons là pour argumenter avec nos experts, pour présenter nos propositions, nous serons là devant les députés pour les convaincre de leur bien-fondé, nous serons là avec vous pour faire nombre et pour faire du bruit.

Nous serons là pour rappeler que Joachim est mort jeudi dernier. Et que cette mort n’était pas inévitable.

Si comme moi, vous ne voulez pas baisser les bras, que vous voulez une réforme en profondeur de la justice, pour que les honnêtes citoyens soient protégés, alors, je vous le demande, venez compléter le Référendum en cliquant ici et nous aider à faire gagner le bon sens sur l’idéologie.

C’est très important.

Si nous n’agissons pas, qui le fera?

Au nom de toutes les victimes potentielles que nous pourrons éviter, remplissez le Référendum pour la Justice.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

PS : Je n’ai pas trouvé de photo de Joachim, mais voici celle d’Alexia.


Vous avez forcément entendu parler d’elle.

Cette jeune femme de 29 ans, très belle et pleine de vie selon ses proches, a été retrouvée brûlée dans une forêt en Haute Saône, la semaine dernière, après être morte asphyxiée.

Tuée sauvagement alors qu’elle faisait son jogging habituel.

Nul ne peut dire à l’heure actuelle, quel monstre a commis ce crime. Un homme sans histoire que personne n’aurait soupçonné ? un homme bien connu de la police et de la justice ? un détraqué ?

Nul ne le sait. Tout ce que nous savons c’est que depuis 2005, six autres femmes ont été assassinées en faisant leur jogging, et que dans dans quatre cas sur six les meurtriers avaient déjà été condamnés pour viol ou pour meurtre.

Nous suivons cette affaire de près, et nous serons là s’il faut agir.

L’arme secrète de l’Institut pour la Justice

Chère Madame, cher Monsieur, 

1) Saviez-vous que la tactique de la « vitre brisée » peut réduire drastiquement la criminalité ?

2) Et saviez-vous que la Police de New York a mis au point une innovation remarquable ?

3) Ou encore que « la politique du chiffre » en France est un échec ? 

Non ? 
C’est normal, car tout est fait pour vous empêcher de le savoir

Même si vous êtes policier, magistrat ou avocat, vous n’avez pas à accès à ces informations. Elles sont tues, tabous, et surtout, elles dérangent.

Et c’est pour cela que nous avons créé la Revue Française de Criminologie et de Droit Pénal.

Pour que les professionnels du droit et de la Justice soient réellement informés de la réalité et puissent prendre de bonnes décisions pour les citoyens et les victimes :

– pour un magistrat, ne pas relâcher un criminel dangereux car il a été scientifiquement prouvé que, pour un individu présentant ce profil criminologique, le risque de récidive est très élevé.

– pour un préfet, ou un policier connaître les pratiques qui permettent de réduire réellement et durablement la criminalité.

– pour un procureur savoir que des peines courtes mais certaines et rapidement exécutées sont plus dissuasives que des peines longues mais incertaines et infligées longtemps après les faits.

– pour un avocat de victime connaître tous les dispositifs d’aide dont pourrait bénéficier son client. 

Dans cette revue, on y apprend que :

– Les “salles de shoot” n’ont en réalité aucun effet bénéfique et qu’elle ne font qu’ancrer les toxicomanes dans leur addiction et préparer insidieusement la légalisation des drogues.

– La plupart des crimes et délits sont en réalité commis par un petit nombre de délinquants multirécidivistes et violents, puisqu’environ 50% des crimes et délits sont attribuables àseulement 5% des délinquants.

– Pour les délinquants mutirécidivistes la criminalité est essentiellement une vie choisie, par recherche de l’argent facile et des sensations fortes, et pas du tout une vie subie du fait de la pauvreté ou du manque d’opportunités économiques.

Nous diffusons cette revue aux élus, aux professionnels de la justice, dans les bibliothèques universitaires, Elle commence à parcourir du chemin, par exemple, elle est distribuée à la bibliothèque de Sciences Po, à la Sorbonne … 

Excellente nouvelle pour les étudiants juristes qui peuvent lire nos publications et pas seulement celles de nos contradicteurs

Et pour continuer à la diffuser, nous avons besoin de votre aide. Vous pouvez nous soutenir en nous faisant un don le plus généreux possible. 

Un immense merci d’avance. 

Avec tout mon dévouement, 

Laurence Havel

PS : si vous êtes féru de droit ou criminologie, vous pouvez aussi nous soutenir en vous abonnant directement à cette revue, en vous rendant sur cette page : rfcdp.fr/numeros/numero-9-octobre-2017 

Posez-leur la question

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur

Vous connaissez le refrain des “pro” de la culture de l’excuse.

“Ne jetez pas la pierre à ces jeunes qui essaient de violenter des policiers et gendarmes”, disent-ils.
Les pauvres sont des victimes. Victimes des contrôles d’identité “au faciès”, victimes des brutalités policières, victimes du racisme ordinaire.
Ne vous étonnez pas qu’ils s’en prennent aux forces de l’ordre, ils sont l’incarnation de l’injustice et de la discrimination !
C’est presque de la “légitime défense”.

Si vous trouvez ce discours révoltant, je partage totalement votre avis.

Et pourtant, c’est bien ce que pensent toute une partie de notre élite médiatique et judiciaire.

Parmi eux, en tête, il y a le Syndicat de la Magistrature. Vous vous souvenez, ce syndicat à l’origine du Mur des Cons.

Le Mur des Cons était un panneau d’affichage dans les locaux du Syndicat de la Magistrature. Ils y avaient épinglé ceux qu’ils considérés comme des « Cons ».

On y trouvait beaucoup d’hommes politiques de droite (Nicolas Sarkozy en particulier), des criminologues ou des journalistes qui avaient le malheur de demander une Justice plus ferme contre les délinquants.

Déjà, c’était assez inouï pour des magistrats qui rendent chaque jour la Justice, en théorie en toute “impartialité” et “au nom du peuple français”.

Mais il y avait bien pire.

Sur ce mur des “cons”, il y avait deux pères de victimes.

Philippe Schmitt, dont la fille Anne-Lorraine a été assassinée en 2007.

Et Jean-Pierre Escarfail, dont la fille Pascale a été violemment tuée par Guy George, tueur en série.

Et si vous vous posez la question : il n’y avait pas le moindre délinquant ou criminel parmi les cons.

Pour ces magistrats du syndicat de la Magistrature, les ennemis sont bien les citoyens ordinaires et des victimes !

Ce n’est pas nouveau : cela fait depuis les années 1970 que cela dure.

Déjà en 1972, l’un de ses membres, Oswald Baudot, expliquait sa “philosophie” dans une harangue aux jeunes magistrats :

« Soyez partiaux. Examinez toujours où sont le fort et le faible, qui ne se confondent pas nécessairement avec le délinquant et sa victime. (…). Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron, pour l’écrasé contre la compagnie d’assurances de l’écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police. »

En 2001, 2004 et 2006, le même syndicat a sorti un petit livre pour expliquer les “manoeuvres” à déployer face à un policier.

Sur la couverture, un policier en uniforme était représenté… avec une tête de PORC.

Voilà la considération qu’ont ces magistrats pour les hommes et les femmes qui risquent leur vie pour notre sécurité !

C’est révoltant.

Mais j’aimerais leur poser une question.

Avec votre pseudo “théorie de l’excuse” :

Comment expliquez-vous les violences contre les POMPIERS ET LES INFIRMIÈRES ???

Samedi soir, à Nîmes, un camion de pompiers a été bombardé de cocktails molotov.

On les a affublé d’un nom charmant “cocktail”, mais ce sont en réalité des des petites bombes au napalm, fabriquées pour tuer.

L’un des pompiers raconte dans le journal 20 minutes : « le cocktail Molotov a explosé à une quinzaine de mètres de la vitre du camion. Une vingtaine de jeunes de la Zup de Nîmes serait à l’origine de cette agression. »

Est-ce un fait isolé ? Absolument pas.

C’est devenu le quotidien de centaines de pompiers à travers la France !

« On est pris souvent dans des guets-apens. Des fois, c’est par les personnes qu’on va secourir ou leur famille. (…) Ça se dégrade d’année en année ».

Alors, chers juges du syndicat de la Magistrature, dites moi.

Les pompiers sont-ils “agressifs” vis à vis de ces “jeunes” ? Ont-ils d’une manière ou d’une autre “mérité” ce qui leur arrive ?

Et que dites-vous des INFIRMIERES AGRESSEES ?

Le Parisien raconte ce qui s’est passé vendredi soir dernier :

« vers 19 heures, cinq hommes armés de bombes lacrymogènes ont fait irruption dans l’hôpital. Ils venaient de se battre non loin (…) et voulaient en découdre avec trois de leurs victimes admises quelque temps plus tôt dans le service.
Ils ont pénétré dans le sas et gazé quatre pompiers et deux infirmières. »

Résultat : les urgences ont été obligées de fermer.

Peut-être que des innocents, victimes d’un infarctus ou d’un AVC sont morts ce soir là, faute d’être pris en charge.

Alors, chers professionnels de l’excuse, quelle “explication” allez-vous nous donner, cette fois-ci ?

Dans certains quartiers les voitures de SOS Médecin ne vont plus faire de consultations à domicile.

Peut-être est-ce parce qu’ils regardent ces pauvres “jeunes” de travers ?

La vérité, c’est que les zones de non-droit se multiplient en France.

La barbarie triomphe, la civilisation recule, faute d’efficacité policière et judiciaire !

Certaines personnes dans ces quartiers sortent de chez elles la boule au ventre, les fauteurs de trouble sachant qu’ils ne risquent rien ou pas grand chose. C’est le monde à l’envers.

A l’Institut pour la Justice, nous dénonçons depuis de nombreuses années cette situation qui s’est installée et qui empire. Que font les autorités locales et nationales ?

Il faut récupérer les territoires perdus de notre pays.

Hélas, les policiers ont très souvent pour consigne de ne pas faire de zèle dans certains quartiers pour ne pas “provoquer”…

Un comble !

Les pompiers sont attaqués. Les policiers sont bridés. Les racailles jubilent. Les autorités se taisent.

Le chien aboie. La caravane de la justice passe son chemin, en faisant semblant de ne pas voir.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

La menace terroriste est levée

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Chère Madame, cher Monsieur,

Nous allons sortir de l’état d’urgence.

La menace terroriste est enfin levée. Nous avons gagné.

Le travail du renseignement, de la police, des gendarmes et de la justice a été fructueux et aujourd’hui, enfin, nous pouvons l’écrire : il n’y a plus de terrorisme islamiste en France.

Voilà ce que j’aurais aimé vous écrire dans ce message.

Mais vous avez vu les nouvelles, tout comme moi, et vous savez que ce n’est pas la vérité.

Encore un acte de barbarie dimanche à Marseille. Deux jeunes femmes, deux innocentes, deux cousines, l’une infirmière étudiante, l’autre étudiante en médecine. L’une égorgée et l’autre éventrée, froidement, sauvagement, sur le parvis de la gare Saint Charles à Marseille.

Mauranne et Laura étaient au mauvais endroit, au mauvais moment… mais il n’est pas interdit de penser qu’elles sont mortes aussi parce qu’elles étaient deux jeunes femmes, vaquant librement à leurs occupations, deux proies faciles et qui représentaient tout ce que détestent les fanatiques islamistes.

Le sang-froid de nos militaires de la force Sentinelle a été remarquable, l’agresseur a été abattu sans coup férir. Il ne nuira plus. Mais qui était-il ?

La chaîne de télévision LCI le présente :

« Ahmed H. est né le 9 novembre 1987 à Bizerte en Tunisie.

L’individu avait été arrêté pas plus tard que vendredi soir pour un vol à l’étalage à Lyon. « Lors de sa garde à vue, il a présenté un passeport tunisien délivré le 18 novembre 2014 », a détaillé le procureur de la République de Paris, François Molins. (…)

À l’occasion de sa garde à vue, « il avait déclaré vivre à Lyon où il s’était dit sans domicile fixe et sans emploi autre que des missions non-déclarées comme peintre. Il a également indiqué être consommateur de drogues dures et sur sa situation personnelle, être divorcé ». »

Mais encore :

« L’auteur de l’attaque avait été signalé aux services de police « à sept reprises depuis 2005 sous sept identités différentes ». »

L’auteur de cet acte barbare avait un casier judiciaire.

Cela démontre une fois encore la porosité existante entre délinquance de droit commun et terrorisme. Nous la dénonçons depuis de nombreux mois.

Et nous sommes inquiets, cela ne semble pas être pris en compte par nos responsables politiques.

Pourtant, il faut être sur tous les fronts à la fois pour lutter efficacement contre le terrorisme islamiste. La lutte contre ceux qui nous ont déclaré la guerre commence par la lutte contre la criminalité ordinaire, on ne le répètera jamais assez.

Hors de ce point de vue c’est peu dire qu’il y a des véritables carences actuellement.

Savez-vous par exemple qu’il y a en permanence un stock d’environ 100 000 peines de prison ferme qui sont en attente d’exécution ? Vous lisez bien.

Le délai moyen de mise à exécution d’une peine de prison ferme est de neuf mois si elle n’est pas exécutée immédiatement à l’audience. Neuf mois ! Et pendant ce temps l’auteur du crime ou du délit reste libre comme l’air.

Pourquoi me direz-vous?

Mais parce nous n’avons pas assez de places de prison tout simplement. Actuellement il y a environ 15 000 détenus en surnombre dans les prisons françaises. 15 000 détenus de plus que le nombre de places réellement disponibles.

A cause de cela certaines juridictions ont mis en place ce qu’elles appellent le « rendez-vous pénitentiaire” : la personne condamnée à de la prison ferme est convoquée pour se rendre à l’établissement pénitentiaire pour l’exécution de sa peine à une date ultérieure. Autrement dit, le condamné est prié de se présenter gentiment, de son plein gré, à la porte de la prison quand celle-ci pourra l’accueillir…

Je vous jure que je ne plaisante pas.

On comprend que les criminels n’aient pas très peur de la justice française…

Et je vous pose alors une question : faut-il vider les prisons ou faut-il en construire davantage ?
On pourrait d’ailleurs transposer cette question à d’autres domaines : une école a des élèves en surnombre, faut-il la vider ou construire plus de classes ? un hôpital a trop de patients, faut-il le vider ou construire plus de chambres ?

Pour l’école et l’hôpital, personne n’hésite à répondre : il faut en construire plus. Mais pourquoi hésiter quand il s’agit de prison ?

D’ailleurs, la France a un taux d’incarcération inférieur à l’Angleterre qui a pourtant un taux de criminalité équivalent. Ici, 100 personnes sont détenues pour 100 000 habitants. En Angleterre, elles sont 146.

Des peines de prison qui sont exécutées rapidement, c’est la condition d’une justice dissuasive.

Une justice dissuasive, c’est moins de crimes et délits, et moins de victimes.

Des prisonniers qui ne sont pas entassés dans des cellules surpeuplées, c’est le gage de pouvoir préparer leur réinsertion, de les mettre au travail, de leur donner des horaires, de les remettre dans le droit chemin.

Il faut que la ministre de la justice, Nicole Belloubet, en prenne conscience. C’est capital pour lutter contre l’insécurité quotidienne aussi bien que contre le terrorisme.

Actuellement, elle est très occupée, elle attend que soit votée la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme à l’Assemblée nationale.

Bien sûr, sur le papier, tout le monde est d’accord avec un tel projet de loi. Car nous sommes tous contre le terrorisme.

Et pourtant, voyez-vous-même, ce genre de projet peut diviser.

J’en veux pour preuve l’un des amendements que nous avons rédigés et qui a été rejeté par l’Assemblée nationale après avoir été défendu par une députée de l’opposition.

« Le but de cet amendement est d’augmenter le quantum de peine de 10 à 15 ans de détention pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme, ainsi que le financement d’entreprise terroriste. Mais aussi de passer l’amende de 225.000 à 340.000 euros. »

Rejeté.

Par cette modification, les magistrats auraient pourtant pu mettre plus longtemps à l’écart de la société des individus qui représentent une menace avérée.

A l’Institut pour la Justice, nous sommes pour qu’une loi soit votée.

Pour qu’une loi ferme et efficace soit votée.

Voir les amendements que nous soutenons rejetés ainsi ne nous donne pas confiance, malheureusement.

Mais si comme moi, vous ne voulez pas baisser les bras, que vous voulez une réforme en profondeur de la justice, alors, je vous le demandevenez compléter le Référendum en cliquant ici et nous aider à faire gagner le bon sens sur l’idéologie. C’est très important.

Si nous n’agissons pas, qui le fera?

Au nom de toutes les victimes potentielles que nous pourrons éviter, remplissez le Référendum pour la Justice.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Mélodie n’aura pas son bébé

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Chère Madame, cher Monsieur,

L’actualité nous donne raison.

On ne préfèrerait pas. Mais c’est ainsi.

Mélodie avait 23 ans, elle était enceinte de 8 mois, elle allait devenir infirmière ; c’était une magnifique jeune femme qui attendait ce soir-là son compagnon.

Vous en avez probablement entendu parler: elle est morte il y a deux semaines.

Un vagabond qui était entré dans la maison pour la cambrioler a été pris d’une « envie » lorsque Mélodie l’a surpris. Il l’a frappée, puis a attaché ses pieds, ses mains et il l’a violée. Pendant que la jeune femme agonisait et s’étouffait à ses pieds, le meurtrier a pris le temps de se préparer un café et de boire un whisky.

Je ne rentrerai pas davantage dans les détails, tant ils sont sordides. C’est le compagnon de Mélodie qui a découvert son corps. C’est d’ailleurs son arrivée qui a fait fuir son bourreau.

Qui est le suspect ?

Un sdf de 38 ans qui a déjà passé 3 ans dans un hôpital psychiatrique. Je dis « déjà », car c’est précisément là que le problème se pose.

Ce sdf a pour territoire la ville d’Anglet, commune voisine d’Ustaritz où le meurtre a été commis. Il vit dans l’errance et il est bien connu de la police pour des vols et des dégradations. « Il faisait peur à tout le monde, poussait des cris et tapait sur les murs. Je me souviens qu’il avait agressé mon voisin du dessous » raconte une riveraine au journal le Parisien.

Cet homme, le Maire d’Anglet le connaît très bien, il a tenté de le faire hospitaliser d’office à cause de son comportement dangereux.

« C’était en janvier, j’avais accumulé de nombreuses plaintes de riverains qui se plaignaient de cet homme qui errait dans la ville et les agressait. J’ai pris le temps, avec l’aide de la police municipale, de recueillir des témoignages pour monter un dossier d’hospitalisation d’office. » (Le Parisien).

Le dossier est donc bouclé. Mais …

« Le psychiatre qui le suivait à Bayonne a refusé de me suivre” explique le Maire.

Et si la police ne l’avait pas interpellé après la mort de Mélodie, qui sait jusqu’où la violence et l’innommable seraient allés ?

Monsieur le Maire le dit : « C’est grave parce que dans cette affaire, il y a du malheur et de la souffrance. Je pense à cette jeune femme, ce bébé et cette famille meurtrie par ce crime. »

Sauf que voilà, aujourd’hui en France, si l’on faisait appel à un autre psychiatre pour qu’il évalue la dangerosité de cet individu, il y a fort à parier qu’il donnerait la même réponse que son confrère.

Pourquoi ?
Parce que les psychiatres ne sont pas formés à l’évaluation de la dangerosité.

La France est en retard en matière d’évaluation criminologique. Et ce retard a des conséquences parfois tragiques sur la sécurité des gens.

Concrètement aujourd’hui, un psychiatre, doit répondre en tant que psychiatre sur la santé mentale de son patient. MAIS, on lui demande aussi de répondre à une autre question, bien plus difficile, celle de sa dangerosité.

Tout l’enjeu est là.

La méthode de l’évaluation clinique utilisée habituellement par les psychiatres ou les psychologues pour évaluer la santé mentale du patient ne ne permet pas de prédire un éventuel comportement violent de sa part.

C’est à cause de cela qu’ont été développés des outils nommés « échelles actuarielles », qui permettent d’identifier des liens statistiques entre différents facteurs (cliniques, mais aussi sociologiques, institutionnels, judiciaires) et un risque de réitération d’un comportement violent.

Par exemple, comme l’explique le docteur Alexandre Baratta, expert associé à l’Institut pour la Justice, il est établi que les sujets porteurs d’un trouble schizophrénique ne commettent guère plus d’actes criminels que la population générale, SAUF s’ils sont désocialisés, consommateurs de toxiques tels que le cannabis ou l’alcool, et sans traitement médicamenteux antipsychotique.

En ce cas ils présentent un risque réel de passage à l’acte violent.

Le psychiatre qui se contentera d’examiner la maladie mentale de celui qu’il a en face de lui ne prendra pas en compte ces facteurs extérieurs à la maladie, et qui pourtant sont décisifs pour évaluer la dangerosité du patient.

Les échelles actuarielles, elles, tiennent compte de ces facteurs.

Dans la pratique, les échelles actuarielles ont démontré une bonne valeur prédictive. Ce pourquoi elles sont aujourd’hui couramment utilisées dans de nombreux pays d’Europe et en Amérique du Nord.

Pourquoi pas en France ?

Notre pays doit absolument se moderniser. Nos psychiatres doivent être formés à ces outils modernes et performants. À l’Institut pour la Justice, nous le réclamons depuis des années, mais hélas, pour le moment, en vain.

Pour éviter de nouvelles tragédies.
Parce que des morts atroces comme celle de Mélodie ne sont pas inévitables.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel