La culture de l’excuse au sommet de l’État

Chère Madame, cher Monsieur

La semaine dernière, les émeutes et les affrontements avec la police se sont multipliés dans les quartiers dits « sensibles » un peu partout en France.

Poubelles et voitures incendiées, pompiers agressés, policiers qui tombent dans des guet-apens et qui sont attaqués à coup de cocktails molotov, de pavés, de mortiers d’artifice et ce dans des dizaines de communes, jour après jour, soir après soir.

On pourrait penser que les pouvoirs publics prendraient la mesure de la gravité de la situation et mettraient en œuvre des mesures énergiques pour rétablir l’ordre et arrêter les délinquants responsables de ces violences.

Mais ce serait mal connaître nos dirigeants…

Interrogé sur BFMTV et RMC jeudi dernier, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a commencé par minimiser en estimant qu’il s’agissait là de simples « tensions » qui n’étaient pas « d’un niveau de gravité exceptionnel ».

Les policiers et les pompiers qui risquent leurs vies tous les jours dans ces territoires perdus de la République apprécieront sûrement.

Puis, comme si cela ne suffisait pas, Christophe Castaner a tenu des propos ahurissants visant à excuser les actes de délinquance extrêmement graves qui se produisent tous les jours dans nos « banlieues ».

« Les causes sont nombreuses », a-t-il expliqué « mais il y a notamment l’effet du confinement, la dureté du confinement pour ces jeunes gens ». Et il a ajouté : « ce sont des petits groupes qui pensent que ce serait ludique d’attaquer les forces de l’ordre et de brûler des poubelles. Ce n’est pas ludique, c’est dangereux à commencer pour eux-mêmes. »

On croirait un instituteur en train d’expliquer gentiment à des petits enfants qu’il ne faut pas jouer avec les allumettes…

Il y avait déjà de quoi être estomaqué, mais ce n’était pas encore terminé.

Le ministre de l’Intérieur a continué de développer sa pensée : « Mais je pense aussi à cette galère dans laquelle ils sont, à cette pauvreté qu’ils vivent auprès de leurs proches et qui peut provoquer une colère. La bonne réponse à la colère, ce n’est pas de casser, ce n’est pas de brûler la voiture de son voisin, qui lui aussi vit dans cette colère-là. Nous devons accompagner ces jeunes. »

Tout juste s’il n’a pas annoncé qu’une cellule psychologique allait être mise en place pour aider ces pauvres « jeunes » qui allument des incendies et essayent de tuer des policiers.

Peut-on imaginer une expression plus claire de la culture de l’excuse ? Peut-on dire plus explicitement que les délinquants sont des victimes de la société ?

Et celui qui tient ces propos, c’est la personne qui est à la tête de toutes les polices de France. C’est celui qui est chargé d’assurer la sécurité quotidienne des Français.

Il y a vraiment de quoi être très inquiet.

Et ce n’est pas mieux du côté de la Justice. Nicole Belloubet a déjà remis en liberté plus de dix milles détenus depuis le début du confinement au motif de « désengorger » les prisons.

Bien évidemment, nombre de ces condamnés remis en liberté ont immédiatement repris leurs activités criminelles et les journaux commencent déjà à rapporter des cas de récidive. Comme par exemple cet homme, déjà condamné quarante-six fois, libéré par anticipation pour cause de Covid-19, et renvoyé en prison trois semaines plus tard avec une quarante-septième condamnation, comme le raconte le journal Le Progrès.

La ministre de la Justice fait remettre en liberté des milliers de délinquants, certains au casier judiciaire long comme le bras. Le ministre de l’Intérieur est plein de sollicitude pour les voyous qui s’en prennent aux forces de l’ordre et qui mettent des pans entiers de notre territoire en coupe réglée.

Alors que les violences urbaines se multiplient, la Préfecture de Police de Paris ordonne à ses troupes « d’éviter tout contact avec les perturbateurs » et de « faire un usage raisonnable et raisonné de l’armement collectif ».

Et pendant ce temps-là, une octogénaire a été verbalisée parce qu’elle avait stationné devant un EHPAD dans lequel se trouvait son époux, âgé de 93 ans, à qui elle venait dire bonjour à travers la vitre de l’établissement.

Pendant ce temps, on apprenait qu’à Toulouse une jeune femme avait été placée en garde à vue parce qu’elle avait déployé devant son domicile deux banderoles, l’une affichant son soutien aux personnels hospitaliers et l’autre portant l’inscription : « Macrovirus à quand la fin ? »

La culture de l’excuse fait rage au plus haut sommet de l’État et les pouvoirs publics, si faibles avec les délinquants chroniques, se montrent impitoyables avec les citoyens ordinaires.

C’est une situation à laquelle nous ne devons jamais nous habituer et contre laquelle notre association ne cessera jamais de lutter.

La culture de l’excuse, c’est ce contre quoi l’Institut pour la Justice se bat depuis sa création.

Lorsque j’entends des propos comme ceux tenus par Christophe Castaner, je suis révoltée, mais je suis aussi confortée dans mes convictions. Je sais que nous menons le bon combat, le combat juste, le combat nécessaire.

Plus que jamais, vous pouvez compter sur nous.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

ps : Nous attendons toujours que la ministre de la Justice réponde à nos sollicitations concernant ses dernières décisions… Nous restons sur le pont, prêts à vous donner des nouvelles.

Encore un prétexte pour embraser les cités…

Chère Madame, Cher Monsieur,

On l’entend peu dans les médias mais de nombreuses cités s’embrasent ces derniers jours à Aulnay sous Bois, Saint Denis, Echirolles, Strasbourg, Rouen, ou encore Asnières-sur-Seine…

Depuis samedi soir, des heurts, des échauffourées, des feux de poubelle et des tirs de mortiers d’artifices contre les policiers ont lieu car les « jeunes » sont en colère…

Mais savez-vous quel est le prétexte qui a déclenché ce déferlement de violence gratuite ?

Samedi soir à Villeneuve-la-Garenne, un motard, qui « roulait sans casque et à vive allure », a percuté la portière d’un véhicule de police. Cet accident lui vaut une fracture ouverte du fémur. Mais la version des faits donnée par l’homme à moto s’oppose à celle des policiers. Une enquête est donc en cours pour déterminer la vérité et les circonstances de cet accident.

Et pourtant… il semblerait que, pour les congénères du motard, il n’y ait pas besoin d’enquête : la police ne peut être que responsable d’une « bavure ». Il n’en faut pas plus pour déclencher les hostilités dans tous les quartiers assis sur une poudrière.

En l’occurrence, le profil du motard appelle plutôt à la méfiance… Et sans preuve, je suis sûre que ni vous ni moi n’accorderions de crédit à ses dires…

À 30 ans, cet homme a déjà 14 condamnations à son actif pour des faits graves : infractions à la législation sur les stupéfiants, violences aggravées, extorsion, harcèlement, refus d’obtempérer.

Il est d’ailleurs sous contrôle judiciaire depuis le 16 mars pour des menaces de mort avec un hachoir, mais cela ne l’a pas empêché d’être verbalisé trois fois pendant le confinement.

C’est sur la foi des dires de cet individu que des dizaines de voyous ont décidé de dévaster des quartiers et de s’attaquer à des policiers. Pour nombre d’entre eux, la vie ordinaire se résume à défier l’autorité, violer la loi, provoquer la police, se victimiser, empoisonner la vie des gens honnêtes qui vivent dans ces quartiers et jouir de la passivité de la Justice, qui fait planer la menace de sanctions qui ne tombent que rarement.

Et c’est bien cela qui la discrédite et qui rend le problème insoluble.

On le dit, on le répète et on ne le répètera jamais assez, mais tant que la Justice sera défaillante, la situation ne s’améliorera pas… et il y aura encore et toujours des pauvres gens qui subiront l’insécurité et des policiers démoralisés à force de poursuivre inlassablement les mêmes délinquants.

La ministre de la Justice a une tâche considérable devant elle. En prenant des mesures concrètes et des décisions courageuses, elle pourrait être la ministre qui décide d’endiguer la délinquance en rendant à la Justice son autorité et son efficacité.

Mais, au vu de ses récentes décisions, je doute fort que cela soit sa priorité. La libération de milliers de détenus pour faire face à l’épidémie qui nous touche en est la preuve. Malgré notre pétition et nos tentatives de la contacter, elle continue à faire la sourde oreille. Qu’à cela ne tienne, nous sommes patients, résistants et nous comptons bien nous faire entendre.

Il en va de notre sécurité à tous.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

ps : Si vous ne l’avez pas encore signée, notre pétition contre les libérations anticipées de détenus est en ligne. Cliquez ici.


Libération de détenus : nous devons être plus nombreux

Chère Madame, cher Monsieur,

Vous êtes plus de 22 470 à avoir signé la pétition qui s’oppose à la libération anticipée de détenus.
Je vous remercie de faire partie des gens engagés et soucieux pour la sécurité et l’avenir de notre pays.

Mais malgré nos demandes et le poids de notre pétition les libérations de détenus continuent…

Alors que les Français souffrent chaque jour de ne pouvoir sortir de chez eux, alors qu’ils s’angoissent de ne pas pouvoir voir leurs proches, alors que l’économie du pays se détruit peu à peu parce que les gens ne peuvent plus aller travailler, alors que nous vivons tous dans la peur du lendemain, alors que nous sommes enfermés chez nous, Madame Belloubet continue sa politique folle de remise en liberté des délinquants.

On avait commencé par nous annoncer la libération de 5 000 détenus.

Puis nous avons appris qu’en réalité il s’agissait déjà de 7 000 détenus.

Et aujourd’hui nous serions en passe d’atteindre les 10 000.

Vous avez bien lu : près de 10 000 délinquants relâchés dans la nature ou laissés en liberté !

Et ce n’est pas fini. Tous les tenants de la culture de l’excuse, tous les idéologues qui sont par principe contre la prison, tous ceux qui réservent leur compassion aux criminels, tous sautent sur l’occasion pour réclamer que l’on ouvre encore plus grandes les portes des établissements pénitentiaires.

Christiane Taubira, sur France-Inter, appelle à prendre des décisions « courageuses et justifiées », pour libérer davantage de criminels.

Adeline Hazan, la contrôleur général des lieux de privation de liberté, estime qu’il faudrait aller au moins jusqu’à 13 000.

Madame Hazan a été présidente du Syndicat de la Magistrature. Autant vous dire que, pour elle, 13 000 détenus libérés, ce n’est qu’un début.

Et parmi ces milliers de détenus relâchés, on trouve bien sûr… des radicalisés islamistes.

Ainsi, d’après plusieurs sources au sein des services de renseignements cités par le journal Le Point, 130 détenus condamnés dans des dossiers terroristes ont été ou sont en passe d’être libérés.

Il y a encore quelques mois on nous expliquait que les détenus radicalisés étaient surveillés comme le lait sur le feu par l’administration pénitentiaire, que toutes les mesures étaient prises pour les empêcher de nuire, mais aujourd’hui le plus urgent serait de les remettre en liberté !

On nous affirme bien sûr que ces radicalisés islamistes seront surveillés à leur sortie. Mais qui peut encore croire à ce genre d’assurance ?

Déjà qu’en temps ordinaire les services de renseignement sont incapables de surveiller efficacement tous les apprentis terroristes, comment voudriez-vous qu’ils y arrivent aujourd’hui ?

Habituellement, cinq à six agents sont nécessaires au suivi d’un seul prisonnier remis en liberté. Avec l’épidémie, qui a impliqué une réorganisation des services, ce nombre a été réduit à trois. Et comment suivre quelqu’un sans se faire repérer dans des rues désertes ?

Comme le dit au Point un agent des services de renseignement : « La menace terroriste reste élevée et on nous en rajoute ! »

Madame Belloubet prétend que les radicalisés qui sont libérés n’ont « pas de sang sur les mains », comme si cela devait nous rassurer.

Maître Goldnadel, l’un de nos experts, lui a vertement répondu : « Je peux vous dire qu’un détenu radical islamiste condamné à une prison ferme et mêlé dans une affaire de terrorisme, même s’il n’a pas du sang sur les mains, il a d’ores et déjà une bonne place pour figurer sur la photo de celui qui va poignarder trois ou quatre personnes au hasard. C’est tout à fait plausible. Quand on sait que les derniers qui sont passés aux actes étaient inconnus de la police, je ne sais pas qui était le plus déséquilibré de tous. »

La vérité, c’est que l’administration pénitentiaire et la justice sont tout à fait incapables d’évaluer la dangerosité d’un détenu radicalisé. L’expérience l’a amplement prouvé.

En fait, ils ne sont même pas capables de détecter tous ceux qui sont radicalisés en prison. On nous parle de 130 radicalisés libérés, mais en réalité ils sont certainement beaucoup plus nombreux parmi tous les détenus déjà remis en liberté.

Madame Belloubet remet dans la nature des apprentis terroristes, mais « en même temps » elle nous explique qu’en aucun cas on ne relâchera des détenus incarcérés pour violences conjugales, parce que le gouvernement a fait de la lutte contre ces violences une « grande cause nationale ».

Devons-nous comprendre que les radicalisés islamistes sont moins dangereux que les conjoints violents, ou bien que la lutte contre le terrorisme n’est pas une grande cause nationale ?

En fait, il est clair que ces remises en liberté sont purement idéologiques, qu’elles sont déconnectées de la réalité, qu’elles traduisent une profonde indifférence à la sécurité des Français.

L’Institut pour la Justice se bat de toutes ses forces pour essayer d’arrêter cette folie. Vous le savez, notre pétition circule pour atteindre le plus de signatures possible et nous avons directement contacté la ministre de la Justice en lui envoyant la pétition et surtout nos solutions et nos idées pour éviter d’en passer par la libération de détenus.

Nous attendons sa réponse instamment.

Nous sommes des milliers de justiciables à attendre sa réponse. Le gouvernement ne peut balayer d’un revers de la manche notre demande et nos inquiétudes légitimes.

Il faut absolument enrayer la machine. Mais pour cela, nous devons être encore plus nombreux. Aussi je dois vous demander votre aide, encore une fois, pour faire circuler la pétition auprès de vos proches et sur les réseaux sociaux.

Le plus grand nombre doit être informé de ce qui se passe et doit pouvoir s’y opposer.

Nous faisons tout notre possible, en dépit du confinement, je vous l’assure. Mais nous avons besoin de vous. Envoyez la pétition à votre carnet d’adresses et postez la sur les réseaux sociaux. Voici le lien.

Aidez-nous à préserver la sécurité des Français. Je compte sur vous.

Avec tout mon dévouement,

Axelle Theillier

Alerte nationale, signez d’urgence notre pétition !

Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez peut-être reçu mon message mardi et déjà signé notre pétition ?

Mais si ce n’est pas le cas, je vous demande de la signer le plus rapidement possible pour que la situation sanitaire et sécuritaire de notre pays n’empire pas plus.

La ministre de la Justice a pris la décision de libérer des milliers de détenus pour désengorger les prisons pendant cette période de confinement.

Cette décision est grave et très risquée.
Nous devons impérativement empêcher cela.

Vous et moi respectons les règles du confinement, certains d’entre nous affrontent même des difficultés économiques et des problèmes de travail. Nous refusons de subir en plus les conséquences de la libération anticipée de milliers de détenus. Car c’est inévitable, la hausse prévisible de la délinquance affectera directement notre sécurité.

Cela vous prendra moins d’une minute.

Si vous ne l’avez pas encore fait, s’il vous plaît signer notre pétition.

C’est très important

Nous l’adressons directement à Nicole Belloubet, la ministre de la Justice. Mais pour avoir du poids, nous devons être des dizaines de milliers à lui demander de revenir sur sa décision. Faites vous entendre et dites non à la libération anticipée de détenus en cliquant ici.

Cela vous prendra moins d’une minute, à peine quelques clics. Cela n’a rien d’engageant mais changera la donne. J’ai besoin d’être soutenue par le plus grand nombre pour pouvoir empêcher ces libérations.

S’il vous plaît, signez la pétition de l’Institut pour la Justice.



Avec tout mon dévouement et mes remerciements,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

ps : Si vous avez déjà signé la pétition, je vous remercie très sincèrement. N’hésitez pas à la transmettre à tout votre entourage par email ou par Facebook.

Nous devons les empêcher de faire ça

Chère Madame, cher Monsieur,

C’est encore pire que ce que nous pensions.

Je vous l’avais écrit la semaine dernière, Nicole Belloubet veut relâcher dans la nature 5000 détenus pour faire baisser la surpopulation carcérale en période d’épidémie.

Mais à ce chiffre déjà énorme il faut ajouter tous ceux qui ne seront pas incarcérés du fait des consignes données par la ministre de la Justice.

Ordre a en effet été donné à tous les parquets de France d’envoyer le moins de criminels possible en prison.

Seules 20 à 30 entrées en prison sont désormais enregistrées quotidiennement au plan national. Soit dix fois moins qu’en temps normal. L’activité pénale est pratiquement à l’arrêt en France, même si par ailleurs le ministre de l’Intérieur a indiqué ce vendredi que les contrôles routiers allaient être renforcés…

Entre le 16 mars et le 1er avril le nombre de détenus dans les prisons françaises a déjà diminué de 6266 personnes.

Selon Le Figaro, ce sont près de 7000 libérations qui pourraient être effectuées, mais au rythme où vont les choses ont peut légitimement craindre que le chiffre final soit beaucoup plus élevé.

Vous rendez-vous compte ? 7000 libérations, cela représente plus de deux fois la capacité opérationnelle de la prison de Fleury-Mérogis, qui est la plus grande prison d’Europe ! Et il y aura vraisemblablement bien plus de 7000 remises en liberté.

Des milliers et des milliers de délinquants relâchés prématurément dans la nature, alors même que les citoyens respectueux des lois sont confinés chez eux et qu’on a encore renforcé les sanctions à leur égard… Mais dans quel pays vivons-nous ?

La ministre de la Justice prétend que ces libérations se feront sous contrôle, que ceux qui seront libérés seront par exemple assignés à domicile. Mais c’est se moquer du monde.

Comme l’écrit Le Figaro : « Tous les professionnels savent aussi qu’il n’y aura ni suivi ni contrôles obligatoires, notamment en ce qui concerne les assignations à résidence à cause du confinement. »

Comment pourrait-il en être autrement alors que les conseillers d’insertion sont confinés, que les tribunaux sont pratiquement à l’arrêt et que les forces de l’ordre sont débordées et commencent à être décimées par le Covid-19, faute de protections suffisantes ?

À votre avis, que vont faire tous ces délinquants libérés avant la fin de leur peine ? Vous croyez qu’ils vont faire du macramé chez eux pour passer le temps en attendant la fin du confinement ?

À Paris, comme nous l’avions prédit, les cambriolages ont déjà fortement augmenté, les délinquants profitant de l’absence de nombreux habitants.

Jeudi, un long reportage dans Le Figaro racontait comment, dans les quartiers nord de Marseille, les criminels poursuivent leurs trafics tandis que le reste de la population se terre chez elle.

Toujours jeudi, CNews rapportait le cas d’un braqueur mutirécidiviste de 22 ans qui avait bénéficié d’un aménagement de peine pour cause de coronavirus…et qui avait à nouveau été condamné cinq jours plus tard car il ne respectait pas les règles de confinement.

À cause de l’épidémie on fait sortir de prison des gens potentiellement contaminés dont on sait pertinemment que la plupart d’entre eux ne respecteront pas le confinement lorsqu’ils seront en liberté !

Nous marchons sur la tête.

Nous seulement les Français sont contraints de rester chez eux pendant des semaines, parfois dans des conditions très difficiles, non seulement un nombre considérable d’entre eux vont perdre leur travail ou subir de graves difficultés économiques à cause de l’épidémie, mais en plus ils devront subir une hausse prévisible de la délinquance à cause des libérations anticipées décidées par le gouvernement.

C’est la double peine pour les Français !

Nous ne devons pas accepter cela.

C’est pourquoi l’Institut pour la Justice a décidé de lancer en urgence une grande pétition nationale pour essayer d’éviter la catastrophe qui s’annonce.

Nos capacités d’action sont actuellement réduites à cause du confinement mais nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à une telle situation. Nous devons agir, le plus vite et le plus fort possible. Et pour cela nous avons impérativement besoin de vous.

S’il vous plaît signez notre pétition en cliquant ici et diffusez-là autour de vous.

Nous devons absolument les empêcher de mener à bien leurs projets désastreux. Ensemble nous pouvons faire la différence.

Signez notre pétition et transmettez-là à tous ceux que vous connaissez. S’il vous plait, c’est très important.

Avec tout mon dévouement,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

Pour éviter l’embrasement…

Chère Madame, cher Monsieur,

Ces cinq derniers jours :

 À Saint-Ouen, en Seine-Saint Denis, la Préfecture de Police a annoncé avoir saisi 32 500 masques chirurgicaux. Deux individus ont été interpellés.
 À Étampes, dans l’Essonne, des pompiers ont été caillassés par des « jeunes » (censés être confinés) lors d’une intervention pour venir en aide à un homme suspecté d’être atteint du coronavirus. Retardés par cette attaque, ils arrivent trop tard et ne peuvent pas le sauver.
 Depuis le début du confinement, la ministre de la Justice s’emploie à libérer les détenus de prison. On apprend par le JDD que 3 500 personnes ont déjà été libérées. Ce n’est que le début…
 La maire communiste de Vénissieux, dans le Rhône, a demandé du renfort à la police pour faire respecter le confinement. Elle dit au journal Le Parisien :

« Certains continuent à rester dehors, à occuper les squares, organiser des barbecues, des pique-niques sur les pelouses. D’autres font des matchs de foot ou des rodéos à scooters la nuit. Et il y a aussi les dealers qui continuent leurs trafics.(…) Il nous faut des renforts de la police nationale.(…) Ceux qui restent confinés toute la journée avec leurs enfants sont exaspérés de voir les jeunes tourner à scooter ou jouer au foot. La situation deviendra très tendue, si on ne nous donne pas des moyens. »
 Le chef de service des urgences de l’hôpital Jean Verdier de Bondy dit à un journaliste du journal Le Monde « qu’il n’y a plus une seule place de réanimation dans le 93 ».
 Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP police, interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur RMC, résume la situation : « Les politiques n’ont jamais voulu avoir le courage de reprendre possession de ces quartiers.(…) Je suis favorable au couvre feu, c’est une bonne solution, mais on aura besoin de l’armée pour ça car nous, on ne sera pas assez nombreux. »

Ce n’est qu’un florilège d’exemples trouvés dans les journaux de tout ce qu’il se passe dans les « quartiers » actuellement.

Et quand on lit les récents propos de Laurent Nuñez, secrétaire d’État à l’Intérieur, divulgués par le Canard enchaîné, on peut légitimement craindre que l’État ait bel et bien renoncé à prendre à bras le corps le problème des zones de non-droit.

« Ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans certains quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements ».
Laurent Nuñez, lui-même, a prononcé cette phrase lors d’une visioconférence avec les préfets des zones de défense au début de la mise en place du confinement. Il n’y a pas de doute à avoir, le gouvernement a peur d’un embrasement que l’on ne pourrait pas maîtriser et qui pourrait même faire empirer la crise du coronavirus. Dans ces conditions, ils décident donc… de ne rien faire.

Quel aveu d’échec !

Comment ne pas être d’accord avec Louis de Raguenel qui écrit cette semaine dans le magazine Valeurs actuelles ?

« Après plusieurs jours à entendre qu’il faut rester chez soi, que les amendes vont doubler voire tripler en cas de non-respect des mesures de confinement, les Français (re)découvrent que le gouvernement n’applique pas les mêmes règles sur le territoire et dans les banlieues, pour éviter l’embrasement.

Les faits ne peuvent d’ailleurs pas être cachés : les réseaux sociaux sont inondés de photos et des vidéos insupportables de refus de respect des règles de confinement dans les banlieues (Mantes-la-Jolie, Trappes, Vénissieux…). Les revendications de cette désobéissance, très souvent au nom d’Allah, sont légion. Il n’est pas un jour sans qu’on apprenne qu’un fonctionnaire de police ou un gendarme a été violemment agressé alors qu’il rappelait les règles de sécurité pour protéger la population du coronavirus.(…).

À ceux qui l’ignoraient encore, la crise du coronavirus est venue rappeler étrangement tous les échecs politiques des trente dernières années : immigration musulmane, paupérisation des services publics, désindustrialisation… 
»

Cette situation, je la déplore autant que vous et ne cesse de me battre au sein de l’IPJ pour inverser la vapeur. À ses débuts il y a treize ans, notre association faisait déjà ce constat. La justice était déjà impuissante (parfois même réticente) pour faire appliquer des mesures dissuasives et coercitives.

Depuis treize ans, nous nous battons. Nous nous battons pour défendre des idées de bon sens et des propositions concrètes. Nous nous battons pour les faire admettre par nos élus. Nous nous battons pour endiguer une certaine idéologie au sein de la magistrature (responsable du « mur des cons » par exemple). Nous nous battons pour que les victimes soient entendues, que les citoyens honnêtes soient respectés et que les dysfonctionnements de la Justice cessent une bonne fois pour toute.

Nous avons encore beaucoup de travail, je le sais bien, cette tâche est titanesque et la période actuelle n’est pas propice pour faire avancer notre cause. Mais soyez sûrs que nous restons sur le pont, plus vigilants que jamais et que nous mettrons pour mettre les bouchées doubles dès que la situation sera rétablie.

D’ici là continuez, s’il vous plaît, à respecter le confinement, même si cela vous demande beaucoup d’efforts et de sacrifices. Je formule pour vous et vos proches des voeux de bonne santé.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel