Ils confinent les honnêtes gens et ils libèrent les délinquants

Chère Madame, cher Monsieur

Je vous en avais parlé dans mon dernier mail : le confinement est actuellement à deux vitesses. Globalement bien observé par les Français ordinaires. Allègrement violé dans les quartiers dits « sensibles », dans lesquels les délinquants continuent à se livrer à leurs activités habituelles.

Mais c’est encore bien pire que cela.

En effet, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, s’apprêterait à libérer 5 000 détenus pour faire baisser la pression dans les prisons surpeuplées où plusieurs mutineries se sont déjà produites ces derniers jours à cause de la suppression des parloirs pour cause de coronavirus.

Cette libération concernerait les détenus condamnés jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et qui sont en fin de peine.

Vous le savez : en France, pour être condamné à de la prison ferme, il faut avoir accompli un acte vraiment grave ou bien avoir commis des délits de manière répétée. Et pour être condamné à cinq ans il faut en général avoir déjà un long passé délinquant derrière soi.

La mesure envisagée par Nicole Belloubet concernerait jusqu’aux violences volontaires avec plus de huit jours d’ITT, les cambriolages ou les escroqueries… Bref, des enfants de chœur.

Vous rendez-vous compte ? Alors que 67 millions de Français sont enfermés chez eux pour des semaines, parfois dans des conditions très difficiles, le gouvernement s’apprêterait à relâcher 5 000 délinquants dans la nature !

Et à votre avis, que vont faire ces 5 000 détenus une fois libres ? Vous croyez qu’ils vont rentrer chez eux bien sagement pour se confiner comme d’honnêtes citoyens ? Ou bien est-ce que la plupart vont reprendre leurs activités criminelles comme avant ?

Lorsqu’en 1981 plus de 5 000 détenus ont été remis en liberté en quelques mois, à la faveur d’un décret de grâce et d’amnistie voulu par le garde des Sceaux de l’époque, Robert Badinter, le taux de criminalité a fait un bond l’année suivante de près de 20%.

Un grand nombre de ces 5 000 détenus iront rejoindre les « quartiers sensibles » dont ils sont issus et y rendront la tâche des forces de l’ordre encore plus impossible.

Et, qui sait, sans doute certains d’entre eux croiseront-ils leurs anciennes victimes, qui pourront les voir parader tranquillement dans la rue alors qu’elles-mêmes sont enfermées dans leur appartement.

Nous marchons sur la tête.

D’un côté le gouvernement annonce un durcissement des sanctions pour ceux qui ne respecteraient pas le confinement et, de l’autre il adresse des messages d’impunité aux délinquants chroniques : ordre donné de ne pas exécuter les courtes peines, libération de 5 000 détenus…

Comme tous leurs prédécesseurs, ce gouvernement a refusé de faire l’effort nécessaire pour construire les places de prison dont la France a désespérément besoin. Emmanuel Macron a tranquillement renié sa promesse de construire 15 000 places supplémentaires durant son quinquennat.

Et aujourd’hui, la seule solution qu’ils trouvent pour faire face à une épidémie dramatique, c’est de confiner les honnêtes gens et de libérer les délinquants.

C’est inacceptable et, dès que nous avons eu vent de cette mesure, l’Institut pour la Justice s’est mobilisé pour essayer d’alerter l’opinion sur ce qui se prépare.

Notre capacité d’action est actuellement très diminuée, vous le savez, mais il existe encore une petite chance d’arrêter ce projet insensé ou de diminuer sa portée et nous allons faire notre maximum pour y parvenir. Je vous tiendrai bien entendu au courant.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Un confinement à deux vitesses

Chère Madame, cher Monsieur,

Nous vous l’avions annoncé et nos prédictions sont malheureusement en train de se réaliser.

La France s’est peu à peu arrêtée. Les rues sont désertes. Chacun reste calfeutré chez soi et ne sort plus qu’occasionnellement pour faire les courses indispensables.

Dans le quartier où j’habite, le silence est impressionnant, aucune voiture ne circule.

Les Français ordinaires s’organisent et font de leur mieux pour supporter patiemment le pénible confinement qui leur est imposé et dont personne ne sait exactement combien de temps il va durer.

Toute la France ? Non, pas tout à fait.

Dans certains quartiers, que l’on dit pudiquement « sensibles », le confinement est à l’évidence très relatif.

Comment pourrait-il en être autrement ? Ce qui caractérise ces quartiers, c’est le refus de la loi commune, l’affrontement permanent avec les forces de l’ordre et tous ceux qui paraissent incarner l’autorité de l’État.

Ces quartiers sont entrés depuis longtemps dans un processus de sécession, comme le reconnaissent désormais presque tous les responsables politiques.

Comme l’écrit l’ancien préfet Michel Aubouin, dans 40 ans dans les cités :

« Ces quartiers sont, depuis [2005], définitivement sortis de l’espace de la République. Afin d’éviter l’embrasement général, on évite de les importuner. On craint les provocations. Le mot d’ordre est à la prudence : les interpellations de deux-roues, les arrestations pendant les heures chaudes de la soirée et, évidemment, les coups volontaires sont prohibés. Les rodéos, qui empoisonnent au quotidien la vie des habitants, font l’objet d’une tolérance. (…) Si certains de ces quartiers ont conservé un poste de police, il y a longtemps que les fonctionnaires ne patrouillent plus entre les immeubles. On ne s’y aventure que casqué et muni d’un gilet pare-balles. (…) Le pouvoir est occulte. La loi du quartier n’est plus la loi commune. »

Dans ces conditions, comment les pouvoirs publics, qui n’ont pas cessé de perdre du terrain et d’acheter la « paix sociale » depuis des décennies, pourraient-ils espérer faire respecter le confinement ?

Depuis mardi les témoignages se multiplient sur les difficultés auxquelles sont confrontées les forces de l’ordre dans ces quartiers pour faire respecter les consignes sanitaires.

Jeudi dernier, par exemple, le quotidien suisse Le Temps publiait un long reportage sur la ville de Saint-Denis. Ce qu’il décrivait était à la fois scandaleux et parfaitement prévisible.

Le journaliste décrit une « résistance endémique au confinement » :

« Ici, au pied du centre commercial Basilique, un groupe d’adolescents noirs, certains portant un masque et d’autres non, prend son temps pour discuter malgré les remontrances d’une mère de famille voilée, pressée de rentrer chez elle avec sa fille dans la poussette.

Là, devant l’entrée de l’Hôtel de la Poste, à moins de 200 mètres de la fameuse rue du Corbillon où furent traqués certains des terroristes du 13 novembre 2015, une dizaine de jeunes s’échangent des infos sur la meilleure manière de “bricoler“ les attestations dérogatoires exigées par la police. “Ne mets pas de date. Ça sert à rien“, dit l’un. Son voisin a découpé la sienne dans une page froissée du Parisien, qui la publie chaque jour pour ses lecteurs. Il préfère la garder vierge. Au cas où. 
»

Et que fait la police, me direz-vous ? La police fait ce qu’elle peut, comme avant l’épidémie, et par conséquent doit souvent accepter de fermer les yeux sur des infractions manifestes.

« Les flics, justement. Deux d’entre eux passent devant nous… en trottinette électrique. Contrôler ? “Impossible, nous n’en avons pas les moyens.” Dissuader ? “C’est ce qu’on essaie de faire, en visant surtout les mères et les personnes âgées.” Verbaliser et infliger les fameuses amendes à 135 euros ? Silence gêné et regards qui en disent long. Le ministre de l’Intérieur français Christophe Castaner a annoncé mercredi soir 4 095 contraventions. À Saint-Denis ? “Ce n’est pas jouable, reconnaît l’un des policiers. Si une dispute commence, on ne pourra pas gérer et le risque de contamination deviendra encore plus grand.” »

Dans ces mêmes quartiers les délinquants, qui tiennent ordinairement le haut du pavé, défient plus que jamais les pouvoirs publics.

C’est ainsi que l’on a pu voir circuler des vidéos dans lesquelles des trafiquants de drogues vantent leur marchandise, vêtus de combinaisons blanches et portant masques de protection respiratoire et gants. Sur les réseaux sociaux, une annonce promet même « un masque offert pour trente euros d’achat » de drogue, ces masques dont manquent cruellement les personnels hospitalier, les pharmaciens, les instituteurs… et les policiers à qui l’on demande de faire respecter les consignes sanitaires au péril de leur propre santé.

Les syndicats de policiers dénoncent « un manque d’anticipation du Gouvernement qui met la vie des forces de l’ordre en danger ». Mais le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a déclaré jeudi que les policiers n’étaient « pas en risque face au coronavirus ». Seraient-ils magiquement protégés par leur uniforme, ou bien par les vertus miraculeuses de la parole ministérielle ?

Les policiers sont sans doute d’autant plus découragés qu’ils savent que les sanctions ont peu de prises sur les délinquants de ces quartiers.

Dans le journal Le Figaro, vendredi, un magistrat d’une juridiction parisienne s’interrogeait sur « l’efficacité des amendes de 135 euros, alors que nous sommes confrontés à une délinquance, notamment en matière de stupéfiants, qui ne désarme pas, même quand elle encourt dix ans d’emprisonnement ». Quant à la garde à vue pour « mise en danger de la vie d’autrui », déjà appliquée dans le Pas-de-Calais et en Seine-Saint-Denis, comme le fait remarquer un policier : « le suspect peut être remis en liberté avec une simple convocation… »

Pour parachever le tableau, la tension est maximale dans les prisons surpeuplées, où les parloirs ont été suspendus, ce qui signifie que la drogue et les objets prohibés, comme les téléphones portables, y circulent moins facilement que d’habitude. D’où des mutineries qui éclatent un peu partout.

En conséquence, rapportaient Les Échos : « pour éviter d’ajouter à une promiscuité ambiante déjà très forte (70 000 détenus pour 61 000 places) et propice à la diffusion du virus, la garde des Sceaux a demandé aux tribunaux de retarder la mise à exécution des peines courtes. Cette pratique, déjà en oeuvre, a permis de ramener à une trentaine, le nombre d’entrées en prison quotidiennes contre plus de 200 habituellement, indique-t-on au ministère de la Justice. »

Des amendes inefficaces, une mise en prison impossible, des habitudes de rébellion bien ancrées… la résistance au confinement semble avoir encore de beaux jours devant elle dans les « quartiers sensibles ».

Or ces quartiers sont aujourd’hui des centaines, répartis sur tout le territoire national. Michel Aubouin écrit à ce sujet :

« Ces quartiers, au total, sont habités par cinq millions et demi de personnes. Quel que soit l’instrument de mesure que l’on utilise, le constat est le même : la question des “quartiers” est déterminante puisque près d’un résident en France sur dix, français ou étranger, y vit. D’une certaine façon, l’avenir de la France se joue sur sa capacité à traiter leur situation. »

Cinq millions et demi de personnes… vous rendez-vous compte de ce que cela signifie si le confinement n’est pas correctement observé par autant de gens ? Cela pourrait signifier un temps beaucoup plus long pour vaincre l’épidémie, des milliers de morts en plus, des semaines de confinement supplémentaires pour toute la population…

Avec l’épidémie du coronavirus, les masques tombent. Il n’est plus possible d’acheter la « paix sociale » en transigeant, en fermant les yeux, en tolérant des zones de non droit.

Aujourd’hui, nous payons des décennies de lâcheté de la part des pouvoirs publics, de sous-investissement dans le système judiciaire, de sous-équipement carcéral.

Lorsque cette épidémie sera enfin derrière nous, il ne faudra pas oublier ce qui s’est passé pendant ces semaines tragiques. Il y aura des comptes à rendre et des explications à donner, et pas seulement sur le manque de masque ou de tests.

Vous pouvez compter sur l’Institut pour la Justice pour poser les questions qui fâchent et pour mettre nos dirigeants face à leurs responsabilités.

Comme chacun d’entre vous, les membres de notre équipe vivent confinés et notre activité en est inévitablement modifiée, mais, en dépit des difficultés, nous restons mobilisés au service de la sécurité des Français.

Notre capacité d’action est temporairement réduite, mais notre vigilance est intacte et nous continuerons à vous tenir régulièrement informés de la situation.

Toute notre équipe se joint à moi pour vous souhaiter bon courage dans ces heures difficiles.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

La vie continue

Chère Madame, cher Monsieur,

À partir d’aujourd’hui la France passe en mode confinement, pour au moins quinze jours, mais cela pourra être plus, en fonction de l’évolution de l’épidémie.

Chacun d’entre nous comprend bien que cela est nécessaire, et ce qu’il faut faire désormais dans notre vie quotidienne pour éviter de propager davantage le coronavirus.

Mais que de temps perdu, que de confusion avant d’en arriver là !

Souvenez-vous : le 24 janvier, Agnès Buzyn, encore Ministre de la Santé, déclare que le risque de voir le coronavirus arriver en France est « pratiquement nul ».

Lorsque notre voisin italien, devant l’augmentation dramatique des cas graves, a décidé de fermer ses frontières et de passer en mode confinement, nombre de nos dirigeants ont exprimé leur scepticisme, voire se sont moqué des Italiens, en expliquant que notre système de santé était bien meilleur que le leur et qu’une telle situation ne pourrait pas arriver chez nous.

Le 7 mars (il y a seulement 10 jours), Emmanuel Macron va au théâtre pour encourager les Français à ne pas avoir peur du coronavirus et à continuer de vivre comme avant.

Le premier tour des élections municipales est maintenu, et tout le gouvernement nous explique qu’aller voter est sans risque… avant de déclarer trois jours plus tard que le deuxième tour doit être reporté sine die !

On a dit que les Français étaient trop insouciants, qu’ils ne respectaient pas les consignes de sécurité… mais encore aurait-il fallu que ces consignes soient claires, or le moins que l’on puisse dire, c’est que le gouvernement n’a pas fait dans la clarté !

Mais qu’importe. Nous n’avons pas besoin que l’on nous tienne la main pour agir comme il faut en ces heures difficiles. Il suffit d’avoir du bon sens, et d’écouter ce que nous disent les scientifiques.

Le mode de propagation du virus est connu, les gestes à accomplir pour se protéger aussi et ils ne sont pas très compliqués.

On dit parfois que le Français est râleur et indiscipliné, comme dans Astérix. C’est peut-être vrai, mais nous savons aussi être solidaires et courageux lorsque c’est nécessaire et nous avons surmonté bien des épreuves au cours d’une longue histoire.

Nous surmonterons celle-ci, comme les précédentes et, si nous faisons tous ce qu’il faut, nous pouvons espérer que, dans quelques semaines, cette épidémie ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

À l’Institut pour la Justice nous avons pris nos dispositions pour pouvoir continuer à travailler malgré le coronavirus. Nous allons continuer à avancer nos projets et à vous tenir au courant de l’actualité dans notre domaine car, malheureusement, les criminels ne s’arrêtent jamais de travailler.

On peut même craindre que le confinement obligatoire soit une occasion pour certains d’entre eux de s’en donner à cœur joie, comme les cambrioleurs dans les grandes villes désertées. Et puis, les gendarmes et les policiers mobilisés pour surveiller les déplacements de français, c’est autant de forces de l’ordre en moins pour traquer les délinquants…

Et qu’adviendra-t-il des cités dites « sensibles » pendant le temps du confinement ? Celui-ci sera-t-il vraiment respecté dans ces endroits où d’ordinaire la police n’ose plus guère s’aventurer ?

Vous le voyez, même avec le coronavirus, nous risquons d’avoir du pain sur la planche et vous pouvez compter sur nous pour ne pas relâcher notre vigilance.

Toute l’équipe de l’IPJ se tient à vos côtés dans cette épreuve et forme des vœux pour que vous et vos proches traversiez cette épidémie sans encombre.

La France va tourner au ralenti pendant quelques temps, mais la vie continue, et la vie l’emportera.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ils laissaient leurs clés sur leur voiture quand ils allaient acheter le pain

Chère Madame, cher Monsieur,

Lundi, j’ai lu dans le journal 20 minutes que près de deux personnes sur trois disent que la sécurité des biens et des personnes jouera un rôle déterminant dans leur vote de dimanche.

Et vous ?

La semaine dernière je vous ai envoyé le document que nous avons rédigé à l’IPJ qui permet de comparer les mesures de sécurité de bon sens à prendre et les mesures que proposent vos candidats.

Avant, on s’inquiétait dans les grandes villes. La foule, les transports en commun, les quartiers dangereux… Mais aujourd’hui, les moyennes et petites villes sont devenues tout aussi inquiétantes.

Agressions, trafic de drogues et marginaux…

Le week-end dernier à Clermont-Ferrand, quatre jeunes femmes ont été violées et agressées sexuellement en pleine rue. Cela s’est passé la nuit mais aussi à 7h et à 8h45 le matin.

Vendredi, un article du Figaro dépeignait la vie dans le centre-ville d’Aurillac, préfecture du Cantal :

« Victimes de “jets de cailloux”, certains chauffeurs de taxi refusent désormais les courses vers l’aéroport. Stationné au Square, devant le palais de justice, Julien montre un petit éclat sur sa carrosserie : “C’était il y a quinze jours, en quittant l’aéroport, raconte-t-il.

Des gens du voyage, des gamins, mais aussi des adultes, nous ont lancé des cailloux. Mes clients, des touristes, ont eu très peur. Alors, maintenant, avant d’y aller, j’appelle le commissariat. Si la police n’est pas là-bas, je refuse : je ne vais tout de même pas risquer de me faire casser mon pare-brise, un coût de 700 euros, pour une course à 14 euros !

Derrière lui, Kevin désigne un impact sur le toit panoramique de sa Peugeot 308 neuve : “Un collègue a dû remplacer deux pare-brises en trois mois! s’emporte-t-il. On fait souvent les sorties de boîtes, et, ces deux dernières années, on voit de plus en plus de bagarres… Si maintenant on doit demander la protection de la police pour aller travailler…” ».

Dans le centre-ville d’Aurillac, le square central est aujourd’hui peuplé de marginaux avec des chiens.

« Débarqué à Aurillac il y a vingt-deux ans, cet ancien Parisien se souvient comment il regardait “avec des yeux ronds les gens laisser leurs clefs sur leur voiture quand ils allaient chercher le pain”. “C’était un havre de paix ! décrit-il. Aujourd’hui, la violence gratuite prend des proportions effrayantes.“ »

Bref, Aurillac fait malheureusement partie de ces villes qui ne sont pas épargnées par la montée des incivilités, de la violence gratuite et de l’insécurité. Cela ne peut plus durer !

Les gens honnêtes ont droit à leur tranquillité. Il n’est pas normal de redouter que ses parents âgés soient agressés au coin de leur rue. Il n’est pas normal de vivre avec cette épée de Damoclès.

Je vous l’ai déjà écrit et vous le savez : un maire ne peut pas, à lui seul, stopper la délinquance. Mais il est chargé de maintenir l’ordre public dans sa commune, et cela englobe la sûreté et la sécurité.

Il ne peut pas se substituer à la gendarmerie et à la police ni même au Préfet qui représente l’État, mais il peut mettre en place des mesures concrètes et efficaces.

Et ces mesures peuvent améliorer la qualité de vie et le quotidien des habitants : des caméras de vidéo protection, des couvre-feux, la présence de policiers municipaux… cela peut faire la différence.

De plus, les services de l’État ont besoin de l’aide de la commune dans leur action. La police et la gendarmerie sont beaucoup plus efficaces si elles peuvent compter sur l’aide de la police municipale, par exemple.

Avez-vous pris le temps de comparer nos propositions avec celles de vos candidats ? Vous saurez si la sécurité est la priorité de la personne à qui vous voulez donner votre voix.

Vous avez probablement reçu des tracts et des dépliants dans votre boite aux lettres ou en allant faire vos courses. Faites le test. Comparez les programmes sécurité avec les idées que nous défendons. Vous pouvez être surpris.

Cliquez ici pour le faire.

Vous avez encore quelques jours avant le vote. Comparez les programmes sécurité.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Non au Far West !

Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez été très nombreux à répondre à mon dernier message, je n’ai pas encore eu le temps de répondre personnellement à chacun.

Le document que nous avons rédigé pour les élections municipales vous a fait réagir.

Nombre d’entre vous me disent que le vrai problème vient du fait que la sécurité n’est pas assurée par l’échelon le plus élevé, c’est-à-dire la Justice. Les gendarmes ou les policiers ont beau arrêter les mêmes délinquants, ils seront presque systématiquement relâchés et libres de recommencer à empoisonner le monde.

Je suis entièrement d’accord.

Mais je vous assure également qu’un maire peut, à son niveau, influer sur la sécurité quotidienne des habitants de la ville qu’il gère. Il est chargé de maintenir l’ordre public dans sa commune, et cela englobe la sûreté et la sécurité. Il peut mettre en place des mesures concrètes et efficaces.

Cela ne bouleversera pas le problème de fond de la Justice certes, mais la présence d’une police municipale, la mise en place de couvre-feux pour les mineurs ou la vidéo-protection dans les rues où sévit la délinquance ont un impact qu’il ne faut pas négliger.

Prenez la ville de Grenoble, elle fait régulièrement la une des médias pour ses records d’agressions, de vols à l’arrachée… Mais la municipalité préfère « mobiliser des moyens pour la convivialité dans tous les quartiers ».

J’ai retrouvé le programme du maire actuel de Grenoble, pour les élections de 2014 auxquelles il a été élu. Pour la sécurité, voilà ce qu’il voulait :

« Rompre avec la démagogie et le discours sécuritaire »

« Les moyens affectés par la majorité actuelle à la vidéosurveillance et l’armement de la police municipale seront réorientés afin d’assurer une présence humaine dans les quartiers pour prévenir la délinquance (éducateurs, médiateurs de jour et de nuit selon les quartiers). »

Je vous laisse juge de son bilan en la matière…

À l’inverse, prenez la ville de Béziers. En six ans, le centre-ville a été rendu à ses riverains, le maire a décidé d’investir pour rétablir l’ordre et force est de constater que cela a fonctionné. On y enregistre une baisse de la délinquance de 9.6% entre 2016 et 2019 (Valeurs actuelles).

Un maire peut considérablement améliorer la sécurité des habitants. Et les mesures pour y parvenir sont de bon sens.

Si vous avez déjà lu le document que nous avons rédigé, je vous demande de l’imprimer et de le faire circuler autour de vous. Votre famille et vos amis doivent prendre conscience de l’importance du rôle du maire pour la sécurité. Comparez nos mesures avec celles que proposent vos candidats.

Cliquez ici pour accéder au document et l’imprimer.

Vous pouvez aussi l’envoyer aux candidats ou leur poser directement des questions sur ce qu’ils comptent faire.

C’est très important. Vous trouverez le document en cliquant ici.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Savez-vous pour qui vous allez voter aux élections municipales ?

Chère Madame, cher Monsieur,

Vendredi soir à Paris les abords de la gare de Lyon ont brûlé. Et, comme à l’accoutumée, les racailles qui ont semé le chaos (cette fois-ci des Congolais en désaccord avec le concert d’un chanteur congolais à Paris) se sont opposés violemment aux pompiers et aux policiers dépêchés sur place.

Non seulement, nos trottoirs sont devenus l’enjeu de luttes qui ne nous concernent pas mais il y a fort à parier que les criminels de vendredi soir ne seront que peu ou pas punis.
Certains avaient des barres de fer et ont jeté des projectiles sur les pompiers. Des véhicules garés, surtout des utilitaires, ont été incendiés.

Quelles sanctions vont-ils recevoir ? Qui paiera la note pour tous les dommages causés par ces voyous ?

Cet événement n’a pas fait grand bruit dans les médias (l’actualité du week-end a été chargée, il faut l’admettre) et c’est regrettable car à quelques jours des élections municipales, il faut parler de la sécurité dans les rues des villes où nous habitons.

Et, bien sûr, il n’y a pas que Paris qui est touché.

Rien que cette semaine, à Montpellier une bagarre a éclaté à un arrêt de tramway, car des individus s’en sont pris à une jeune femme. Son petit-ami se serait interposé et la situation a dégénéré, bilan : trois hommes blessés à coup de couteau. À Montpellier toujours, un homme a été arrêté avec une kalachnikov dans le tramway par les policiers.

À Reims, un contrôle de police révèle qu’un homme a deux peines de prison à exécuter. En colère, il lâche son molosse sur les forces de l’ordre en lui ordonnant d’attaquer. Les policiers sont mordus aux bras mais parviennent quand même à immobiliser l’homme qui a été amené à la prison pour y purger ses peines…

À Rennes dans un centre commercial, un jeune homme a été agressé à coups de machette par un groupe d’individus…

Bref, partout en France la sécurité la plus élémentaire est à rétablir. Les candidats aux élections municipales ont du pain sur la planche, car un maire est chargé de maintenir l’ordre public dans sa commune, et cela englobe bien sûr la sûreté et la sécurité.

C’est pourquoi vous devez absolument connaître les propositions des candidats pour votre ville. Et savoir si elles seront efficaces pour que les habitants de la commune vivent en paix.

Nous avons rédigé un document qui s’intitule « Allez-vous élire un maire qui veut vous protéger ? » On y a fait la liste de toutes les mesures de sécurité que votre candidat devrait vous proposer.

Cliquez ici pour accéder au document et l’imprimer.

Vous pourrez le comparer aux programmes des candidats et vous pourrez le leur envoyer ou leur poser directement des questions sur ce qu’ils comptent faire.

C’est très important. Vous trouverez le document en cliquant ici.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel