Êtes-vous prêts pour les municipales ?

Chère Madame, cher Monsieur,

Dans deux semaines, nous allons voter pour les élections municipales.

Il ne faut pas manquer cette occasion. Les prérogatives du maire sont nombreuses et influent directement sur notre vie quotidienne.

« En matière de police administrative, il est chargé de maintenir l’ordre public, défini dans le code général des collectivités territoriales comme le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Il s’agit également de polices spéciales (baignade, circulation…). » (vie-publique.fr)

Vous le savez sûrement aussi bien que moi, les décisions du maire sont cruciales surtout quand il s’agit de faire régner l’ordre dans la ville qu’il administre.

Une police municipale efficace, des plans « voisins vigilants », de la vidéo protection, des éclairages publics qui fonctionnent, des couvre-feux… Voilà par exemple des mesures concrètes qui peuvent clairement changer le quotidien de nombreuses personnes.

Le 15 et le 22 mars, vous allez choisir ce que vous voulez en matière de sécurité. C’est pourquoi à l’IPJ nous finalisons un document qui vous permettra d’avoir toutes les cartes en main quand vous irez voter.

Vous le recevrez par message la semaine prochaine.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Un deux poids deux mesures insupportable

Chère Madame, cher Monsieur,

Il y a parfois des coïncidences qui sont plus parlantes que toutes les démonstrations.

La semaine dernière je vous avais parlé de Jean-Louis Leroux. Cet agriculteur avait été mis en détention provisoire pour avoir tiré sur un cambrioleur. Mais surtout, avant ce drame, Jean-Louis Leroux aurait été cambriolé entre 40 et 50 fois depuis 2015 et il aurait déposé une trentaine de plaintes ou de mains courantes !

Sans aucun résultat puisque les cambriolages ont continué. Jusqu’à ce jour fatal où l’agriculteur, poussé à bout par les déprédations et l’impuissance des pouvoirs publics, a décidé de ne pas attendre les gendarmes pour mettre fin au cambriolage en cours.

Mal lui en a pris, puisque le lendemain il dormait en prison.

Mais, la même semaine, on pouvait lire dans le journal 20 minutes que trois garçons, âgés de 14 à 15 ans, avaient été interpellés près de Nantes après une impressionnante série de cambriolages dans la région.

Selon la gendarmerie, ces jeunes délinquants auraient commis plus d’une quarantaine de cambriolages, vols de véhicules et destructions.

Les gendarmes expliquent leur mode opératoire : « Les auteurs, profitant de l’absence des occupants des habitations dans les zones résidentielles, entraient par effraction dans celles-ci et faisaient main basse sur les bijoux, le multimédia et autres qu’ils écoulaient ensuite. »

Et ce n’est pas tout. « Lorsqu’ils trouvaient les clés de véhicules, ils volaient ceux-ci et les utilisaient pour se déplacer sur les lieux de leurs méfaits avant de les abandonner voire de les incendier. »

Le trio a reconnu les faits, et notamment avoir bousculé et blessé une personne âgée lors d’un cambriolage, le 27 décembre dernier.

Avec un palmarès aussi impressionnant – vols, destructions, agressions – que croyez-vous qu’il leur soit arrivé ?

Ils ont été laissés libres et ils ont reçu une convocation pour une mise en examen devant le juge des enfants le mois prochain.

Vous lisez bien : ils ont été laissés libres. Et laissés libres, pour ce genre de délinquants multirécidivistes, cela signifie bien souvent : laissés libres de recommencer.

Comme l’explique le docteur Maurice Berger dans son livre Sur la violence gratuite en France : « Il apparaît que seule une mesure matérialisée, c’est-à-dire concrète, a un sens pour beaucoup de ces jeunes et que l’admonestation par la parole ne sert à rien, en particulier dès qu’un certain niveau de dysfonctionnement psychique et de difficulté à penser est atteint. (…) Je rencontre en entretien, de manière répétée, des jeunes dont le comportement s’aggrave lorsqu’ils constatent avoir pu éviter la prison. »

Lorsque la justice laisse en liberté, en attendant un procès qui peut intervenir des mois après, des cambrioleurs qui ont déjà au moins une quarantaine de faits à leur actif, comment s’étonner que des citoyens honnêtes, comme Jean-Louis Leroux, puissent être cambriolés plus de dix fois par an ?

Mais parfois il arrive que la police et la justice se montrent très efficaces.

En effet, toujours la même semaine, on apprenait que l’ancien président de la République, François Hollande, et sa compagne, Julie Gayet, avaient été victimes d’un cambriolage dans leur maison parisienne, une belle demeure des années 1920, de 180 mètres carrés, avec jardin et terrasse, située square Montsouris.

Le 26 janvier, le couple constate le cambriolage. Comme le raconte le journal Le Point : « François Hollande charge son fidèle officier de sécurité, resté à son service après son départ de l’Élysée, de joindre la police » et, avant même qu’une plainte ait été déposée, « ordre est donné aux policiers de terrain de faire intervenir illico leurs experts techniques et scientifiques pour des prélèvements sur le lieu du délit. »

Les résultats ne se font pas attendre : le 28 janvier, un jeune homme de 19 ans, né en Algérie, déjà connu pour vol, est identifié comme étant le cambrioleur, grâce à ses empreintes.

Le 29 janvier, le suspect est interpellé et placé en garde à vue. À l’issue de sa garde à vue, il est mis en détention provisoire et, une fois sa peine effectuée, Il devrait être expulsé vers son pays d’origine.

De la belle ouvrage, assurément.

Comme l’écrit Le Point : « Alors que le nombre de cambriolages augmente fortement à Paris, la résolution en trois jours de l’effraction dont François Hollande et Julie Gayet ont été victimes relève de l’exploit. Une question de motivation de toute la chaîne pénale ? »

Ce que ces trois « faits-divers », rapportés la même semaine par les journaux, révèlent, en effet, c’est l’insupportable deux poids deux mesures qui a cours aujourd’hui.

Les pouvoirs publics ont abandonné les gens honnêtes comme Jean-Louis Leroux, mais, s’ils tentent de se défendre par eux-mêmes, subitement la justice retrouvera toute sa sévérité.

Cette même justice qui se montre d’une mansuétude presque sans limite et d’une inefficacité insupportable face à certains délinquants professionnels.

Sauf si ces délinquants ont la mauvaise idée de s’en prendre à des personnalités en vue !

Là, brusquement, il n’est plus question de manque de moyens, de magistrats débordés ou de prison saturées…

Comment voudriez-vous que les Français ne soient pas exaspérés par une telle injustice ?

Dénoncer cette situation, interpeller les hommes politiques, mobiliser les citoyens, proposer des solutions qui marchent, telle est justement la raison d’être de l’Institut pour la Justice.

Et vous pouvez être sûrs que nous allons continuer à nous faire entendre et à nous battre pour remettre les choses à l’endroit.

Plus que jamais notre combat est indispensable.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

En prison pour avoir défendu sa propriété

Chère Madame, cher Monsieur,

Depuis plus d’une semaine Jean-Louis Leroux dort en prison.

Cet agriculteur a été mis en examen pour tentative d’homicide volontaire parce qu’il a tiré sur un cambrioleur.

Les faits remontent à la nuit du 31 janvier au 1er février. Prévenu d’une intrusion dans sa propriété par une alarme antivol, l’éleveur prévient la gendarmerie et se rend sur place, accompagné de son frère. Là, les deux hommes, armés de fusils de chasse, surprennent trois individus venus voler du gazole dans leur hangar agricole. Les deux frères tirent en l’air pour les faire fuir.

Mais le plus jeune des cambrioleurs se serait précipité sur les agriculteurs. Jean-Louis Leroux tire alors dans la direction du jeune homme, et l’atteint grièvement au ventre. Aujourd’hui, le pronostic vital du cambrioleur, qui est issu de la communauté des gens du voyage, n’est plus engagé selon les médecins.

En France, la loi pose des conditions strictes pour que la légitime défense soit reconnue. Il appartient désormais à la justice de déterminer si Jean-Louis Leroux était en état de légitime défense selon ces critères.

La loi doit être respectée, bien évidemment. Mais nous ne pouvons pas simplement en rester là.

Cette affaire est malheureusement un symbole. Elle condense tous les dysfonctionnements de notre système pénal.

Comme c’est presque toujours le cas dans les affaires de ce genre, Jean-Louis Leroux s’était déjà fait cambrioler plusieurs fois. Selon le journal Le Parisien, en 2019, 7 000 litres de carburant lui auraient été dérobés au total. À chaque fois, il a toujours appelé la gendarmerie, déposé plainte et fait confiance aux autorités.

Mais les vols et les déprédations ont continué, chez lui, et chez d’autres agriculteurs de la région.

Dans cette zone rurale, il faut presque une demi-heure pour que les gendarmes puissent se rendre chez Jean-Louis Leroux depuis leur caserne. Et cette fois-là encore, les gendarmes ont mis 25 minutes pour arriver.

Les cambrioleurs ont évidemment tout le temps de s’enfuir tranquillement. Et s’ils ne sont pas pris sur le fait, ils ne sont presque jamais retrouvés. Et si par hasard ils sont retrouvés, ils sont condamnés à du sursis ou bien ne font que de courts séjours en prison.

C’est la réalité de la justice française aujourd’hui.

Nous le savons tous, et Jean-Louis Leroux aussi. Alors peut-être cette fois-ci, exaspéré par l’impuissance des autorités, poussé à bout par l’impunité des délinquants, a-t-il pensé qu’il pourrait retenir les cambrioleurs jusqu’à l’arrivée des gendarmes. Pour qu’enfin ces vols cessent.

Mal lui en a pris. Les autorités, incapables de protéger les biens d’un homme qui travaille dur 365 jours par an pour se constituer de maigres revenus, l’ont immédiatement mis en détention provisoire.

Et savez-vous pour quel motif officiel ? Pour le protéger !

« Le contexte de commission des faits pouvant très sérieusement laisser craindre des risques de représailles, y compris de façon physique », selon le parquet de Reims.

Mais dans quel monde vivons-nous ? Un monde dans lequel la justice est incapable de protéger les honnêtes gens contre les délinquants, puisque le seul moyen qu’elle trouve de protéger leur vie, c’est de les mettre derrière les barreaux !

Il faut oser le dire : tout cela ne serait jamais arrivé si les autorités faisaient correctement leur travail. Si les pouvoirs publics remplissaient vraiment leur mission fondamentale, qui est de protéger la vie, les biens et la liberté des citoyens honnêtes.

L’avocat de l’agriculteur s’inquiète même pour sa sécurité en prison, « si c’est la seule solution de protection qu’on puisse trouver pour un citoyen que pendant 5 ans on n’a pas réussi à protéger, de le mettre en prison où on retrouve une grande concentration de gens du voyage, ce n’est pas une solution ».

Le cas de Jean-Louis Leroux n’est pas qu’un drame de la légitime défense, c’est un drame du dysfonctionnement de la justice. C’est le drame de l’impunité des délinquants. C’est le drame de l’abandon de la population face à la criminalité. C’est un drame qui se produit chaque jour en France.

Une audience est prévue jeudi pour savoir si l’agriculteur sera maintenu en détention provisoire. Mais d’après vous, sa place est-elle en prison ?

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Dans la ligne 9 du métro parisien…

Chère Madame, cher Monsieur,

C’est une scène qui a fait le tour des réseaux sociaux.

Une scène terrible, devant laquelle il est difficile de ne pas bouillir d’indignation.

Une scène qui résume malheureusement l’état de la sécurité dans notre pays.

Nous sommes sur la ligne 9 du métro parisien. On voit un homme déambuler dans un wagon en titubant légèrement, sa casquette vissée sur la tête.

L’homme s’en prend brusquement à une passagère.

Il l’insulte.

« Arrête de m’emmerder, me regarde pas comme ça », lui dit-il. « Moi, je t’enc***, je te connais pas. Je vais tellement te déserter la tête la prochaine fois, je vais tellement te faire du mal, tu vas tellement souffrir tu vas devoir fermer ta bouche », ajoute l’individu.

La femme tente de rester impassible sous le déluge d’insultes, mais l’homme devient de plus en plus menaçant.

« Wallah tu vas plus rigoler », éructe-t-il. Puis, tout d’un coup, il la frappe au visage de toute sa force.

À ce moment, un homme s’interpose et la vidéo s’arrête.

La scène, par elle-même, serait déjà suffisamment révoltante. Mais le site Boulevard Voltaire affirme en plus que l’agresseur n’en serait pas à son coup d’essai.

« De source bien informée », écrit le journal, « il aurait été interpellé une dizaine de fois, la plupart pour des faits à caractère sexuel, dans le quartier. Inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles, il est connu pour suivre et insulter des femmes dans la rue. Puis, parfois, de les frapper lorsqu’elles ont le malheur de s’opposer à lui. »

Il a, par ailleurs, été interpellé quelques jours après avoir attouché une jeune fille de 17 ans et l’avoir menacée avec un pistolet. Sa jeune victime l’avait reconnu dans la rue, quelques jours plus tard, et donné l’alerte.

Malheureusement, l’information donnée par Boulevard Voltaire est entièrement crédible. Des délinquants violents, multirécidivistes, « bien connus des services de police », qui continuent à hanter les rues en toute impunité, les journaux en donnent des exemples presque tous les jours.

C’est la triste réalité de la justice française, une réalité que l’Institut pour la Justice ne cesse de dénoncer depuis des années.

Pire encore, Boulevard Voltaire ajoute : « D’après nos informations, l’individu serait soumis à un traitement médicamenteux et suivi par un psychiatre. » Si cela est avéré, on peut être à peu près sûrs que l’agresseur échappera à toute sanction et même sans doute restera libre, la justice et la psychiatrie se renvoyant la patate chaude. Peut-être jusqu’à ce que cet homme finisse par blesser gravement ou par tuer quelqu’un…

Certains responsables politiques ont réagi à cette vidéo. Marlène Schiappa, notamment, a déploré sur Twitter que les autres passagers dans le wagon soient restés passifs.

Comme il est facile de faire la leçon aux autres depuis le fond de son fauteuil, dans l’atmosphère feutrée de l’un des palais de la République…

Notre porte-parole, Maître Guillaume Jeanson, a réagi à la sortie de la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et il a remis les pendules à l’heure.

La réalité, a-t-il rappelé dans le journal Atlantico, c’est que « en France, la plupart de ceux qui assistent à ce type de scènes savent à quel point il peut être dangereux de s’interposer. Dangereux physiquement et dangereux juridiquement. Et il n’est pas anodin à cet égard que ce soit une personne étrangère qui s’en soit principalement prise à cet agresseur. Une personne également étrangère à cette forme d’inhibition désormais bien française. »

La réalité, c’est l’explosion des violences gratuites, ces violences qui ne sont pas motivées par le vol mais simplement par le désir de blesser, de mutiler, de tuer.

La réalité, le porte-parole de l’IPJ l’explique clairement : « la multiplication de faits divers sordides pour lesquels les modes opératoires se ressemblent : un groupe de “ jeunes “ insultent ou agressent une femme. Un homme s’interpose pour la défendre et il est alors la proie d’un déferlement de violence qui peut être parfois d’une sauvagerie inouïe. C’est ainsi qu’est décédé il y a quelques mois Bastien Payet, une jeune figure du slam de Reims. »

La réalité c’est aussi la méfiance profonde de l’institution judiciaire vis-à-vis de la légitime défense, une méfiance qui amènent parfois les magistrats à traiter les victimes comme des délinquants dès lors qu’elles se sont défendues contre leur agresseur.

La réalité, c’est enfin, comme l’a rappelé notre porte-parole, « l’incapacité matérielle qu’il y a souvent à exécuter correctement les peines aujourd’hui. Il n’est ainsi pas rare d’attendre 6 mois ou un an, parfois plus encore, avant qu’une peine de prison ferme soit réellement exécutée. »

C’est tout cela qui explique la passivité de ceux qui ont assisté à la scène, bien plus sûrement que la lâcheté.

Et de cette situation, nos dirigeants sont les premiers responsables.

Car ce sont bien eux qui ont refusé de construire des places de prison en nombre suffisant pour faire face à l’envolée de la délinquance depuis les années 60 et qui aujourd’hui encore refusent de le faire.

Le gouvernement auquel appartient madame Schiappa n’a eu de cesse de rogner les promesses faites par Emmanuel Macron, lors de la campagne électorale, au sujet de la construction de nouvelles places de prison. De 15 000 nouvelles places en cinq ans, nous sommes aujourd’hui tombés à 5 000.

Alors qu’il y a presque 15 000 détenus en surnombre dans nos établissements pénitentiaires et près de 100 000 peines de prison ferme en attente d’exécution…

Ce sont bien eux qui ont voté toutes ces lois laxistes grâce auxquelles des délinquants endurcis échappent à l’incarcération ou bien ressortent de prison bien avant la fin de la peine qui leur a été infligée.

Ce sont toujours eux qui refusent d’adapter la législation sur la légitime défense pour la rendre plus réaliste et plus juste.

Alors, avant de faire la leçon aux Français ordinaires, qu’ils commencent par balayer devant leur porte et par prendre leurs propres responsabilités.

Vous l’aurez compris, je suis indignée. Indignée par cette agression, indignée par la réaction de certains de nos dirigeants, indignée par la situation de la France.

Mais ce genre d’affaires me rappelle aussi pourquoi l’Institut pour la Justice existe et pourquoi je suis fière d’y travailler.

Cette affaire, c’est tout ce contre quoi nous nous battons, et tout ce contre quoi nous ne cesserons jamais de nous battre, malgré les difficultés, malgré les résistances, malgré les inévitables déceptions aussi, parfois.

Notre cause est profondément juste, notre combat est profondément nécessaire. Tous les membres de notre équipe en sont intimement convaincus et c’est pour cela que nous travaillons sans relâche toute l’année, pour alerter, pour dénoncer, pour mobiliser, pour analyser, pour proposer des solutions qui fonctionnent.

C’est pour cela que nous sommes fiers de vous représenter et de porter votre voix, la voix des victimes et de tous ceux qui demandent une justice plus équitable et plus protectrice.

Mais pour continuer notre combat, pour continuer à exister, nous avons besoin de votre aide. Ce sont vos dons et uniquement vos dons qui permettent à notre association d’exister.

Toute aide, même minime, nous est précieuse. Vous pouvez nous soutenir en cliquant ici.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel