Le 12 mai 2013, cette affaire a bouleversé la France

Chère Madame, cher Monsieur,

Qui se souvient des victimes quand leurs bourreaux jouissent d’incroyables rebondissements judiciaires ?

Certains repartent du tribunal libres comme l’air alors qu’ils encouraient des peines de prison.

Je n’exagère pas.

Vous souvenez-vous de la petite Fiona ?

Je suis sûre que vous vous rappelez de l’affaire Fiona. Cette petite blondinette de 5 ans habitait Clermont-Ferrand avec sa mère et le compagnon de celle-ci, Berkane Makhlouf. Fiona a disparu le 12 mai 2013.

Tous les journaux et toutes les télévisions en ont parlé. Il fallait retrouver Fiona qui avait peut-être été enlevée. Le temps était compté.

« Aidez-moi à retrouver ma fille Fiona », on voyait Cécile Bourgeon, éplorée, sur toutes les chaînes. La vérité a éclaté 4 mois après sa disparition, la mère et son compagnon, tous les deux toxicomanes, ont avoué que Fiona avait été battue à mort avant d’être enterrée. Aujourd’hui encore, ils disent ne pas se rappeler du lieu où ils ont laissé le corps de la fillette.

En appel, ils sont tous les deux condamnés à 20 ans de prison après avoir été reconnus coupables de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineure de moins de quinze ans, en réunion. Mais les deux se pourvoient en cassation car ils estiment que le procès a été entaché de plusieurs irrégularités.

  Cécile Bourgeon reproche à la cour d’assises de ne pas lui avoir donné la parole en dernier lors d’une demande de renvoi, comme le prévoit le code de procédure pénale, et de ne pas avoir motivé sa décision de rejeter cette demande.

  La mère de Fiona et son ex-compagnon reprochent aussi au président de la cour d’avoir entendu un expert sans lui faire prêter serment. L’avocat de Cécile Bourgeon avait expliqué que « c’est un moyen de cassation supplémentaire absolument imparable ».

Et en effet, en février dernier, la Cour de cassation a ordonné la tenue d’un nouveau procès. Cécile Bourgeon a été libérée sur-le-champ. Et en attendant son prochain procès, qui était prévu en janvier 2020 mais qui est reporté de quelques mois car elle est enceinte de son quatrième enfant, elle s’est mariée avec son nouveau compagnon en décembre.

Tout de même, je ne peux pas m’empêcher de me poser des questions…

Il faudra quatre procès pour juger l’affaire Fiona. Combien de temps cela représente-t-il ? Combien de magistrats cela mobilise-t-il ? Et pour quel résultat ?

Errare humanum est

L’erreur est humaine bien sûr, mais les conséquences doivent-elle être irrévocables ? Une erreur de date ou de prise de parole doit-elle vraiment changer le cours des choses ?

Comprenez-moi bien, je ne dis pas qu’il faut faire fi des irrégularités dans les procédures.

Après tout, parfois les vices de procédure profitent aux victimes, et dans ce cas-là nous nous réjouissons. Mais les répercussions dans un sens font plus de mal que dans l’autre.

Il faut se mettre à la place des familles qui ont perdu un être cher et qui doivent supporter un, deux, trois, quatre procès parce que le prévenu n’a pas eu la parole au bon moment.

Pouvez-vous ressentir ce qu’éprouve une victime de viol lorsque son agresseur est relâché car les magistrats s‘aperçoivent qu’il n’est pas jugé par la bonne cour ?

C’est ce qui est arrivé à Limoges. En mars, un homme de 45 ans, condamné à 14 ans de prison pour viol, a été libéré par la Cour d’appel. Il avait violé sa nièce et filleule pendant 14 ans de 1991 à 2005. Mais son avocat s’est aperçu que l’accusé était âgé de 17 ans au début de la période pour laquelle il était jugé.

Sa première condamnation est donc frappée de nullité, il aurait dû être jugé par les assises des mineurs. Il a recouvré sa liberté, sa victime, elle n’a aucun recours. La procédure recommence à zéro et cet homme sera jugé en cour d’assises des mineurs.

Vous trouvez cela absurde ? Oui ça l’est.

Perte de temps pour la Justice, dont les délais sont déjà interminables. Perte de temps pour les magistrats, qui se plaignent de ne pas avoir assez de moyens et perte de temps pour la victime dont le calvaire est épouvantable.

La situation semble inextricable car il s’agit d’application du droit. Comment aller contre ? Aucune personne d’autorité, aucun décideur n’oserait s’aventurer sur ce terrain glissant.

À moins que…

Vous connaissez l’Institut pour la Justice depuis longtemps et vous savez que nous ne sommes pas effrayés par les sujets tabous.

Depuis la création de notre association, nous « mettons les pieds dans le plat ». Les combats ne nous font pas peur si les idées que nous défendons nous paraissent dignes.

C’est le cas aujourd’hui. Nous nous penchons sur les vices de procédure. Je vous l’écrivais la semaine dernière, nous avons constitué un groupe de travail composé de juristes chevronnés pour trouver des solutions à cette situation. Vous vous en doutez, ce sujet est très complexe car il touche le fondement même du droit.

Impossible aujourd’hui de vous dire quelles seront les conclusions de nos travaux mais je peux vous garantir que nous les mènerons jusqu’au bout. Nous travaillons avec deux professeurs de droit pénal, un ancien magistrat, un conseiller d’État et un avocat. Leur connaissance des lois et leur respect du droit les rendent inattaquables. C’est l’unique garantie d’être écoutés par nos dirigeants sur un sujet aussi épineux.

Et si nous arrivons à émettre des propositions, cela pourrait avoir des conséquences positives pour de nombreuses victimes.

C’est pourquoi je vous demande de nous soutenir pour mener à bien ce projet. Vous le savez, l’Institut pour la Justice est un mouvement citoyen uniquement financé par des citoyens comme vous et moi. Nous ne pouvons agir qu’à partir du moment où vous nous le permettez.

C’est la condition sine qua non pour que nous puissions continuer à travailler et à nous battre pour que la justice ait encore un sens.

C’est pourquoi, en ce début d’année, j’espère que je peux compter sur vous pour nous faire un don et nous permettre de travailler. Le fonctionnement de la Justice pourrait être amélioré. Grâce à vous.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Par l’éducation, pour la Nation

Par l’éducation, pour la Nation.

La mainmise de la gauche sur la jeunesse, le monde associatif et l’éducation n’est pas une fatalité. Que ce soit au sein de l’UNI-Lycée, des étudiants, de l’UNI-Enseignants, ou des Cercles de l’UNI, les militants de l’UNI s’engagent pour proposer une réelle alternative à la gauche et porter un projet ambitieux pour la jeunesse.

GUILHEM CARAYON, France Inter : faux rebelles, vrai censeurs

Par Guilhem Carayon le 20/01/20

Guilhem Carayon, responsable de l’UNI pour l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

France inter est une radio de gauche. Cela ne serait pas un problème, si elle n’était pas financée par tous les Français.

France Inter est, parait-il, une radio publique. Pourtant, le service public est soumis à un devoir de neutralité lui interdisant d’être l’instrument d’une propagande. Apôtre d’un gauchisme moralisateur, n’est-ce pas ce que cette radio est devenue ? Naturellement, nous pouvons choisir de ne pas les écouter. Cela ne nous empêchera pas de devoir les financer par nos impôts.

Toujours les mêmes cibles

Récemment, un pseudo humoriste, Frédéric Fromet, nous a montré à quel point cette radio pouvait être sectaire et agressive. Dans une chanson intitulée « Jésus est pédé », le chansonnier allie vulgarité et haine (« Du haut de la croix, pourquoi l’avoir cloué, pourquoi l’avoir pas enculé ? »). Comme une impression que France Inter s’inspire de Charlie, sans le talent, ni le courage de s’attaquer à toutes les communautés religieuses, et pas seulement la cible la plus facile. Le chansonnier s’était déjà distingué en tournant en dérision la mort du matador Iván Fandiño lors d’une corrida, ou en ironisant sur l’incendie de Notre-Dame, symbole de la tradition chrétienne de la France que France Inter visiblement vomit.

France Inter aime prôner un esprit de tolérance et d’ouverture. En réalité, ses journalistes expriment une pensée totalitaire, et sont incapables d’entendre la moindre idée contradictoire. Durant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 2017, la chronique d’un autre humoriste, Pierre-Emmanuel Barré, avait été censurée car il avait déclaré qu’il ne voterait pas pour Emmanuel Macron. Mais quelle est la légitimité d’une radio du service public de prendre parti aussi nettement pour un candidat politique ? France Inter ne se pose même pas cette question tant elle est persuadée de prêcher la vérité contre l’hérésie d’une droite réactionnaire qu’il faudrait réduire au silence.

La radio déconnectée du peuple

France Inter n’est pas une radio d’information. C’est la radio du « Camp du Bien », la radio d’une pseudo-élite déracinée, déconnectée du peuple, se croyant rebelle alors qu’elle représente le système dans ce qu’il a de plus conformiste et de plus détestable. France Inter, c’est le sarcasme permanent, « la bouche en coin, toujours du côté gauche », selon l’excellente expression de Maitre Gilles-William Goldnadel. Chez France Inter, on se complait toujours à se gausser car on sait qu’il n’y a pas mieux pour humilier quelqu’un que de rire à ses dépens.

Ce qu’il y a de fascinant avec la station star de la Maison de la radio, c’est que personne ne peut se risquer à la critiquer.

Que ce soient les politiques, par peur de ne plus être invités dans la matinale la plus écoutée de France, ou tel intellectuel de droite qui se retrouverait immédiatement caricaturé à outrance par Guillaume Meurice ou Charline Vanhoenacker : nul ne prend le risque de déstabiliser une pensée autoproclamée correcte. Mais comme France Inter est financée par les Français, il faut rappeler aux Français qu’ils paient une caste parisienne de bobos de gauche, arrogants et méprisants, cultivant la vulgarité de masse et protégés par leur statut.

➡ https://www.causeur.fr/france-inter-faux-rebelles-vrai-censeurs-171473
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Galettes des Rois 2020 de l’U.N.I.-Strasbourg lundi 20 janvier 2020

Par Alexandre Wolf, Philippe Morel le 15/01/20

La section de l’U.N.I. à Strasbourg invite tous ses adhérents et amis à partager un nouveau moment de convivialité lundi 20 janvier 2020, à 18h30, au restaurant Le Michel avenue de la Marseillaise, avec les traditionnelles galettes des Rois.

VENEZ NOMBREUX !!!
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Des détenus dangereux bientôt libérés pour une erreur de procédure ?

Chère Madame, cher Monsieur,

Des détenus pour terrorisme bientôt libérés à cause de la réforme des retraites ?

L’hypothèse peut paraître incongrue, mais hélas elle ne peut pas être exclue.

Et pas seulement des détenus pour terrorisme, mais aussi des détenus dans des affaires de criminalité organisée. Des gens, donc, suspectés de crimes très graves et dont la dangerosité est élevée. Mais qui demain pourraient être libres comme l’air.

Mais quel rapport avec la réforme des retraites, me direz-vous ?

C’est très simple. Les avocats sont très mécontents de cette réforme, qui risque de supprimer leur régime particulier et d’augmenter fortement leurs cotisations. Pour exprimer leur colère, les avocats se sont mis en grève. Aujourd’hui les 164 barreaux de France seraient touchés.

Mais la semaine dernière, après un mois de grève, les avocats ont décidé d’utiliser d’autres armes, les armes de la procédure, comme le révélait le journal Le Figaro vendredi dernier.

Ils ont décidé d’inonder les juridictions de demandes de mise en liberté et de main levée de contrôle judiciaire.Le Figaro parlait de plus d’une centaine de demandes déposées en même temps.

Leur but ? Saturer l’institution judiciaire.

En effet, les textes donnent des délais très courts aux magistrats pour répondre à ces demandes et le processus est complexe.

Surtout, les conséquences peuvent être dramatiques. Si toutes les formalités demandées par la loi ne sont pas accomplies dans les temps, cela peut aboutir à la remise en liberté automatique du détenu concerné.

Vous voyez, il n’est pas impossible que des détenus très dangereux se retrouvent en liberté… parce que les avocats ne veulent pas de la réforme de leur régime de retraite que le gouvernement veut leur imposer !

Le problème, bien sûr, ce n’est pas que les avocats défendent leur régime de retraite, ce qui est leur droit le plus strict.

Le vrai problème, c’est la procédure pénale.

Cette procédure est désormais tellement complexe, tellement chronophage, qu’elle offre à un avocat habile quantité d’opportunités pour faire libérer son client ou même pour obtenir l’annulation de toute la procédure, pour un simple vice de forme. Parce qu’un délai n’a pas été respecté ou parce qu’un papier n’a pas été signé par la bonne personne, par exemple…

Nous sommes tous d’accord sur le fait que, en matière de justice, la procédure est très importante et que les règles doivent être respectées.

Mais les répercussions des vices de procédure dans un sens font plus de mal que dans l’autre.

Si nous exigeons tant de formalités avant de condamner quelqu’un, c’est pour éviter qu’un innocent soit injustement condamné. Et c’est très bien ainsi, même si parfois, malheureusement, cela peut aboutir à ce que quelqu’un qui est réellement coupable ne puisse pas être condamné. Aucun système judiciaire n’est parfait, nous le comprenons tous.

Mais, de nos jours, la procédure est devenue si compliquée qu’elle semble avoir moins pour but de protéger l’innocent que d’entraver l’action de la justice et de récompenser les criminels les plus malins, ou qui ont les moyens de se payer un bon avocat !

Et cela n’est pas normal.

Tout le monde s’en plaint, les policiers et les magistrats croulent sous la paperasse et les dossiers en attente, mais personne ne fait rien.

C’est pourquoi L’Institut pour la Justice a décidé de se saisir de la question des vices de procédure.

Mais nous devons le faire très sérieusement pour pouvoir être entendus. Ce sujet est épineux et puis, bien sûr, nous sommes attendus au tournant sur ce genre de questions. Nos adversaires n’attendent qu’une erreur de notre part pour essayer de nous discréditer ou pour crier que nos propositions sont « liberticides ».

Si la procédure est devenue aussi inextricable, c’est bien parce que les partisans du laxisme judiciaire ont été à la manœuvre depuis des décennies : ceux pour qui l’insécurité n’est qu’un sentiment, ceux qui ont plus de compassion pour le criminel que pour sa victime.

Nous avons donc organisé un groupe de travail avec des juristes chevronnés.

Nous avons déjà l’accord d’éminents professeurs de droit, d’un ancien magistrat, d’un avocat au Barreau de Paris. Leur connaissance des lois et leur respect du droit les rendent inattaquables. Nous allons faire en sorte qu’ils puissent travailler dans les meilleures conditions possibles.

Nous ne pouvons pas faire l’économie d’un tel travail. C’est l’unique garantie d’être écoutés sur un sujet aussi complexe.

Mais tout cela demande du temps, et de l’argent.

Nos spécialistes doivent pouvoir se réunir, faire des recherches, nous devons pouvoir diffuser les résultats de leurs travaux. Rien de tout cela n’est gratuit, malheureusement.

C’est pourquoi je vous demande de nous soutenir dans cette entreprise. Vous le savez, l’Institut pour la Justice est un mouvement citoyen uniquement financé par des citoyens comme vous et moi. Nous ne pouvons agir qu’à partir du moment où vous nous le permettez. Faites un don à notre association en cliquant ici.

C’est la condition sine qua non pour que nous puissions continuer à travailler et à nous battre pour que la justice ait encore un sens.

Toute aide, même minime, nous est précieuse. Et grâce à vous le fonctionnement de la Justice pourrait en être changé, amélioré. Vous pouvez nous soutenir en cliquant ici.

Je vous tiendrai personnellement informé des répercussions qu’auront nos travaux.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Le gouvernement joue avec les nerfs (et la sécurité) des français

Chère Madame, cher Monsieur,

Les Français ne veulent pas du retour des djihadistes. Les sondages sont unanimes. Les Français ne veulent pas que le gouvernement français rapatrie ces hommes et ces femmes qui ont pris les armes contre la France. Et c’est parfaitement normal.

Au nom de quoi aurions-nous le devoir de les sauver des conséquences de leurs actes en les rapatriant ?

Ces hommes et ces femmes savaient ce qu’ils faisaient, ils ont participé en toute connaissance de cause aux crimes de l’État Islamique, ils n’ont aucun droit à notre assistance ou à notre compassion.

Les Français ne veulent pas du retour des djihadistes. Point. Mais leurs gouvernants, ceux qui sont censés être leurs représentants ?

Hélas, c’est beaucoup moins clair.

Souvenez-vous de Christophe Castaner qui déclarait en janvier 2019 : « D’abord ce sont des Français avant d’être des djihadistes. » Et le journal Libération avait révélé que le gouvernement avait établi une liste secrète et très détaillée de 250 djihadistes qu’il avait l’intention de rapatrier !

Fort heureusement, grâce à la mobilisation de « lanceurs d’alerte » comme l’Institut pour la Justice et devant la bronca de l’opinion publique, le gouvernement avait reculé.

Mais manifestement certains, dans les ministères, n’ont pas renoncé à ce plan initial.

Le 11 janvier dernier dans une interview donnée à Libération, Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, a affirmé qu’elle ne voyait « pas d’autre solution que de rapatrier ces gens en France » à cause des « évolutions récentes » qui ne permettraient plus de « les juger sur place. »

Mais bien sûr, a-t-elle ajouté : « Tout combattant terroriste qui serait rapatrié serait judiciarisé, comme nous l’avons toujours fait. »

Les Français seront sûrement très rassurés d’apprendre ça…

Vous vous souvenez qu’il y a peu de temps je vous avais alerté sur les peines étrangement légères infligées depuis quelques mois par les tribunaux français aux combattants de la zone irako-syrienne.

Par exemple Chemsedine Dinar, combattant de l’État Islamique « ayant suivi un entraînement sportif et militaire plus poussé destiné aux meilleurs éléments », puis « ayant participé aux activités djihadistes de ce groupe », mais aussi « membre de la police islamique ». Condamné à seulement onze ans de réclusion criminelle sans période de sûreté. Étant donné qu’il est en prison depuis 2015 il devrait sortir dans quelques années à peine.

Ou encore Lahcen Zligui, « combattant et poseur de bombes, arrêté à l’été 2015 ». Jugé le 29 novembre dernier, il est condamné à douze ans de réclusion criminelle, là où dix-huit ans avaient été requis avec une période de sûreté.

Pour Chemsedine Dinar, la cour a estimé que « l’intéressé a donné de nombreuses informations » et qu’« il s’est présenté volontairement aux services de police ».

En ce qui concerne Lahcen Zligui, elle met en avant sa « coopération pendant l’enquête et l’instruction » et « ses regrets qui apparaissent comme sincères ».

Des regrets qui apparaissent comme sincères…

Comme le dit très bien l’un de nos experts, maître Thibault de Montbrial : « Il y a des décisions de justice qui sont d’une naïveté confondante. Des cours d’assises spéciales ont rendu des peines extrêmement légères car “le repentir des djihadistes avait l’air sincère”. Nous sommes extrêmement naïfs et nous allons le payer cher… »

Et il y en a beaucoup, beaucoup d’autres dans ce cas : des djihadistes endurcis, aguerris, des apprentis terroristes absolument pas repentis qui sortiront tôt ou tard des prisons françaises, et en général plus tôt que plus tard.

D’ailleurs, le journal Ouest-France rapportait justement cette semaine que le premier « revenant » français de Daesh, Flavien Moreau, venait d’être libéré, après sept ans de prison.

Et dans quel état sortent-ils de nos prisons ?

Selon l’un des surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe, où était incarcéré Fabien Moreau, son séjour en prison « s’est résumée à de la provocation, à créer des petits incidents et refuser de réintégrer les cours de promenades et à insulter les agents au quotidien. En 4 ans à Condé, on n’a vu aucune évolution de son comportement en fait depuis le début de son incarcération. »

Et il ajoute : « Je pense que le gouvernement a beaucoup de questions à se poser parce que on n’a remarqué aucune évolution et il n’y a eu aucun travail qui a pu être fait avec lui. »

En effet, le gouvernement aurait beaucoup de questions à se poser. Ne serait-ce que la question des places de prison nécessaires pour accueillir ces « revenants » du djihad.

Un syndicaliste pénitentiaire expliquait tout récemment au journal Le Figaro : « La direction de l’administration pénitentiaire n’a toujours pas créé les 450 places étanches actées pour la fin 2018, lors de la grande crise de la pénitentiaire en janvier de cette année-là. En janvier 2020, si nous en sommes à 300 c’est le bout du monde. »

Or actuellement on compterait dans les prisons françaises 500 détenus pour terrorisme auxquels il faut rajouter, selon la direction de la pénitentiaire, autour de 1 000 détenus de droit commun radicalisés.

Comment s’étonner dans ces conditions que nos prisons soient devenues des lieux de radicalisation ?

Le chercheur Hugo Micheron, qui a rencontré près de 80 djihadistes incarcérés dans des centres de détention français, expliquait tout récemment au micro d’Europe 1 :

« Les djihadistes exploitent les prisons pour se consolider, se reconfigurer. Ils ont acté leur défaite sur le terrain au Moyen-Orient, donc l’espace de recomposition de la mouvance djihadiste, c’est les prisons »

Il ajoutait : « On croit trop facilement que la prison est une impasse dans lequel le djihadiste finirait sa course, alors que pour beaucoup, c’est une étape dans une carrière de djihadiste ». Et il concluait : « La prison, c’est l’ENA du djihad ».

C’est ça le programme de Madame Belloubet ? Rapatrier en grand nombre des gens qui ont renié leur pays, qui ont pris les armes contre nous, pour leur permettre de faire l’ENA du djihad dans nos prisons pendant quelques années avant d’être relâchés dans la nature ?

Bien sûr Madame Belloubet a repris l’argument classique selon lequel il serait préférable d’avoir ces djihadistes « sous contrôle français » plutôt que de les laisser « s’évaporer dans la nature ».

Mais à partir du moment où ils seront libérés de prison – et ils seront inévitablement libérés à un moment où l’autre – il nous sera strictement impossible, matériellement et juridiquement, de les surveiller tous pour les empêcher de passer à nouveau à l’acte ou de fomenter de nouveaux attentats.

N’est-il pas relativement évident qu’il serait moins difficile d’essayer de les empêcher de rentrer clandestinement sur notre territoire pour y commettre un attentat, que d’essayer de les empêcher de commettre un attentat en leur reconnaissant le droit de séjourner parmi nous et de bénéficier de toutes les garanties attachées à notre État de droit ?

En réalité, si Madame Belloubet est si embarrassée avec nos djihadistes, c’est parce qu’ils ont toujours la nationalité française !

C’est bien là un des nœuds du problème, que le gouvernement n’a jamais essayé sérieusement de trancher.

Jamais le gouvernement français n’a voulu, comme d’autres gouvernements européens l’ont fait, se donner la possibilité de déchoir aisément de leur nationalité française nos djihadistes.

Or tant que des djihadistes ont la nationalité française, les États qui les détiennent peuvent exiger que nous les reprenions. Tant qu’ils sont Français, l’État français a certaines obligations juridiques envers eux, aussi révoltant que cela puisse nous sembler.

Un gouvernement ayant vraiment à cœur la sécurité des Français aurait dû se soucier en priorité de régler ce problème-là, au lieu de nous bercer avec de fausses assurances au sujet de la «  judiciarisation » ou de la « surveillance » des djihadistes.

Les déclarations de Madame Belloubet sont inquiétantes et elles prouvent, une fois encore, que la sécurité des Français ne fait pas partie des priorités de ce gouvernement.

Aussi, plus que jamais, vous pouvez compter sur nous pour faire entendre la voix du bon sens et pour rappeler quelles devraient être les vraies priorités.

Vous pouvez compter sur notre vigilance et notre pugnacité.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Pour fuir vos responsabilités, droguez-vous !

Chère Madame, cher Monsieur,

Attention, cette décision de justice prise en décembre peut avoir des conséquences très grave sur la sécurité des français.

Vous avez été nombreux à m’écrire à ce sujet, j’ai pris le temps de bien décortiquer et de comprendre cette affaire avant de vous répondre.

Il s’agit du meurtre de Sarah Halimi.

Le 4 avril 2017, dans le quartier de Belleville à Paris, Sarah Halimi, une dame de 65 ans est attaquée chez elle. Elle est rouée de coups et défenestrée depuis le balcon de son appartement du troisième étage au cri de « Allahu akbar » par un voisin de 27 ans.

Qui était Sarah Halimi ? Une mère de famille de trois enfants, médecin de formation qui avait été toute sa vie professionnelle directrice de crèche à Paris. « Elle savait insuffler l’amour chez les enfants, leur donner de l’amour » dit d’elle l’ex-président de cette crèche.

Qui est Kobili Traoré ? Cet homme né en 1990 à Paris vient d’une famille d’origine malienne. Il arrête sa scolarité en troisième professionnelle « et s’essaie à quelques petits boulots pour finalement vivoter du RSA et de la vente de drogues. Il en planque parfois au domicile familial. C’est plus lucratif qu’être caissier chez Franprix.

D’ailleurs, dans la petite délinquance, il excelle : trafics, détention d’arme à feu, menaces de mort, conduite sans permis. À moins de trente ans, il peut se targuer d’avoir été incarcéré quatre fois : quatre condamnations pour vol, six pour violences, dont une pour avoir brûlé un individu afin de le détrousser, huit pour usage ou trafic de stupéfiants, deux pour outrage, un pour port d’arme etc. Sans compter les trente pages de mains courantes. Quel casier ! » (Noémie Halioua – L’affaire sarah Halimi).

La nuit du meurtre, avant d’arriver chez Sarah Halimi, Traoré pénètre chez des voisins apeurés qui se barricadent dans une pièce. Il passe alors par la fenêtre pour entrer chez sa victime. Elle dort, mais il va la rouer de coups en l’insultant. Une voisine est réveillée par les cris et va appeler la Police vers 4h45. Une brigade arrive et se positionne sous le balcon d’où elle verra projeter le corps de Sarah Halimi.

L’histoire est dramatique. Mais la suite est inquiétante.

Une analyse toxicologique est faite sur Traoré et l’on découvre la présence de cannabis dans son sang. Il sera interné directement sans être interrogé par la police.

Noémie Halioua a mené l’enquête pour son livre : « Au sein même de l’hôpital psychiatrique, Traoré a recommencé son commerce de drogue en promettant aux autres patients du cannabis que sa famille serait censée lui apporter pendant ses visites. Nul ne sait s’il a pu faire prospérer son petit commerce, ce que l’on sait en revanche, avec certitude, c’est qu’il a pu se droguer au sein de l’hôpital public grâce à sa soeur qui lui a apporté des “provisions” sans que cela n’ait gêné personne ».

En décembre dernier, l’enquête a eu lieu, l’instruction a été menée et la justice a rendu ses conclusions :

La Cour d’appel de Paris a jugé que la surconsommation de cannabis abolissait le discernement du meurtrier, Traoré est irresponsable pénalement de ses actes.

Pourtant, les experts psychiatres, avisés pour rendre leur avis sur ce sinistre personnage, étaient en désaccord sur leurs conclusions.

J’ai demandé au Dr Alexandre Baratta, lui-même psychiatre et expert (proche de l’IPJ et non atteint par l’idéologie qui fait beaucoup de mal chez nombre de ses confrères), de m’expliquer qui décide dans ce genre de situation.

« J’ai moi-même été confronté à des cas similaires dans ma pratique expertale. Et pas qu’une fois. De façon générale, il faut qu’il y ait 2 conditions réunies pour retenir une abolition du discernement :

•L’existence d’une maladie mentale. Dans 90% des cas il s’agit d’une schizophrénie, cela peut aussi être une psychose paranoïaque ou un trouble bipolaire décompensé. Le cas d’un trouble psychotique aigu secondaire causé par l’ingestion délibérée de cannabis pose problème dans la mesure où il y a eu prise volontaire d’un stupéfiant.

•Un lien direct et exclusif entre la maladie mentale et le passage à l’acte qui lui est reproché.

Dans bien des cas, les experts ne sont pas d’accord entre altération et abolition du discernement. Celui qui a le dernier mot est :

•Soit le magistrat instructeur dans le cadre de la mise en examen : les experts vont chacun plaider leur analyse critique devant la chambre de l’instruction composée de 3 juges d’instruction.

•Soit la Cour d’assises si le sujet arrive jusque-là, c’est alors au jury populaire de choisir quel expert était le plus convaincant.

Dans tous les cas ce n’est pas forcément l’expert le plus compétent qui est suivi, mais celui qui est le plus convaincant lors de sa déposition… »

Et en effet, Me Gilles-William Goldnadel qui est l’avocat de partie civile dans cette affaire ne contredira pas le Dr Baratta.

« Il y a un premier expert qui a dit que Traoré était accessible à un jugement pénal et un second expert qui a considéré que puisqu’il avait pris une dose massive de cannabis, son jugement avait été faussé et il ne serait pas accessible à un jugement pénal…

La juge d’instruction a préféré la version expertale qui lui allait le mieux et pour aller encore plus dans son sens puisqu’il était irresponsable pénalement, il ne pourrait être ni islamiste, ni antisémite ni ce que vous voulez ». (Bd Voltaire).

Mais comme l’a expliqué le Dr Baratta plus haut, il y a peut-être une solution pour éviter cette irresponsabilité.

« Il existe une jurisprudence de la Cour de cassation qui explique que lorsqu’il y a deux experts qui sont d’un avis contraire, c’est à la cour d’assises de statuer sur la question de l’irresponsabilité pénale » (Me Goldnadel).

Une question se pose alors : pourquoi cette affaire n’a t-elle même pas été envoyée en cour d’assises ?

Heureusement, les avocats ont bien sûr annoncé un pourvoi en cassation de cette décision prise par la chambre de l’instruction.

Car concrètement, si l’irresponsabilité pénale est maintenue par Traoré, que va-t-il advenir de lui ?

Réponse du Dr Baratta : « Lorsqu’une irresponsabilité est déclarée : le sujet est hospitalisé en psychiatrie sous contrainte en SDRE, jusqu’au jour où son psychiatre traitant estime qu’il n’est plus dangereux et demande sa sortie.

J’ai déjà eu le cas, par le passé, d’un homme ayant tué sa compagne à la carabine. Non-lieu psychiatrique du fait d’une maladie mentale, il était dehors 2 ans seulement après son homicide… Il avait été ré-hospitalisé après avoir agressé sa nouvelle compagne à coups de couteaux. »

Et c’est aussi ce que redoute Me Goldnadel dans son entretien avec Boulevard Voltaire :

« Traoré est en pleine forme, je lui ai fait dire à l’audience de la chambre d’instruction qu’il était accessible au jugement pénal, il est accessible, il est sevré.

Donc vous pouvez tenir pour sûr, si à Dieu ne plaise, l’irresponsabilité pénale était définitivement prononcée, le lendemain à 9 heures il sortira de l’hôpital psychiatrique où il se trouve car il n’y aurait aucune raison de le conserver avec toutes les possibilités ensuite de ce qu’il pourrait se passer quand il sera libre… »

Nous regardons tous vers la Cour de cassation car sa décision sera décisive.

Me Szpiner l’a annoncé, « la cour a créé une “jurisprudence Sarah Halimi“, c’est-à-dire que toute personne qui sera atteinte d’une bouffée délirante parce qu’elle a consommé des substances illicites et dangereuses pour la santé se verra exonérée de sa responsabilité pénale ».

Impossible de ne pas penser aux chauffards qui fument des joints et qui fauchent des piétons.

Comment y voir là une décision de justice rendue au nom du peuple français ?

La Cour de cassation a les cartes en main. Je suis cette affaire de près. Nous restons en contact.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Par l’éducation pour la nation

Par l’éducation, pour la Nation.

La mainmise de la gauche sur la jeunesse, le monde associatif et l’éducation n’est pas une fatalité. Que ce soit au sein de l’UNI-Lycée, des étudiants, de l’UNI-Enseignants, ou des Cercles de l’UNI, les militants de l’UNI s’engagent pour proposer une réelle alternative à la gauche et porter un projet ambitieux pour la jeunesse.

Interruptions des partiels à Rennes 2 et Nanterre : l’UNI condamne la dictature imposée par une minorité d’extrême-gauche et exige des sanctions.

Par Clément Armato le 08/01/20

Lundi 6 janvier, se tenaient les partiels des étudiants de l’université Rennes 2. Ces partiels ayant déjà été décalés de décembre à janvier pour permettre à tous les étudiants de passer leurs examens dans les meilleures conditions possibles.
Or comme toujours à Rennes 2, la minorité d’extrême-gauche a décidé d’empêcher la tenue des partiels.
Prétextant que 250 bloqueurs sur les 21 000 étudiants que comptent l’université avaient décidé « l’annulation des partiels » en Assemblée Générale, ils ont pénétré dans les amphis d’examens à quelques minutes de la fin des épreuves pour voler les feuilles d’émargement. D’autres ont éteint les lumières, arraché et déchiré les copies des étudiants.
Comme à son habitude la présidence de l’université a simplement décidé de suspendre les partiels.
Les mêmes faits se sont déroulés mardi 7 janvier à l’Université de Nanterre.
Ce genre d’actions devient malheureusement de plus en plus fréquent : blocages, sabotages, dégradations, intimidations, violences. Les militants d’extrême-gauche savent qu’en réalité, ils ne risquent presque rien. Les sanctions sont rares et loin d’être à la hauteur de la gravité des faits. Ce sentiment d’impunité les encourage à aller toujours plus loin.
L’UNI exige que les présidents d’université engagent des sanctions disciplinaires à l’encontre des étudiants qui interdisent les partiels, que des exclusions soient prononcées et des poursuites judiciaires engagées.
Quant à la ministre de l’enseignement supérieur, elle ne peut pas se contenter de condamner mollement ces faits. Elle doit veiller à ce que des sanctions effectives soient prises.

Les étudiants n’ont pas à subir les actions illégales d’étudiants en mal de lutte des classes.

Il faut en finir avec la politique de l’autruche


Chère Madame, cher Monsieur,

Si l’on en croit certains médias ou certains hommes politiques, la France serait devenue un vaste asile psychiatrique à ciel ouvert.

C’est bien simple, à chaque fois que des meurtres sont commis à coup de couteau et que le meurtrier a manifestement des liens avec l’islam radical, on nous apprend immédiatement que celui-ci avait « des problèmes psychiatriques », qu’il souffrait de « troubles de la personnalité », qu’il était « suivi par un psychiatre », que nous avons affaire à « un déséquilibré ».

Et de tels meurtres, hélas, l’actualité nous en apporte très régulièrement.

Le 31 août, un demandeur d’asile afghan a tué une personne et en a poignardé huit autres, à Lyon.

Pour justifier son attaque au couteau il a expliqué « avoir entendu des voix insulter Dieu et lui donnant l’ordre de tuer ».

Mais une première expertise psychiatrique a diagnostiqué un « état psychotique envahissant avec délire paranoïde à thématiques multiples dont celles du mysticisme et de la religion » et l’homme serait par ailleurs un consommateur régulier de cannabis.

Autant dire qu’il a toutes chances d’être finalement considéré comme irresponsable…

Le 3 octobre dernier, Mickaël Harpon, fonctionnaire de la Préfecture de police de Paris, poignardait à mort quatre de ses collègues.

Mickaël Harpon était converti à l’islam ; en janvier 2015 il avait justifié devant des collègues l’attentat contre Charlie Hebdo et les enquêteurs ont retrouvé chez lui des clefs USB contenant des vidéos et de la propagande du groupe État islamique.

Mais, nous a-t-on dit, il avait « une personnalité fragile », certainement « affectée par une problématique de schizophrénie ». Et c’est pour ça qu’il aurait poignardé ses collègues.

Vendredi dernier, Nathan C., un converti à l’islam de 22 ans, a tué un homme et blessé deux femmes à coups de couteau, à Villejuif.

Durant son parcours meurtrier, le jeune homme, qui était vêtu d’une djellaba bleue, n’a cessé d’attaquer ou de menacer des personnes au hasard aux cris d’« Allah Akbar ». Il aurait encore crié ces mots tout en refusant de jeter son couteau, peu avant d’être abattu par des policiers de la brigade anticriminalité du Kremlin-Bicêtre.

Les blessures profondes des victimes et les déclarations des passants témoignent de l’acte d’un individu extrêmement déterminé et sachant très bien ce qu’il faisait. Nathan C. a d’ailleurs épargné une première personne lorsqu’elle lui a déclaré être de confession musulmane, avant de réciter une prière en arabe, à la demande du tueur.

Mais, nous a-t-on dit, il souffrait « de problèmes psychiatriques » et aurait même été hospitalisé à plusieurs reprises. Donc il s’agirait juste d’un simple « coup de folie » ?

Dimanche dernier, un homme, qui brandissait un couteau dans une rue du quartier Borny à Metz, a été blessé aux jambes par des policiers lors de son interpellation.

Le procureur de Metz a indiqué que l’individu, né en 1989, était « connu pour sa radicalisation et ses troubles de la personnalité » et qu’il avait crié « Allah Akbar » en menaçant les policiers. Encore l’acte d’un « déséquilibré » ?

Apparemment, les « déséquilibrés » courent les rues, de nos jours…

Vous aussi vous sentez qu’il y a quelque chose qui ne colle pas ?

Selon le rapport d’activité 2018 de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation, 341 000 patients ont été hospitalisés à temps plein en service psychiatrique en 2017. Parmi eux 96 000 étaient « schizophrènes et atteints de troubles délirants ».

Pourtant, dans cette foule immense de gens souffrant de « problèmes psychiatriques », selon l’expression journalistique, la folie meurtrière semble essentiellement circonscrite au registre islamiste.

Comment l’expliquer ?

À l’IPJ, cela fait longtemps que nos experts ont posé leur diagnostic. Et chaque nouvelle attaque ne fait que confirmer la justesse de leur analyse.

En novembre 2018, nous avions organisé un colloque intitulé « Terrorisme, psychiatrie et justice ». Lors de ce colloque Maître Thibault de Montbrial expliquait que, pour les têtes pensantes du terrorisme islamique, ce genre de personnalités fragiles et potentiellement violentes sont « des combattants d’une infanterie qui ne coûte rien » et que l’on peut les persuader de passer à l’acte avec une propagande appropriée.

Et il concluait : « Quand nous analysons le phénomène d’un point de vue global, il ne faut pas perdre de vue que même les fous sont manipulés par des gens dont l’objectif est de nous détruire. »

Le docteur Alexandre Baratta, un autre de nos experts, disait exactement la même chose : « Mon avis est qu’il y a probablement des têtes pensantes dans les milieux islamistes qui recrutent à faibles frais des profils très vulnérables – des personnes désinsérées, déjà connues de la justice, présentant des troubles de la personnalité, qui voient dans le fait de se radicaliser une manière de justifier leurs actes de violence ».

Il faut arrêter de chercher à dissimuler la réalité aux Français. Il faut arrêter de s’abriter derrière le vocabulaire psychiatrique pour ne pas voir les choses en face et prendre les mesures qui s’imposent.

Comme le dit notre porte-parole, Maître Guillaume Jeanson, dans Valeurs Actuelles aujourd’hui :

« La qualification systématique de “ déséquilibré “ aveugle. D’abord parce qu’elle confond les troubles de la personnalité avec les troubles psychiatriques graves. Alors que seuls ces derniers, extrêmement rares, rendent irresponsables pénalement. Ensuite parce qu’en niant “ la rationalité “ dérangeante du crime terroriste, elle nous prive de la faculté de comprendre et donc d’agir efficacement pour endiguer ce phénomène. »

Vous savez que, à l’IPJ, nous ne sommes pas du genre à pratiquer la politique de l’autruche. Vous pouvez compter sur nous pour dire la vérité sans crainte du politiquement correct.

Plus que jamais notre travail d’information, de sensibilisation, de persuasion, d’interpellation, est nécessaire.

Le terrain que nous n’occupons pas est du terrain perdu !

Pourtant, nous ne pourrons plus continuer à faire notre travail d’information et de sensibilisation si nous ne recevons pas un peu d’aide. Nous ne pouvons rien faire sans vous. Votre soutien est fondamental pour que notre action continue. Cliquez ici pour soutenir l’IPJ.

En nous faisant un don, même minime, vous nous donnez un poids supplémentaire pour peser dans le débat et faire exister vos idées.

Avec mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurent Havel