Non à l’installation des téléphones fixes dans les cellules de prison

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Il ne se passe pas une journée sans qu’un incident ne soit signalé dans les prisons françaises.

Pas une journée sans agressions, menaces, violences, vols, évasions, prises d’otages.

Et je ne vous parle pas des trafics de téléphones portables, de drogue, d’alcool, d’argent, qui font partie du « quotidien ».

Dans certaines prisons le taux d’occupation avoisine les 200%, et la radicalisation islamique galopante rend la situation encore plus explosive.

Les surveillants sont sur la corde raide et risquent leurs vies chaque jour pour essayer de protéger la société.

Dans cette situation, quel est à votre avis le projet phare de Madame Belloubet pour les prisons françaises ?

Assurer la sécurité des personnels pénitentiaires ?

Non.

À la prison de Condé-sur-Sarthe, où les agressions contre les gardiens et les prises d’otage se multiplient, Madame Belloubet a fini par accorder aux surveillants des gilets pare-lame, pour essayer de calmer leur colère.

Mais les gilets qui ont été livrés étaient trop petits. La livraison a donc été interrompue en attendant des modèles à la bonne taille.

Les surveillants ont aussi reçu une trentaine de bombes aérosols au poivre, alors qu’ils sont deux cents dans cet établissement…

Construire plus de places de prison ?

Non.

Le président de la République a renoncé à sa promesse de campagne de construire 15 000 places de prison supplémentaires durant son quinquennat.

Le gouvernement a aussi enterré discrètement la promesse présidentielle de doubler le nombre de centres éducatifs fermés qui accueillent les mineurs délinquants.

La priorité de Madame Belloubet : faire installer 50 000 téléphones fixes dans les prisons !

L’argument de la ministre est que les téléphones dans les cellules « permettraient de maintenir le lien familial ».

Mais comment s’assurer que ces téléphones fixes ne seront pas détournés à des fins de poursuite d’activités criminelles, de pressions exercées sur les victimes ou leurs familles, de préparations d’évasions ou même d’attentats ?

Tous les professionnels s’accordent pour dire qu’il est strictement impossible de surveiller 50 000 lignes téléphoniques, qui peuvent être utilisées 24h/24.

L’autre argument de la Garde des Sceaux est que cette mesure permettrait de lutter contre la prolifération des téléphones portables.

Comme si les détenus allaient gentiment renoncer à leurs portables illégaux sous prétexte qu’on leur offre des téléphones fixes dans leurs cellules.

On croit rêver…

La réalité est bien sûr que les détenus continueront à utiliser des portables en plus des téléphones des cellules, dont ils savent qu’ils peuvent être écoutés.

À la prison de Montmédy, les téléphones fixes dans les cellules ont été expérimentés.

Les surveillants témoignent : « Certains détenus l’utilisent. Mais en majorité, ils n’en voient pas l’utilité et préfèrent utiliser leurs téléphones illégaux […]. De nombreux téléphones fixes ont déjà été cassés ou transformés en cachette. Ils s’en servent parfois aussi pour faire des chargeurs artisanaux (pour leurs téléphones portables). »

En réalité, la seule véritable manière de lutter efficacement contre les portables en prison, ce serait de rétablir une discipline carcérale qui n’a cessé de s’éroder depuis une trentaine d’années, notamment en rétablissant des fouilles beaucoup plus systématiques.

Mais comme Madame Belloubet n’a aucunement l’intention de revenir sur les mesures désastreuses qui ont transformé nos prisons en passoires, elle préfère, une fois encore, essayer d’acheter la « paix carcérale » par une mesure coûteuse et dangereuse pour notre sécurité.

C’est pourquoi l’Institut pour la Justice a décidé de lancer une grande pétition pour dire « non » à l’installation des téléphones fixes en prison.

Si nous laissons faire, quelle sera la prochaine étape ? Internet dans toutes les cellules ? Certaines voix s’élèvent déjà pour le réclamer…

Nous devons stopper cette dérive dès maintenant et obliger la garde des Sceaux à revenir sur son projet.

Alors, je vous invite à signer la pétition de l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons peu de temps pour agir et il faut le faire massivement !

Diffusez ce message largement autour de vous, si vous le pouvez. Transférez ce message via Facebook, via courrier électronique pour informer vos proches.

Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons nous faire entendre du gouvernement.

Chaque voix compte !

L’actualité des derniers mois a montré que l’on peut gagner des combats.

Je compte sur vous,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

ps : cliquez ici pour signer la pétition “Non à l’installation des téléphones fixes dans les cellules de prison”

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