Crimes racistes : la justice est-elle la même pour tous ?

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Chère Madame, cher Monsieur,

Nous sommes le vendredi 19 juillet et l’Algérie s’apprête à jouer en final contre le Sénégal dans la Coupe d’Afrique des Nations.

Sans que cela ne choque plus les médias, les forces de l’ordre sont sur le pied de guerre.

La demi-finale, la semaine précédente, avait déjà donné lieu à de nombreuses violences et dégradations, un peu partout en France, de la part de « supporters algériens », et tout le monde craint de nouveaux débordements.

Mais personne n’imaginait l’horreur qui allait se produire.

Ce soir-là, Mamoudou Barry, 31 ans, un Guinéen qui est enseignant-chercheur à l’université de Rouen-Normandie rentre chez lui en voiture, avec son épouse.

À la hauteur d’un arrêt de bus, à Canteleu, près de Rouen, un homme le pointe du doigt et lui lance : « Vous les sales Noirs, on va vous niquer ce soir ! », dans une allusion évidente au match qui va avoir lieu.

Mamoudou Barry n’a évidemment aucune raison de se laisser insulter ainsi. Il sort de sa voiture pour demander des explications à l’homme qui vient de l’insulter. Mais celui-ci se jette sur lui et le frappe violemment, à coups de poings et de bouteilles.

Mamoudou Barry s’effondre, ensanglanté. Et, tandis que son épouse se précipite vers lui, l’agresseur lance à celle-ci : « Reste là, sinon je vais te faire la même chose ! » ainsi que d’autres insultes du type « sale pute nègre ». Puis il réajuste sa casquette en arrière et part tranquillement, les mains dans les poches.

Parmi les nombreuses personnes présentes à ce moment-là aucune n’est intervenue pour essayer d’arrêter l’agression.

Transporté en urgence à l’hôpital, Mamoudou Barry, père d’une fillette de 2 ans, succombera à ses blessures le lendemain.

Le meurtrier, lui, est rapidement identifié, notamment grâce aux images de la vidéo surveillance, et interpellé. Il s’agit d’un Français d’origine turque, de 29 ans, et, comme on pouvait s’y attendre, il est « bien connu des services de police ».

Il s’était déjà signalé par des infractions à la législation aux stupéfiants et des faits de violences, notamment sur sa compagne.

Le meurtre sauvage de Mamoudou Barry est un triste exemple de ces violences gratuites qui semblent se multiplier depuis quelques années et qui inquiètent légitimement de nombreux Français.

Il ne semble pas y avoir de doute sur l’identité du meurtrier, puisque celui-ci a agi devant de nombreux témoins et qu’il a été filmé. Plusieurs témoins attestent également des insultes racistes que celui-ci a lancé. Et l’homme avait déjà des faits de délinquance à son actif.

Toutes les conditions semblent donc réunies pour que soit prononcée rapidement à son encontre une sanction exemplaire, proportionnée à la gravité de son crime.

Seulement, on apprenait également que le suspect avait « des antécédents psychiatriques » et que, par conséquent, sa garde à vue avait été levée « pour raisons médicales », en attendant des examens complémentaires. Il est pour le moment hospitalisé sous contrainte.

Ces « antécédents psychiatriques » vont très probablement amener les avocats du suspect à plaider que celui-ci est irresponsable et ne peut donc pas être puni. Qu’il doit juste être « soigné ».

Et on ne peut pas s’empêcher de penser au meurtre atroce de Sarah Halimi. Cette sexagénaire juive a été tuée dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, à Paris, par un de ses voisins, Kobili Traoré.

« Aux cris d’”Allah Akbar”, entrecoupés d’insultes et de versets du coran, ce jeune musulman l’avait rouée de coups sur son balcon avant de la précipiter dans la cour », raconte le journal Le Figaro.

Mais il y a deux semaines, les juges d’instruction en charge de l’affaire ont conclu qu’il y avait des raisons plausibles de conclure à l’irresponsabilité pénale de Kobili Traoré, au motif que son discernement aurait été « altéré » au moment où il battait sauvagement Sarah Halimi parce qu’il avait fumé du cannabis. Les juges ont également écarté « la circonstance aggravante du caractère antisémite » du meurtre.

Autrement dit, si la chambre de l’instruction confirme la décision des juges d’instruction, Kobili Traoré ne sera jamais jugé pour le meurtre qu’il a commis. Et tuer une vieille dame juive aux cris de « Allah Akbar » sera juste considéré comme une « bouffée délirante », pas comme un acte antisémite.

Bien évidemment, il existe des gens qui sont authentiquement irresponsables de leurs actes.

Mais il existe aussi aujourd’hui une tendance fâcheuse à considérer trop facilement comme « déséquilibrés », et donc partiellement ou totalement irresponsables, les auteurs de violence et les meurtriers.

Comme l’explique le docteur Dalrymple, l’un de nos experts, qui a longtemps été psychiatre en milieu pénitentiaire, aujourd’hui « le diagnostic psychiatrique est devenu tellement vague et attrape-tout, et la notion de troubles mentaux tellement illimitée » que l’on en vient considérer que la très grande majorité des criminels ont des « troubles mentaux ». Ce qui est une manière de les excuser, bien sûr.

Le docteur Alexandre Barrata, un autre de nos experts, qui est psychiatre en Unité de Soins Intensifs Psychiatriques, est tout aussi direct : « déséquilibré, en réalité, ça ne veut rien dire ».

À l’Institut pour la Justice, nous sommes très attentifs depuis longtemps à ce que la psychiatrie judiciaire ne devienne pas une modalité de la « culture de l’excuse ».

Nous avons par exemple organisé, en novembre dernier, un colloque sur le thème « terrorisme et psychiatrie », dans lequel nos experts ont rappelé que les terroristes islamiques ne sont pas des fous, et que même ceux d’entre eux qui peuvent éventuellement souffrir de vrais troubles mentaux sont manipulés par des gens qui, eux, savent parfaitement ce qu’ils font.

Nous plaidons aussi depuis longtemps pour une meilleure évaluation de la dangerosité et des risques de récidive des condamnés, particulièrement ceux présentant des « troubles mentaux ».

Vous pouvez donc compter sur nous pour suivre de près les suites judiciaires qui seront données au meurtre horrible de Mamoudou Barry.

Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons jamais que la justice ne soit pas la même pour tous.

Si vous souhaitez nous aider dans ce combat
Si vous en avez assez de ces multirécidivistes qui ne sont jamais condamnés sévèrement
Si vous en avez assez de cette justice à deux vitesses,

alors faites un don à l’Institut pour la Justice.

Je soutiens l’IPJ

L’Institut pour la Justice sera toujours du côté des victimes et de ceux qui demandent une justice plus équitable et protectrice.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

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Mineurs délinquants : ne vous laissez pas faire

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Chère Madame, cher Monsieur,

« Un chef de BAC un jour me dit :  » Patron, on a attrapé un gars pour vol portière.  »

Un vol à la portière consiste à attaquer une voiture arrêtée à un feu rouge. Vous cassez un carreau, vous ouvrez la portière, vous prenez le sac à main, vous partez. Quand la personne résiste, vous arrachez le sac à main.

C’est un phénomène très spécifique à la Seine–Saint-Denis, et il y a des professionnels du vol à la portière. Ce sont des mineurs, multi-réitérants. Ils agissent de 15 à 17 ans. Dès qu’ils arrivent à la majorité, ils passent à autre chose parce qu’ils savent que cela va tomber. S’ils le savent, c’est que la réalité fait qu’ils ne tombent jamais.

Donc le chef de BAC veut faire un pari avec moi :  » Patron, on a attrapé Monsieur machin qui a fait un vol portière, on vient faire un pari avec vous, je vous parie qu’il sort ce soir.  »

Je lui réponds :  » Non, je ne parie pas, malheureusement, je sais que ça risque d’arriver, il va sortir ce soir.  »

Le chef de BAC réplique :  » J’ai un deuxième pari à faire avec vous, patron, je vous parie qu’on va se remettre à un endroit où il opère et qu’on vous le ramène avant 20 heures.  »

Là, j’ai parié. J’ai dit :  » Non, il n’est pas quand même assez stupide pour faire ça « . Eh bien j’ai perdu mon pari. Ils me l’ont ramené avant 20 heures. »

Cette anecdote, je l’ai entendu de la bouche d’un commissaire de police, en poste depuis 25 ans.

Il l’a raconté lors du colloque au Sénat « Lutter contre les violences en France », auquel participait l’IPJ, le 4 juillet dernier.

Voilà le genre de choses que racontent les professionnels de terrain, ceux qui tous les jours s’efforcent d’arrêter les mineurs délinquants.

Madame Belloubet, la ministre de la Justice, a-t-elle jamais eu la curiosité d’écouter ces policiers et gendarmes ?

On peut se le demander lorsque l’on examine le projet de réforme de la justice des mineurs qu’elle est en train de préparer en toute discrétion.

Le plus grand flou, voire la plus grande confusion règne encore sur beaucoup d’éléments de ce projet. Mais certaines choses ont déjà filtré, et elles sont particulièrement inquiétantes.

On a appris notamment que les délinquants de moins de 13 ans ne seraient plus poursuivis pénalement.

Pourtant, dans son livre Tout ce qu’il ne faut pas dire, le général Bertrand Soubelet dressait un constat accablant : « déjà à douze ans, nombre de ces jeunes sont très autonomes et certains sont même entrés dans la vie active du deal et du caillassage des voitures de police et de la gendarmerie. Evidemment ils ne sont pas majoritaires. Mais, y compris dans les beaux quartiers, certains, âgés de douze ans, ne peuvent plus vraiment être considérés comme des enfants. »

Voilà la réalité de la délinquance des mineurs aujourd’hui.

Et face à cela, Madame Belloubet semble bien partie pour reprendre toutes les idées et les projets laxistes de Christiane Taubira.

Le projet de réforme de la justice des mineurs de Nicole Belloubet devrait être entièrement dévoilé à l’automne. Mais à l’Institut pour la Justice nous sommes déjà sur le pied de guerre pour ne pas laisser de telles folies !

Notre porte-parole, Guillaume Jeanson, a fait paraître une tribune dans Le Figaro pour alerter l’opinion publique sur les risques de la réforme à venir.

À l’automne, tout risque d’aller très vite, car Madame Belloubet a obtenu la possibilité de faire sa réforme par ordonnances, sans discussion au Parlement.

Nous devons donc absolument faire entendre le plus tôt et le plus fort possible la voix de tous ces Français qui demandent une justice plus protectrice, y compris contre les mineurs délinquants.

Nous devons agir dès maintenant. Ensemble, nous pouvons faire la différence.

Nous lancerons donc à la rentrée une pétition sur la justice des mineurs.

Nous ne devons pas nous laisser faire et laisser prospérer un tel risque sans agir. Il est encore temps de bloquer ces projets fous de la ministre de la Justice.

C’est pourquoi, je vous demande de remplir le questionnaire en cliquant ici.

Par avance, un immense merci pour votre implication.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Mme la Ministre, les Français ont quelque chose à vous dire.

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Chère Madame, cher Monsieur,

« Madame Belloubet ?

Ne raccrochez pas. Les Français ont quelque chose à vous dire ! Et ils sont très nombreux ! »

La semaine dernière, je vous ai envoyé notre pétition pour dire « non » à l’installation des téléphones fixes dans toutes les cellules de prison.

En quelques jours vous aviez déjà été des milliers à la signer.

C’est un très bon début, mais nous devons absolument continuer à nous mobiliser !

Le projet de Madame Belloubet est inutile et dangereux.

À l’heure où les trafics et la violence gangrènent chaque jour un peu plus nos prisons, à l’heure où la radicalisation islamiste se propage comme une gangrène parmi les détenus, il y a bien d’autres urgences que d’installer 50 000 lignes de téléphones fixes.

Dépenser de l’argent public et mobiliser l’administration pénitentiaire pour mettre en œuvre cette mesure, alors qu’elle a déjà tellement d’autres chats à fouetter, cela revient à dire que la sécurité des Français n’est pas la priorité de la ministre de la Justice.

Ce n’est pas acceptable.

Et puis bien sûr, si nous laissons passer cette mesure, d’autres suivront.

Certains pensent déjà à la prochaine étape et réclament que les détenus aient tous un accès à internet…!

C’est pourquoi, si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite à signer notre pétition et à la diffuser largement autour de vous.

Chaque signature compte !

Si nous sommes suffisamment nombreux nous pourrons faire reculer le gouvernement.

Je compte sur vous.

Axelle Thellier
Présidente de l’Institut pour la Justice

“On ne nous dit pas tout”

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Chère Madame, cher Monsieur,

« On ne nous dit pas tout ».

Combien de fois avez-vous déjà entendu cette phrase ? À tel point que c’en est devenu un sketch.

Et pourtant, c’est une triste réalité…

Le Canard enchaîné l’a révélé mercredi dernier :

« Branle-bas de cellules, Place Vendôme, où le plan Prison de Belloubet vient de subir un gros pet au casque. »

De quoi s’agit-il ?

Emmanuel Macron avait promis durant sa campagne électorale que 15 000 nouvelles places de prison seraient construites durant son quinquennat s’il était élu.

Une fois élu, cette promesse a été abandonnée sans vergogne.

Finalement, 7 000 places nouvelles devaient être construites d’ici 2022.

Le président l’avait dit publiquement, en mars 2018, lors d’un discours prononcé à l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire. Il s’agissait d’une parole présidentielle, prononcée devant les futurs cadres et directeurs de prisons.

Patatras !

Comme l’explique Le Canard enchaîné : « les gilets jaunes sont passés par là, avec leurs milliards d’euros ! il faut donc rogner sur tous les budgets. Matignon vient de faire savoir à la Chancellerie que, au lieu des 7 000 premières cellules promises pour 2022, il n’y en aurait que 5 000. »

Croyez-vous qu’ils auront au moins le courage de l’annoncer publiquement aux Français ?

Pas du tout ! Ce renoncement est fait en catimini.

Et c’est d’autant plus scandaleux que, pendant ce temps, Nicole Belloubet n’a aucune peine à trouver de l’argent pour faire participer les détenus au « Grand Débat » voulu par le président Macron, pour équiper toutes les cellules de prison avec plus de 50 000 téléphones fixes, ou bien encore pour y installer des ordinateurs et des tablettes numériques !

Il y a actuellement presque 72 000 détenus dans les prisons françaises. En face, il y moins de 57 000 places actuellement utilisées. Il y a donc 15 000 détenus en surnombre.

Dans certaines maisons d’arrêt le taux d’occupation est de 200%. Je vous laisse imaginer les conditions de détention et les conditions de travail des surveillants…

Il y a aussi en permanence un stock de quelques 90 000 peines de prison ferme qui sont en attente d’exécution. Et l’une des principales causes de ce stock, c’est le manque de place de prison.

Certaines peines de prison ferme ne seront exécutées qu’un an ou plus après avoir été prononcées. Certaines ne le seront même jamais.

Le président de la République lui-même a reconnu, lors de ce fameux discours en mars 2018, que c’était inacceptable et que la pénurie de places prison déstabilisait tout notre système judiciaire !

Et le nombre des détenus ne cesse d’augmenter, en dépit de tous les efforts de la ministre de la Justice pour substituer des « peines alternatives » aux peines de prison, parce que la délinquance et la violence ne cessent d’augmenter.

Le terrorisme islamique ne fait que rendre ce sous-équipement carcéral encore plus dramatique et insupportable.

Comment empêcher la propagation de l’idéologie islamiste en prison lorsque le surpeuplement des établissements pénitentiaires empêche d’isoler convenablement les détenus les plus radicalisés ?

Le reniement de leurs engagements par le président de la République et la ministre de la Justice met en péril la sécurité de tous les Français.

  Parce que les prisons sont surpeuplées, la justice n’envoie en général en prison les délinquants qu’après que ceux-ci aient accumulé une longue suite de délits, et même lorsqu’une peine de prison ferme est finalement prononcée elle n’est souvent exécutée que des mois après avoir été prononcée.
  Parce que les prisons sont surpeuplées, il est très difficile de proposer aux détenus des activités et des formations qui pourraient permettre à ceux qui le veulent de se réinsérer après leur peine. Les surveillants doivent toujours travailler dans l’urgence.
  Parce que les prisons sont surpeuplées, la justice relâche le plus souvent le délinquant aux deux-tiers ou à la moitié de sa peine, pour faire de la place.

À cause de la sous-dotation carcérale, les peines de prison ne dissuadent pas ou peu, elles ne permettent pas la réinsertion, et elles ne neutralisent pas les délinquants les plus actifs en les enfermant pour longtemps.

Tant que la France souffrira d’une sous-dotation carcérale aussi criante, aucun véritable progrès ne sera possible en matière de sécurité et de justice.

L’Institut pour la Justice le dit et le redit depuis longtemps, preuves à l’appui.

Nous avons publié de nombreuses études sur le sujet de la prison. Nous avons analysé méthodiquement le problème de la sous-dotation carcérale. Nous avons montré comment il serait possible de faire de la détention un temps utile pour le détenu et la société.

Aujourd’hui plus que jamais, l’Institut pour la Justice est la seule association à faire une analyse réaliste des problèmes de notre justice et à proposer des solutions à l’efficacité prouvée, loin des postures idéologiques.

Mais, pour continuer notre travail, nous avons besoin de votre aide.

  Qui d’autres que l’IPJ aurait pu vous informer sur ce renoncement au plus haut sommet de l’État ?
  Qui d’autres que l’IPJ va se battre pour assurer votre sécurité grâce à une justice plus ferme ?
  Qui d’autres que l’IPJ osera affronter le politiquement correct et les extrémistes du laxisme ?

C’est pour vous que nous nous battons et c’est uniquement grâce à vous que nous existons. Chaque don, même minime, nous est précieux.

Nous avons besoin de moyens en urgence pour organiser la riposte.

Faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons besoin de vous.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Non à l’installation des téléphones fixes dans les cellules de prison

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Chère Madame, cher Monsieur,

Il ne se passe pas une journée sans qu’un incident ne soit signalé dans les prisons françaises.

Pas une journée sans agressions, menaces, violences, vols, évasions, prises d’otages.

Et je ne vous parle pas des trafics de téléphones portables, de drogue, d’alcool, d’argent, qui font partie du « quotidien ».

Dans certaines prisons le taux d’occupation avoisine les 200%, et la radicalisation islamique galopante rend la situation encore plus explosive.

Les surveillants sont sur la corde raide et risquent leurs vies chaque jour pour essayer de protéger la société.

Dans cette situation, quel est à votre avis le projet phare de Madame Belloubet pour les prisons françaises ?

Assurer la sécurité des personnels pénitentiaires ?

Non.

À la prison de Condé-sur-Sarthe, où les agressions contre les gardiens et les prises d’otage se multiplient, Madame Belloubet a fini par accorder aux surveillants des gilets pare-lame, pour essayer de calmer leur colère.

Mais les gilets qui ont été livrés étaient trop petits. La livraison a donc été interrompue en attendant des modèles à la bonne taille.

Les surveillants ont aussi reçu une trentaine de bombes aérosols au poivre, alors qu’ils sont deux cents dans cet établissement…

Construire plus de places de prison ?

Non.

Le président de la République a renoncé à sa promesse de campagne de construire 15 000 places de prison supplémentaires durant son quinquennat.

Le gouvernement a aussi enterré discrètement la promesse présidentielle de doubler le nombre de centres éducatifs fermés qui accueillent les mineurs délinquants.

La priorité de Madame Belloubet : faire installer 50 000 téléphones fixes dans les prisons !

L’argument de la ministre est que les téléphones dans les cellules « permettraient de maintenir le lien familial ».

Mais comment s’assurer que ces téléphones fixes ne seront pas détournés à des fins de poursuite d’activités criminelles, de pressions exercées sur les victimes ou leurs familles, de préparations d’évasions ou même d’attentats ?

Tous les professionnels s’accordent pour dire qu’il est strictement impossible de surveiller 50 000 lignes téléphoniques, qui peuvent être utilisées 24h/24.

L’autre argument de la Garde des Sceaux est que cette mesure permettrait de lutter contre la prolifération des téléphones portables.

Comme si les détenus allaient gentiment renoncer à leurs portables illégaux sous prétexte qu’on leur offre des téléphones fixes dans leurs cellules.

On croit rêver…

La réalité est bien sûr que les détenus continueront à utiliser des portables en plus des téléphones des cellules, dont ils savent qu’ils peuvent être écoutés.

À la prison de Montmédy, les téléphones fixes dans les cellules ont été expérimentés.

Les surveillants témoignent : « Certains détenus l’utilisent. Mais en majorité, ils n’en voient pas l’utilité et préfèrent utiliser leurs téléphones illégaux […]. De nombreux téléphones fixes ont déjà été cassés ou transformés en cachette. Ils s’en servent parfois aussi pour faire des chargeurs artisanaux (pour leurs téléphones portables). »

En réalité, la seule véritable manière de lutter efficacement contre les portables en prison, ce serait de rétablir une discipline carcérale qui n’a cessé de s’éroder depuis une trentaine d’années, notamment en rétablissant des fouilles beaucoup plus systématiques.

Mais comme Madame Belloubet n’a aucunement l’intention de revenir sur les mesures désastreuses qui ont transformé nos prisons en passoires, elle préfère, une fois encore, essayer d’acheter la « paix carcérale » par une mesure coûteuse et dangereuse pour notre sécurité.

C’est pourquoi l’Institut pour la Justice a décidé de lancer une grande pétition pour dire « non » à l’installation des téléphones fixes en prison.

Si nous laissons faire, quelle sera la prochaine étape ? Internet dans toutes les cellules ? Certaines voix s’élèvent déjà pour le réclamer…

Nous devons stopper cette dérive dès maintenant et obliger la garde des Sceaux à revenir sur son projet.

Alors, je vous invite à signer la pétition de l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons peu de temps pour agir et il faut le faire massivement !

Diffusez ce message largement autour de vous, si vous le pouvez. Transférez ce message via Facebook, via courrier électronique pour informer vos proches.

Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons nous faire entendre du gouvernement.

Chaque voix compte !

L’actualité des derniers mois a montré que l’on peut gagner des combats.

Je compte sur vous,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

ps : cliquez ici pour signer la pétition “Non à l’installation des téléphones fixes dans les cellules de prison”

Un succès qui en appelle d’autres

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Chère Madame, cher Monsieur,

Il y a peu de temps, je vous ai parlé de ce légionnaire qui s’est retrouvé quelques temps en prison puis est passé devant une cour d’assises, après avoir attendu cinq longues années l’instruction de son procès.

Vous vous souvenez, pourquoi il était poursuivi ? Parce qu’il s’était défendu contre un vendeur de drogues qui l’avait attaqué au couteau, lui et sa compagne, et que dans la bagarre qui s’en était suivi, l’attaquant avait été blessé mortellement.

Depuis des années, l’Institut pour la Justice se bat pour que la légitime défense puisse être plus facilement reconnue par les tribunaux et pour que les victimes cessent d’être traitées comme des délinquants lorsqu’elles se défendent, ce qui est trop souvent le cas.

Je suis heureuse de vous dire que notre combat progresse !

Nos analyses et notre combat pour la légitime défense viennent d’être reprises dans une proposition de loi portée par plusieurs députés.

Voilà une nouvelle preuve que notre travail de persuasion produit ses fruits, en dépit de tous les efforts de ceux qui voudraient nous faire taire.

Le combat sera long, mais nous approchons du but et nous ne devons pas désarmer.

Et nous sommes tous concernés !

Si un jour, un individu s’introduisait chez vous en pleine nuit et que vous vous défendiez, gare à vous ! La justice pourrait se retourner contre vous comme elle l’a fait avec ce légionnaire.

Pour que ces situations ne se reproduisent plus, pour que les victimes soient reconnues comme telles, il faut changer la loi et s’assurer qu’elle tienne compte du stress intense que subit une victime d’agression.

Des députés nous ont donc entendu et ils ont proposé de modifier le code pénal dans le sens que nous suggérons.

Le texte de cette proposition de loi, déposée à l’Assemblée Nationale le 19 juin, reprend mot pour mot les propos de l’un de nos experts, Me Thibault de Montbrial, qui est certainement l’un des meilleurs spécialistes français des questions de légitime défense.

Déjà, en 2017, nous avions fait déposer un amendement par un député pour modifier la législation sur la légitime défense.

Lors de la dernière réforme de la justice, fin 2018, nous avons également fait déposer par un sénateur d’autres amendements sur ce point, qui ont ensuite fait l’objet d’un vif débat dans l’hémicycle.

Sans parler des nombreuses études très détaillées sur ce sujet que nous avons publiées.

C’est un travail minutieux et très sérieux, qui nous donne une parfaite crédibilité pour convaincre des élus.

Plus que jamais l’Institut pour la Justice est une force de proposition incontournable et le porte-parole de tous les Français qui attendent une justice plus protectrice et plus équitable.

Nous sommes fiers de ces succès et plus déterminés que jamais à poursuivre notre combat, car cette réussite n’est qu’un début, il y a encore beaucoup de travail à accomplir.

C’est pourquoi je vous demande de m’aider.

Nous avons besoin de vous pour pouvoir continuer notre action, pour pouvoir publier et diffuser nos travaux, pour pouvoir continuer à rencontrer les élus et à porter notre message auprès des pouvoirs publics.

Nous sommes une petite association et nous ne pouvons exister que grâce à vous, car nous ne recevons absolument aucune aide de l’État. Tous les dons, mêmes minimes, sont précieux pour nous.

Je sais que vous êtes souvent sollicités et qu’il y a de nombreuses causes. Elles sont toutes légitimes. Mais l’Institut pour la Justice est la SEULE association qui défend une justice plus protectrice, une justice plus ferme contre les délinquants et plus généreuse pour les victimes.

La SEULE !

Si nous disparaissons, faute de moyens, il n’y aura plus personne pour défendre vos droits et votre sécurité.

Même un don de 10€ peut nous être précieux.

Faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Nous avons besoin de vous.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

L’IPJ au Sénat

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Chère Madame, cher Monsieur,

Savez-vous qu’aux États-Unis les homicides et les vols avec violence ont diminué de 53% entre 1980 et 2010 ?

Savez-vous qu’à New-York la criminalité a diminué de presque 90% depuis la fin des années 1980 ?

Et en France… ?

Le nombre de « violences gratuites » ne cesse de croître. Il y a un an nous avions presque atteint le triste record de 1 000 actes de violence gratuites… par jour !

En 2018, ces violences gratuites avaient augmenté de 6% par rapport à la même période en 2017.

En 2017, elles avaient déjà augmenté de presque 3% par rapport à 2016.

ETC, ETC, ETC…

Quant aux violences sexuelles (et encore, seulement celles portées à la connaissance de la justice), elles avaient augmenté de presque 20% entre 2017 et 2018 !

Mais alors, comment expliquer une telle différence entre la France et les États-Unis ?

Certains veulent nous faire croire que l’explication de la criminalité reposerait sur les inégalités ou les injustices. Mais la France est le pays aux impôt et aux dépenses, notamment sociales, les plus élevées d’Europe.

D’où vient le problème alors… ?

La différence entre les USA et la France est que nos amis américains n’ont pas peur d’employer des méthodes fortes mais surtout des méthodes efficaces pour lutter contre la délinquance.

Et ces méthodes, ces idées qui sont développées aux États-Unis, vont bientôt se retrouver au sommet de l’État !

En effet, l’IPJ sera, un nouvelle fois cette semaine, le porte-parole de la majorité silencieuse, de tous ces Français qui demandent une justice plus protectrice.

Le 4 juillet se tiendra au Sénat un colloque sur le thème « Lutter contre les violences en France ».

Ce colloque sera sous le patronage du président du Sénat, Gérard Larcher, deuxième personnage de l’État.

L’Institut pour la Justice a été sollicité pour participer, apporter son analyse et celle de ses experts. Notre porte-parole, Me Guillaume Jeanson, fera partie des intervenants, ainsi que l’une de nos expertes, venue spécialement des États-Unis pour cette occasion, MadameHeather Mac Donald.

Madame Mac Donald est l’une des meilleures expertes américaines en matière de criminalité, et elle connaît particulièrement bien tout ce qui a été fait à New-York. Cette ville était un véritable coupe-gorge dans les années 1980 !

Nous pourrons ainsi exposer, devant des parlementaires français, les solutions qui ont été mises en œuvre pour faire baisser la criminalité aux États-Unis et expliquer comment ces solutions pourraient être appliquées en France.

Jeudi, au Sénat, les oreilles des tenants de la culture de l’excuse vont certainement siffler un peu.

Mais ce n’est qu’un début.

Même si les tenants de la culture de l’excuse et du laxisme judiciaire ont leurs entrées dans les ministères et qu’ils ont infiltré l’appareil judiciaire, en imposant leurs vues et leurs lois, nous n’avons pas l’intention de les laisser gagner.

À l’Institut pour la Justice, nous n’avons pas peur d’affronter l’idéologie dominante et nous savons qu’il existe des solutions à l’efficacité prouvée pour lutter la criminalité.

Pourquoi ce qui a marché aux États-Unis ne serait-il pas mis en œuvre en France, avec quelques adaptations si besoin ?

Pourquoi ne pas essayer ce qui a prouvé son efficacité, notamment la célèbre « théorie de la vitre brisée » ?

Pourquoi continuer à subir la hausse des violences, des agressions ou des cambriolages ?

Il n’y a pas de fatalité.

Vous pouvez compter sur nous pour nous battre plus fort que jamais, pour ne pas lâcher nos dirigeants et marteler nos solutions.

La résignation ne fait pas partie de notre vocabulaire.

Faites un don à l’Institut pour la Justice si vous voulez voir ses idées défendues et mises en œuvre.

Maintenant, tout dépend de vous.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel,