Poignardé à 12 ans pour un portable

Chère Madame, cher Monsieur,

Votre enfant ou petit-enfant a douze ans. Il est collégien depuis peu. La rentrée a été un moment important. Il est devenu « un grand » qui pense déjà au brevet et peut-être au baccalauréat ensuite. Il a grandi si vite que vous n’avez pas vu le temps passer…

Mais pour vous c’est toujours un enfant. Votre enfant.

Il prend maintenant le bus, les jours de semaine, pour aller à son école. Et comme tous les adolescents de sa génération il a son « portable ».

Parce qu’il en avait très envie, bien sûr, pour être comme tous ses copains. Mais aussi parce que cela vous rassure de savoir qu’il peut vous joindre à tout moment, si jamais il lui arrivait quelque chose.

Son portable, il y tient beaucoup. Il n’oublie jamais de l’emporter lorsqu’il sort de la maison.

Ce jour-là il attend le bus tranquillement, comme d’habitude. Ce pourrait être une journée de printemps ordinaire, avec un peu de pluie comme en ce moment.

Ça aurait dû être une journée ordinaire…

Mais ce jour-là deux autres adolescents l’accostent. L’ordre claque : « Donne ton portable ! »

Votre enfant refuse et résiste à ses agresseurs. C’est alors que l’un d’eux sort un couteau et lui en assène plusieurs coups.

Tandis que les agresseurs prennent la fuite, votre enfant s’effondre ensanglanté sur le trottoir.

Poignardé à douze ans pour un téléphone portable !

Vous croyez peut-être que j’invente ?

Hélas, ce que je viens de vous raconter est très exactement ce qui s’est produit il y a une dizaine de jours à Roncq, une commune située au nord de Lille.

Un enfant a reçu trois coup de couteau, dont un dans le ventre, parce qu’il refusait de céder son portable, comme le rapporte le journal La Voix du Nord.

Miraculeusement ses jours ne sont pas en danger, mais il a eu énormément de chance. Lorsque vous recevez un coup de couteau, la différence entre la vie et la mort peut être une simple question de millimètres.

Au moment où je vous écris, il semblerait que ses agresseurs, apparemment mineurs eux aussi, n’aient toujours pas été retrouvés.

Mais dans quel monde vivons-nous pour que des enfants n’hésitent pas à en poignarder d’autres pour un objet aussi banal qu’un téléphone portable ?

Sommes-nous dans un pays en guerre ?

La question se pose clairement car ce n’est même pas un événement exceptionnel, un cas isolé.

C’est pratiquement toutes les semaines que la presse rapporte des agressions au couteau. Y compris sur des enfants !

Le 23 janvier dernier, par exemple, le journal Le Parisien-Aujourd’hui en France rapportait qu’un collégien de douze ans avait été poignardé par un autre de treize ans, dans les Yvelines, à proximité de leur établissement scolaire.

Lorsque je lis ce genre de choses, je suis horrifiée et, en tant que mère, j’ai très peur.

Mais je sais aussi pourquoi je me lève pour aller travailler tous les matins.

Il est inacceptable de trembler pour son enfant lorsqu’il se rend au collège. Il est inacceptable de se dire qu’il peut mourir pour un téléphone portable, pour une cigarette ou pour un simple regard.

Et à l’IPJ, jamais nous ne l’accepterons. Jamais nous ne baisserons les bras face à ceux qui osent prétendre que l’insécurité n’est qu’un sentiment. Jamais nous n’accepterons que l’on nous explique que ces meurtriers en puissance sont des « victimes de la société » !

Nous savons pourquoi nous nous battons, et nous savons que notre cause est juste. Nous savons aussi que nous avons des solutions à proposer, des solutions qui marchent.

L’Institut pour la Justice se bat, au quotidien, pour une justice des mineurs plus ferme et surtout plus efficace, notamment en identifiant les profils les plus criminogènes et parfois très tôt. Refuser, comme certains, de voir la vérité en face, c’est renoncer à éviter le passage à l’acte ou l’ancrage de jeunes adolescents, dans la délinquance ou la criminalité.

Nos solutions sont des solutions de bon sens, inspirées de ce que font nos voisins. Mais encore faut-il oser le faire ou même savoir que cela existe.

C’est toute la mission de l’Institut pour la Justice.

Mais pour mener à bien notre mission, nous avons besoin de votre aide. Nous ne pouvons exister que grâce à votre générosité. C’est grâce à vous que notre combat quotidien est possible.

Même les petits dons de 5, 10 ou 20 euros peuvent nous aider.

Vous pouvez faire un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

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