Leur arrogance est sans limites

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Ils ont rejoint les rangs de l’État islamique quand il était en pleine expansion.

Ils ont participé, directement ou indirectement, aux atrocités commises par celui-ci.

Ils ont pris les armes contre la France.

Ils ont contribué à tuer des soldats français ou à commettre des attentats en France.

Mais maintenant que le vent a tourné, et que l’État islamique a été vaincu, certains d’entre eux assignent l’État français en justice pour obtenir leur rapatriement.

Oui, vous avez bien lu : des djihadistes « exigent » d’être rapatriés (Le Figaro, 2 avril).

Deux femmes de djihadistes, détenues dans le camp syrien de Roj, en zone kurde, « entendent enjoindre à l’État français de les rapatrier avec leurs six enfants ». Et pour cela elles ont déposé des recours devant la justice française.

En fait, après avoir voulu détruire l’État de droit, elles veulent l’utiliser à leur profit pour ne pas être jugées en Syrie ou en Irak (là où l’État islamique a commis ses exactions). Plutôt ironique non ?

Car la stratégie des islamistes est très claire :

On commence par demander le rapatriement des femmes. Elles bénéficieront sûrement de plus de compassion que les hommes… Pourtant, tous les spécialistes savent bien que les femmes peuvent être aussi fanatisées et impitoyables que les hommes.
Puis, quand ils auront obtenu une décision de justice ordonnant à la France de rapatrier les épouses de djihadistes, ils s’appuieront sur cette décision pour exiger que la France les reprennent tous, sans distinction de sexe ni d’âge. En clair, pour que nous reprenions tous ceux qui ont pris les armes contre nous.
Ou bien, ils commenceront par obtenir le rapatriement des enfants, et ensuite ils obtiendront le rapatriement des femmes, puis des hommes, au motif que ces enfants ont besoin de leurs parents.

On reste sans voix devant tant de cynisme.

Je vous entends réagir, « est-il vraiment possible que notre gouvernement se laisse prendre à un piège aussi grossier ? »

J’aimerais pouvoir vous répondre que « non », mais je n’en suis pas sûre…

Il semble que nos dirigeants étaient tout prêts, ces derniers mois, à rapatrier les djihadistes possédant un passeport français.

Le journal Libération a même eu connaissance d’un document secret, émanant du renseignement intérieur.

« C’est une liste d’une incroyable précision », écrivait le journal, le 4 avril.
« Y figurent, nom, prénom, date de naissance, mais aussi le lieu de détention et le temps – en mois ou années – passé sur zone. Plus intéressant encore, la colonne “rapatriement”, où sont empilés les numéros 1 ou 2, correspondant au numéro du vol devant les ramener sur le sol français. »

Le gouvernement avait donc établi « de façon pointilleuse la liste des Français de l’État islamique (EI) retenus ou emprisonnés actuellement au Kurdistan syrien ».
D’après le journal, cette liste comportait 250 noms.

250 personnes que nos dirigeants avaient manifestement l’intention de faire revenir en France puisque les numéros des vols étaient déjà prévus !

Le tout certainement en toute discrétion. Il est tellement plus simple de nous mettre devant le fait accompli…

Souvenez-vous de Christophe Castaner affirmant tranquillement au micro de BFMTV fin janvier : « D’abord ce sont des Français avant d’être des djihadistes. »

Heureusement, quelque chose est venu gripper cette machine bien huilée.

Le 26 février, Emmanuel Macron a dû affirmer publiquement :

« Contrairement à ce que j’ai pu lire ou entendre, il n’y a pas un programme de retour des djihadistes qui est aujourd’hui conçu. Nous restons sur la même doctrine ». C’est-à-dire : le jugement et l’incarcération des djihadistes français là où ils se trouvent.

Que s’est-il passé ?

C’est très simple : l’opinion publique s’est réveillée et a commencé à faire pression sur le gouvernement.

Comme l’écrit Libération : « Sans doute l’hostilité massive de l’opinion à un rapatriement des jihadistes a-t-elle joué dans la décision, pour un pouvoir déjà très affaibli par la crise des gilets jaunes. Publié le 28 février, un sondage de l’institut Odoxa confirmait ce sentiment : 89 % des répondants se déclarent “inquiets“ d’un tel retour, dont 53 % “très inquiets“.

Les deux tiers s’opposent même au retour des enfants. Une attitude majoritaire, voire hégémonique, quelle que soit la sensibilité politique, y compris à gauche. »

À l’Institut pour la Justice, nous avons fait partie de ceux qui se sont mobilisés dès le début pour alerter l’opinion publique et pour interpeller le gouvernement et tous les dirigeants sur cette question.

Notre porte-parole, maître Guillaume Jeanson, est intervenu dans les médias pour rappeler le danger de ce rapatriement.

À chaque fois qu’il a pris la parole, il a rappelé que le système judiciaire de notre pays est en piteux état, que les prisons sont déjà dépassées par la radicalisation, le prosélytisme islamiste et la surpopulation… Des arguments de bon sens me direz vous.

Ce recul du gouvernement est une première victoire. C’est une victoire pour l’IPJ qui n’aurait pas été pas possible sans vous et votre soutien. C’est surtout une victoire pour notre sécurité à tous.

Mais il faut rester vigilants et mobilisés. Les manœuvres des islamistes et de leurs soutiens en France vont se poursuivre. Ils veulent profiter de la faiblesse de nos dirigeants. À nous de rester forts et de tenir bon.

Vous pouvez compter sur nous pour ne pas baisser la garde et pour vous tenir au courant.

Nous ne les lâcherons pas.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

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