Rapatriement des djihadistes, on ne vous demande pas votre avis

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Peut-être cela vous est-il déjà arrivé.

Vous êtes en vacances à l’étranger. En Espagne, au Cambodge ou en Tunisie. Vous vous cassez la jambe en trébuchant sur un trottoir. Vous êtes soigné dans un hôpital local et vous faites appel à votre assurance pour organiser un rapatriement en France.

C’est ainsi que cela fonctionne.

Imaginez maintenant que vous êtes un djihadiste français, parti en Syrie ou en Irak pour vous battre sous le drapeau de Daech, que vous avez été arrêté dans le pays où vous avez commis vos méfaits et vous êtes détenu là-bas. Mais, comme vous êtes « Français avant d’être djihadiste », d’après notre ministre de l’Intérieur, vous allez être rapatrié.

Oui, vous avez bien lu.

La France s’apprête à rapatrier 130 djihadistes français détenus par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie. C’est ce que Christophe Castaner a annoncé hier sur RMC.

Mais rassurez-vous braves gens, le ministre s’est voulu rassurant en déclarant que « tous ceux qui rentreront en France seront judiciarisés et confiés aux juges. Lorsque le juge estimera qu’il faudra les mettre en prison – et ce sera l’essentiel des cas – ils seront mis en prison. »

Très bien, mais soyons réalistes à présent.

Dans quelles conditions allons-nous pouvoir les « mettre en prison » ? Elles sont déjà surpeuplées. Nous battons même des records de surpopulation chaque mois.

Autres questions de poids pour notre ministre : Qu’allons nous faire de ces détenus potentiellement très dangereux et, surtout, capables de transmettre leur idéologie mortifère en détention ?

Seront-ils mis à l’isolement ? Vont-ils être isolés collectivement ? Devront-ils être disséminés dans différents établissements à l’heure où le prosélytisme bat son plein dans les prisons ?

Bien sûr aussi, puisque nous allons prendre le risque énorme de rapatrier quelques 130 djihadistes, j’imagine que la « judiciarisation » dont parle Christophe Castaner, est complètement sous contrôle. Nul besoin, donc, de lui rappeler que le traitement judiciaire des affaires de djihadistes est long et complexe et qu’il ne cesse d’engorger des juridictions déjà bien occupées.

Et je ne lui ferai pas l’affront de lui rappeler que les peines prononcées ne sont que rarement les peines réellement exécutées et que certaines décisions de libération (avant ou après le procès d’ailleurs) sont parfois très inattendues…

Adel Kermiche, l’assassin du Père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray en est la parfaite illustration : alors qu’il était en détention provisoire, la juge d’instruction avait décidé de le relâcher sous bracelet électronique, en expliquant qu’il aurait « pris conscience de ses erreurs », qu’il aurait eu des « idées suicidaires » durant son incarcération et qu’il aurait été « déterminé à entamer des démarches d’insertion ».

Pourtant, « lorsque son identité est annoncée dans les médias, ceux qui l’ont connu en prison ne cachent pas leur étonnement. Comment ce détenu, dont la radicalité était à ce point connue en détention, est-il parvenu à se dissimuler et à duper plusieurs magistrats qui ont décidé, malgré l’avis défavorable du parquet, de le libérer sous bracelet électronique ? ». (David Thomson, “Les Revenants”)

Enfin, faut-il rappeler au ministre de l’Intérieur que si ces individus « sont des Français avant d’être djihadistes », il n’en demeure pas moins qu’ils ont pris les armes contre leur pays.Ils sont désormais pour la majorité des Français, autant des traîtres que des ennemis de la nation.

Tout cela, Me Guillaume Jeanson, le porte-parole de notre association l’a écrit dans une tribune du Figarovox que l’on doit rendre retentissante ! Vous pouvez la lire en cliquant ici et je vous invite aussi à la partager à un maximum de personnes pour qu’elle se disperse au maximum. Plus elle sera lue, plus nous ferons savoir au gouvernement que nous refusons ce rapatriement.

Jusqu’à quand vont-ils jouer avec notre sécurité ?

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Ps : vous pouvez lire la tribune de Me Guillaume Jeanson dans le Figarovox en cliquant ici.

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Avez-vous l’impression que tout part à vau-l’eau ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Je dois vous dire que, malgré l’actualité morose, qui tape sur le système de beaucoup de monde, j’ai eu un rayon de soleil en ce début de semaine.

Je ne m’y attendais pas, et cela m’a « reboostée » si vous me passez cette expression bien familière.

Je vous ai envoyé la semaine dernière les propositions que l’IPJ veut voir inclure dans le grand débat national. Je vous ai demandé à tous de les envoyer au siège de la Mission grand débat et à votre Mairie pour faire entendre ces revendications. 

Après tout, pour une fois que n’importe quel Français peut s’exprimer, pourquoi ne pas en profiter ?

Figurez-vous que j’ai reçu énormément de réponses (d’ailleurs vous qui êtes en train de me lire, vous m’avez peut-être déjà répondu !) de gens qui me félicitent pour cette initiative !

Alors bien sûr, certains restent sceptiques, et je le comprends, mais tous me disent qu’après tout, « il faut tenter le tout pour le tout » et « qu’au moins, nous n’aurons pas à culpabiliser de n’avoir rien fait pour être entendus par nos élites déconnectées ».

Alors, si vous n’avez pas encore fait ce petit effort, ce que je vous demande ne vous prendra que quelques minutes et deux timbres.

C’est loin d’être anecdotique.

1/ Je vous demande d’imprimer le courrier que nous avons rédigé en deux exemplaires(je vous donne le lien pour l’imprimer un peu plus bas).

2/ Vous devez y inscrire votre nom et le signer à la fin (il y a un espace prévu).

3/ Vous devez l’envoyer à deux adresses :

L’un à la Mission Grand débat (qui centralise les propositions de tous les Français qui souhaitent apporter leur contribution).
Mission Grand Débat
244, bd Saint-Germain
75007 Paris

 

L’autre à la Mairie de la localité dans laquelle vous résidez, qui peut également recevoir les contributions des administrés qui souhaitent participer.
Vous pouvez trouver l’adresse de votre Mairie dans les pages jaunes pour envoyer le courrier par la Poste ou aller directement y déposer le courrier.

Cliquez ici pour ouvrir le courrier que vous devez imprimer.

Une fois le courrier ouvert, vous pouvez l’enregistrer sur votre ordinateur et l’imprimer comme un document classique.

Je compte vraiment sur vous.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

ps : Le Président de la République et son gouvernement seront tôt ou tard rattrapés par les « faits divers » et la réalité de ce que vivent les Français. Aidez-moi à leur faire entendre notre combat et nos aspirations. Aidez-moi à enfoncer le clou, imprimez le courrier (en cliquant ici) et envoyez le à la Mission grand débat et à votre Mairie. Un immense merci.

Voilà ce que je vous propose

 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

« Je ne suis pas là pour parler de moi, mais pour parler de souffrance vécue par des personnes dignes d’intérêt ».

C’est ce qu’a répondu Brigitte Barèges, la maire de Montauban, quand elle a été huée à Souillac, lors du « grand oral » d’Emmanuel Macron devant les maires.

Mais qu’a t-elle pu bien dire pour s’attirer les sifflets de certains maires, qui assistent à un grand débat mais qui refusent visiblement de tout entendre ?

Encore un paradoxe du « en même temps », me direz-vous !

Qu’a dit Brigitte Barèges ?

« J’ai lu dans les cahiers de doléances qu’il fallait arrêter l’immigration massive et ces personnes qui sont sur les ronds points s’inquiètent d’être plus maltraitées que des personnes qui viennent d’ailleurs. »

Un sujet qui a été écarté dès le début de ce grand débat national. Un sujet qui sort du champ de ce que le gouvernement a prévu.

Ce sujet n’est pas le seul à avoir été écarté. En effet, où est passée la sécurité ?

Je vous avais écrit la semaine dernière pour vous dire que je préparais, avec mon équipe, la liste des propositions à soumettre pour le grand débat national qui est en cours.

Comme d’habitude, et je le comprends, les plus sceptiques d’entre nous, ceux qui pensent que cela ne débouchera sur rien, vont hausser les épaules. Et je répondrais, comme à chaque fois, que même si nous n’y croyons pas trop non plus, nous devons absolument saisir toutes les occasions pour faire entendre notre voix et défendre nos idées ensemble.

Alors voilà, je vous demande un dernier effort très simple MAIS TRÈS IMPORTANT.

Nous avons déjà rédigé un courrier avec les trois principales propositions que l’IPJ voudrait voir abordées dans le débat :

Que les victimes puissent faire appel en cas de relaxe ou d’acquittement
La suppression des réductions de peine automatiques
L’interdiction aux détenus terroristes de solliciter une libération conditionnelle avant au moins les deux tiers de leur peine

C’est loin d’être anecdotique.

Ces mesures pourraient faire évoluer les droits des parties civiles, rétablir un seuil de sécurité et contribueraient à rendre à notre justice efficacité et crédibilité.

1/ Je vous demande d’imprimer ce courrier en deux exemplaires (je vous donne le lien pour l’imprimer un peu plus bas).

2/ Vous devez y inscrire votre nom et le signer à la fin (il y a un espace prévu).

3/ Vous devez l’envoyer à deux adresses :

L’un à la Mission Grand débat (qui centralise les propositions de tous les Français qui souhaitent apporter leur contribution).

Mission Grand Débat
244, bd Saint-Germain
75007 Paris

L’autre à la Mairie de la localité dans laquelle vous résidez, qui peut également recevoir les contributions des administrés qui souhaitent participer.

Vous pouvez trouver l’adresse de votre Mairie dans les pages jaunes pour envoyer le courrier par la Poste ou aller directement y déposer le courrier.

Vous trouverez le courrier en cliquant ici

Une fois le courrier ouvert, vous pouvez l’enregistrer sur votre ordinateur et l’imprimer comme un document classique.

Cela vous prendra quelques minutes et deux timbres, mais pourrait faire pencher la balance.

Je compte vraiment sur vous.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

ps : Le Président de la République, qui lit la presse tous les jours, n’aura pas manqué le clin d’oeil de l’IPJ hier dans le Figaro. On lui demandait pourquoi la sécurité n’était pas au programme du grand débat. Aidez-moi à enfoncer le clou, imprimez le courrier (en cliquant ici) et envoyez le à la Mission grand débat et à votre Mairie.Un immense merci.

Langue de bois, et ça continue encore et encore…

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

J’ai eu un petit succès avec mon message la semaine dernière sur les expressions « langue de bois » les plus utilisées dans les médias ces derniers temps quand il s’agit de justice.

Ce n’est pas fini, pour ceux qui ne sont pas complètement convaincus, je peux encore donner quelques exemples parlants…

Lisez plutôt :

« Il a payé sa dette à la société »

Parler d’une peine de prison comme d’un remboursement de dette compare en quelque sorte le crime à un emprunt. Bien sûr, cela banalise le crime. Emprunter n’est ni illégal ni immoral, pourvu simplement que nous puissions rembourser, alors que le crime est illégal et immoral.

Cela laisse entendre que l’on aurait une sorte de droit de tirage sur « la société » pourvu seulement que l’on soit prêts à acquitter le prix qu’elle en demande. Ce qui est faux. Lorsque vous avez emprunté et que vous remboursez plus que vous ne devez, vous avez le droit à récupérer le trop versé.

Mais si, par malheur, vous avez effectué des années de prison à tort, cela vous donne-t-il le droit de commettre un crime puni à hauteur de la durée de votre séjour en prison ? Non, bien sûr.
Cette expression laisse aussi entendre que le condamné aurait le droit de « repartir de zéro » et que nous devrions oublier ce qu’il a fait, une fois sa peine effectuée.

C’est en général ce que disent ceux qui voudraient que l’on ne parle plus du crime que quelqu’un a commis. Pensez par exemple à Bertrand Cantat.

En effet, celui qui rembourse une dette se libère de toute obligation envers ses créanciers. Bien plus, il est souvent vrai que, selon le dicton, « qui paie ses dettes s’enrichit ». Celui qui honore ses dettes y gagne une réputation de fiabilité et ainsi, petit à petit, augmente sa capacité à emprunter.

Il n’en va pas de même pour le criminel qui a effectué sa peine. A sa sortie de prison il redevient aux yeux de la loi un citoyen ordinaire (à la condition qu’il ne fasse pas l’objet de mesures complémentaires, comme par exemple une obligation de soins). Mais qu’il ait effectué sa peine ne lui donne pas droit à être rétabli dans la confiance et l’estime de ses concitoyens.

On ne retrouve pas nécessairement son « crédit social » en sortant de prison. Cela dépend du crime que l’on a commis et de la manière dont on se comporte après.

À la différence d’une véritable dette, un crime ne saurait être effacé par la peine infligée au criminel. Lorsqu’un criminel sort de prison à la fin de sa peine, il n’a pas « payé sa dette », il a simplement subi le châtiment que son crime méritait.

« C’est l’honneur des démocraties de respecter l’État de droit »

Cette phrase est en général prononcée après qu’un crime ou un attentat ait mis en lumière des dysfonctionnements de la police ou de la justice. Elle signifie à peu près : « l’état actuel du droit est sacré, il ne faut toucher à rien. Tant pis si les lois n’assurent pas convenablement notre protection dans les circonstances actuelles ».

Il est vrai que la démocratie signifie le règne de la loi et le respect de certains droits essentiels, ceux énumérés dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : la vie, la liberté, la propriété, la sûreté.

Seulement il n’existe aucune formule définitive qui garantirait le bon équilibre entre nos différents droits fondamentaux. Une législation, salutaire en temps ordinaire, peut tout à fait se révéler nuisible si des périls extraordinaires et inédits nous menacent. Il faut donc être capable de réévaluer constamment le droit existant pour l’adapter si nécessaire à des circonstances nouvelles et imprévues.

L’honneur d’une démocratie, c’est de protéger aussi efficacement que possible la vie, la liberté, la sûreté et les biens de ses citoyens innocents.

« La prison est l’école du crime »

Cette expression signifie que la prison rendrait pires ceux qui y séjournent, qu’ils en ressortiraient encore plus endurcis dans le crime. La conséquence étant, bien entendu, qu’il ne faut pas envoyer les délinquants en prison.

Le problème, c’est que les « élèves » qui fréquentent cette prétendue « école du crime » sont en général déjà très savants.

Il faut bien garder à l’esprit que les hommes de 19 ou 20 ans qui franchissent les portes de nos prisons sont très nombreux à avoir commencé leur carrière délinquante vers 10-12 ans. Au cours de leur adolescence ils ont appris à cambrioler, à voler, à vendre de la drogue, etc. Ils se sont fait des amis aussi délinquants qu’eux. Les techniques et les justifications du crime, ils les connaissent.

Que leur reste-t-il à apprendre de nouveau pendant leur incarcération ? Pas grand-chose en réalité.
Par ailleurs la prison est la seule peine sévère dont nous disposions aujourd’hui pour sanctionner les infractions graves et atteindre les délinquants endurcis.

Si nous ne mettons pas en prison les délinquants récidivistes ou les auteurs de violence, nous envoyons en fait un message d’impunité à tous ceux qui sont tentés de les imiter.

Il n’est pas du tout prouvé que la prison soit « l’école du crime », contrairement à ce qu’on entend souvent, en revanche il est certain que l’impunité pour les délinquants c’est l’université du crime.

Je termine là, mais je pourrais encore vous citer bien des exemples…

La langue de bois et le politiquement correct ont de beaux jours devant eux ! A nous de savoir les déjouer.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

 

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Et si rien ne se passait en 2019 ?

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Chère Madame, cher Monsieur,

Comment seront utilisés les votes sur le site du Conseil Economique, Social et Environnemental pour le grand débat national ?

Grande question…

En tout cas, ce fameux débat a été lancé officiellement le 15 janvier. Les médias ont beaucoup parlé du Président, en déplacement en Normandie, qui s’est exprimé plus de 6h devant un auditoire composé de maires. Passé 21 heures, il a même enlevé sa veste, tant il était pris par la conversation…

Cela vous fait une belle jambe ? À moi aussi.

Mais comme un débat national est lancé, nous sommes en droit d’attendre des réponses à nos questions, puis du concret.

Que le gouvernement décide : « Oui nous allons changer notre politique dans tel domaine parce que… » ou alors « Non, nous gardons notre cap pour cette raison… ».

Nous serons alors fixés et libres individuellement de tirer des conséquences, notamment pour les prochaines échéances électorales.

Je vous l’avais déjà écrit : même si nous n’y croyons pas trop, il faut saisir cette occasion qui nous est donnée pour faire entendre notre voix et défendre nos idées. Depuis sa création, l’IPJ fait feu de tout bois pour parvenir à ses fins. Au risque de déranger d’ailleurs… Les articles de presse, après vos votes sur le site du CESE début janvier, l’ont bien montré.

Notre mobilisation aurait-elle déplu à ceux qui ne pensent pas comme nous ? Vos votes seraient-ils des « sous-votes » parce que vos idées ne sont pas celles qui devaient arriver en tête ?

Après tout, qui dit « grand débat » dit confrontation des arguments, des points de vue. Alors, nous sommes dans notre rôle quand nous tâchons de faire valoir les nôtres.

Et nous comptons bien continuer.

À partir de lundi, un site internet va être ouvert pour recevoir toutes les contributions des Français. Je rédige actuellement avec mon équipe les propositions de l’IPJ et je vous demanderai, une fois encore votre aide pour les diffuser.

Mais avant cela, je dois aussi vous rappeler que l’IPJ ne reçoit aucune subvention publique et existe uniquement grâce à vos dons généreux.

Sans votre aide financière, nous ne pourrons absolument pas continuer nos actions. Nous ne pourrons rien faire.

Nous serons condamnés, les bras croisés, à regarder les lois absurdes être votées et à assister à des débats stériles.

Ne condamnez pas l’IPJ à l’inaction. Faites un don, même minime à notre association en cliquant ici.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,
Laurence Havel