Quand la justice crée l’insécurité

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Chère Madame, cher Monsieur,

C’est un crime particulièrement horrible et abject que rapporte le journal La Provence.

Cela s’est passé mardi dernier.

Cathy, une jeune femme de 37 ans allait chercher son enfant à l’école.

Cathy n’était pas tranquille. Karim, son ancien compagnon et le père de ses deux enfants, avait depuis des mois annoncé son intention de lui faire payer leur séparation.

« J’en ai rien à foutre, même si je prends 15 ou 20 ans de taule, je veux que tu ne ressembles plus à rien… »

Il lui avait fait cette menace en lui montrant des photographies trouvées sur internet de femmes défigurées à l’acide.

Cathy savait que ce n’était pas des menaces à prendre à la légère.

C’est parce qu’il était violent avec elle qu’elle s’était séparée de lui ; il avait même été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis.

Alors mardi dernier, quand elle sent une présence bizarre dans son dos, Cathy comprend immédiatement. C’est lui, qui vient mettre ses menaces à exécution.

Cathy se met à courir. Mais Karim la rattrape.

« Je suis tombée, j’ai protégé mon visage et il m’enlevait les mains pour m’atteindre avec ce liquide qu’il transportait dans un bidon », raconte-t-elle depuis son lit d’hôpital. Cathy est grièvement brûlée au visage, aux yeux, aux mains, aux bras…

Cette histoire vous révolte ? Attendez, le pire est à venir.

Le pire, c’est que depuis des mois Karim harcelait Cathy sans que la justice ne fasse rien pour la protéger réellement !

Bien sûr, Karim avait l’interdiction de se rendre à Marseille et de rentrer en contact avec son ancienne compagne. Mais il ne respectait absolument pas cette interdiction. Il venait sans cesse au pied de l’immeuble de Cathy pour la menacer. Elle raconte : « Une fois, il a même grimpé les cinq étages par les balcons, comme a fait récemment le héros Mamoudou Gassama. Une autre fois, en tambourinant à ma porte, il a menacé de jeter notre petit dernier par le balcon… »

Bien sûr Cathy avait prévenu la police. Et la police avait arrêté Karim. Mais à chaque fois celui-ci avait été relâché par la justice. « Il était tout fier, parce qu’avec son bagout, il arrivait à embrouiller tout le monde », se désole Cathy.

Selon le journal La Provence, encore trois jours avant de défigurer Cathy, Karim avait été arrêté pour avoir violé son interdiction de territoire. Mais laissé libre avec une simple convocation pour septembre…

« Un mandat d’arrêt a été décerné à son encontre la veille de l’attaque à l’acide », a précisé le procureur de la République de Marseille.

Peut-être la justice estimait-elle avoir fait assez pour protéger Cathy en lui confiant un téléphone portable « grand danger », attribuée aux femmes menacées de viol ou de violence conjugale.

Ce téléphone portable permet de joindre une plate-forme téléphonique qui reçoit les appels et évalue la situation. Après analyse de la situation, le téléassisteur peut demander l’intervention des forces de l’ordre.

Autant dire que, avant que les policiers soient sur place, vous avez le temps de vous faire tuer, violer ou défigurer dix fois !

Ce serait presque drôle, si ce n’était pas si révoltant.

Voilà comment, aujourd’hui, la justice française protège les victimes.

Souvenez-vous il y a quelques mois, je vous avais parlé du système de protection VINE qui existe aux Etats-Unis.

VINE (qui signifie Victim Information Notification Everyday) est un système d’information qui permet à une victime de crime de connaître le statut carcéral de son agresseur pratiquement en temps réel : s’il est incarcéré, s’il est transféré dans une autre prison, s’il s’est évadé, s’il doit être libéré, s’il est décédé, etc.

Surtout, lorsque l’agresseur porte un bracelet électronique GPS, VINE permet d’informer la victime si l’agresseur ne respecte pas les conditions de son placement sous surveillance à distance : s’il n’est pas présent chez lui alors qu’il devrait y être, s’il rentre dans une zone où il n’est pas censé se rendre, s’il a échappé à la surveillance électronique, etc.

Vous imaginez, si un tel système existait en France ?

Karim, même s’il avait été laissé libre, aurait été équipé d’un bracelet GPS, et Cathy aurait été informée en temps réel de la menace qu’il pouvait représenter pour elle.

Ce jour où il l’a défiguré, probablement pour le restant de ses jours, elle aurait été avertie à l’avance qu’il se rapprochait d’elle, elle aurait pu fuir, l’éviter, la police aurait été prévenue en temps réel que Karim avait une nouvelle fois violé son interdiction de territoire et qu’il se rapprochait de l’école de ses enfants.

Et Cathy ne serait pas aujourd’hui à l’hôpital à souffrir le martyr.

Seulement voilà, en France le bracelet électronique GPS est pratiquement inconnu. La justice française en est restée au bracelet radio, qui oblige son porteur à rester à proximité d’une borne placée chez lui pour être localisé. Et comme les gens ne peuvent pas rester tout le temps chez eux, ils n’ont l’obligation de rester à proximité de la borne qu’à certaines heures de la journée.

C’est pendant l’une de ces « permissions de sortie » qu’Adel Kermiche avait égorgé le père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. Adel Kermiche était équipé d’un bracelet électronique « à la française »…

Ce retard de la justice française est absolument sidérant.

Pourtant ces bracelets GPS existent. Il y a des sociétés qui proposent ces produits innovants et qui pourraient très facilement fournir tout le matériel nécessaire si les pouvoirs publics daignaient faire appel à elles.

A l’IPJ par exemple nous avons rencontré récemment le directeur du développement de l’une d’entre elles, la société Géosatis.

Nous avons tourné une vidéo avec lui, publié un entretien, diffusé l’information tout autour de nous et notamment aux élus, qui votent les lois faites pour nous protéger.

Les solutions existent ! Elles sont disponibles immédiatement. Leur efficacité est prouvée.

Et au lieu de cela, notre justice laisse libre des individus à la dangerosité avérée et fournit à leur victime des téléphones portables…

Ce retard, cette inaction de la justice française est plus que choquant, il est presque criminel.

Combien de victimes comme Cathy avant que les pouvoirs publics se décident enfin à faire le nécessaire ?

A l’IPJ des affaires comme celle-ci nous motivent encore plus. Elles nous prouvent que nous avons raison. Que nous avons les bonnes solutions. Et que nous sommes les seuls à les proposer.

C’est pourquoi je vous demande de bien vouloir m’aider à continuer notre action. J’ai besoin de vous pour continuer à rendre public notre travail. C’est en continuant, sans se lasser, de marteler notre combat qu’il finira par être incontournable aux pouvoirs publics. Mais pour cela, j’ai besoin de vous.

Faites un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

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« Il s’agit d’un déséquilibré »

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Chère Madame, cher Monsieur,

« Il s’agit d’un déséquilibré » …

Autrement dit, circulez, il n’y a rien à voir. Vous l’avez forcément remarqué, à chaque attaque vraisemblablement terroriste on entend pratiquement aussitôt dans les médias : « l’assaillant est un déséquilibré ».

Dimanche dernier à la Seyne-sur-Mer, une ville juste à côté de Toulon, une jeune femme de 24 ans, dont le nom n’a pas été dévoilé par les médias, est entrée dans le centre commercial qu’elle fréquente régulièrement, pour y attaquer au cutter les passants. Au cutter ! En criant «Allah Akbar» …

Deux personnes ont été blessées mais cela aurait pû être beaucoup plus dramatique.

Dans les médias on a lu : « le procureur évoque l’état “d’excitation extrême » de l’auteure des faits au moment de l’interpellation, qui s’écrit : « Allahou akbar, vous êtes des mécréants » mais aussi  » je suis la chérie de Dieu ». »

Probablement une déséquilibrée…

Il y a trois jours à Nice, un homme a aussi tenté d’attaquer des policiers avec un cutter au moment où il se faisait interpeller.

« Les policiers municipaux ont constaté en arrivant sur place que l’homme de 29 ans diffusait également des versets du coran, à travers les hauts-parleurs de son téléphone » a expliqué le journal le Figaro.

Probablement un déséquilibré…

Braves gens, ne vous inquiétez pas, dormez sur vos deux oreilles. Il s’agit, à chaque nouvelle attaque, d’un « déséquilibré ».

Tout est dit. Puisqu’il s’agit d’un « déséquilibré », ce qu’il a fait n’est pas rationnel…Il n’y a rien de plus à comprendre ni à faire.

Sauf que cette situation ne me convient pas du tout.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais il me semble que l’on ne peut pas avoir affaire à un déséquilibré à chaque fois que le problème terroriste se pose. C’est un peu trop facile.

Bien sûr que les personnes qui fomentent ou participent à des actes terroristes ne sont pas «normales», en un certain sens. Ce n’est pas n’importe qui qui est capable d’attaquer des inconnus au couteau, ou de foncer avec une camionnette dans la foule, ou de se faire exploser.

Sans doute certains sont « influençables », voire « perdus » mais on ne doit pas pour autant les déresponsabiliser de leurs actes.

L’idéologie islamiste agit comme pour une secte, elle séduit des « fidèles » qui seront prêts à tout pour défendre leurs valeurs. C’est un choix, une route prise en conscience et souvent après un long cheminement personnel, et pas du tout un « coup de folie » comme on voudrait nous le faire croire.

L’islamisme radical séduit : des musulmans qui se radicalisent, des migrants qui arrivent en France avec de sombres desseins, des délinquants qui se convertissent en prison, et des personnes « fragiles » qui se font happer par cette idéologie mortifère et pensent trouver un sens à leur vie en tuant des « mécréants ».

Il faut appeler un chat un chat.

Etre fiché S n’empêche rien.

Alors que faire ?

Il faut chercher à comprendre qui sont les terroristes, quels sont leurs profils, pour mieux les combattre et les empêcher de passer à l’acte.

Il faut comprendre qui se radicalise, dans quelles conditions, comment, pourquoi et adapter la riposte à leur menace.

Il faut prendre le problème à bras le corps et AGIR.

A l’IPJ, nous ne sommes pas la police ni la justice. Nous n’avons pas leurs moyens d’action. Mais, nous avons le savoir. Des experts psychiatres, avocats, juges, journalistes, criminologues qui rencontrent les terroristes et les côtoient, nous ont donné leur accord pour qu’ensemble nous allions expliquer aux élus, députés et sénateurs, QUI EST LA MENACE.

A la rentrée, nous allons organiser un grand colloque avec tous les experts sur le sujet. Si nos dirigeants veulent combattre efficacement le terrorisme, il va falloir écouter les bonnes personnes.

Elles ont beaucoup à dire. Chaque rencontre avec l’une d’elles est une mine d’informations qu’il faut absolument partager.

Je vous en dirai plus dans très peu de temps sur ce colloque que nous organiserons à la rentrée. Nous allons faire en sorte que ceux qui ont des choses à dire puissent partager leurs témoignages à l’Assemblée nationale. Aux députés.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Les empêcheurs de penser en rond

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Chère Madame, cher Monsieur,

Souvenez-vous de Christiane Taubira…

Quand je pense à elle, je repense à tous les combats acharnés que l’IPJ a mené contre ses réformes désastreuses.

Souvenez-vous que lorsqu’elle est devenue ministre de la Justice, Christiane Taubira a très rapidement lancé une « conférence de consensus » sur la prévention de la récidive, pour rechercher des « réponses pénales efficaces ».

« Conférence de consensus … »

C’est une des manœuvres préférées de nos adversaires : s’abriter derrière un soi-disant consensus des experts pour faire passer leurs mesures idéologiques. Exactement comme s’il s’agissait de vérités scientifiques et incontestables.

Bien entendu, la « conférence de consensus » de Madame Taubira ne réunissait pratiquement que des gens partageant ses idées, c’est-à-dire les idées du Syndicat de la Magistrature. Elle avait mis de nombreux membres de ce syndicat dans son entourage. Et les conclusions étaient courues d’avance : « la prison n’est pas la solution », la France a la « culture du cachot », il faut rompre avec le « tout sécuritaire »…

Bla-bla-bla…

Seulement voilà, à l’IPJ, nous avons nous aussi notre réseau d’experts. Et pas « des experts en chocolat », pour reprendre une formule du président de la République.

Pas des gens qui ont gagné leurs titres « d’experts » en faisant leur cour au ministre. Pas des idéologues « engagés ». Non des praticiens de terrain. Des gens qui ont une expérience incontestable des questions de justice. Des magistrats, des avocats, des psychiatres, des criminologues.

Voilà pourquoi, par exemple, lorsque nos adversaires prétendent que « la prison est l’école du crime », nous pouvons affirmer : non, c’est faux…

Voilà pourquoi, lorsqu’ils disent que « la répression ne fonctionne pas en matière de délinquance », nous pouvons affirmer : non, c’est faux.

Et nous avons des arguments solides pour le démontrer.

Voilà pourquoi nous pouvons proposer des mesures réellement efficaces pour lutter contre la criminalité. Des mesures qui ont fait leur preuve dans d’autres pays, par exemple.

Une de forces de l’IPJ est d’avoir des experts français, qui connaissent bien la situation du pays, et aussi des experts internationaux de renom qui apportent un regard extérieur indispensable.

Ces experts étrangers ont accepté de nous soutenir dans notre combat.

Oui, mes chers amis, l’IPJ est connu, et reconnu, à l’étranger, et je dois dire que cela me rend un peu fière.

Connaissez-vous par exemple Théodore Dalrymple ?

Le docteur Dalrymple est un psychiatre anglais qui a exercé longtemps dans les quartiers difficiles de Londres et à l’hôpital de la prison de Birmingham. Il connaît parfaitement le monde des délinquants, et vous ne trouverez pas de plus grand adversaire de la culture de l’excuse que lui.

Précisément, parce qu’il a beaucoup fréquenté, et soigné, les détenus des prisons anglaises, il sait très bien que le délinquant ordinaire n’est pas « une victime de la société », comme voudraient nous le faire croire les amis de Madame Taubira.

Il sait parfaitement que, ordinairement, « la délinquance est une vie choisie », selon l’expression du criminologue canadien Maurice Cusson, un autre de nos experts internationaux.

Le docteur Dalrymple est aussi l’auteur de plus d’une vingtaine de livres et, après avoir pris sa retraite de médecin, il est désormais chercheur au sein du Manhattan Institute, un puissant think-tank américain qui défend les mêmes idées que nous en matière de justice.

Il vit entre l’Angleterre et la France (son épouse est française), et lorsqu’il vient à Paris il ne manque pas de nous rendre visite. C’est toujours un grand plaisir d’échanger avec lui !

Je vous parlais du Manhattan Institute. Nous avons un autre de nos experts qui travaille dans cet organisme de recherche, une Américaine, Heather Mac Donald. Avocate de formation, Heather Mac Donald est une des meilleurs spécialistes des questions de police et de sécurité aux Etats-Unis.

Vous vous souvenez que je vous ai déjà parlé de la manière dont la police de New-York a fait baisser de manière spectaculaire la criminalité dans la ville ? Une baisse de plus de 80% en 25 ans !

Heather Mac Donald connait cette histoire mieux que personne. Si vous voulez savoir comment New-York, après avoir été la ville du crime, est devenue une ville sûre et dans laquelle il fait bon vivre, posez-lui la question.

Oui, l’action de la police peut faire baisser la délinquance. Oui, réprimer le crime fait baisser la criminalité. Oui, il y a des méthodes qui marchent, et qui ont prouvé leur efficacité, à New-York et dans d’autres grandes villes américaines.

Grâce à des gens comme Théodore Dalrymple ou Heather Mac Donald, et grâce à tous nos experts qui mènent à nos côtés un combat patient, nous pouvons briser le soi-disant « consensus » de ceux qui voudraient nous convaincre que « on a tout essayé » ou que l’insécurité n’est qu’un sentiment.

Je peux le dire sans rougir, je suis fière du travail que nous avons réalisé depuis plus de dix ans à l’IPJ. Bien sûr nous n’avons pas gagné toutes les batailles que nous avons menées. Mais nous avons réussi à donner une voix à tous ceux veulent une justice plus efficace et protectrice des victimes.

Nous sommes devenus le plus efficace contre-pouvoir en France, contre le laxisme de la justice ; un rempart contre l’expansion de la culture de l’excuse ; un rempart contre la politisation de la justice. Nous dérangeons tous les gens installés dans leurs idées, qui se croient humanistes mais qui causent beaucoup de tort.

Nous avons réussi à fédérer autour de nous des gens de très grande qualité, venus de tous les horizons, grâce auxquels nous pouvons nous opposer à la pensée judiciaire unique.

Cela vous semblera peut-être n’être que des mots. Mais derrière ces mots il y a des réalités très concrètes. Abandonner le terrain aux lobbies laxistes, cela signifie des criminels laissés ou remis en liberté. Cela signifie des vies brisées, des victimes traumatisées, des parents au désespoir parce que leur enfant aura croisé la route d’un individu que la justice n’aura pas su dissuader ou neutraliser alors que c’était possible.

Plus que jamais ce combat vaut la peine d’être mené. Plus que jamais il doit être gagné. Nous sommes organisés, reconnus par des juristes de renom, nous devons continuer à agir et à nous exprimer librement.

Car, si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Mais pour cela, plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien. Aidez-nous à poursuivre le combat des idées, aidez-nous à maintenir l’IPJ.

Sans vous, nous ne sommes rien. C’est pourquoi votre aide est primordiale et je vous demande, s’il vous plaît, de nous faire un don en cliquant ici.

Merci infiniment.

Avec toute ma gratitude et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Etre commerçant est un métier dangereux

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Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez probablement été soulagé quand vous avez appris que le bijoutier de Nice, Stephan Turk, n’ira pas en prison.

Il a été condamné certes, mais à 5 ans de prison avec sursis.

Cet homme de 72 ans est devenu célèbre en tirant sur l’un des braqueurs de sa bijouterie. La cour a tranché, elle a estimé qu’il n’était pas en situation de légitime défense. En France, les critères de la légitime défense sont très stricts. Mais pour autant, nous nous sommes tous imaginé à la place de cet homme, nous avons tous imaginé son effroi, sa colère, sa peur, ses réflexes … Nous avons tous imaginé être frappé, dépouillé et humilié. Son histoire a d’ailleurs soulevé une immense vague de soutien pour le bijoutier dans la France entière.

Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire ?

Cela illustre tout simplement le ras de bol général des Français honnêtes, qui jouent le jeu en respectant les règles, qui sont sans histoire, et qui souffrent de voir que si la Justice est impitoyable dès qu’ils sortent des clous, elle est en revanche d’une clémence quasi-criminelle envers les individus qui choisissent, en conscience, de mener une vie délinquante.

En face de Stephan Turk, les deux criminels armés étaient « bien connus des services de police et de justice »… Vous connaissez le refrain.

Et le jeune homme de 19 ans qui a laissé la vie dans ce braquage, avait déjà 14 condamnations à son actif.

14 condamnations à 19 ans…

On peut très légitimement se tourner vers la Justice et lui demander de rendre des comptes.

Car l’histoire aurait été toute autre si ce jeune homme avait été en prison ce sinistre jour de septembre 2013. Ou bien si la justice avait été capable de le dissuader de poursuivre sa vie délinquante. Il serait encore en vie et Stephan Turk coulerait une retraite paisible.

Nous terminons en juin notre grande consultation sur la prison. Comment doit-elle être conçue ? pour qui ? doit-on travailler en prison ? Que faire des malades ?

Autant de questions que nous vous posons pour alimenter notre travail. Cela vous prendra deux minutes mais nous sera très utile pour la suite.

Votre avis compte. Et si vous êtes des milliers à y répondre, vos voix seront plus fortes. Nous les porterons sur la place publique.

Je vous demande de remplir le questionnaire en cliquant ici. Si vous avez déjà rempli le questionnaire, transmettez-le à vos proches s’il vous plaît.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel