Etes-vous, vous aussi, consterné par tout ça ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Mais que fait l’IPJ ?

Je vous rassure tout de suite, nous ne nous tournons pas les pouces en regardant les actualités !

Mais je dois vous avouer que justement, les actualités de ces derniers temps me consternent :

Si je prends ces derniers jours, par exemple, on a assisté :

à la fin du procès de Jawad Bendaoud et à sa relaxe;
à de nouvelles révélations sur “ l’affaire Théo ” qui, pour le moins, montrent à quel point certains médias et certains hommes politiques ont manqué de la plus élémentaire prudence dans cette affaire;
au sujet des combattants en Syrie qui veulent revenir en France : la ministre de la justice a déclaré que « bien entendu, s’il y avait une question de peine de mort, l’Etat français interviendrait »;
on a vu des des policiers obligés d’aider des squatteurs contre ceux qui voulaient les déloger puis assister impuissants à des affrontements entre les premiers et les seconds, à Garges Lès Gonesse;
On a appris que les violences dites “ non crapuleuses “ – c’est-à-dire toutes celles qui n’ont pas été commises dans le but de voler -, ont encore grimpé de + 3,24 %, en 2017… soit en moyenne 777 faits de violence “ gratuite “ par jour !
et j’en passe…

Oui, je suis consternée par ce qu’il se passe en France, et j’ai peur, pour moi-même et pour mes proches.

Heureusement, je suis un peu rassurée quand je reçois vos centaines et centaines de messages dans lesquels je lis que vous aussi, vous êtes consternés. Nous partageons les mêmes colères et les mêmes craintes.

Je suis rassurée aussi quand je vois toute l’équipe de l’IPJ s’activer pour tâcher de faire bouger les choses. Depuis le début de l’année, nous avons multiplié les passages dans les médias. Il ne s’agit pas uniquement de faire parler de nous. Non, il s’agit de faire entendre un autre “ son de cloche “, une voix dissonante, qui dit aux élus et à tous ceux qui nous dirigent ce que les Français veulent vraiment.

Tenez, nous étions cités ce week end en première page du Figaro Magazine comme « un think tank engagé au côté des victimes », et l’éditorialiste reprenait certaines de nos analyses. Ce n’est pas rien, car cela assoit encore un peu plus notre crédibilité.

Cela fait maintenant 10 ans que nous n’avons jamais changé de discours, que nous travaillons pour faire évoluer les droits des victimes, que nous luttons pour que l’on construise plus de places de prison et pour que les prisons deviennent des lieux adaptés à tous les prisonniers, que nous refusons la politisation des syndicats de magistrats, que nous nous opposons à voir les policiers devenir des “ grands frères “ de quartiers alors que leur rôle est de maintenir la sécurité…

Et nous n’avons jamais dévié de notre trajectoire. Nous avons obtenu des victoires et subi des défaites, mais nous tenons bon.

Et nous nous battons pied à pied, pour ne pas laisser le champ libre aux associations bien pensantes qui reçoivent déjà beaucoup trop d’attention de la part de la Ministre de la justice.

Savez-vous que nous avons provoqué un buzz très récemment ? Notre porte-parole Me Guillaume Jeanson a écrit une tribune très remarquée dans le Figarovox, concernant l’affaire du squatt à Garges-Lès-Gonesse.

Plus 14 000 personnes ont partagé son article ! Un des plus grands succès du Figarovox ! A la suite de quoi, nous avons été en contact avec certains élus qui veulent faire bouger la loi. La situation semble juridiquement compliquée, et trouver des solutions prendra un peu de temps, mais nous sommes aux côtés des députés qui y travaillent.

Guillaume Jeanson a été interrogé sur la crises des prisons par Atlantico, par le magazine Pèlerin, par Politique magazine. C’est à chaque fois l’occasion de rappeler les urgences, et d’attirer l’attention de la Ministre de la justice Mme Belloubet.

Le combat pour les idées se joue aussi sur le plan institutionnel et universitaire. Et de ce point de vue là, nous sommes bien armés. Au début du mois de février, par exemple, nous avons traduit et publié un article de Heather MacDonald, qui est associée au Manhattan Institute, éditrice au City Journal, et qui est l’une de nos expertes. Elle explique dans son article comment le fait de maintenir l’ordre dans les lieux publics crée un cercle vertueux qui permet aux quartiers en proie à la délinquance de prospérer à nouveau. Nous passons beaucoup de temps à étudier ce qui se fait dans nos pays voisins ; nos études sont ensuite disponibles sur notre site internet et souvent envoyées à l’Assemblée nationale et au Sénat pour que les parlementaires les reçoivent directement sur leur bureau.

En janvier, nous avons interviewé Patrice Ribeiro, qui est le secrétaire général du syndicat d’officiers Synergie-Officiers. Il est très important de donner la parole à ces hommes de terrain et de bon sens qui connaissent la délinquance et qui ont des idées et des propositions concrètes pour lutter contre l’insécurité. Il dit par exemple :

« 5 % des délinquants produisent 50 % de la délinquance. Si ces gens-là sont neutralisés par la justice une énorme partie du travail sera accompli. Comment des policiers peuvent-ils être crédibles et incarner l’autorité quand, à leur simple vue, les caïds du quartier, forts de leur sentiment d’impunité, les insultent et les agressent physiquement tout en revenant pérorer et bomber le torse le lendemain ? Ce sont eux l’incarnation de l’autorité dans les cités. Nous le redeviendrons uniquement si toute la chaîne pénale fonctionne et que les magistrats cessent de simplement ” dire le droit “ sans s’imprégner des réalités locales. Il suffit souvent d’emprisonner les éléments les plus violents pour apaiser un quartier. C’est une dimension qui échappe trop souvent lors d’un jugement. »

Nous avons diffusé cet entretien très éclairant à tous nos contacts dans les ministères, au Parlement et aux journalistes.

En février, nous avons aussi rencontré le responsable du développement de la société Geosatis Technology qui fabrique un bracelet électronique mobile d’un nouveau genre.
Grâce au GPS et à une collecte permanente d’information, le but de ce bracelet électronique intelligent est de mettre en place un suivi continu des personnes condamnées à le porter, de pouvoir, par exemple, leur interdire l’accès à certains endroits ou détecter lorsque leur comportement devient suspect. Avec cette technologie, le bracelet devient enfin une peine contraignante pour ceux qui le portent ! Vous pouvez trouver sur le site de l’IPJ l’entretien filmé dans lequel nous présentons ce bracelet utilisé notamment en Afrique du Sud.

Vous le voyez, tous les jours notre équipe rencontre des experts, des victimes, des élus ou des journalistes. Ils se renseignent sur les dispositifs qui fonctionnent à l’étranger, sur les avancées du droit chez nos voisins, et ils élaborent des propositions. Ils écoutent avec compassion les victimes. Ils affûtent leurs arguments pour les auditions parlementaires et pour les débats avec ceux qui pensent à l’opposé de nous. Ceux-là sont minoritaires dans la population, mais malheureusement très représentés dans les instances de pouvoirs. Contre eux, pour être efficaces et ne pas être caricaturés, nous devons lutter par des propositions intelligentes et concrètes.

En un mot, nous agissons pour vous et grâce à vous.

La bataille des idées bat son plein. Cela prendra le temps qu’il faut, mais nous la gagnerons.

Pour cela, j’ai besoin de votre aide. Nous devons faire gagner notre vision de la société et notre conception de la sécurité.

S’il vous plaît, remplissez le nouveau référendum pour la justice. 

En nous donnant maintenant votre avis, vous nous donnez un poids supplémentaire pour convaincre les élus et changer les lois. Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel
Secrétaire nationale de l’Institut pour la Justice

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