Posez-leur la question

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur

Vous connaissez le refrain des “pro” de la culture de l’excuse.

“Ne jetez pas la pierre à ces jeunes qui essaient de violenter des policiers et gendarmes”, disent-ils.
Les pauvres sont des victimes. Victimes des contrôles d’identité “au faciès”, victimes des brutalités policières, victimes du racisme ordinaire.
Ne vous étonnez pas qu’ils s’en prennent aux forces de l’ordre, ils sont l’incarnation de l’injustice et de la discrimination !
C’est presque de la “légitime défense”.

Si vous trouvez ce discours révoltant, je partage totalement votre avis.

Et pourtant, c’est bien ce que pensent toute une partie de notre élite médiatique et judiciaire.

Parmi eux, en tête, il y a le Syndicat de la Magistrature. Vous vous souvenez, ce syndicat à l’origine du Mur des Cons.

Le Mur des Cons était un panneau d’affichage dans les locaux du Syndicat de la Magistrature. Ils y avaient épinglé ceux qu’ils considérés comme des « Cons ».

On y trouvait beaucoup d’hommes politiques de droite (Nicolas Sarkozy en particulier), des criminologues ou des journalistes qui avaient le malheur de demander une Justice plus ferme contre les délinquants.

Déjà, c’était assez inouï pour des magistrats qui rendent chaque jour la Justice, en théorie en toute “impartialité” et “au nom du peuple français”.

Mais il y avait bien pire.

Sur ce mur des “cons”, il y avait deux pères de victimes.

Philippe Schmitt, dont la fille Anne-Lorraine a été assassinée en 2007.

Et Jean-Pierre Escarfail, dont la fille Pascale a été violemment tuée par Guy George, tueur en série.

Et si vous vous posez la question : il n’y avait pas le moindre délinquant ou criminel parmi les cons.

Pour ces magistrats du syndicat de la Magistrature, les ennemis sont bien les citoyens ordinaires et des victimes !

Ce n’est pas nouveau : cela fait depuis les années 1970 que cela dure.

Déjà en 1972, l’un de ses membres, Oswald Baudot, expliquait sa “philosophie” dans une harangue aux jeunes magistrats :

« Soyez partiaux. Examinez toujours où sont le fort et le faible, qui ne se confondent pas nécessairement avec le délinquant et sa victime. (…). Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron, pour l’écrasé contre la compagnie d’assurances de l’écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police. »

En 2001, 2004 et 2006, le même syndicat a sorti un petit livre pour expliquer les “manoeuvres” à déployer face à un policier.

Sur la couverture, un policier en uniforme était représenté… avec une tête de PORC.

Voilà la considération qu’ont ces magistrats pour les hommes et les femmes qui risquent leur vie pour notre sécurité !

C’est révoltant.

Mais j’aimerais leur poser une question.

Avec votre pseudo “théorie de l’excuse” :

Comment expliquez-vous les violences contre les POMPIERS ET LES INFIRMIÈRES ???

Samedi soir, à Nîmes, un camion de pompiers a été bombardé de cocktails molotov.

On les a affublé d’un nom charmant “cocktail”, mais ce sont en réalité des des petites bombes au napalm, fabriquées pour tuer.

L’un des pompiers raconte dans le journal 20 minutes : « le cocktail Molotov a explosé à une quinzaine de mètres de la vitre du camion. Une vingtaine de jeunes de la Zup de Nîmes serait à l’origine de cette agression. »

Est-ce un fait isolé ? Absolument pas.

C’est devenu le quotidien de centaines de pompiers à travers la France !

« On est pris souvent dans des guets-apens. Des fois, c’est par les personnes qu’on va secourir ou leur famille. (…) Ça se dégrade d’année en année ».

Alors, chers juges du syndicat de la Magistrature, dites moi.

Les pompiers sont-ils “agressifs” vis à vis de ces “jeunes” ? Ont-ils d’une manière ou d’une autre “mérité” ce qui leur arrive ?

Et que dites-vous des INFIRMIERES AGRESSEES ?

Le Parisien raconte ce qui s’est passé vendredi soir dernier :

« vers 19 heures, cinq hommes armés de bombes lacrymogènes ont fait irruption dans l’hôpital. Ils venaient de se battre non loin (…) et voulaient en découdre avec trois de leurs victimes admises quelque temps plus tôt dans le service.
Ils ont pénétré dans le sas et gazé quatre pompiers et deux infirmières. »

Résultat : les urgences ont été obligées de fermer.

Peut-être que des innocents, victimes d’un infarctus ou d’un AVC sont morts ce soir là, faute d’être pris en charge.

Alors, chers professionnels de l’excuse, quelle “explication” allez-vous nous donner, cette fois-ci ?

Dans certains quartiers les voitures de SOS Médecin ne vont plus faire de consultations à domicile.

Peut-être est-ce parce qu’ils regardent ces pauvres “jeunes” de travers ?

La vérité, c’est que les zones de non-droit se multiplient en France.

La barbarie triomphe, la civilisation recule, faute d’efficacité policière et judiciaire !

Certaines personnes dans ces quartiers sortent de chez elles la boule au ventre, les fauteurs de trouble sachant qu’ils ne risquent rien ou pas grand chose. C’est le monde à l’envers.

A l’Institut pour la Justice, nous dénonçons depuis de nombreuses années cette situation qui s’est installée et qui empire. Que font les autorités locales et nationales ?

Il faut récupérer les territoires perdus de notre pays.

Hélas, les policiers ont très souvent pour consigne de ne pas faire de zèle dans certains quartiers pour ne pas “provoquer”…

Un comble !

Les pompiers sont attaqués. Les policiers sont bridés. Les racailles jubilent. Les autorités se taisent.

Le chien aboie. La caravane de la justice passe son chemin, en faisant semblant de ne pas voir.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s