L’arme secrète de l’Institut pour la Justice

Chère Madame, cher Monsieur, 

1) Saviez-vous que la tactique de la « vitre brisée » peut réduire drastiquement la criminalité ?

2) Et saviez-vous que la Police de New York a mis au point une innovation remarquable ?

3) Ou encore que « la politique du chiffre » en France est un échec ? 

Non ? 
C’est normal, car tout est fait pour vous empêcher de le savoir

Même si vous êtes policier, magistrat ou avocat, vous n’avez pas à accès à ces informations. Elles sont tues, tabous, et surtout, elles dérangent.

Et c’est pour cela que nous avons créé la Revue Française de Criminologie et de Droit Pénal.

Pour que les professionnels du droit et de la Justice soient réellement informés de la réalité et puissent prendre de bonnes décisions pour les citoyens et les victimes :

– pour un magistrat, ne pas relâcher un criminel dangereux car il a été scientifiquement prouvé que, pour un individu présentant ce profil criminologique, le risque de récidive est très élevé.

– pour un préfet, ou un policier connaître les pratiques qui permettent de réduire réellement et durablement la criminalité.

– pour un procureur savoir que des peines courtes mais certaines et rapidement exécutées sont plus dissuasives que des peines longues mais incertaines et infligées longtemps après les faits.

– pour un avocat de victime connaître tous les dispositifs d’aide dont pourrait bénéficier son client. 

Dans cette revue, on y apprend que :

– Les “salles de shoot” n’ont en réalité aucun effet bénéfique et qu’elle ne font qu’ancrer les toxicomanes dans leur addiction et préparer insidieusement la légalisation des drogues.

– La plupart des crimes et délits sont en réalité commis par un petit nombre de délinquants multirécidivistes et violents, puisqu’environ 50% des crimes et délits sont attribuables àseulement 5% des délinquants.

– Pour les délinquants mutirécidivistes la criminalité est essentiellement une vie choisie, par recherche de l’argent facile et des sensations fortes, et pas du tout une vie subie du fait de la pauvreté ou du manque d’opportunités économiques.

Nous diffusons cette revue aux élus, aux professionnels de la justice, dans les bibliothèques universitaires, Elle commence à parcourir du chemin, par exemple, elle est distribuée à la bibliothèque de Sciences Po, à la Sorbonne … 

Excellente nouvelle pour les étudiants juristes qui peuvent lire nos publications et pas seulement celles de nos contradicteurs

Et pour continuer à la diffuser, nous avons besoin de votre aide. Vous pouvez nous soutenir en nous faisant un don le plus généreux possible. 

Un immense merci d’avance. 

Avec tout mon dévouement, 

Laurence Havel

PS : si vous êtes féru de droit ou criminologie, vous pouvez aussi nous soutenir en vous abonnant directement à cette revue, en vous rendant sur cette page : rfcdp.fr/numeros/numero-9-octobre-2017 

Posez-leur la question

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur

Vous connaissez le refrain des “pro” de la culture de l’excuse.

“Ne jetez pas la pierre à ces jeunes qui essaient de violenter des policiers et gendarmes”, disent-ils.
Les pauvres sont des victimes. Victimes des contrôles d’identité “au faciès”, victimes des brutalités policières, victimes du racisme ordinaire.
Ne vous étonnez pas qu’ils s’en prennent aux forces de l’ordre, ils sont l’incarnation de l’injustice et de la discrimination !
C’est presque de la “légitime défense”.

Si vous trouvez ce discours révoltant, je partage totalement votre avis.

Et pourtant, c’est bien ce que pensent toute une partie de notre élite médiatique et judiciaire.

Parmi eux, en tête, il y a le Syndicat de la Magistrature. Vous vous souvenez, ce syndicat à l’origine du Mur des Cons.

Le Mur des Cons était un panneau d’affichage dans les locaux du Syndicat de la Magistrature. Ils y avaient épinglé ceux qu’ils considérés comme des « Cons ».

On y trouvait beaucoup d’hommes politiques de droite (Nicolas Sarkozy en particulier), des criminologues ou des journalistes qui avaient le malheur de demander une Justice plus ferme contre les délinquants.

Déjà, c’était assez inouï pour des magistrats qui rendent chaque jour la Justice, en théorie en toute “impartialité” et “au nom du peuple français”.

Mais il y avait bien pire.

Sur ce mur des “cons”, il y avait deux pères de victimes.

Philippe Schmitt, dont la fille Anne-Lorraine a été assassinée en 2007.

Et Jean-Pierre Escarfail, dont la fille Pascale a été violemment tuée par Guy George, tueur en série.

Et si vous vous posez la question : il n’y avait pas le moindre délinquant ou criminel parmi les cons.

Pour ces magistrats du syndicat de la Magistrature, les ennemis sont bien les citoyens ordinaires et des victimes !

Ce n’est pas nouveau : cela fait depuis les années 1970 que cela dure.

Déjà en 1972, l’un de ses membres, Oswald Baudot, expliquait sa “philosophie” dans une harangue aux jeunes magistrats :

« Soyez partiaux. Examinez toujours où sont le fort et le faible, qui ne se confondent pas nécessairement avec le délinquant et sa victime. (…). Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron, pour l’écrasé contre la compagnie d’assurances de l’écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police. »

En 2001, 2004 et 2006, le même syndicat a sorti un petit livre pour expliquer les “manoeuvres” à déployer face à un policier.

Sur la couverture, un policier en uniforme était représenté… avec une tête de PORC.

Voilà la considération qu’ont ces magistrats pour les hommes et les femmes qui risquent leur vie pour notre sécurité !

C’est révoltant.

Mais j’aimerais leur poser une question.

Avec votre pseudo “théorie de l’excuse” :

Comment expliquez-vous les violences contre les POMPIERS ET LES INFIRMIÈRES ???

Samedi soir, à Nîmes, un camion de pompiers a été bombardé de cocktails molotov.

On les a affublé d’un nom charmant “cocktail”, mais ce sont en réalité des des petites bombes au napalm, fabriquées pour tuer.

L’un des pompiers raconte dans le journal 20 minutes : « le cocktail Molotov a explosé à une quinzaine de mètres de la vitre du camion. Une vingtaine de jeunes de la Zup de Nîmes serait à l’origine de cette agression. »

Est-ce un fait isolé ? Absolument pas.

C’est devenu le quotidien de centaines de pompiers à travers la France !

« On est pris souvent dans des guets-apens. Des fois, c’est par les personnes qu’on va secourir ou leur famille. (…) Ça se dégrade d’année en année ».

Alors, chers juges du syndicat de la Magistrature, dites moi.

Les pompiers sont-ils “agressifs” vis à vis de ces “jeunes” ? Ont-ils d’une manière ou d’une autre “mérité” ce qui leur arrive ?

Et que dites-vous des INFIRMIERES AGRESSEES ?

Le Parisien raconte ce qui s’est passé vendredi soir dernier :

« vers 19 heures, cinq hommes armés de bombes lacrymogènes ont fait irruption dans l’hôpital. Ils venaient de se battre non loin (…) et voulaient en découdre avec trois de leurs victimes admises quelque temps plus tôt dans le service.
Ils ont pénétré dans le sas et gazé quatre pompiers et deux infirmières. »

Résultat : les urgences ont été obligées de fermer.

Peut-être que des innocents, victimes d’un infarctus ou d’un AVC sont morts ce soir là, faute d’être pris en charge.

Alors, chers professionnels de l’excuse, quelle “explication” allez-vous nous donner, cette fois-ci ?

Dans certains quartiers les voitures de SOS Médecin ne vont plus faire de consultations à domicile.

Peut-être est-ce parce qu’ils regardent ces pauvres “jeunes” de travers ?

La vérité, c’est que les zones de non-droit se multiplient en France.

La barbarie triomphe, la civilisation recule, faute d’efficacité policière et judiciaire !

Certaines personnes dans ces quartiers sortent de chez elles la boule au ventre, les fauteurs de trouble sachant qu’ils ne risquent rien ou pas grand chose. C’est le monde à l’envers.

A l’Institut pour la Justice, nous dénonçons depuis de nombreuses années cette situation qui s’est installée et qui empire. Que font les autorités locales et nationales ?

Il faut récupérer les territoires perdus de notre pays.

Hélas, les policiers ont très souvent pour consigne de ne pas faire de zèle dans certains quartiers pour ne pas “provoquer”…

Un comble !

Les pompiers sont attaqués. Les policiers sont bridés. Les racailles jubilent. Les autorités se taisent.

Le chien aboie. La caravane de la justice passe son chemin, en faisant semblant de ne pas voir.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

La menace terroriste est levée

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Nous allons sortir de l’état d’urgence.

La menace terroriste est enfin levée. Nous avons gagné.

Le travail du renseignement, de la police, des gendarmes et de la justice a été fructueux et aujourd’hui, enfin, nous pouvons l’écrire : il n’y a plus de terrorisme islamiste en France.

Voilà ce que j’aurais aimé vous écrire dans ce message.

Mais vous avez vu les nouvelles, tout comme moi, et vous savez que ce n’est pas la vérité.

Encore un acte de barbarie dimanche à Marseille. Deux jeunes femmes, deux innocentes, deux cousines, l’une infirmière étudiante, l’autre étudiante en médecine. L’une égorgée et l’autre éventrée, froidement, sauvagement, sur le parvis de la gare Saint Charles à Marseille.

Mauranne et Laura étaient au mauvais endroit, au mauvais moment… mais il n’est pas interdit de penser qu’elles sont mortes aussi parce qu’elles étaient deux jeunes femmes, vaquant librement à leurs occupations, deux proies faciles et qui représentaient tout ce que détestent les fanatiques islamistes.

Le sang-froid de nos militaires de la force Sentinelle a été remarquable, l’agresseur a été abattu sans coup férir. Il ne nuira plus. Mais qui était-il ?

La chaîne de télévision LCI le présente :

« Ahmed H. est né le 9 novembre 1987 à Bizerte en Tunisie.

L’individu avait été arrêté pas plus tard que vendredi soir pour un vol à l’étalage à Lyon. « Lors de sa garde à vue, il a présenté un passeport tunisien délivré le 18 novembre 2014 », a détaillé le procureur de la République de Paris, François Molins. (…)

À l’occasion de sa garde à vue, « il avait déclaré vivre à Lyon où il s’était dit sans domicile fixe et sans emploi autre que des missions non-déclarées comme peintre. Il a également indiqué être consommateur de drogues dures et sur sa situation personnelle, être divorcé ». »

Mais encore :

« L’auteur de l’attaque avait été signalé aux services de police « à sept reprises depuis 2005 sous sept identités différentes ». »

L’auteur de cet acte barbare avait un casier judiciaire.

Cela démontre une fois encore la porosité existante entre délinquance de droit commun et terrorisme. Nous la dénonçons depuis de nombreux mois.

Et nous sommes inquiets, cela ne semble pas être pris en compte par nos responsables politiques.

Pourtant, il faut être sur tous les fronts à la fois pour lutter efficacement contre le terrorisme islamiste. La lutte contre ceux qui nous ont déclaré la guerre commence par la lutte contre la criminalité ordinaire, on ne le répètera jamais assez.

Hors de ce point de vue c’est peu dire qu’il y a des véritables carences actuellement.

Savez-vous par exemple qu’il y a en permanence un stock d’environ 100 000 peines de prison ferme qui sont en attente d’exécution ? Vous lisez bien.

Le délai moyen de mise à exécution d’une peine de prison ferme est de neuf mois si elle n’est pas exécutée immédiatement à l’audience. Neuf mois ! Et pendant ce temps l’auteur du crime ou du délit reste libre comme l’air.

Pourquoi me direz-vous?

Mais parce nous n’avons pas assez de places de prison tout simplement. Actuellement il y a environ 15 000 détenus en surnombre dans les prisons françaises. 15 000 détenus de plus que le nombre de places réellement disponibles.

A cause de cela certaines juridictions ont mis en place ce qu’elles appellent le « rendez-vous pénitentiaire” : la personne condamnée à de la prison ferme est convoquée pour se rendre à l’établissement pénitentiaire pour l’exécution de sa peine à une date ultérieure. Autrement dit, le condamné est prié de se présenter gentiment, de son plein gré, à la porte de la prison quand celle-ci pourra l’accueillir…

Je vous jure que je ne plaisante pas.

On comprend que les criminels n’aient pas très peur de la justice française…

Et je vous pose alors une question : faut-il vider les prisons ou faut-il en construire davantage ?
On pourrait d’ailleurs transposer cette question à d’autres domaines : une école a des élèves en surnombre, faut-il la vider ou construire plus de classes ? un hôpital a trop de patients, faut-il le vider ou construire plus de chambres ?

Pour l’école et l’hôpital, personne n’hésite à répondre : il faut en construire plus. Mais pourquoi hésiter quand il s’agit de prison ?

D’ailleurs, la France a un taux d’incarcération inférieur à l’Angleterre qui a pourtant un taux de criminalité équivalent. Ici, 100 personnes sont détenues pour 100 000 habitants. En Angleterre, elles sont 146.

Des peines de prison qui sont exécutées rapidement, c’est la condition d’une justice dissuasive.

Une justice dissuasive, c’est moins de crimes et délits, et moins de victimes.

Des prisonniers qui ne sont pas entassés dans des cellules surpeuplées, c’est le gage de pouvoir préparer leur réinsertion, de les mettre au travail, de leur donner des horaires, de les remettre dans le droit chemin.

Il faut que la ministre de la justice, Nicole Belloubet, en prenne conscience. C’est capital pour lutter contre l’insécurité quotidienne aussi bien que contre le terrorisme.

Actuellement, elle est très occupée, elle attend que soit votée la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme à l’Assemblée nationale.

Bien sûr, sur le papier, tout le monde est d’accord avec un tel projet de loi. Car nous sommes tous contre le terrorisme.

Et pourtant, voyez-vous-même, ce genre de projet peut diviser.

J’en veux pour preuve l’un des amendements que nous avons rédigés et qui a été rejeté par l’Assemblée nationale après avoir été défendu par une députée de l’opposition.

« Le but de cet amendement est d’augmenter le quantum de peine de 10 à 15 ans de détention pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme, ainsi que le financement d’entreprise terroriste. Mais aussi de passer l’amende de 225.000 à 340.000 euros. »

Rejeté.

Par cette modification, les magistrats auraient pourtant pu mettre plus longtemps à l’écart de la société des individus qui représentent une menace avérée.

A l’Institut pour la Justice, nous sommes pour qu’une loi soit votée.

Pour qu’une loi ferme et efficace soit votée.

Voir les amendements que nous soutenons rejetés ainsi ne nous donne pas confiance, malheureusement.

Mais si comme moi, vous ne voulez pas baisser les bras, que vous voulez une réforme en profondeur de la justice, alors, je vous le demandevenez compléter le Référendum en cliquant ici et nous aider à faire gagner le bon sens sur l’idéologie. C’est très important.

Si nous n’agissons pas, qui le fera?

Au nom de toutes les victimes potentielles que nous pourrons éviter, remplissez le Référendum pour la Justice.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel