#Primaires: Comment réformer la justice en 2017?


Chère Madame, cher Monsieur,

“Les jeux sont faits !”

Vous comme moi lisons partout que François Fillon est parti pour gagner la primaire. Haut la main.

Cependant, tant que le second tour n’est pas passé, on peut (et on doit) s’attendre à tout.

Après tout, si les sondages étaient tombés juste cette année…

… le Brexit n’aurait pas eu lieu …

… Hillary Clinton serait présidente des Etats-Unis … 

… et Alain Juppé aurait été le grand gagnant du premier tour des primaires de la droite.

Manque de pot pour les médias, c’est tout l’inverse !

Attention donc au risque de prendre ses désirs pour des réalités.

Voilà pourquoi tous les électeurs de droite doivent rester mobilisés, et ce quel que soit leur choix. Rien n’est joué jusqu’à la fermeture des bureaux de vote.

Cependant, au sein de l’Institut pour la Justice, le choix est sans appel. 

Encore plus depuis hier soir.

D’où une question sérieuse: voulez-vous que le prochain quinquennat soit consacré à la remise à niveau de la justice ? 

Je me doute de votre réponse.

Si vous êtes comme moi, vous avez peut-être regardé le débat d’hier soir avec cet espoir. 

Il était temps d’ailleurs qu’il ait lieu. Les jours précédents ont été une catastrophe. Une véritable campagne de caniveau.

… Politis titrait “Un parfum des années 30” pour parler de François Fillon.

… Libération se demandait si “Jésus était de retour” dans la campagne de 2017, en référence à la foi catholique du candidat Fillon, le “Tariq Ramadan des Sacristies”.

… C’est tout juste si certains n’allaient pas à se demander les liens de parenté que pourrait avoir François Fillon avec des dictateurs du siècle dernier.

… Quant à lui, Alain Juppé était attaqué pour ses relations supposées avec Tareq Oubrou, imam de Bordeaux et membre de la branche française des Frères Musulmans – la très controversée UOIF.

Il a alors été surnommé par certains internautes “Ali Juppé”…

… ce à quoi il a répondu que “les réseaux sociaux étaient la poubelle de l’univers.”

Triste campagne de second tour.

Or, vous aussi, vous ne vous attendiez pas à ça. 

Vous espériez que le second tour serait comme le premier: tourné autour d’un véritable échange constructif, pour construire l’avenir. Pas vrai ?

Hélas, vous et moi n’entendions plus aucune proposition, aucun débat, aucune réflexion. Le néant.

Nous pouvions craindre le pire pour le débat d’hier soir.

Pourtant, tout avait si bien commencé !

Rappelez-vous. Pensez au premier événement du Forum Présidentielle 2017 de l’Institut pour la Justice.

Tous les candidats avaient finalement répondu présents. Certes, cela n’avait pas été facile. L’équipe de l’IPJ vous doit d’ailleurs une fière chandelle.

Parce que vous avez envoyé des emails par milliers aux candidats “indécis”, ceux-ci se sont rendus compte de l’importance du sujet de la justice… et sont venus défendre leurs programmes. 

Voilà le résultat quand des milliers de sympathisants se mobilisent – ça paie !

Le meilleur restait encore à venir: en effet, plusieurs de nos propositions ont été reprises par les candidats. 

Par exemple ?

… le droit d’appel des victimes, mesure phare de l’IPJ …

… la création de places de prison, nous en réclamions 30 000 depuis 2012 …

… la fin du syndicalisme des magistrats, dont vous avez vu les effets avec le Mur des Cons …

… l’extension de la rétention de sûreté aux actes de terrorisme, pour que les islamistes ne ressortent pas de prison prêts à commettre de nouveaux attentats …

… et la liste pourrait être bien longue.

N’est-ce pas ce que vous souhaitiez en tant que fidèle soutien de l’Institut pour la Justice ?

C’est un excellent succès dont vous êtes un des héros. Merci beaucoup !

Ce n’est pas tout. Grâce à votre soutien, nous avons pu questionner longuement les candidats. Tous ont répondu à nos questions (à l’exception de Bruno Lemaire).

Vous avez pu voir les résultats sur le site 2017 pour la Justice. 

Des milliers de personnes se sont connectées au site… et ont pu vérifier les programmes justice des différents prétendants.

Puis arriva le second tour. Deux candidats restent en lice. Que valent-ils ?

Sur la base des réponses qu’ils nous ont fournies …

… François Fillon a obtenu 17/20 …

… Alain Juppé a aussi obtenu 17/20 …

Diantre. 

Comment les départager ?

Quel candidat de la primaire est le plus à même de rétablir la justice dans notre pays en 2017 ?

Rassurez-vous: il y a bien des différences entre les deux candidats.

En effet, il y a 3 divergences majeures entre Alain Juppé et François Fillon:

#1 Sur le droit d’appel des victimes.

L’Institut pour la Justice se mobilise depuis sa création sur ce sujet. Il est essentiel de donner à la victime la place qu’elle mérite dans le procès pénal. 

François Fillon a repris cette proposition phare de l’Institut pour la Justice dans son intégralité. Son porte-parole, Philippe Houillon, nous l’a assuré lors de l’événement du 22 octobre.

Par contre, Alain Juppé refuse le droit d’appel aux victimes. Si un criminel est acquitté ou faiblement condamné, la victime subit alors une double peine: le crime … et le refus de punir de la justice.

Le porte-parole du candidat Juppé, Dominique Perben, s’en est expliqué:

“C’est déjà pas mal le bordel la justice (…) je veux bien qu’on en rajoute, mais il va falloir embaucher des magistrats (…) Il faut bien réfléchir.”

Les victimes apprécieront.

Qu’en pensent les Français ? En 2013, l’Institut de sondage CSA a interrogé les Français sur demande de l’Institut pour la Justice. Le résultat est unanime: 93% des Français sont en faveur d’un droit d’appel des victimes.

François Fillon 1 – Alain Juppé 0

#2 Sur la construction de places de prison

Aujourd’hui, 80 000 à 100 000 peines de prison ne sont pas exécutées. 

C’est un véritable drame ! L’insécurité augmente. Le sentiment d’injustice augmente. Logique quand les Français sont poursuivis lorsqu’ils dépassent les limitations de vitesse d’un kilomètre par heure … et les délinquants multirécidivistes sont relâchés.

Une seule raison motive cette injustice: il n’y a pas la place en prison.

Vous comprenez donc pourquoi il est nécessaire d’en construire… et vite !

Au 1er octobre 2016, 14 160 détenus sont en surnombre. Le chiffre provient d’un des plus éminents spécialistes de la démographie pénale, Pierre-Victor Tournier. Il est incontestable.

François Fillon s’engage à construire 16 000 places de prison. Hier soir, il a dit que “c’est un très gros effort”. 

Non, monsieur Fillon, ce n’est pas un très gros effort: c’est une nécessité

Si je demande à nos experts associés à l’Institut pour la Justice, ils vous répondront même que c’est insuffisant. 

En effet, depuis 2012, l’Institut pour la Justice réclame la construction de 30 000 places de prison.

D’ailleurs, la droite avait voté la construction de 24 000 places de prison début 2012. Christiane Taubira avait annulé le plan dès son arrivée à la justice. Vous le voyez, c’est donc possible !

Mais Alain Juppé ne propose de construire que 10 000 places de prison.

6 000 places de prison en plus pour François Fillon, donc vive François Fillon ?

Attendez, vous n’avez pas vu le plus inquiétant.

10 000 places de prison, c’est moins que le plan proposé par l’actuel ministre socialiste de la justice, Jean-Jacques Urvoas. Ce dernier demandait en septembre dernier au moins 11 109 places.

Voilà une deuxième raison pour laquelle je soutiens davantage François Fillon qu’Alain Juppé.

François Fillon 2 – Alain Juppé 0

#3 Sur le terrorisme islamiste

J’ai été étonnée: ce sujet a été survolé lors du débat d’hier soir.

Pourtant, c’est là un des sujets qui préoccupe le plus les Français.

Ils n’en peuvent plus d’entendre un discours lissé, conçu pour plaire aux tenants du politiquement correct. Ils veulent du réalisme. 

Les Français se fichent de la bienséance et de heurter les coeurs fragiles de quelques gauchistes.

Nous parlons de vies humaines – les nôtres, celles de nos proches – menacées par des barbares !

Les choses sont simples: les Français demandent que leur sécurité soit assurée.

Auteur du livre “Vaincre le totalitarisme islamique”, François Fillon fait preuve d’une fermeté intraitable sur ce sujet. 

Hier soir, il a rappelé son adhésion à une autre mesure phare de l’Institut pour la Justice: 
développer l’armement des policiers municipaux
.

Encore une fois, cela n’a pas été le cas d’Alain Juppé. 

François Fillon 3 – Alain Juppé 0

A ce stade, je vous sens circonspect.

“N’y a-t-il vraiment rien à retenir du programme Justice d’Alain Juppé ?”

“Comment a-t-il pu obtenir 17/20 sans ces trois points essentiels ?”

Vous avez raison, et vous pointez du doigt les limites d’un comparateur. Pour autant, ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain.

Croyez-le ou non, il y a certaines bonnes mesures dans le programme d’Alain Juppé. 

Par exemple, il nous a assuré de sa volonté d’interdire les salles de shoot. 

Il propose, tout comme François Fillon, de renforcer la justice des mineurs pour remettre les jeunes délinquants dans le droit chemin. Ainsi…

Il reste tout de même devant ce que pouvait proposer Nathalie Kosciusko Morizet. 

Cependant, quand on compare les deux prétendants restants, le résultat est clair.

François Fillon est le candidat à la primaire de la droite qui propose le programme justice le plus abouti. 

En plus des points cités, il propose de …

… regrouper les services de sécurité dans un ministère de l’intérieur élargi, pour en augmenter l’efficacité et en maîtriser les coûts …

… mettre fin à la “clochardisation de la justice”, en augmentant son budget, un des plus faibles d’Europe …

… stopper la correctionnalisation des crimes. Vous savez, ces viols majoritairement requalifiés en agressions sexuelles, parce que les cours d’assises sont saturées. Cette double peine infligée à la victime pourrait cesser …

… redonner du sens à la peine et à l’autorité de la justice, pour que les délinquants ne se sentent plus impunis …

… rétablir la double peine pour les condamnés étrangers …

… donner un avenir aux jeunes délinquants en les mettant face à leurs actes …

… en bref, des mesures dont l’Institut pour la Justice se fait écho depuis 2007 !

Voilà pourquoi j’irai voter François Fillon au second tour de la primaire dimanche prochain.

Néanmoins, ce n’est pas mon rôle de vous dire d’aller voter. 

Et encore moins pour qui aller voter.

Comme on dit, vous êtes majeur et vacciné. 

Vous êtes responsables de vos actes et pouvez juger en âme et conscience.

De plus, je vous écris au nom de l’Institut pour la Justice. Nous sommes une association, pas un parti politique.

C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. Ce serait vous manquer de respect.

(D’ailleurs… qui les respecte encore ?)

Par contre, je peux vous dire quel candidat à la primaire défend au mieux notre vision commune de la justice.

Vous l’avez compris: à ce titre, François Fillon remporte mon adhésion

“Et ensuite ? “

“Qu’est-ce que cela va changer ?”

C’est pourquoi, quoiqu’il advienne, une valeur sûre se dégage pour défendre la justice: l’Institut pour la Justice. 

Depuis 2007, nous sommes sur le qui vive pour dénoncer les offensives laxistes et proposer une justice protectrice des citoyens – et en particulier des victimes.

Que vous soyez électeur de droite ou non, la meilleure façon de permettre le changement tient à ce que l’Institut pour la Justice soit force de proposition.

Vous l’avez vu: nos mesures sont reprises très largement par les candidats à la primaire de la droite. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

Pour permettre à l’association de transformer l’essai… 

… pour lui permettre de continuer au quotidien son action pour les citoyens et les victimes … 

… de renforcer la crédibilité de notre vision commune de la justice avec de grands experts …

… d’être pédagogue devant les élus et les médias …

… pour continuer à faire tout cela, j’ai besoin que vous souteniez l’Institut pour la Justice en envoyant un don, le plus généreux possible.

Je vous le rappelle: l’Institut pour la Justice ne reçoit aucune subvention publique

Nous pouvons ainsi nous targuer d’être totalement indépendants et dire les quatre vérités sans langue de bois.

Cette indépendance et ce courage ont un coût. Seuls les membres de l’Institut pour la Justice permettent de défendre une autre justice.

Effectivement, François Fillon me semble être le meilleur candidat pour la primaire de la droite… et j’irai voter pour lui dimanche.

Mais votre participation à l’Institut pour la Justice reste le moyen numéro un de protéger la société et les victimes face aux criminels et aux terroristes. Soutenez l’IPJ aujourd’hui.

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier, 
Présidente de l’Institut pour la Justice 

Juppé : la fatwa anti-Fillon

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Depuis deux ans les médias avaient massivement choisi leur candidat favori pour la primaire de la droite et du centre. C’était Alain Juppé, et ces mêmes médias nous le dépeignaient comme ayant « une stature  d’homme d’Etat » . Ils le voyaient tous calme, réservé, pas comme ce salopard agité et mal élevé de Sarkozy !

Quand il caracolait en tête des sondages (artificiels ? bricolés ?), Alain Juppé se pliait à cette image. Il restait en retrait du combat politique, notamment lors des débats. Trop « homme d’Etat » pour s’abaisser en de viles polémiques !

Mais où est passé l’homme d’état ?

Il est descendu de son piédestal et c’est directement dans le caniveau qu’on le retrouve !

Et c’est avec le pire argument, celui qu’à gauche on n’avait pas encore osé utiliser, l’avortement, qu’il a lancé une véritable fatwa contre son adversaire !

La  réponse de François Fillon a été à la hauteur de l’agression :

« Jamais je n’aurais pu penser que mon ami Alain Juppé tombe aussi bas ! »

Les Sarkozistes ne manqueront pas de faire remarquer que ce « mal élevé de Sarkozy » à qui l’on reproche cette fameuse double portion de frites, ne s’est jamais abaissé, lui, à attaquer ses adversaires avec des arguments aussi fangieux!

Par cette attaque sous la ceinture, Alain Juppé se range résolument dans le camp de la gauche libertaire pour qui l’avortement est un droit point barre et qu’il est même interdit, dans le fond de sa conscience, de soulever la moindre réserve sur cet acte.

La gauche et ses médias se sont bien sûr emparés de la polémique et c’est l’Obs qui titre « Juppé s’attaque à Fillon et son ambiguïté sur l’IVG » et écrit :

Alain Juppé a touché juste. Le maire de Bordeaux, arrivé loin derrière son adversaire au premier tour de la primaire de la droite et du centre, n’a pas hésité longtemps avant de cibler François Fillon sur ses positions très réactionnaires sur la famille, et donc l’avortement. Un angle d’attaque dont le but est d’effrayer la frange moderne de l’électorat de droite, le centre et les électeurs de gauche qui seraient tentés d’aller voter au second tour.

« Alain Juppé a touché juste » ! C’est un satisfécit accordé unanimement par la gauche à la position d’Alain Juppé :

« Il est des « nô-ô-tres », il pense à gauche comme nous « au-au-tres » !!! »

 

Mais quelle serait cette ambiguïté de François Fillon ?

C’est juste celle qui veut qu’au fond de sa conscience, un homme puisse avoir des convictions profondes, mais qu’en tant qu’homme politique, il puisse se plier à la volonté générale du peuple. Si chaque homme politique, exigeait que toutes ses convictions personnelles soient intégralement mises en oeuvre, il n’y aurait plus de vie démocratique possible !

En tant que catholique, François Fillon ne peut approuver l’avortement qui – qu’on le veuille ou non – met fin à une vie ou à un espoir de vie. Mais en tant qu’homme politique, il prend en compte la détresse de certaines femmes et cette avancée pour les droits des femmes qu’est la maîtrise de leur corps.

Mais pour Alain Juppé et ses alliés gauchistes de circonstance, même ce droit à la conscience profonde est interdit et politiquement incorrect !

 

Qualifier cette position d’ambigüe, c’est tout simplement faire preuve d’intolérance !

 

Une fatwa qui fait pschitt …

Puisque le premier sondage (Odoxa) pour le second tour donne François Fillon victorieux avec 2/3 des voix !

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D’où m’est venue cette idée de fatwa ?

Tout simplement de l’examen de la carte départementale des résultats du premier tour de la primaire:

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Si l’on met à part les départements du Sud-ouest, fortement ancrés à gauche – et qui donc ont naturellement voté Alain Juppé – ce dernier n’arrive en tête que dans un unique département… la Seine-Saint-Denis ! Un département à forte implantation immigrée et musulmane …

 

Moi, j’dis ça, j’dis rien…

Ils sont heureux ! Ils ont tué la bête immonde !

Ils ont viré Sarkozy ! Je ne parle pas des (vrais)  électeurs de droite et du centre, tous bien sûr légitimes à sélectionner (ou à éliminer) le candidat de leur choix. Je parle des électeurs de gauche qui ont participé à une élection primaire qui n’était pas la leur !

Et ils étaient nombreux ! 15 % des votants, nous disent les sondages. Avec 4 millions de votants, cela fait tout de même… 600 000 intrus !

Mais le plus drôle est que cela fait… 600 000 cocus !

Car enfin, cette cohorte d’anti-sarkozistes primaires qui croyait pousser en avant le candidat gaucho-compatible, Alain Juppé, voit un candidat plus à droite que leur ennemi juré tirer les marrons du feu !

Tous les totems de la gauche mis en pièces !

Ces électeurs de gauche, qui se sont abaissés jusqu’à signer la charte des primaires contraire à leurs convictions, sont-ils conscients des conséquences de leurs actions ?

 

Ont-ils réalisé que les mesures suivantes :

  • Augmentation de la TVA de 2 % !
  • Réduction du nombre de fonctionnaires de 500 000 !
  • Retour aux 39 heures dans la fonction publique !
  • Départ en retraite repoussée à 65 ans !
  • Code du travail totalement contourné par des accords de branches et d’entreprises !
  • Suppression du droit à l’adoption pour les couples homosexuels !

étaient de vrais mesures libérales totalement contraires à l’idéologie de gauche ?

Cocus… C’est bien le mot ! Ces 600 000 sympathisants de gauche s’en sont pris sans le savoir à tous les totems sacrés de la gauche. Ils sont tous là (l’âge de la retraite, le code du travail, les 35 heures, etc …)

Les cocus ne se comptent pas tous à gauche !

  • Cocus aussi les médias qui avaient choisi clairement, depuis presque deux ans, leur candidat favori – comprendre le candidat le plus à gauche – pour la primaire de la droite et du centre.
  • Cocus, les Inrocks qui avaient mis Juppé à la une, pour sa conversion soudaine à l’adoption pour les couples homosexuels.
  • Cocu, le service public de l’audiovisuel, qui avait mis tout en oeuvre – Elise Lucet et David Pujadas en tête – pour détruire Nicolas Sarkozy.
  • Cocue, Valérie Pécresse, qui avait trahi François Fillon au profit d’Alain Juppé.
  • Cocu, Hervé Mariton, le fer de lance de lutte contre la loi Taubira, qui, contre toute attente avait choisi Alain Juppé alors que François Fillon, soutenu par Sens commun, était bien plus proche de ses convictions.
  • Cocu – je l’ai gardé pour la fin – Jean-François Copé dont l’agressivité maladive contre Nicolas Sarkozy semblait la seule motivation. Lourdement sanctionné par les électeurs (dernier derrière Poisson avec 0,3 % !!!), il va devoir avaler en plus l’énorme couleuvre de la victoire de son second ennemi juré François Fillon !

Une Droite qui s’assume enfin !

Cette jubilation à voir ses adversaires politiques se fourvoyer en se reniant pour obtenir, au final, un résultat contreproductif, met un baume apaisant sur la plaie à vif des partisans de l’ancien président de la République.

Ils se réjouissent de voir une Droite qui semble enfin assumer toutes ses convictions.

 

 Le succès phénoménale de la participation à la primaire confirme le glissement à droite de l’opinion française.

 

Si François Fillon est élu président de la République le 7 mai prochain, il le sera en toute clarté concernant l’aspect franchement libéral de son programme.

Il en tirera une grande légitimité qui lui sera nécessaire pour affronter la gauche, les syndicats, et les 600 000 faux-électeurs qui auront, d’ici là, oublié leur responsabilité dans son élection.

Le nouveau slogan de Juppé : « au secours, la droite revient ! »

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Ce matin, « à la fraîche », j’avais en tête le titre ci-dessus pour un article consacré à  Juppé et aux arguments « de gauche » qu’il utilise contre François Fillon. Mais une fois de plus, je me suis fait griller par Eric Zemmour qui l’a utilisé dans sa chronique sur RTL. Il m’a paru intéressant ce reprendre ici son texte et de le compléter modestement :

C’est une divine surprise ! celle que la gauche n’attendait plus… Face à l’homme qui n’a pas hésité à donner Margaret Thatcher en exemple, la gauche va utiliser ses vieilles ficelles anti-libérales pour mieux faire oublier sa soumission aux injonctions de Bruxelles.

Elle rameutera les fonctionnaires, les profs, sans oublier les chômeurs ! Face au programme économique de Fillon inspiré des années 80, elle rejouera le vieux numéro des législatives de 1986 :

 

« Au secours, la droite revient ! »

Elle n’aura même pas besoin de retravailler ses argumentaires, l’équipe d’Alain Juppé est en train de les préparer et avec grand soin ! La gauche n’aura qu’à copier ! Comme elle n’aura qu’à utiliser la fibre droit-de-l’hommiste contre l’ami de Poutine, comme elle n’aura qu’à puiser dans l’affrontement autour de l’islam entre un Fillon qui ose enfin reconnaître que c’est la seule religion qui pose un grave problème à la société française, et Alain Juppé, plus proche des thèses multi-culturalistes.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, Fillon est aussi le candidat de Sens commun, l’émanation de la Manif pour tous, au sein des Républicains. Fillon a su fort habilement rallier à lui ce conservatisme populaire d’inspiration catholique qui a découvert sa force contre la loi Taubira.

C’est une des causes principales de sa victoire surprise ! Mais, cela devient vite un des argument majeur de ses adversaires alors la gauche s’apprête déjà à sortir les oripeaux négligés de Taubira et chanter la cause en danger des féministes, des gays, des trans-genres, toutes les minorités sexuelles qu’elle confond désormais avec le progrès social. Encore une fois, tout le travail aura déjà été réalisé par Nathalie Kosciusko-Morizet qui a rejoint le camp Juppé.

Le plus amusant, sans être le plus surprenant, est que le premier à avoir dénoncé le discours rétrograde– je cite – de François Fillon sur les femmes s’appellent Florian Philippot. On sait, depuis, longtemps, que sur les sujets de société, le lieutenant de Marine Le Pen est plus proche de NKM que de Marion Maréchal Le Pen. Comme sur le plan économique, il est plus proche de Mélenchon que de Fillon. Seule peut-être, l’affection pour Poutine, peut les rapprocher !

Fillon sera ainsi le révélateur de la poussée à gauche du FN. Le Front national débordé sur sa droite, qui l’eut cru ? Comment la gauche pourra-t-elle voter Fillon pour faire barrage à Le Pen alors qu’elle plus proche de la candidate du Front national ? Fillon incarne un conservatisme libéral qui a ses lettres de noblesse en Grande-Bretagne. Mais chez nous, les conservateurs sont étatistes et les libéraux, libertaires ! Les conservateurs libéraux se sont appelés Pompidou, Barre ou Balladur et, à part le premier, ils perdent toujours !

Pour Fillon, cette semaine est décisive ! S’il cède sous la mitraille, médiatique, idéologique : « Misogyne! Homophobe ! Islamophobe ! Ultra-libéral ! Et pire que tout : « réac catho ! » l’électorat de droite qui l’a consacré, l’abandonnera. S’il tient bon sur ses lignes, il peut couper l’électorat du FN en deux, détacher son aile la plus traditionaliste, et aller chercher un électorat populaire qui ne s’est pas déplacé dimanche dernier !

Retrouver ainsi la magie de la fameuse ligne Buisson sans le style désormais honni de Sarkozy. Etre Pompidou, ou la mort !

Eric Zemmour sur RTL.

 

Oui, c’est certain, à partir de maintenant, Alain Juppé travaille pour le Parti socialiste ! Il suffit d’écouter ses mots d’ordre ou pire ceux de ses seconds couteaux :

  • La première attaque vient sur la réduction du nombre des fonctionnaires (vrai totem de la gauche archaïque),
  • « C’est la reconstitution de l’équipe Fillon-Sarkozy ! » hurle Juppé. On croirait la gauche crier à la reconstitution de ligue dissoute !
  • « François Fillon a une vison extrêmement traditionaliste, pour ne pas dire rétrograde sur la famille, le mariage ». L’argument usé jusqu’à la corde du « soi-disant modernisme  » de la gauche face au conservatisme supposé de la droite. Juppé a clairement choisi son camp !
  • « Je dis à mes co-religionnaires catholiques que moi, je suis plus proche de la parole du pape François que de la Manif pour tous ». Tentative vouée à l’échec de se placer sur le terrain favori de Fillon, qui n’a pas manqué de rappeler à son adversaire qu’il avait probablement mal lu les déclarations du pape François.
  • « Je veux des réformes modernes qui préparent l’avenir plutôt que de cultiver la nostalgie du passé, qui nous fassent avancer sur le chemin d’une stricte égalité entre les femmes et les hommes ». Une fois encore, Juppé endosse les oripeaux du PS pour opposer la modernité des mesures de gauche à la « nostalgie du passé » dont il accuse Fillon !
  • « A-t-on envie de fracturer de nouveau la société sur des sujets comme le mariage pour tous ? » s’interroge  Maël de Calan, lieutenant juppéiste. L’équipe de Juppé passe par pertes et profits d’une part l’humiliation du peuple de droite lors du passage en force de la gauche sur la loi Taubira et d’autre part la négation de l’intérêt des enfants au profit d’un lobby gay ultra-minoritaire !

La gauche va se régaler, en notant scrupuleusement tous les bons arguments « bobo-gauchos » utilisés par l’équipe d’Alain Juppé ! Dès ce matin, la ministre de la (déconstruction de la) famille, Laurence Rossignol notait que « Alain Juppé s’appuyait sur les réformes de la gauche … »

Alain Juppé jette le masque et se présente désormais en homme de centre gauche.

Je l’ai d’ailleurs entendu déclaré qu’il était « le seul à pouvoir rassembler, la droite et LES centres »donc centre gauche inclus !

N’oublions pas que cet homme, en seulement deux ans, a renié des valeurs qui devraient être les plus profondes de ses convictions, celle concernant la filiation naturelle :

En octobre 2012, en pleine bataille contre la loi Taubira sur la dénaturation du mariage et le droit à l’enfant pour les paires homosexuelles, Alain Juppé écrivait dans son blog :

“Pas d’accord pour l’adoption parce que je continue à penser qu’un enfant doit grandir entre un père et une mère.“ En janvier 2013, il enfonça le clou dans une nouvelle note : “Aucun des arguments en faveur de l’adoption ne tient la route, ni celui du bonheur de l’enfant adopté, ni celui de la reconnaissance de situations de fait déjà existantes.“ 

Mais en novembre 2014, c’est dans les colonnes des Inrocks, magazine bobo-gaucho, s’il en est, qu’Alain Juppé vire sa cutie sur le mariage gay et l’adoption :

« Il peut exister des cas où un enfant peut trouver dans un couple de deux hommes ou de deux femmes des conditions d’épanouissement personnel parfaitement acceptables. C’est pourquoi, après mûre réflexion, je suis favorable à l’adoption par un couple de même sexe. »

L’argument est hallucinant ! Ce n’est pas parce “qu’un enfant pourrait s’épanouir dans l’environnement d’un couple homosexuel“, que l’on doit priver tous les autres du droit d’avoir un père et une mère .

Révélations sur les politiques français achetés par le Qatar… le livre qui fait trembler la classe politique

amisqatar

C’est un véritable brûlot, paru jeudi 20 octobre. Qui va, là encore, mettre le Parti Socialiste en ébullition. Mais pas que lui: la droite et le Front national aussi. Rachida Dati, Ségolène Royal, Jean-Marie Le Guen, le député Nicolas Bays, la sénatrice Nathalie Goulet, Dominique de Villepin, Jack Lang….

Tous sont mentionnés dans Nos très chers émirs, le dernier essai des deux journalistes spécialistes du monde arabe, Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Un ouvrage fouillé, précis, qui raconte les liaisons dangereuses entre certains politiques français de premier plan et les monarchies du Golfe. Le tout sur fond d’attentats terroristes et de gros contrats difficiles à décrocher…

Parmi les déclencheurs de cette enquête explosive: le changement d’ambassadeur du Qatar en France. Le nouveau représentant de Doha, Meshaal al-Thani refuse d’être aussi généreux que son prédécesseur. Les auteurs racontent « trois ans après son arrivée à Paris, il semble las de toutes ces pratiques ». Un de ses amis témoigne:

Meshaal, qui a été en poste en Belgique et aux Etats-Unis, me dit souvent: « Je n’ai jamais vu cela, auparavant! J’ai fréquenté des politiques partout ; mais aucun ne s’est comporté comme certains Français, aucun ne m’a demandé de l’argent aussi abruptement, comme si c’était naturel, comme si on leur devait quelque chose! On n’est pas une banque ».

Le livre fourmille de détails et d’anecdotes récentes souvent ravageuses. Challenges en publie quelques extraits.

«L’ambassade du Qatar : la boutique du Père Noël»

«A Noël, Mohammed al-Kuwari offrait aux membres du groupe d’amitié France-Qatar à l’Assemblée nationale des montres Rolex ou des bons d’achat dans des grands magasins», selon ces extraits.

«Pour certains hommes politiques, pour certains élus, pas tous, l’ambassade du Qatar, c’était tout à la fois un distributeur de billets de 500 euros, une agence de voyages, et la boutique du Père Noël», a affirmé Christian Chesnot sur France Inter «C’est à dire que, pendant plusieurs années, jusqu’à aujourd’hui, le Qatar reçoit des sollicitations (…) des demandes de subventions pour financer une mosquée, une école, une association. Et puis il y a des hommes politiques qui sont vraiment à l’offensive, qui vraiment demandent de l’argent.»

Jean-Marie Le Guen, sans vergogne

Comme l’explique un officiel à Doha, Jean-Marie Le Guen annonçait clairement la couleur. « Il disait à nos diplomates à Paris: « En tant que ministre en charge des Relations avec le Parlement, je tiens tous les députés et sénateurs de mon camp, via les questions au gouvernement. Je peux bloquer des questions hostiles au Qatar, ou au contraire les alimenter. Mais je n’ai pas à le faire gratuitement ». Bref, « il nous faisait littéralement du chantage ».

La duplicité de Rachida Dati

Ah, le luxueux 7ème arrondissement! Là où résident tant d’ambassadeurs en poste à Paris. Comme l’émir père, Rachida a le sens de l’opportunité, ne craignant pas d’user et d’abuser de son carnet d’adresses. Elle a donc eu l’idée de lancer un Club des ambassadeurs, qui se réunirait périodiquement dans son arrondissement. Belle idée! Mais il fallait un peu d’argent pour faire tourner la danseuse de Mme Dati. Qu’à cela ne tienne! Rachida est allée frapper à la porte de… l’ambassadeur du Qatar.

« Elle ne demandait pas moins de 400.000 euros pour son association », s’étonne encore un membre de l’ambassade. Une somme extravagante! Rachida Dati présente sa requête lors d’un dîner avec Meshaal al-Thani, un dimanche soir, le 22 novembre 2015 exactement. Mais le diplomate lui fait comprendre qu’il sera difficile d’y répondre positivement. Elle semble choquée par ce refus, qui lui sera notifié par une lettre officielle signée du représentant du Qatar en France.

Le lendemain matin, Rachida Dati est l’invitée du talk show de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Nous sommes dix jours après les attentats du Bataclan et du Stade de France. L’ancienne ministre change de pied et charge le Qatar: « L’Arabie Saoudite ou même le Qatar ont une volonté de développer leur idéologie, notamment pour contrer l’islam chiite, affirme-t-elle. On a des pays du Golfe qui financent des mosquées, des associations, des imams […], des structures qu’on ne contrôle pas », regrette-t-elle. Quand il entend cela, l’ambassadeur n’en revient pas. « Elle dîne avec moi en me demandant de l’aider, et le lendemain elle nous traîne dans la boue ».

Jack Lang, profiteur

À la tête de l’Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang est cité non seulement par l’ambassade du Qatar, mais aussi par celles d’Arabie et des Emirats arabes unis comme un interlocuteur sans scrupules. « Il vient réclamer trois places en Business pour sa femme et son ami, lorsqu’on l’invite à Abou Dhabi, fulmine un membre de l’ambassade des Emirats. Et si jamais on refuse, on court le risque qu’il critique publiquement les Emirats ».

Dominique de Villepin « la first », sinon rien

Villepin, lui, exige d’être en First class, sinon il boude les invitations à Doha, renchérit un autre diplomate de l’ambassade du Qatar. Une fois, Villepin a annulé sa participation à un colloque parce qu’il était en Business et pas en First class. L’ambassadeur en est resté abasourdi. Autre certitude: l’ancien Premier ministre, devenu avocat d’affaires, ne dit pas du bien du Qatar pour rien, comme tous ceux dont nous avons rapporté le comportement. « La France n’a aucune preuve de l’implication du Qatar dans le financement du terrorisme », affirmait Villepin le 4 novembre 2015 sur Europe 1″.

La sénatrice Nathalie Goulet réclame son cadeau de Noël

La sénatrice de l’Orne, Nathalie Goulet, essuya elle aussi chaque fois un refus clair et net du représentant du Qatar à Paris. Elle a pourtant multiplié les demandes. Fin 2015, elle appela d’abord le bureau de l’ambassadeur pour se plaindre de n’avoir pas reçu son cadeau de Noël. « Comment se fait-il que je n’aie pas reçu mon cadeau de fin d’année, d’autres sénateurs en ont eu un et pas moi? », protesta-t-elle. « Qu’elle aille au diable! », maugréa Meshaal lorsque son collaborateur lui rendit compte de l’appel de Mme Goulet.

Quand le Qatar fut attaqué par des politiques ou dans la presse après les attentats, la sénatrice n’hésita pas à proposer à l’ambassade d’organiser un colloque, contre rétribution bien sûr. La représentation diplomatique dit niet. Depuis, Mme Goulet l’avoue sans ambages: « Je n’aime pas beaucoup le Qatar ».

Le culot du député Nicolas Bays

S’il y a un député dont l’ambassadeur du Qatar se montre particulièrement lassé, c’est Nicolas Bays, élu socialiste du Nord–Pas-de-Calais. Membre du groupe d’amitié France- Qatar, il était proche de l’ancien ambassadeur Mohammed al-Kuwari. Avec son successeur, Bays ne fait pas dans la dentelle. Il a personnellement envoyé un SMS à Meshaal al-Thani, dont un témoin nous a rapporté le contenu: « J’ai des problèmes financiers actuellement. La mère de notre jeune enfant est fatiguée. Je voudrais l’emmener à l’étranger. Mais mon budget est un peu serré. Peux-tu me faire inviter dans un hôtel de Doha et nous payer un billet d’avion sur Qatar Airways? Cela m’aiderait, s’il te plaît ».

Loin d’être découragé par un premier refus, le député Bays a sollicité à deux reprises encore, par SMS, l’ambassadeur du Qatar. Une première fois, pour lui demander de l’argent afin de payer des travaux dans sa maison. Le diplomate n’a pas répondu. Enfin, il n’a pas hésité à lui réclamer des chaussures de marque.

Le dépit de Jean Vincent Placé

Autre victime de la nouvelle donne, le ministre vert Jean-Vincent Placé, qui se plaint dans le carré VIP du PSG que l’ambassadeur actuel ne l’invite plus à des week-ends. « Placé ne recevait pas que des cadeaux de son prédécesseur », souligne un proche de l’ambassade qui refuse d’en dire plus.

Les ambigüités de la mairie de Cannes

La mosquée Al-Medina Al-Mounawara de Cannes est financée à 100% par Saleh Kamel, le PDG de la chaîne de télévision coranique Iqraa, qui habite la ville. Il voulait créer un lieu de culte près de sa villa pour aller prier. L’homme d’affaires saoudien a joué la transparence en associant Bernard Brochand, le maire de la ville de 2001 à 2014, à son projet, sans que celui-ci ne s’y oppose le moins du monde. À tel point, raconte Bernard Godart, qu’à l’époque « le cabinet du maire m’a appelé au ministère de l’Intérieur pour me demander si je connaissais un imam susceptible d’officier dans la mosquée! J’ai répondu que non, car évidemment ce n’était pas de mon ressort ».

Un magnat saoudien de la presse, Hicham Hafez, s’est lui aussi fait construire une petite mosquée près de la Croisette, à Cannes où il passe ses vacances. Là encore, avec l’aval de la municipalité! Il l’a financée sur ses deniers personnels – 250.000 euros. La mairie de Cannes a donc accordé à deux riches Saoudiens le droit de bâtir chacun sa mosquée dans la ville, alors qu’aujourd’hui les autorités locales interdisent aux Françaises de porter le burkini à la plage. Certains ne manqueront pas de relever une certaine incohérence entre ces deux décisions… »

Bruno Le Maire n’a pas gardé la montre, mais d’autres ministres oui!

« Je vais vous raconter une anecdote, confie le candidat à la primaire à droite, depuis la terrasse de son QG de campagne dans le 6e arrondissement de Paris. En 2009, quand j’étais ministre de l’Agriculture, j’avais été chargé d’accompagner cheikh Hamad, l’émir du Qatar pendant quatre heures dans Paris. À la fin, il m’a fait cadeau d’une montre Patek Philip cerclée de diamants, d’une valeur de 85.000 euros. Vous imaginez, cela représente une année de mon traitement de député! Je l’ai mise dans le coffre du ministère. Je pense qu’elle doit y être encore! »

L’ancien diplomate et directeur de cabinet de Dominique de Villepin au ministère des Affaires étrangères connaît les arcanes de nos relations avec les monarchies du Golfe. « Leurs dirigeants fonctionnent avec de la flatterie. Ils sont d’une grande amabilité. Ils vous proposent des cadeaux. Regardez les poignets de bon nombre de ministres! », sourit Bruno Le Maire.

S’agissant de Ségolène Royal, les auteurs notent que « l’ambassade se montre aujourd’hui beaucoup moins généreuse avec la ministre socialiste de l’Environnement. La relation s’est nouée lorsqu’elle était candidate du parti socialiste à l’élection présidentielle, en 2007 ». Elliptique… Juste avant sa mort, Christophe de Margerie, le défunt patron de Total, confiait à Christian Chesnot et George Malbrunot: « Tout s’achète, y compris les hommes, ce n’est qu’une question de prix ». Apparemment, dans la classe politique française, le shopping se fait parfois à grande échelle.

Pour être respecté… il faut être respectable !

Les députés qui devaient appeler récemment à la candidature de Hollande s’étant tous défilés,

 l’initiative envisagée a été annulée en catastrophe. Il fallait donc trouver d’autres troupes pour sauver

le soldat-président Hollande …

 

Et quoi de plus docile, de plus facile à mobiliser, que le petit monde de la culture !

 

respecterespectable

C’est un monde homogène dont l’opinion est profondément, viscéralement, idéologiquement ancrée à gauche. C’est un monde, en outre,  qui sait garder sa pureté idéologique. Les quelques artistes qui ont osé, dans le passé, soutenir un candidat de droite – pire soutenir le diable Sarkozy – furent mis au ban de la bien-pensance culturelle.

On se rappelle d’abord Carla Bruni dont on vantait les talents d’auteur-compositeur juste après sa carrière de mannequin, et qui se vit privée brusquement de toute forme de talent, dès qu’elle s’afficha avec l’ancien président ! Christian Clavier obligé de s’exiler à Londres, Enrico Macias qui regrette son soutien à Nicolas Sarkozy ainsi Fodel et Doc Gynéco, brutalement disparus des écrans radar médiatiques, peuvent en témoigner.

Ce week-end, la gauche culturelle s’exprime dans le JDD. Et elle est en colère :

« Stop au Hollande-bashing ! » enrage-t-elle en trépignant sur place, sur le parquet bien ciré de ses appartements cossus des beaux quartiers, ou sur les planches des théâtres subventionnés !

Ecoutons-la :

Dès le départ, François Hollande a fait face à un incroyable procès en illégitimité. Ce dénigrement permanent met à mal toutes les institutions de la République et la fonction présidentielle. Il perdure encore aujourd’hui malgré la stature d’homme d’État que François Hollande a parfaitement incarnée, tant dans les crises internationales que lors des épouvantables tragédies que notre pays a traversées.

Puis suit un inventaire à la Prévert des réformes jugées « glorieuses » par ces « cultureux » :

Les créations de postes dans l’Éducation nationale, l’alignement du traitement des instituteurs sur celui des professeurs, l’augmentation du nombre de policiers et de magistrats, les emplois d’avenir, la garantie jeunes, le soutien à l’apprentissage, le compte personnel de formation, le compte pénibilité, la complémentaire santé pour tous, la généralisation du tiers payant, la prime d’activité, la retraite à 60 ans pour les carrières longues, la refondation de l’école, les droits rechargeables à l’assurance-chômage, le mariage pour tous, la sanctuarisation du budget de la culture, le renforcement de l’égalité professionnelle hommes-femmes, l’extension de la parité dans les conseils départementaux, le remboursement complet de l’IVG et de la contraception, une meilleure protection des femmes contre le harcèlement sexuel, la mise en œuvre concrète de la transition énergétique, le non-cumul des mandats, etc.

Je ferais d’abord remarquer que ce texte n’émane évidemment pas du monde de la culture mais qu’on y reconnait la plume d’un vrai politique ! Je parierais pour Jean-Christophe Cambadélis ou pour Bruno Le Roux (la voix de son maître de Hollande) !

Devant cette liste de mesures dont vous remarquerez que toutes – sauf le mariage pour tous – augmentent les dépenses publiques et accroissent le déficit laissé à nos enfants,  je ne relèverais que le mensonge concernant « le soutien à l’apprentissage » qui a consisté à réduire son financement au profit des emplois d’avenir sans avenir !

La conclusion de ce plaidoyer des copains et copines de Julie Gayet est la suivante :

« François Hollande a droit au respect comme tout citoyen, et comme président de notre ­République ».

Non, messieurs et mesdames de la culture mal dégauchie, le respect ça ne se décrète pas, ça se suscite, ça se mérite !

 

Mais, François Hollande n’a pas respecté le peuple de droite :

  • On cherchera vainement la moindre trace d’ouverture, ne serait-ce que vers le centre, dans les différents gouvernements successifs de Hollande,
  • Au contraire, il a nommé à des postes critiques les personnalités les plus sectaires : Christiane Taubira au désarmement de la Justice, Vincent Peillon, Benoit Hamon et l’ineffable Najat à la déconstruction de l’école, Marisol Touraine au démantèlement de la médecine libérale.
  • Dans l’affaire du mariage pour tous, il a laisser mépriser et humilier le peuple de droite au profit d’un lobby gay ultra-minoritaire.
  • Il a lancé une chasse aux sorcières (de droite) sans précédent dans l’administration, la police, le corps préfectoral et même parmi les doyens des universités.
  • Il a placé ou fait placer de nombreuses personnalités de gauche à la tête de l’audiovisuel public et surtout de l’information.

François Hollande n’a pas non plus respecté le peuple de gauche :

  •  Elu pour combattre la finance, il a trahi ses propres amis :
    • Il a signé sans broncher le Traité européen qu’il avait promis de renégocier avec l’Allemagne,
    • Il s’est attaqué au code du travail sans avoir eu mandat pour le faire,
    • En osant utiliser le 49-3 pour court-circuiter sa majorité.
  • Pour faire un coup politique qui se transforma en complet fiasco, il alla jusqu’à violer les consciences de « sa » gauche en proposant la déchéance de la nationalité.
  • L’épisode des « sans-dents » a dû être vécu bien douloureusement par le peu d’électorat populaire qui vote encore à gauche !

Par son comportement, ce sont tous les Français que Hollande n’a pas respectés :

  • Oserais-je rappeler la lamentable pantalonnade de la rue du cirque et de ses escapades en scooter ?
  • Les femmes françaises en particulier auront sans doute apprécié la conduite lamentable de Hollande vis-à-vis de ses maîtresses. Car chez Hollande, mesdames, on n’épouse pas !
  • Faut-il lister le nombre de ministres et conseillers obligés de démissionner pour cause de scandales (Cahuzac, Thevenoud, Kader Arif, Ben Guigui, etc …)
  • Et que dire du lamentable et scandaleux livre « Ce qu’un président ne devrait pas dire » qui montre tout le mépris de François Hollande pour ses adversaires, pour ses amis, et plus généralement pour tous les Français. A part lui, qui Hollande aime-t-il ?

En conclusion …

Nous n’avons que peu entendu tous ces « cul-tureux », si prompts à défendre aujourd’hui la fonction présidentielle, quand Nicolas Sarkozy fut victime d’un lynchage médiatique au moins aussi violent que celui qui frappe aujourd’hui François Hollande, tel un boomerang qu’il a lui-même lancé.

 

Les attaques contre Hollande n’atteignent pas vraiment la fonction présidentielle tout simplement parce que Hollande n’a jamais réussi à en endosser les habits !