« On attend les ordres et ils ne viennent pas ! »

institutpourlajustice

Chère Madame, Cher Monsieur,

Vu les évènements, vous et moi sommes en droit de nous demander :

« Mais que fait donc la police ?! »

Après tout, la France semble avoir basculé dans l’anarchie la plus totale ces dernières semaines.

Les manifestations contre la loi travail dégénèrent. Nous les avons vu depuis notre bureau mardi dernier. Les projectiles qui pleuvaient. Les casseurs haineux. Les policiers qui ne pouvaient répliquer qu’avec des lacrymogènes.

On aurait cru une scène de guerre civile dans un pays bien lointain. Mais c’était au bout de notre rue.

Il y a bien sûr le droit de manifester son mécontentement. Vous et moi ne sommes pas les derniers à pester contre le gouvernement. Mais la violence commise par les casseurs ne doit pas être tolérée.

Un policier raconte sur France 2 :

« 1er mai, place de la Nation.

Des manifestants avec des pancartes, assez humoristiques, nez de clown. Ils arrivent face à notre barrage, et au contact.

Ils nous voient – on est toujours vigilants, on fait attention…

En fait derrière, il y a un groupe de casseurs qui est là et qui prépare les projectiles.

Et au signal, les soi-disant pacifiques s’écartent et il y a une volée de projectiles qui tombent sur notre barrage. »

Ces comportements, tout comme la voiture de police incendiée hier après-midi par quinze malfrats, doivent cesser.

Le député Eric Ciotti est monté au créneau : chaque année, pas moins de 18 000 policiers sont blessés dans le cadre de leurs fonctions.

En un peu plus de 10 ans, il y a eu plus de 123 000 blessés. Plusieurs centaines de morts.

Nous ne pouvons pas tolérer cette situation. Nous ne le pouvons pas, chère Madame, cher Monsieur. Voyez comme nous nous sommes habitués tout doucement à ce quotidien. Nous ne devons pas.

Cet après-midi, la police a manifesté.

Son grief ? Le ras-le-bol de la haine anti-flic généralisée.

Dans toute la France, les policiers se sont regroupés. Il faut le dire : pacifiquement.

En effet, il n’y a eu ni vitrines brisées, ni distributeurs pillés, ni commissariats attaqués, ni voitures incendiées, et encore moins des projectiles.

Depuis sa création, l’Institut pour la Justice soutient évidemment la police dont la plupart des membres sont animés d’un sens aigu de la justice. En ces heures difficiles, cela mérite d’être souligné.

Oui, c’est certain : vous et moi aimerions que la police fasse plus, beaucoup plus. Personne ne peut le nier.

Il reste de trop nombreuses zones de non droit ; trop de délinquants restent en liberté, et récidivent ; on ne peut pas se promener tranquillement dans la rue en pleine nuit. Oui, vous avez raison.

Mais il faut le comprendre : le policier sur le terrain n’est pas forcément en cause.

Je vous laisse seul juge.

Le Figaro révélait fin 2014 que la police nationale rationne ses cartouches pour faire des économies.

Manque de moyens dit-on.

« Il a déjà été décidé de limiter aux trois tirs réglementaires le nombre annuel de séances de tir de chaque fonctionnaire de la police.

Par ailleurs, le préfet de police de la capitale a retenu le principe de limiter à 16 le nombre de cartouches tirées lors des deuxième et troisième séances… alors que les agents avaient à droit à trois séries de 30 cartouches ».

Dans ces conditions précaires, il faut reconnaître que nos forces de l’ordre font preuve de professionnalisme. La situation est indécente – nous subventionnons tel ou tel projet impopulaire avec nos impôts, et n’avons pas un sou pour l’entraînement de nos policiers.

Cependant, l’entrainement bridé n’est pas la seule cause.

Je pense même qu’elle n’est pas la cause principale du problème français.

C’est ce que le policier sur France 2 a fini par dire. Il dénonçait là un fait bien plus grave que le rationnement des munitions :

« On est capable d’identifier et d’arrêter les casseurs.

Mais on attend les ordres, et les ordres ne viennent pas. »

Il met le doigt sur le problème de la justice et de la sécurité en France : nos dirigeants laissent faire.

Ils laissent faire les casseurs dans les manifestations ; ils laissent les islamistes radicaux s’emparer de certains quartiers ; ils permettent que les délinquants soient condamnés à des peines dérisoires.

Dans quel but ? Dans quel dessein ?

Peu importe ! Ce qui compte ? Des Français sont mis en danger par l’absence de réaction du gouvernement.

Nous devons nous mobiliser.

Tous les Français doivent se mobiliser pour que les policiers aient les mains libres pour faire leur travail. Je ne vous demande pas de soutenir un permis de tout faire – mais que discours et actes soient cohérents.

Soit nous laissons les délinquants et les casseurs prospérer en connaissance de cause.

Soit nous prenons le problème à bras le corps et condamnons ces fauteurs de trouble à la juste mesure.

Plus que jamais, il y a urgence.

Car le niveau de violence contre les policiers a passé un nouveau cap.

L’Institut pour la Justice se mobilise depuis 2007 pour une justice plus respectueuse des victimes et de la société. Et cela passe aujourd’hui par un soutien effectif à nos policiers.

C’est ainsi que nous avons obtenu l’armement des policiers municipaux après les attentats du 13 novembre. Les policiers municipaux ont désormais la possibilité d’être armés par défaut grâce à votre soutien.

Nous nous sommes mobilisés, cela a payé.

Nous devons aujourd’hui encore nous mobiliser pour faire en sorte que nos forces de l’ordre puissent agir et œuvrer pour notre sécurité. Il faut convaincre nos dirigeants, en barrant la route à l’idéologie qui semble dicter sa loi actuellement.

La tâche est ardue, nous ne nous décourageons pas mais nous avons besoin de votre soutien. Si vous le pouvez, faites-nous un don aujourd’hui, selon vos moyens.

Nous ne dépendons que de vous – nous ne recevons aucune subvention, aucun financement politique ou public.

C’est grâce à vous que nous pourrons délier les mains des policiers, en cliquant ici.

Avec mon constant dévouement,

Laurence Havel

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