Bienvenue en Frankistan

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Je vous livre le contenu d’un article paru la semaine dernière dans Valeurs actuelles, un article qui présente le livre d’Alexandre Mendel intitulé : la France djihadiste“. Alexandre Mendel est reporter et propose dans cet ouvrage une analyse de l’islamisation de nos quartiers.

Au terme d’une investigation menée sur le terrain, Alexandre Mendel dresse un constat édifiant et accablant de l’emprise croissante qu’exerce l’islamisme radical sur notre pays.

 

De Molenbeek à… Nice

De Molenbeek à Lunel, Lyon ou encore Nice, des mosquées aux associations culturelles, Alexandre Mendel révèle les alarmantes manifestations d’un mal rampant qui ronge notre pays à petit feu : la radicalisation islamiste. Par le biais de ses échanges avec des responsables religieux ou associatifs, des militaires, des policiers, des parents de jeunes partis en Syrie mais également des djihadistes, le journaliste brosse ainsi le portrait glaçant d’une véritable « France parallèle » qui prospère sur notre territoire. Enquête au coeur d’une nébuleuse encore trop déniée.

marchemolenbeck

marché à Molenbeck

Une société en déclin

« Drôle de voyage. Dans les salles de sport, les cafés, les restaurants, les MJC, les mosquées clandestines, les associations de quartier, plus ou moins déclarées, les salles de prière à la campagne, chez des policiers et des gendarmes écoeurés, débordés, incompris. je ne sais pas exactement à combien d’imams j’ai parlé ni combien de musulmans déguisés en talibans j’ai croisés. […] L’islam radical avait poussé partout en France. Une éruption d’acné sur le visage de la République ou de ce qu’il en restait. De Bruxelles à Nice, la loi du silence prévalait. Jusqu’aux attentats du 13 novembre, tout le monde avait fermé les yeux. Des politiques complaisants avaient transformé leur clientèle électorale en petits vizirs de quartiers qui avaient des allures au mieux de petits Rabat, au pire de petits Raqqa. »

Une guerre culturelle

« « Votre président, c’est le président des pédés », me dit Samy. Il croit me choquer. Lui qui appartient désormais à un État qui jette les homosexuels du haut des tours, qui crucifie les sodomites, se marre bien. Il ne comprend pas que la France puisse marier des gens du même sexe, mais comprend que cela ne sent pas bon pour la France. Il y voit – et c’est un discours mythique qui revient de manière obsessionnelle dans le discours djihadiste – « les signes de la fin des temps », censés annoncer le jour dernier. Il me recontacte, après la révélation – tardive – des agressions sexuelles, le jour de l’an, à Cologne : « Voyez, bientôt vous n’aurez plus que ça. Vous l’avez voulu, hein, ce genre de société. Voyez ce que vous récoltez. » »

L’argent du djihad

« Drogue, prostitution, vol: l’argent sale obtenu des mécréants, par le trafic ou la rapine, pour financer son djihad, est halal. Il défend la cause. Pourquoi ne pas se servir ? Le groupe terroriste Ansar al-Fath, créé en 2003, avait carrément baptisé l’une de ses cellules « appropriation de biens ». Parmi ces appropriations, l’argent liquide des prostituées pour financer des actions terroristes en France. Le vol n’est plus du vol. Quand la guerre oblige à considérer les biens de ses ennemis comme un butin légitime, c’est vers le réservoir de délinquants des quartiers que les réseaux djihadistes se tournent. »

Djihadisme et gangstérisme

« « La loi des gangs est largement préférable, en ce qui concerne la charia, au contrôle exercé par les autorités apostates qui persécutent le peuple en le livrant à leurs polices», peut-on ainsi lire dans le guide djihadiste Gestion de la barbarie. Cette logique de guerre, proche de la pensée pratique mafieuse, présente au moins deux avantages : le financement en petites coupures d’une organisation islamiste; la constitution, le cas échéant, d’un réseau de fidèles. »

La France « collabeur »

« En France, pour passer inaperçu, il faut être un « collabeur ». Un terme qu’utilisent les islamistes pour stigmatiser leurs frères qui boivent, jurent, fêtent Noël et s’habillent à l’occidentale quand ils vont travailler. […] Le cercle djihadiste est rempli de ces « collateurs ». Ils servent d’espions pour les imams radicaux, en sondant le sentiment général de la jeunesse musulmane et, au besoin, en balançant des noms de potentielles recrues à un chef de réseau. On les trouve dans les cafés de Seine-Saint-Denis, comme au Blanc-Mesnil. Insoupçonnables derrière leurs casquettes Lacoste, claquant parfois un peu de menue monnaie dans un Rapido. Sous leur maillot de l’équipe de France de football, se cachent de véritables agents infiltrés. De l’aveu d’un imam de Molenbeek, les cafés communautaires en sont remplis. »

Le traumatisme des djihadistes

« « On doit tirer aussi sur des sunnites ! » Ce n’était pas ça, le deal idéologique de départ. Les djihadistes devaient décapiter des chiites, crucifier des yézidis, lapider des femmes adultères, préparer la chute de l’entité sioniste, reconquérir l’Andalousie, détruire les monuments préislamiques, les statues idolâtres, fortifier l’oumma, se détendre en allant au bordel et se servir en esclaves sexuelles. Tout ça, c’était entendu. C’était le programme. Il fallait bâtir le califat jusqu’à la fin des temps sur des rivières de sang de mécréants, d’associateurs et d’apostats, d’accord. Mais pas tirer sur des frères ! « Zyva, ils sont devenus oufs ou quoi ? » Ce n’est pas protocolairement très islamique, tout ça. C’est d’ailleurs l’un des éléments de contre-propagande des mosquées dites « modérées ». Il ne s’agit pas de dissuader les candidats au djihad d’aller faire la chasse aux mécréants, de convertir à tour de bras, d’appliquer la charia; il s’agit surtout de leur dire: « Mais enfin, tu ne vas quand même pas aller tuer tes propres frères! » »

Un scénario d’attentat parmi d’autres

« Le modus operandi d’une descente sanglante dans un village est éprouvé. C’est le copycat, remis au goût du jour, d’attaques qui ont eu lieu pendant la décennie noire de l’Algérie. Non pas une ou deux, mais des dizaines. Le Groupe islamique armé avait très souvent commis ce type d’horreur, reprenant là les méthodes du premier califat où la conquête se faisait au sabre. La reprise du pitch de la descente meurtrière dans le village de Beni Messous, qui fit, en [septembre] 1997, quatre-vingt-dix morts. […] « Avec quatre-vingts moudjahidin armés, on rase un village; avec une vingtaine, on fait déjà beaucoup de dégâts. » « Raser »; comprendre, dans la mentalité du djihadiste : « tuer tout le monde ». Une sorte de pogrom anti-Français. […] « Ce que veulent les djihadistes, c’est frapper les esprits. Renouveler, chaque fois que cela est possible, le message: « Demain, ce sera pire », avec l’idée que personne en terre de mécréance ne sera en sécurité, où que ce soit. C’est, de toute façon, le message parfait du terrorisme », évoque une source des renseignements. »

La drôle de guerre

« Écoutons-les, bon sang! Ils aiment le rapport de force. Et plus on changera de trottoir, plus ils viendront nous chercher. L’État islamique n’est que ce rapport de force qu’on peut subir dans les banlieues, élevé à l’échelle globale. « Peut-être que Dae’ch disparaîtra, note Charles Saint-Prat. Peut-être que les Russes le réduiront en poussière. Mais ça, les jeunes de banlieue s’en foutent complètement! On fait fausse route en pensant que bombarder Raqqa réglera le problème. Ils trouveront un autre prétexte, une autre cause pour nous faire la guerre. »

Ce ne sont pas les causes qui manquent. Ni les sponsors du terrorisme.

Le jour où Dae’ch disparaîtra, d’autres groupes […] prendront le relais de la haine contre l’Ouest.

« Ils auront appris de l’État islamique, autant que celui-ci a appris d’Al-Qaïda et autant qu’Al-Qaïda a appris de la Gamaa Islamya. Et les Abaaoud de demain combattront pour les nouveaux, sans le moindre état d’âme, puisque l’essentiel est de nous attaquer, à travers eux. »

Valeurs actuelles.
Qui est Alexandre Mendel ?
Né en 1978, formé au Centre universitaire d’enseignement du journalisme de Strasbourg, Alexandre Mendel collabore régulièrement à Réforme, Midi Libre et Valeurs actuelles.
Il a également travaillé pour plusieurs titres de la presse quotidienne régionale.
Journaliste d’investigation et de terrain, il est le premier en France à s’être intéressé au départ pour l’État islamique des vingt djihadistes de Lunel.

Affiche-scandale de la CGT : signez la pétition !

 

Alors que les attaques terroristes contre la France, en janvier et novembre 2015, ont largement rapproché la police des citoyens, le syndicat info’com de la CGT (salariés de l’information et de la communication) vient de publier, totalement à contre-courant, une affiche qui dénonce les violences policières à l’encontre des jeunes. L’affiche (voir ci-contre) est extrêmement violente et a  fait scandale.

affichecgtpolice

Les syndicats de police ont rapidement réagi !

Deux syndicats d’officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche dans des communiqués séparés. Pour le SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police), c’est une « affiche de la honte »« C’est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l’exercice de leur fonction« , a-t-il écrit, ajoutant se réserver le « droit de porter plainte ». Synergie (second syndicat) a évoqué un « appel abject à la haine » et à la « violence » contre les forces de l’ordre. Il a demandé au ministère de l’Intérieur de « déposer plainte contre cette campagne calomnieuse ».

Suivi par Cazeneuve, le ministre de l’intérieur

Ce visuel met « gravement en cause la police nationale« , a jugé lundi soir Bernard Cazeneuve dans une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonçant la « violence » d’une campagne « choquante« . Le ministre, qui rappelle que plus de 18.000 policiers et gendarmes ont été blessés en 2015 et que 8 ont perdu la vie, assure que les forces de l’ordre sont « soumises à un contrôle étroit et exigeant » et il appelle à  »protéger, plutôt que de chercher à détruire » le « lien de confiance entre la population » et les forces de sécurité.

Je relaye maintenant une pétition en ligne lancée par le Mouvement Initiative et Liberté :

Pétition de soutien à la police et à l’armée

Je soutiens ma police et mon armée.

Je demande l’interdiction de l’affiche de la CGT contre la police.

Oui, je condamne les agressions physiques dont sont victimes les forces de l’ordre lors de la guérilla organisée par des casseurs dont un grand nombre sont des militants de la gauche extrême.

Il suffit de voir dans les reportages les porteurs de drapeaux anarchistes et autres. Ces casseurs infiltrent les manifestations organisées par les partis et syndicats de gauche, afin «d’occuper des territoires», de tenter de transformer les manifestants en «combattants de rue». Que ça soit dans la rue ou à la campagne, devant des lycées ou des universités, au-tour de Notre-Dame des Landes, à Sivens, à Calais, à Paris, à Rennes, à Toulouse ou à Nantes.
Les organisations de la gauche extrême parlent de prétendues «violences policières» pour tenter de manipuler l’opinion. Le slogan et la chanson «Tout le monde déteste la police» reprises par de nombreux manifestants concrétisent bien cette manœuvre.
Policiers et gendarmes reçoivent trop souvent des pluies de projectiles. Ils sont confrontés à des combattants armés, en marge de manifestations autorisées, sans recevoir du ministère de l’Intérieur, par peur qu’un manifestant soit blessé, l’ordre d’empêcher ces situations et d’interpeller les casseurs.
Oui, je m’inquiète que les représentants de la force publique soient dans l’obligation de mettre leur vie en danger pour assurer leurs missions. Plus de 200 blessés illustrent les risques pris.
Oui, je dénonce l’inaction du gouvernement socialiste à prendre les me-sures nécessaires pour neutraliser les responsables de cette nébuleuse violente de la gauche extrême
Oui, j’apporte tout mon soutien à la police et à l’armée dans l’accomplissement de leur métier pour protéger la France et les Français.
Oui, je signe et je soutiens la pétition et la campagne que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) vient de lancer sur le thème : «JE SOUTIENS MA POLICE ET MON ARMÉE»
Je soutiens la police (nationale et municipale), l’armée (gendarmerie…) et les douanes.
Je demande que le pouvoir en place prenne les décisions afin d’empêcher les casseurs de la gauche ultra d’agir en utilisant tous les moyens en sa possession (films, vidéos de surveillance, connexion des portables, reconnaissance faciale, …) afin d’identifier et de faire cesser les nuisances.
Je demande que le pouvoir en place donne les moyens et les ordres aux forces de l’ordre afin de faire cesser ces guérillas urbaines.

Je demande l’interdiction de l’affiche de la CGT contre la police.

JE SIGNE LA PETITION

justicedeuxvisages

Hollande, le président fantôme

Pour Philippe Tesson, Hollande s’est montré aveugle sur France 2 face à la réalité des Français. Un président sur la défensive à court d’arguments.
Les propos tenus ce jeudi 14 avril dans Dialogues citoyens par le président de la République ne valent pas un long commentaire. Ils se résument en quelques mots :
« La France va mieux… Je poursuivrai jusqu’au bout de mon mandat les réformes… » Tout était dit.
C’est-à-dire rien. Rien de ce que le pays attendait, rien de ce qu’il espérait, rien surtout de ce qu’il ressent. Car comment les Français peuvent-ils admettre qu’on leur affirme face à face que tout va mieux, la compétitivité, la croissance, le pouvoir d’achat, les marges des entreprises, et qu’ils paient moins d’impôts, alors qu’ils ne le perçoivent pas ainsi et que la grande majorité d’entre eux ne le vivent pas ainsi dans leur vie, dans leur chair, dans la réalité ? C’est davantage qu’un malentendu.
Rêve-t-il,  Hollande ? Ou ment-il ?

  • Il parle à la jeunesse, elle lui a échappé.
  • Il parle aux vieux, il leur fait peur pour ce qu’il leur reste d’avenir.
  • Il parle aux actifs, il les a découragés.
  • Il parle aux chômeurs, il les a trompés.
  • Il parle au peuple, il l’a appauvri.
  • Il parle à la gauche, il l’a trahie.
  • Il parle à la droite, il l’a insultée.

C’est trop tard. Quoi qu’il dise, on ne l’écoute même plus.

Il ne cesse, lui, d’assurer qu’il est à l’écoute, il prend même des notes. Mais qu’entend-il ? Aveugle face à la réalité, il est sourd à la plainte. Ce que nous disons là, c’est ce que ressentent les Français. Cela s’appelle la défiance. Irréductible, la défiance. Avec, à la longue, sa part d’irrationnel, peut-être. Mais l’échec est bien là.

Et le mensonge aussi.

  • C’est une forme de mensonge que de dire que la loi sur le droit du travail ne sera pas retirée lorsqu’on sait qu’elle n’a plus de substance ni de cohérence par rapport à ce qu’elle devait être.
  • C’est faux d’affirmer que la France est dans la moyenne européenne du chômage des jeunes.
  • C’est illusoire de prétendre que toutes les conditions de reprise de l’emploi sont remplies.
  • C’est malhonnête de déclarer que la jeunesse n’a cessé d’être sa priorité en l’encourageant de surcroît à persévérer dans sa prétention extravagante à l’assistance.

« C’est légitime, dit-il, que la jeunesse puisse s’exprimer, je ne m’en plains pas. » Il oublie d’ajouter qu’il existe des manières moins violentes de s’exprimer. Qu’en pensent les enseignants qui se font tabasser par la jeunesse au lendemain de la récompense que celle-ci vient de recevoir à hauteur de 500 millions d’euros des mains du Premier ministre ? Est-ce cela, la « priorité » ? Mais on a du cœur : « J’ai eu 20 ans », dit-il. Est-ce cela, un langage de chef d’État ? Est-ce cela, l’autorité ? On n’a pas aimé cette séquence.

On n’a rien aimé. Il était sur la défense.

Vide. Mal à l’aise. Il y a de quoi.

Il était triste. C’était triste.

Philippe Tesson pour le Point.

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Beaucoup de médias résument l’intervention du chef de l’Etat par une seule de ses déclarations :

« La France va mieux »

Je vous laisse juge de cette affirmation directement inspirée de la méthode Coué ! Je ne vais pas alourdir cet article en listant tout ce qui va mal en France. Les plus masochistes d’entre vous pourront se référer à cet article du Figaro intitulé : « Chômage, impôts, croissance : pourquoi la France ne va pas mieux« .

Je conclus par un coup de chapeau à Léa Salamé qui n’a pu s’empêcher de lâcher un « C’est une plaisanterie ? » à un Hollande qui affirmait : « Sur les migrants, avec madame Merkel, nous avons une position identique« .
Ce n’est pas le playmobil Pujadas qui serait permis un tel crime de lèse-majesté envers sa seigneurie Normal 1er.