Remaniement : pour se réformer, la France attendra 2017

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Le Président de la République pardon, le premier secrétaire de la République socialiste a remanié son gouvernement.

La France est sous la menace du terrorisme, sa dette explose, le chômage s’aggrave chaque mois un peu plus, mais le chef de l’Etat nous impose un remaniement exclusivement guidé par la politique politicienne :

  • Il s’agit de préparer un ragoût sans saveur et sans odeur, avec tous les ingrédients pardon les composantes de la majorité,
  • Il s’agit de casser le parti des Verts en racolant leur présidente qui a immédiatement été virée par ses « amis » écolos.
  • Il s’agit de faire semblant d’élargir sa majorité pour se présenter en rassembleur.

 

C’est un gouvernement Potemkin ! On y place 3 verts qui ne représentaient déjà plus leur parti. Le président ripoline en vert clair sa façade lépreuse et fissurée, mais la peinture ne tiendra pas ! Elle partira en lambeau comme tout ce qu’il entreprend depuis trois ans.

Ce qu’il fallait à la France, on le sait : c’était une « task force » de lutte contre le chômage :

  • Pour affronter la mondialisation,
  • Pour accompagner la numérisation de l’économie,
  • Pour enfin fluidifier le marché du travail

 

Au lieu de cela, le mauvais gâte-sauce de l’Elysée prépare uniquement le prolongement de son CDD au delà de 2017.

La presse est, pour une fois très sévère, avec le remaniement proposé.

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Voici un lien vers une revue de presse assez complète.

Pour ma part je relèverais juste quelques points.

  • D’abord, la courte durée de la satisfaction de Manuel Valls, après la démission de Christiane Taubira ! On lui impose maintenant Jean-Marc Ayrault contre lequel il avait comploté avec Arnaud Montebourg pour obtenir son départ. On lui enfile en plus 3 écolos, ses ennemis jurés depuis toujours.
  • Ensuite, on le sait, en économie, Hollande est nul mais le pire est qu’il n’apprend pas de ses erreurs ! Cécile Duflot a flanqué par terre le marché de l’immobilier. Sa remplaçante, Sylvie Pinel avait laborieusement détricoté les mesures de la loi Allur. Et qui nomme-t-il, aujourd’hui, au ministère du logement ? Emmanuelle Cosse, une écolo qui va s’empresser de retricoter …
  • Le seul ministre qui pouvait faire un peu bouger les lignes, c’était Emmanuel Macron. C’est sans doute pour ça qu’il est rétrogradé de deux places dans la hiérarchie du gouvernement en pointant désormais à la quatorzième place ! Rendez-vous compte qu’il arrive juste derrière Emmanuel Cosse et loin derrière … Jean-Michel Baylet !
  • Mais la presse n’a que peu relevé le départ du gouvernement d’un ministre emblématique en la personne de Marylise Lebranchu ! C’est pourtant un coup de tonnerre dans le landerneau politique ! Qui va pouvoir reprendre le flambeau de la réforme de la fonction publique fièrement et « efficacement » brandi jusqu’à hier par cette ministre ? Il faudra être vigilant pour qu’on ne remette pas en place le jour de carence pour les fonctionnaires…
  • A l’inverse, on maintient à leur poste des ministres complètement usés jusqu’à la corde :Stéphane Le Foll rejeté par les agriculteurs, Marisol Touraine qui s’est mis à dos toutes les professions médicales et l’ineffable Najat Vallaud-Belkacem dont, on le sait, la réforme du collège enthousiasme les profs !

 

Décidément, Hollande reste égal à lui-même. Il n’est qu’un apparatchik, un simple homme d’appareil politique ! On comprend pourquoi, ni François Mitterrand pendant quatorze ans, ni Lionel Jospin pendant quatre ans, n’avaient jugé bon de le nommer ministre !

Non, passé trop brutalement de Tulle à l’Elysée,  Hollande se trompe de république ! Il aurait excellé durant la IVème République où, en coulisse, il aurait fait et défait les gouvernements.

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On peut lui reconnaitre néanmoins une qualité : c’est un opiniâtre ! Il trace sa route, quelles que soient les circonstances, avec un seul objectif : sa carrière politique. Il avait tracé sa route au travers de millions de manifestants contre la loi Taubira, sans jamais dévier de sa trajectoire. Il avait fait faire le sale boulot par Taubira à l’Assemblée et par Valls, dans les rues, où il gazait plus vite que son ombre !

Aujourd’hui, il la trace au milieu d’une horde de 6 millions de chômeurs.

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