Encore 450 jours à tenir !‏

Le navire France n’a plus de commandant à sa barre, avec un président occupé par les calculs politiciens et un premier ministre cherchant à éviter les pièges qu’on lui tend.

Jamais autant qu’avec ce président de la République les institutions n’ont été dévoyées, abîmées et perverties.

Jamais la France n’a eu le sentiment de replonger au coeur des heures les plus sombres de la IIIe ou de la IVe République.

Jamais Hollande n’a autant fait honte au pays par le mépris qu’il affiche pour les Français, par son obsession du calcul politicien et par la priorité donnée aux petits marchandages entre amis sur les enjeux de long terme.

Le remaniement gouvernemental intervenu la semaine dernière n’a pas d’autre logique que de préparer l’élection présidentielle de 2017, en divisant les écologistes, en s’attirant la sympathie des radicaux de gauche et en neutralisant les deux frères ennemis Valls et Macron, qui s’échauffent tous les deux pour récupérer les dépouilles de l’actuel locataire de l’Élysée.

Hollande avait encore la possibilité de former un gouvernement de combat, d’accentuer la ligne sociale-libérale mise en oeuvre depuis deux ans et de préparer des réformes de structure susceptibles d’enjamber les prochaines échéances électorales. Il a pris le chemin inverse en décidant de ne plus rien faire.

La seule annonce politique qui a suivi ce remaniement a été celle d’un référendum local destiné à mesurer l’intérêt ou l’aversion des riverains du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes pour ce projet. Un vote qui pourrait n’avoir, de surcroît, qu’une valeur indicative. C’est dire si Hollande est toujours aux prises avec le syndrome Leonarda. Il a tous les pouvoirs, puisque les recours ont été tous épuisés, mais sa main tremble à l’idée d’envoyer les bulldozers et de faire en sorte que les décisions de justice soient mises en oeuvre. Alors il tergiverse, fait revenir auprès de lui le plus ardent défenseur de cet aéroport, Jean-Marc Ayrault, et la plus violente opposante, Emmanuelle Cosse, et décide de… ne rien décider.

Hollande ne pense qu’à sa présidence et surtout à sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. Mais en même temps, il lui paraît insupportable de présider, de décider ou d’arbitrer.

  • Il préfère les petits calculs aux grandes orientations que Georges Pompidou pouvait imposer en un Conseil des ministres.
  • Il attise la rivalité entre Emmanuel Macron et Manuel Valls pour ne faire aucune réforme structurelle en matière de droit du travail ou d’assurance chômage, confiant ces deux dossiers très lourds à une ministre reconnue pour son incompétence, Myriam El Khomri.
  • Et pendant que les agriculteurs crient leur désespoir, ferment leurs exploitations ou se suicident — comme cela a été encore le cas dans les Côtes-d’Armor la semaine passée —, il renvoie le sujet aux instances européennes et tente de gagner du temps.

 

hollandepneu

Le problème, c’est que le navire France n’a plus de commandant à sa barre.

Hollande est trop occupé à diviser ses ennemis, puis à semer la haine chez ses amis, de manière à pouvoir accéder au second tour de la présidentielle de 2017 face à une droite toujours aussi divisée, insipide et peu populaire.

Quant à Manuel Valls, il lui faut éviter les pièges que lui tend à chaque instant le président de la République, assurer la cohésion d’un gouvernement dont il n’a pas pu choisir les membres et continuer à lutter contre la gauche de la gauche, qui le considère comme un traître au socialisme. Un tel attelage n’est pas idéal pour notre pays, au moment même où un gigantesque krach boursier mondial risque d’emporter l’Europe dans la récession, au moment où les banques sont sérieusement chahutées par l’éventualité d’une crise espagnole, six fois plus importante que l’a été la crise grecque, et au moment où la menace terroriste s’accentue, comme en témoigne notre dossier (lire page 24).

Pour chaque Français, pour chacun de nos lecteurs, pour tous ceux qui sont attachés à la grandeur de notre pays, le plus dur c’est de penser qu’il faut encore tenir 450 jours avec un État déliquescent, avec une absence totale d’autorité, avec des Français au bord de la crise de nerfs et avec comme seul remède la création d’un secrétariat d’État chargé de l’Égalité réelle !

Faut-il n’avoir aucune vision tragique de l’Histoire pour penser que l’on peut amuser le pays en lui promettant l’“égalité réelle”. Faut-il ne pas comprendre que « les Français veulent l’égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l’esclavage », comme l’expliquait Tocqueville.

Faut-il surtout prendre nos concitoyens pour des arriérés en leur promettant une égalité dont ils se fichent alors qu’ils ne souhaitent qu’une chose : la liberté. La liberté de créer, de prendre des risques, d’entreprendre, d’avoir une vie de famille et d’aimer la France de leurs ancêtres.

Y De Kerdrel

hollandelincapable

Par respect pour une tradition, il s’applaudit tout seul

Mais pas au bon moment …!!!!


Les mots me manquent…
La vidéo parle d’elle-même.

Elle est gênante. Très gênante.

Nul besoin d’en rajouter.

Cette visite du Président français dans l’océan Pacifique se voulait être un moment historique. Je crois qu’en effet, on n’est vraiment pas prêt de l’oublier…

Par chance pour lui ce coup-ci il ne s’en sort pas trop mal : il ne s’agit que d’une tradition…

Sauf qu’au regard des deux personnes devant lui, il semblerait qu’il se soit applaudit trop tôt

Oups!

Tant qu’à être une grosse brêle, autant assumer ce rôle franchement…

 

——————————————

Wallis et Futuna : la visite se voulait historique. Sans exagérer, je crois que c’est réussi !!

La visite se voulait historique. Je crois, sans trop forcer le trait, que l’objectif est atteint, pour ne pas dire dépassé… En tous cas au regard des images qui en filtrent, il n’y a guère de place pour le doute.
Si le ridicule tuait, il y a longtemps que Hollande ne serait plus des nôtres. Du coup, la chapka, les vestes de ses costumes trop serrées, les chemises qui dépassent des manches de sa veste, la cravate de travers ou les colliers de fleurs, la farce tranquille ne doit plus être à ça près…
hollandewallis1
En fait ce voyage me laisse penser que si Hollande cherchait à nous faire croire qu’il est parti acheter des voix aux frais des français dans ce paradis des fonctionnaires qu’il ne s’y prendrait vraiment pas autrement…
Puis bon, histoire de marquer le coup et de chercher à probablement donner du sens à ce qui pour le commun des mortels n’en a pas, on essaie de nous faire croire que la visite s’impose d’elle-même puisqu’il s’agit d’une première historique en 37 ans…
D’ailleurs la dernière visite historique de Hollande dans le même genre dans les mêmes environs (à l’échelle de plusieurs milliers de km), c’était en Australie il y a quelques mois.
Une visite qui se voulait également être une première historique et dont il est revenu totalement bredouille… Si ce n’est, de par l’image qu’il dégage, conforter les français qui se sont expatriés sur ce gros bout de continent d’avoir fait le bon choix…
hollandewallis2
Je ne suis absolument pas opposé au principe de respect des traditions ; bien au contraire… Sauf qu’il y en a à qui ça va et d’autres à qui de toute évidence ça va vraiment nettement moins bien…
Et je ne suis visiblement pas le seul à le penser car il y aussi Jean-Luc Mélenchon… Ceci dit je ne me serai jamais permis les mêmes comparaisons que lui puisqu’il compare Hollande à « un signe avec des colliers de fleurs »…

Douteux comme propos. Plus particulièrement sur l’emploie du terme « singe ». Sinon sur le fond en effet, l’autre a vraiment l’air d’un…

Votre nouvelle arme secrète

Cher lecteur,

Je ne sais pas si vous parlez souvent, en public, de votre soutien à l’Institut pour la Justice. Pour ma part, j’avoue que je préfère parfois rester prudente, y compris en famille.

Car il faut bien reconnaître une chose, aujourd’hui, si vous vous investissez au côté des prisonniers, vous serez bien vu par tout le monde. On dira de vous que vous êtes une personne généreuse.

Mais si vous vous battez pour les victimes, c’est autre chose. On est facilement taxé d’alimenter la « soif de vengeance ». Même le simple fait de demander qu’un coupable soit sanctionné peut être assimilé à une attitude « répressive », voire « populiste ».

C’est pour vous éviter cette situation que nous avons préparé un manuel en version poche, avec tous les chiffres et arguments pour répondre aux personnes qui pensent que vous êtes animé par de mauvais sentiments lorsque vous vous mobilisez à nos côtés pour la défense de la Justice.

Car il faut bien comprendre ceci. C’est en général en toute bonne foi que les gens imaginent que notre arsenal « répressif » est suffisant.

Tous les jours, les gens entendent des experts leur expliquer que le crime a toujours existé, et que le risque zéro n’existe pas. Des documentaires passent à la télévision, où il est présenté comme une évidence que la prison est une école du crime, et qu’y envoyer les jeunes délinquants ne fait qu’augmenter la récidive. Des politiciens se succèdent dans les médias pour expliquer qu’il est « populiste » d’accuser les juges de laxisme et que la France mène une politique du « tout carcéral » et n’investit pas assez dans la « prévention ».

Ces discours sont omniprésents dans les grands journaux, dans les universités françaises et dans les syndicats de magistrats.

Et pourtant, une vraie connaissance de la réalité judiciaire, de la criminologie, et des statistiques de la délinquance en France, montre que ces idées ne correspondent en rien à la réalité.

Mais encore faut-il prendre un peu de temps pour s’informer. L’avantage est que, une fois que vous avez les vrais chiffres, vous n’avez plus rien à craindre. Ce sont au contraire vos interlocuteurs qui se sentent bien bêtes d’avoir été manipulés par les médias et les faux experts. Et c’est pourquoi nous avons publié ce manuel. Je vous recommande de vous le procurer au plus vite.

Savez-vous, par exemple, que le nombre de places de prison par habitant en France est inférieur de près de moitié à celui de l’Union européenne ? Les lobbys laxistes et leurs relais au ministère, qui justifient leurs réformes laxistes par la nécessité de « sortir de la politique du tout carcéral », abusent donc tout simplement de l’ignorance de nos concitoyens à ce sujet.

Savez-vous qu’une toute petite minorité de criminels « suractifs » est responsable de 80 % des vols et des violences ? Les incarcérer permettrait de diviser par cinq ces délits et crimes sur notre territoire. Les « experts » qui affirment qu’il n’existe pas de solution à l’insécurité sont donc dans le déni de réalité.

Savez-vous que si les « suicides en prison » paraissent si nombreux, c’est parce que la presse passe presque systématiquement sous silence les cas, beaucoup plus courants, où ce sont les victimes qui mettent fin à leur jours : femmes violées, parents d’enfants assassinés, commerçants agressés, adolescents rackettés et harcelés ?

Savez-vous que la dissuasion – la fameuse peur du gendarme – est tout sauf une illusion ? Lorsque les policiers municipaux se sont mis en grève à Montréal en 1969, des délinquants se sont massivement rendus au centre-ville pour dévaliser les commerces, multipliant par quatre les vols habituellement commis. Avec la fin de la grève, la situation est redevenue normale. Il est donc faux de dire que remplacer les policiers par des assistantes sociales est plus efficace pour lutter contre la délinquance.

Tout cela, vous pourrez l’expliquer à votre entourage avec des mots qui portent lorsque vous aurez en main notre manuel. Il s’intitule « Quand la justice crée l’insécurité », et il a été publié aux éditions Fayard une première fois en 2013. Nous vous proposons aujourd’hui une version actualisée vis-à-vis des nouveaux phénomènes criminels. C’est également un excellent cadeau à offrir à toutes les personnes qui vous entourent, et qui doutent de l’urgence absolue d’une justice plus ferme en France.

Vous y trouverez, de plus, de nombreuses histoires réelles, qui cloueront définitivement le bec à tous les prétentieux qui, d’un air narquois, vous expliquent que vous « manquez d’humanisme » lorsque vous vous scandalisez, avec nous, de l’indulgence dont bénéficient les criminels en France.

Vous aurez la preuve concrète que les idées que vous défendez avec l’Institut pour la Justice correspondent à l’intérêt général, au bien commun, et que c’est bien vous qui êtes du côté de l’humanisme et de la générosité bien comprise.

Enfin, vous l’aurez compris, acheter ce livre est un bon moyen de soutenir notre association et de contribuer à la diffusion de ses idées. Les droits d’auteur nous seront reversés.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire.

Si vous le souhaitez, cliquez ici pour commander.

Avec tous mes remerciements,

Laurence Havel
Secrétaire nationale de l’Institut pour la Justice

PS: Vous pouvez le commander aujourd’hui même sur cette page. Dépêchez-vous, il n’y en aura pas pour tout le monde.

PPS : quelques témoignages sur le livre « Quand la justice crée l’insécurité ».

« Le grand livre qu’attendaient tous ceux que la justice passionne. Il pourfend, avec talent et pertinence, un certain nombre d’idées reçues touchant au « compassionnellement correct » et propose, pour demain, une vision et des pratiques novatrices. »

Philippe Bilger, ancien avocat général près la Cour d’appel de Paris

« Un réquisitoire clinique et implacable contre les dogmes qui ont dévoyé notre système judiciaire»

Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris

« M. Xavier Bébin démontre magistralement la perversion de notre système pénal, oublieux de son rôle de protection de la société et indifférent aux victimes. Ce livre salutaire prouve que l’humanisme n’est pas là où l’on voudrait nous le faire croire »

Jean-Claude Magendie, ancien président de la Cour d’appel de Paris

« En matière criminelle, on est trop souvent interpellé par les incantations, les imprécations ou les lamentations. Le débat mérite mieux. On peut partager ou critiquer les analyses de Xavier Bebin. Mais il faut lire ce livre pour construire enfin le dispositif équilibré entre prévention, dissuasion et sanction adaptée que méritent les citoyens. »

Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, New York et Beijing

« Un ouvrage courageux, qui défend de façon rigoureuse une politique pénale du bon sens, loin des idéologies abstraites et préconçues »

Jean Pradel, professeur émérite des Universités, ancien juge d’instruction

« A partir d’exemples concrets, dans un style vif et accessible, cet excellent livre décrit les dérives d’un système judiciaire à bout de souffle. »

Olivier Foll, ancien directeur de la police judiciaire de Paris

« Tout est vrai dans cet ouvrage remarquable qui nous ramène du fantasmagorique au pragmatique, de l’angélisme au trivial, du dogmatisme idéologique à la pratique du réel ».

Michel Bénézech, psychiatre, légiste, expert judiciaire honoraire et professeur associé des Universités

« Un plaidoyer étayé par des exemples frappants et une solide connaissance de la criminologie. »

Maurice Cusson, criminologue, professeur émérite à l’Ecole de criminologie de l’Université de Montréal

Achetez des pommes…

Il faut surtout acheter de saison et sûrement pas en ce moment, c’est la récolte de l’année dernière !

Mais on s’en fout, on applique les normes donc tout va bien…

Voilà sans doute pourquoi nous n’avons plus aucune confiance dans les circuits de distribution classiques…

C’est impensable que les hommes tuent d’autres hommes…! pour le profit.

Regardez cette vidéo, très courte, elle est édifiante !

https://www.facebook.com/video.php?v=10205354994707466

Qui sont les cons ?

Juste une question posée aux Français!
Mais bonne analyse1000 militaires français au Mali
80 000 civils maliens en France!

Un journaliste alsacien qui ne mâche pas ses mots… José Meidinger, Journaliste Ancien grand reporter à France 3 Alsace.
JUSTE UNE QUESTION:
Parmi vous, quelqu’un aurait-il eu connaissance du départ volontaire de quelques Maliens de France pour le Mali afin de défendre leur patrie aux côtés de leurs « frères » français? Ou bien de la création d’un quelconque organisme de recrutement des Africains vivant en France pour aller secourir leurs « frères » africains?
Pour autant qu’il m’en souvienne, ces populations n’hésitent pas à manifester bruyamment leur mécontentement en brandissant leurs drapeaux nationaux dans les rues de Paris et autres lieux !
Il est plus facile pour eux d’affronter une police française assez débonnaire plutôt que des furieux armés jusqu’aux yeux et qui ne font pas dans la nuance…
Ce n’est pas au Mali, au Tchad ou en Côte d’Ivoire qu’il faut envoyer nos troupes, mais dans nos cités où le terrorisme est quotidien.
José Meidinger.
Et l’Algérie !?Qui dit mieux ?Souvenez-vous des 4 avions Rafale partis de France qui n’ont pas eu le droit de survoler l’Algérie pour se rendre au Mali. Ils ont dû faire un détour par le Maroc et la Mauritanie soit 9 heures 43 minutes de vol et 5 ravitaillements en vol, 6000 kms parcourus…
Pendant ce temps Bouteflika se faisait soigner gratuitement au Val-de-grâce…
Et les cons c’est qui, à votre avis?…………………………………..
Savez-vous qu’un étranger qui repart 6 mois dans son pays avec la CMU, repart avec ses médicaments, son traitement gratuit pour ces 6 mois.
Alors qu’ un Français avec sa carte vitale, n’a le droit qu’à un mois !
Vive LA France… mais pauvres cons de français!

Les CRS parlent , la guerre civile est imminente

VEUILLEZ LIRE, NE SERAIT-CE QUE POUR ETRE INFORMES DE CE QUE LES MEDIAS VOUS CACHENT…

Voici le reportage « Journal d’un CRS » que vous ne trouverez nulle part ailleurs car totalement interdit !

PAROLES DE POLICIER :  (Prenez le temps de lire jusqu’au bout)

Ce journal de bord relate le quotidien des missions dont sont chargées nos CRS. Il ne s’agit nullement d’un texte d’anticipation mais de la narration sur le vif du début de la guerre civile qui a commencé sur notre sol. Pour le moment, cette guerre civile est contenue dans le périmètre de

«La Jungle» à Calais. Comme nous le prévoyons, attendez-vous à ce qu’elle se propage dès que sera donné le signal de l’assaut général. Un assaut minutieusement préparé contre la France. Contre notre civilisation. Contre vous…

Ce CRS raconte  :

« Au rassemblement, on nous demande une fois de plus de ne pas dire ce qui se passe ici aux gens que l’on connaît. IL FAUT CACHER LA VÉRITÉ comme l’argent qui leur est donné chaque jour, les 3 repas par jour offerts, la nourriture distribuée directement au camp, les vêtements souvent neufs, le fait qu’ils aient tous, je dis bien TOUS, des smartphones dernière génération (ceux que l’on ne peut pas se payer en travaillant), les soins gratuits à outrance − d’ailleurs je plains les pompiers du coin − le fait qu’ils détruisent une partie de la nourriture qui leur est offerte car ils n’ont pas ce qu’ils ont commandé… »

Une honte de les garder sur notre sol !

« La matinée a été longue. Très longue. Le manque de repos sur cette mission commence à se faire sentir. Enchaînement incessant des services à différents horaires… De jour comme de nuit. Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige… Enfin… Nous ressentons du dégoût à ne pouvoir faire du travail de police, grandir, ici et là, dans des conditions dangereuses. Nous sommes là et las.

En surveillance sur une bande d’arrêt d’urgence pendant six heures (endroit où l’on dit que la durée de vie est calculée statistiquement à moins de quinze minutes) constatant, impuissants, que les routiers de tous les pays empruntant cette voie, se moquent de nous, policiers présents… Ils débouchent sur ces voies rapides sans prendre gare aux véhicules déjà sur cet axe, à toute allure, nous rasent sans ralentir, s’engagent devant nos yeux sans respecter les règles de sécurité, les règles de priorité ni le code de la route… Nous sommes frôlés par ces semi-remorques lancés à plus de 90 km/h, ce qui rajoute au mauvais temps, une dimension surréaliste. En d’autres endroits, nous jouons les «cônes de Lübeck», ces fameux cônes en plastique orange aux bandes blanches réfléchissantes, qui servent à matérialiser un accident, un danger ou des travaux, posés devant des trous dans le grillage qui coûte une fortune. À chaque trou bouché ou pas, un ou deux policiers restent là, sous les caprices des éléments et du temps, à attendre une potentielle attaque !

Les migrants viendront. Un sas de sécurité a été installé, des barrières gigantesques de 4 ou 5 mètres de haut, distantes en parallèle d’un mètre cinquante sur plus de 35 kilomètres… J’en suis loin, je pense. Chaque jour, ils cassent en différents endroits, là où nous ne sommes pas ! Les réparations elles aussi coûtent une fortune.

04:30  Réveil puis nous arrivons à l’heure du repas.

13:20 ― Nous n’avons vu personne. Pas un migrant sur notre point. Le temps de se restaurer, de reprendre la direction de notre hébergement, déchargement de l’armement collectif et douche sans traîner.

15:15 ― Dans 8 heures, nous reprenons le service. La nuit prochaine, nous travaillons. Ce soir, ce sera une prise de service à 23:30 pour terminer (en théorie) à 07:00 du matin…

Arrive l’heure de reprendre le service. Les mines sont fatiguées. Le bonjour jovial, reste marqué d’une fatigue flagrante qui se lit de plus en plus sur les visages, comme une écriture. Au rassemblement, la température de la journée est donnée : quelques grenades lancées, beaucoup d’activité sur les voies rapides, mais plus encore en soirée. En fond sonore, une radio embarquée dans l’un des véhicules-recueil est active : « sur le point Golf-Alfa-2, ils sont au contact. Ils lancent des barres de fer et des pierres. Un de chez nous est touché légèrement. Avons utilisé une dizaine de grenades MP7 [1]. » […] «Deux poids-lourds accidentés à cause de blocs de béton sur les voies rapides. Les avons dégagés. Demande renfort de 2 véhicules».

Pendant ce temps, nous est rappelé le cadre de l’utilisation du lanceur de balles de défense. Le lanceur de 40 est une arme de défense intermédiaire dotée d’un viseur point rouge non projeté. Il lance des balles de caoutchouc et touche à plus de 50 mètres. Malgré tout, son utilisation est très réglementée et contraignante. Il nous est rappelé également que dans le cadre de notre travail, il est autorisé aux gens de nous prendre en photo !

Anarchistes des groupes « NO BORDER »

Les «NO BORDER» [2] incitent les migrants à nous tendre des embuscades (bien qu’ils n’aient pas besoin de conseil pour le faire) pour prendre des photos et des vidéos pour dénoncer des “failles” dans notre manière d’intervenir ou des images pour nous mettre en cause. Mais surtout, ils espèrent faire un maximum de blessés dans nos rangs.

Le chargement de l’armement collectif se fait au cul du camion-armurerie. Des « blagounettes » sont lancées ici et là pour faire oublier que nous serions mieux dans un lit bien chaud, dans nos foyers et non sous ce crachin permanent qui nous recouvre petit à petit…

Femmes et enfants ou parents, pour beaucoup, sont la pensée du moment, mais seront relégués au second plan dans une minute ou deux. Les rôles de chacun dans le VR [3] sont distribués. « Qui est habilité LBD [4] ? » – « Moi »répond Julien. Comme les autres, je prends un LBD. Moi, je dis : « Perso, je prends en compte le lanceur Cougar [5] ». Il lance des grenades au coup par coup mais avec de l’habileté, il se manie très bien et se recharge vite. Son bruit détonnant ressemble à celui d’un mortier. – « OK » lance le chef de bord. « Qui veut des grenades à main ? » Elles sont réparties dans les gilets tactiques (qui n’ont de tactique que le nom) censés nous protéger de coups éventuels, absorber des chocs, mais aussi permettre le transport de matériel supplémentaire. La répartition des grenades et conteneurs lacrymo faite, je m’emploie à mettre le gilet de grenades pour le lanceur Cougar. Il est lourd. Il contient des grenades avec un dispositif de retardement [6] pour les lancer à 50 mètres, d’autres à 100 mètres. La fermeture est cassée. Sur les ondes, on apprend que les effectifs que nous allons relever sont pris à partie en de nombreux endroits. Il va falloir faire vite.

Les jambières sont mises, les casques vont se visser sur nos têtes rapidement… Le LBD et le Cougar sont alimentés d’une cartouche chacun, prêts à être utilisés au besoin. À la radio, la station directrice ne sait plus où donner de la tête. Il faut des renforts partout, sur presque tous les points. Ordre nous est donné, bien que nous soyons en dynamique cette nuit, de renforcer ponctuellement un point situé juste derrière le camp des migrants : « la Jungle ».

00:15 ― À notre arrivée, l’atmosphère est tendue. Le bleu des gyrophares inonde la nuit et se reflète sur nos visages à moitié protégés. Les consignes sont prises. Nous voilà seuls. Deux VR montés de cinq hommes chacun, casque sur la tête. À nos côtés, une vingtaine de personnes viennent à notre rencontre. Certains sont en treillis camouflé, bonnet ou cagoule noire. Ce sont les hommes et les femmes du collectif « Les Calaisiens en Colère » [7]. Ils tentent de protéger leurs biens, mais donnent aussi de bonnes informations sur les événements passés ou à venir,sans avoir peur, le cas échéant, de combattre aux côtés des Forces de l’Ordre !

La semaine avant notre arrivée, «Les Calaisiens en Colère» ont apporté une aide considérable aux collègues présents.

Assaillis de tous côtés, les policiers ont utilisé toutes leurs grenades et se sont retrouvés face à des migrants armés de couteaux et barres de fer.

N’écoutant que leur courage, « Les Calaisiens en Colère » sont venus se battre au coude à coude aux côtés des forces de l’ordre qui, bien qu’ayant informé la hiérarchie qu’elles n’avaient plus de moyens intermédiaires pour contenir les assauts répétés, ont reçu l’ordre de rester sur place.

Ça bouge sur un petit chemin plongé dans le noir complet, longeant la voie rapide. Nous intervenons pour dégager des amas de barres de fer, de blocs de béton et je ne sais encore quels autres projectiles de fortune entassés et abandonnés par un groupe de migrants qui voulaient les lancer sur les voies de circulation.

01:20 ― La situation est calme pour nous. Les pompiers interviennent dans le camp, escortés par une de nos patrouilles (5 hommes) pour secourir un individu blessé par arme blanche.

02:00 ― Au loin, des silhouettes traversent la petite route sur laquelle nous sommes implantés en direction d’habitations civiles. Ici et là, sur les ondes radio, on entend signaler des vagues de migrants de 40 ou 50 individus.

02:30 ― Les riverains et amis du Collectif quittent les lieux. Nous sommes plongés dans le calme de la nuit, avec un éclairage faible.

02:45 ― Sur les ondes et partout alentours, on entend hurler que de nombreux camions sont arrêtés, assaillis par des vagues de 50 migrants, dont certains accidentés sur la voie rapide. À pied en courant, nous venons prêter main forte à l’effectif originaire de l’information ; dessous, une multitude de véhicules immobilisés, presque au contact les uns des autres qui, miraculeusement, ne se sont pas percutés les uns les autres.

Pareil à des Gremlins, de « petits démons noirs » surgissent de toutes parts des fourrés Ils prennent d’assaut les cabines de poids lourds, armés de barres de fer.

Déchaînement de violence
Cliquez sur l’image ci-dessus pour visionner la vidéo (12:48)

La Sécurité retirée, du haut du pont, quatre salves de 3 Cougars (soit 12 grenades) arrivent à mettre en fuite les assaillants qui se trouvent à 80 mètres. Nous arrivons, malgré l’excitation collective, à ne toucher aucun camion avec nos projectiles ! Une fois les assaillants repoussés par des effectifs venus en renfort sur la voie rapide, le déblai des gravas peut commencer.

À notre tour, nous arrivons à bord du véhicule venu nous récupérer sur ce qui ressemble à une « zone de guerre », zigzaguant entre les véhicules arrêtés et des débris de toutes sortes. Sur les ondes, ordre nous est donné de remonter  sur le même axe pour prêter main forte aux collègues qui se trouvent en niveau bas de grenades, à quelque 300 mètres plus haut. À leur hauteur, nous sautons de notre véhicule encore en marche car nous constatons qu’un effectif se trouve contre la rambarde de sécurité. Des projectiles arrivent à les atteindre.

Les objets sont jetés depuis une zone boisée sans que l’on puisse distinguer les individus… Seuls des cris venant des fourrés dans des dialectes inconnus. 

Parfois un NIQUE LA POLICE ou FUCK THE POLICE se mêle aux ALLAH AKHBAR ! et à leur slogan favori : VIVE DAESH !

M. Bernard Cazeneuve s’adressant à des réfugiés… « syriens » peut-être (?)

David, l’un de ceux que nous sommes venus appuyer par le tir, braque son faisceau lumineux et me demande d’envoyer une MP7 (lacrymo) dans la direction d’où il pense que partent les lancers. Avec 3 tirs de Cougar, j’arrive enfin à saturer l’endroit et à mettre en fuite le petit groupe de perturbateurs. Le vent nous est favorable. On en profite, mais les effets psychologiques ne sont pas négligeables non plus. Juste au dessus, 300 mètres plus un groupe de 20 à 30 individus virulents, armés de barres de fer, prennent le temps de jeter des panneaux de signalisation, des poteaux métalliques arrachés plus loin et des poubelles par dizaines au milieu de la voie rapide. Nous progressons avec un effectif de la section 3 : 2 Cougars et 2 agents munis de conteneurs lacrymo. La progression se fait sous la protection de tirs Cougar. Les migrants ripostent avec des objets métalliques qui s’écrasent à nos pieds en formant des étincelles et rajoutant des décibels au vacarme environnant. Certains sont presque au contact. Visage barbu pour les uns, imberbe pour les autres, âge moyen de 20 à 30 ans. Robustes. Regards pleins de haine. Des yeux à la flamme meurtrière nous font face.

Il nous faut prendre cette partie haute. Mais l’endroit d’où viennent les pierres nous est caché par la végétation qui les protège. Avec le Cougar, le tir devient tendu pour tenter de pénétrer l’épaisse végétation. Effet immédiat : ça les fait reculer et descendre jusqu’à l’entrée du camp. Pendant que je m’occupe de cette partie, les autres, derrière moi, protègent mes arrières et mon latéral.

La place devenue nôtre. Je me mets en protection avec le Cougar, le temps que les collègues sortent les nombreux débris accumulés. En bas, une centaine d’individus (pour beaucoup masqués) vocifèrent, tendent les poings en notre direction et des barres de fer de plus de 1,50 m. D’autres se sont regroupés sous le pont, juste en-dessous de nous. Une bonne cinquantaine, qui attendent en guet-apens et ramassent de nombreux projectiles. Un petit groupe de 5 individus rejoint les autres en courant, leur tendent les mains et se séparent à droite et à gauche du camp.

L’évacuation des gravats n’étant pas terminée, je reste sur le point fort, ce qui semble leur poser un problème quand tout à coup, venant de droite à l’entrée du camp, des projectiles sont lancés vers nous pendant que d’autres assaillants tentent de se rapprocher. Une vraie stratégie de guérilla. J’effectue un premier tir en cloche. Mais la MP7 avec un DPR 100 mètres (dispositif de retardement) – il ne me reste plus que ça dans le gilet – tombe juste derrière eux. Le vent ne m’étant pas favorable, je décide de tirer en direction des pieds à 10 mètres devant ceux qui arrivent au contact. Le tir parfaitement exécuté, repousse les assaillants. Rechargé rapidement, j’utilise une seconde fois le Cougar contre le groupe dont les projectiles arrivent jusqu’à nous. Je réussis à l’aide du rebond sur un baraquement visé, à atteindre ma cible avant que les plots de lacrymo ne soient expulsés hors du corps de la grenade. Un des individus tente de la saisir. Trop tard. Boum !

Au passage, protégeant un groupe de chez nous venu en soutien sous le pont pour couper l’assaut des migrants en leur direction, je tire une grenade qui arrive droit sur un homme en train de jeter des pierres sur l’effectif d’en bas, le percutant vers le visage. Le carton rouge étant brandi, ce dernier regagne les vestiaires sans demander son reste.

La situation est maîtrisée sur le point maintenant tenu par d’autres effectifs de chez nous.

Nous sommes requis par notre station directrice qui nous envoie en renfort d’un équipage de l’autre côté du camp, endroit où nous avons commencé à grenader en début de soirée. Sur les lieux, nous effectuons encore des tirs sporadiques de MP7 sur des migrants qui nous arrivent dessus en courant et en hurlant.

06:50 ― La nuit se termine. Nous sommes relevés. Esprit calme. Une nuit comme on aimerait passer plus souvent… (!)

La vacation suivante se révélera être beaucoup moins valorisante. Le véhicule est posé sur un rond-point donnant vue sur 2 entrées du port, avec 2 effectifs au sol de 19:30 à 02:00 du matin. Un vent d’au moins 120 km/h et une pluie battante n’épargnent même pas le dessous du pont juste à côté. En tout et pour tout, un seul migrant est venu tenter sa chance sur notre point pendant que de l’autre côté de la ville, des grenades tombent à foison.

J’en passe… C’est trop long…. Je suis fatigué… »


Type de lance-grenades utilisé par les Forces de l’Ordre.
[2] Réseaux anarcho-libertaires transnationaux investis dans les luttes pour la liberté de circulation et l’abolition des frontières, contre les politiques de contrôle de l’immigration. Apparition : 1999.
[3] Véhicules-Recueil.
[4] Lanceur de Balles de Défense (arme sublétale ou incapacitante, plus connue sous le nom de « Flash-Ball », marque commercialisée par Verney-Carron).
[5] Lance-grenade simple action de cal. 56 mm / portée : 50, 100 ou 200 mètres / poids : 3,7 kg.
[6] Le DPR (Dispositif de Propulsion à Retard, réglé en fonction de la longueur du lancement de la grenade).
[7] Voir la page Facebook des « Calaisiens en Colère »

Vous avez lu… Libre à vous de diffuser ce témoignage à tous vos contacts… Ne serait-ce que pour informer le maximum de Français de ce que vivent nos forces de l’ordre à Calais… Et bientôt en France car, sans être outrancièrement alarmiste, il est indéniable que ce flot de migrants renferme bon nombre d’intégristes musulmans qui nous conduisent peu à peu vers une probable…

GUERRE CIVILE… Mais chut… pas d’amalgame !

Hollande ou l’art d’inventer des secrétariats d’Etat ridicules

Au delà du calcul grossièrement visible de Hollande, qui change de gouvernement pour un aéroport et s’offre au prix promotionnel de deux maroquins les gros titres dithyrambiques de La Dépêche, le récent remaniement ministériel illustre deux caractéristiques majeures de notre vie politique:

  • La mise au placard du sens du ridicule, qui tue en politique, contrairement à ce qu’en dit le sens commun,
  • L’absence totale d’un sentiment pourtant utile et noble, la vergogne. 

 

Dans un système où la communication oblitère les idées, la parole politique perd ainsi tout son sens, et comme une voiture qui perdrait l’adhérence avec la route, se trouve victime d’un périlleux aquaplaning dans l’opinion publique.

C’est ce qui se produit par exemple lorsqu’on ose créer un Secrétariat d’Etat à « l’égalité réelle », parfaite illustration de cette perte de sens. Est-ce à dire que l’égalité était depuis mai 2012 fictive, partiellement irréelle ou purement théorique?

Un autre secrétariat d’Etat est dévolu à « l’aide aux victimes », mais victimes de quoi au juste? Sûrement des attentats, mais pourquoi pas du choc fiscal, des accidents d’autocar, de la réforme de l’orthographe, ou de la catalepsie due aux discours empêtrés de Hollande?

Un troisième est chargé de la biodiversité, à côté du ministère de l’Environnement. Peut-être s’agit-il de veiller sur l’écosystème du gouvernement, cet élevage de homards qui s’entre-dévoreront si on ne leur bloque les pinces avec des élastiques?

Certes nous devrions être rassurés par le Ministère du Logement et de l’Habitat Durable, qui nous garantit que la maison n’est pas en carton.

Enfin, dans le domaine plus subtil de l’injonction paradoxale, le nouveau gouvernement affiche une parité irréprochable, mais associe désormais de manière rétrograde la défense des droits des femmes à la famille et à l’enfance, peut-être pour faire oublier le mariage pour tous.

Il est d’autre part frappant de constater la perte de toute vergogne, de tout sens du ridicule, et l’impudence de certains politiques.

Qui mieux que Jean-Vincent Placé pouvait assurer la «réforme de l’Etat et la simplification», lui qui, élu public, représentant de la nation, a résolu le problème de ses 133 contraventions impayées en les rangeant dans un tiroir?

Gageons que cette charge lui a été confiée après qu’il a déclaré « ne pas être très bon avec les papiers », un peu comme son malheureux collègue Thomas Thévenoud, atteint de « phobie administrative » qui conclut récemment dans la presse: « Evidemment c’était une connerie de communication, il ne fallait pas le dire ».

Jean-Vincent Placé considérait tout secrétariat d’Etat comme indigne de lui: « Maman va penser que je fais le courrier » avait-il affirmé au JDD le 7 février 2011.

Il faut croire qu’il l’a oublié, ou bien qu’il y a prescription, pas comme en Suède, où les mots comptent, et où la transparence exige que les dépenses des ministres soient accessibles publiquement. La ministre Mona Sahlin dut ainsi démissionner en 1995 et disparaître dix ans de la vie politique pour avoir acheté des chocolats avec sa carte bleue de fonction.

De son côté, Jean-Marc Ayrault n’éprouve aucune gêne à devenir ministre des Affaires Etrangères de Valls III après avoir été premier ministre d’un gouvernement où ses amis politiques se chargeaient de l’humilier sans l’aide de l’opposition. Claude Bartolone disait de lui « Il est là… Au Parlement, on fait avec ».
De son côté, la verte Emmanuelle Cosse semble affligée d’une mémoire de petit pois, elle qui tweetait le 19 janvier dernier: « Déchéance de nationalité: un non sens, une incompréhension totale, cette proposition fait du mal à la société » et en février 2015 « 49.3, aveu de faiblesse, déni de démocratie #loiMacron ». Ces critiques acerbes, de même que la fidélité à son parti, ont cédé devant l’attrait du pouvoir.
Bizarrement oublieux ou distraits, ces personnages comptent sur la mémoire de poisson rouge du citoyen, affaiblie par la vie quotidienne et par la succession frénétique d’événements chassant les précédents.
Pourtant leur espoir se heurte cruellement à la réalité, puisqu’il n’a jamais été aussi facile de retrouver les traces des faits et dits de chacun, ce dont ne se privent pas les réseaux sociaux.
La première victime de l’aquaplaning, c’est donc Hollande, dont la parole ne porte pas plus que celle d’un professeur chahuté dans une classe où volent des drones en papier. Gaspard Gantzer lui aurait conseillé de se taire, mais même son silence est désormais inaudible.

Anne-Sophie Letac
secretairesdetatsecretairesdetat2