« Sans place pour se garer », il fonce sur des militaires‏

Madame, Monsieur,
Chers amis de l’Institut pour la Justice,

Permettez-moi de vous souhaiter, au nom de toute l’équipe de l’Institut pour la Justice, une bonne année et nos meilleurs vœux à vous et à tous vos proches.

2015 a été une année particulièrement noire… Les attentats, bien sûr, mais aussi une criminalité sans limite, sans cadre.

Hélas, 2016 commence de la même manière. D’où une petite question personnelle : foncez-vous sur les passants ou des policiers lorsque vous ne trouvez pas de place pour vous garer ?

Pardonnez-moi cette question abrupte. Mais il semblerait qu’elle se pose, en France, en 2016.

Raouf El Ayeb a foncé sur des militaires avec sa voiture à Valence. Cela a eu lieu vendredi dernier.

« Pas de place pour se garer ». Voilà la seule excuse qu’il a pu trouver en garde à vue.

Le procureur souligne que « ses motivations sont pour l’instant inexplicables », tout en affirmant que « des images de propagande djihadiste ont été retrouvées dans le matériel informatique du conducteur ».

Lors de sa première audition, l’homme « n’a pas contesté sa volonté de renverser les militaires, de les agresser, de les tuer peut-être aussi », expliquait-il encore.

Des témoins de l’attaque, interrogés dans la presse, ont raconté aux enquêteurs que le conducteur aurait également proféré « Allah est grand », ce qui fait dire au procureur que cette attaque pourrait avoir un lien avec une certaine « religiosité ».

Conclusion implacable du parquet antiterroriste ?

« Il n’existe pas d’élément permettant de rattacher les faits à une action terroriste. »

Cher lecteur, je ne suis pas devin, et vous serez d’accord, il faut laisser l’enquête se poursuivre sereinement.

Cependant, ces propos me rappellent l’alerte publique du juge Béatrice Brugère dans l’émission C dans l’Air du 25 novembre dernier :

« Je crois qu’on n’a pas su analyser : il y a une multitude de faits de délinquances qui sont sans doute liés à des actes de terrorisme. Je me souviens de cette voiture qui avait foncé sur la foule. Et à chaque fois, on n’a pas su analyser le problème… »

« Je pense qu’il y a beaucoup plus que ce qu’on voit. » déclarait-elle à propos des risques d’attaques terroristes.

Chers lecteurs, chers amis de l’Institut pour la Justice, sachez en tout cas, qu’en 2016, vous pourrez compter sur nous pour vous informer des réalités de la justice en France.

A la semaine prochaine,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

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