La laïcité contre les aumôneries catholiques!

Voici un article extrait du Bulletin hebdomadaire d’André Noël n°2424 publié le 18 mai 2015 :

 

Les catholiques, aujourd’hui en France, doivent subir les brimades, oppositions, agressions ou sarcasmes venant de deux côtés : de la part de certains musulmans et de celle d’agressifs militants de la laïcité, hostiles à l’Eglise, attisés par l’attitude du gouvernement socialiste.

 

Les deux ne s’annulent pas, elles s’ajoutent. Il y a même un rapport entre elles. C’est ce qui expliquerait les obstacles rencontrés par l’Eglise de France pour que les aumôneries de l’enseignement public – prévues par la loi de 1905 dans les collèges et lycées – puissent fonctionner normalement. C’est ainsi que, dans des zones où les musulmans sont majoritaires, certains chefs d’établissement refusent d’afficher les informations de l’aumônerie catholique ou de mettre une salle à sa disposition, de peur de devoir faire face aux demandes des familles musulmanes exigeant de bénéficier du même affichage. Jusqu’ici, les services de l’épiscopat chargés de l’aumônerie adoptaient un profil bas, de même que les évêques mais il semble qu’ils évoluent devant l’agressivité de certains enseignants et directeurs.

Dans La Croix, une ancienne responsable de l’aumônerie en Ile-de-France a témoigné : « Il faut du courage pour travailler en établissement scolaire » en évoquant « un sentiment d’angoisse, de peur dans le contexte de laïcité exacerbée que l’on connaît aujourd’hui. » Ce que confirme Ségolène Moog, directrice adjointe du Service national pour l’évangélisation des jeunes et des vocations : « Il faut souvent faire intervenir le rectorat, de sorte que le droit des familles à donner une instruction religieuse à leur enfant soit respecté. » Mgr Georges Pontier, président de l’épiscopat français et archevêque de Marseille, a déclaré, devant l’Observatoire de la laïcité, le 10 mars dernier, que « la possibilité de créer des aumôneries en milieu scolaire s’est dégradée ou complexifiée ». L’archevêque de Marseille regrettait également que «beaucoup de jeunes chrétiens subissent des moqueries de la part d’enseignants bien éloignés de la laïcité demandée par l’Etat à ses fonctionnaires ».

 

Certes, une telle situation est imputable aux adversaires de l’Eglise, mais elle n’est rendue possible que parce que les chrétiens sont devenus minoritaires dans ces établissements, une poignée seulement d’entre eux fréquentant les aumôneries. D’abord, parce qu’il y a de moins en moins d’enfants baptisés, donc catéchisés plus tard qui n’ont pas, de ce fait, de raisons de fréquenter l’aumônerie. Ensuite, pour ceux qui sont baptisés, souvent les parents considèrent que, leur cursus religieux étant achevé après leur première communion vers onze ans, l’aumônerie n’est guère utile.

Enfin, parce que ces parents-là qui, eux, ont fréquenté ces aumôneries dans leur adolescence, se souviennent surtout d’un endroit où, au lieu de leur parler de Jésus-Christ, on les accablait de considérations sur le tiers-monde et la faim dans le monde. Ils ne souhaitent pas vérifier si, çà et là, la situation a évolué ; leur progéniture n’ira donc pas à l’aumônerie …

 

Tout ceci ne préfigure-t-il pas ce qui se passera dans des quartiers, voire des villes, quand leur population deviendra majoritairement musulmane ?

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