L’Islam en 2014 et Pourquoi la montée du FN

J’entends déjà fuser les insultes et accusations d’inciter à l’amalgame (c’est un mot très à la mode ces temps-ci!)

Islam en 2014
Pourquoi la poussée du FN
Racisme

 

C’était il y a trois ans !

Cela se passe dans une mosquée en FRANCE, mais cela n’a rien à voir avec l’islam ?!!!!

LA MINUTE QUI DERANGE : Vous êtes….

Un bémol à cette belle démonstration qui redonne le courage et le goût d’être fier d’être français. Mais pourvu que ça dure… et pourvu que les entorses à la liberté d’expression comme celles relevée ci-dessous soient réparées et ne se reproduisent plus sans déclencher les mêmes protestations qu’aujourd’hui. NOUS SOMMES TOUS CHARLIE, PAS CHARLOTS  SANS EXCEPTIONS ! CHICHE  !

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Non, vous n’êtes pas Charlie… vous êtes Charlot.

Maintenant que les cadavres ont refroidi, passons aux choses sérieuses. Le choc et le recueillement s’estompant, il est déjà temps – avant qu’il ne soit trop tard – de sortir les plumes des fourreaux, de dégainer les idées brûlantes, enfin, de battre le fer tant qu’il est chaud.

Alors, comme ça, vous êtes Charlie ? Vous, la meute tirant à vue depuis des années sur tous ceux qui vous dérangent, vous vous émouvez maintenant que la mitraille retentit contre votre camp ?

« Je suis Charlie », dites-vous d’une seule et même voix. « Je suis Charlie », annoncent les pancartes que vous brandissez dans les rédactions. « Je suis Charlie », scandent vos avatars et vos hashtags sur les réseaux sociaux. Et vous avez bien raison.

Seulement…

Vous êtes Charlie aujourd’hui, mais vous n’étiez pas Éric Zemmour hier, quand il s’est fait virer d’i>Télé pour raisons politiques. Pire encore : vous pétitionniez à tour de bras pour l’évincer du service public.

Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas mon ami Robert Redeker en 2006, quand un papier critiquant l’islam dans Le Figaro lui valut une tornade de haine : graves menaces de mort qui le gardent encore aujourd’hui sous protection policière, désaveu et silence de la classe intellectuelle et journalistique, lynchage dans les règles de l’art sur le plateau d’« ONPC ».

Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Clément Weill-Raynal, pour certains votre confrère, mis à pied de France 3 pour avoir révélé l’affaire du « mur des cons » dont il fut le plus triste fusillé.

Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Robert Ménard à son licenciement, Michel Houellebecq, Renaud Camus ou Christine Tasin à leurs procès respectifs pour avoir critiqué l’islam.

Vous êtes Charlie, mais vous trouvez normal que le FN soit exclu de la manifestation hommage du dimanche 11 janvier à laquelle tous les partis ont été conviés, et alors même que vous défendez l’union nationale, dont notre pays a, en effet, plus que jamais besoin.

Vous êtes Charlie, mais vous soutenez toutes les lois mémorielles qui empêchent les intellectuels de faire leur travail, pour le bien de l’Histoire et de la vérité.

Vous êtes Charlie, mais vous n’êtes pas Richard Millet face à la meute d’Annie Ernaux et d’une centaine d’écrivains délateurs et complices, vous n’êtes pas Alain Finkielkraut ni Dieudonné, ou encore Ivan Rioufol, brillant d’intransigeance mais déchiqueté comme un gigot jeté aux lions sur le plateau d’« On refait le monde » ce jeudi 8 janvier.

Vous êtes Charlie, mais vous n’êtes rien de ce qui sentirait trop le soufre, vous êtes les dénonciateurs de tous ceux qu’on abat sur l’autel du politiquement correct, vous êtes ceux qui tenez le fusil, les bourreaux objectifs de tous les indésirables de la liberté. Votre liberté à vous et à vous seuls.

Pourtant, la liberté n’a qu’un seul visage. C’est la liberté pour les sains, la liberté pour les fous, la liberté pour les noirs, la liberté pour les blancs, la liberté pour ceux qu’on désapprouve peut-être mais qui font la diversité et la santé intellectuelle de notre pays.

Vous n’étiez pas ces gens, et aujourd’hui vous êtes Charlie ? Vous vous mentez, vous nous mentez. Vous êtes ce qui vous arrange, quand cela vous arrange. Vous n’êtes pas Charlie, vous êtes Charlot. Et tant que vous ne défendrez pas les principes que vous dites avoir au cœur jusqu’au bout, vous le resterez.

Thierry Vollard

Edgar Morin : « Il n’y a pas de solution, mais il y a une voie »‏

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(Illustrations : Frédérique Bertrand pour « Terra eco ». Photo : Jean-Luc Bertini – Pasco)

 

Dossier – Nous avions laissé Edgar Morin en 2011 inquiet de voir les hommes avancer « comme des somnambules vers la catastrophe ». Trois ans plus tard, le philosophe se dit affligé par la pauvreté de la pensée contemporaine, mais affirme déceler sur la planète de multiples signes, certes atomisés, qui augurent de futures métamorphoses. Pour lui qui a traversé le XXe siècle, c’est dans « l’inespéré que réside l’espoir ». A condition de maintenir la résistance face à la « double barbarie du vichysme rampant et du néolibéralisme ».

 

Edgar Morin, comment va notre monde ?

Il va de mal en pis. Les processus qui nous poussent vers des catastrophes – dont on ne peut prévoir ni la date ni l’ampleur, mais qui seront certainement interdépendantes – continuent. Je pense à la dégradation globale de la biosphère. Les Etats ne sont pas prêts à quitter à la fois ce qui constitue leur égoïsme et leurs intérêts légitimes. Je pense à la prolifération des armes nucléaires qui se poursuit, au recours à l’énergie nucléaire pacifique, dont aucun effort sensible, hormis quelques exemples locaux, comme en Allemagne (Le pays va abandonner totalement l’atome d’ici à 2022, ndlr), ne vise la réduction massive. Je pense, bien entendu, à l’économie, qui est non seulement dérégulée, mais saute de crise en crise. Ce système est dirigé par des économistes dominants qui représentent la doctrine officielle pseudo-scientifique et continuent de nous assurer que tout va bien. Je vois l’Europe toujours au bord de la décomposition, sans que l’élan nouveau d’une métamorphose ne se produise. J’observe la domination insolente de la finance sur le monde qui dure, y compris à l’intérieur des partis politiques. Le poids de la dette que l’on fait peser sur nos têtes sans que l’on essaie de réfléchir pour voir si elle est remboursable et quelle est la part justifiée… Enfin, j’ajoute à cette crise économique et de civilisation ce paradoxe incroyable qui fait que l’on continue à apporter comme solution aux pays – qu’on appelle – en voie de développement ou en cours d’émergence, la solution du monde occidental, alors que notre civilisation elle-même est en crise. Notre civilisation malade, voyez-vous, se propose comme une médecine pour les autres ! Elle apporte avec elle la dégradation des solidarités.

Votre constat est très sombre…

Je ne vois pas, sinon dans l’inespéré, la lueur de l’espoir. Toutes ces conditions critiques provoquent des angoisses tout à fait compréhensibles, car il existe une perte d’espoir en l’avenir. La précarité grandit. Pas seulement chez les jeunes et les vieux, mais aussi au sein des classes moyennes qui se trouvent déclassées. La précarité de tous les êtres humains grandit au rythme de la dégradation de l’état de la planète. Et au fond cette précarité devient source d’angoisses qui elles-mêmes emportent vers des régressions politiques et psychologiques très graves.

Lesquelles ?

Nous en voyons les premiers symptômes avec l’émergence de ceux que l’on appelle sottement les « populistes » car on n’a pas trouvé le mot pour les qualifier. Ce sont des formes de recroquevillement sur des identités nationales ou raciales, avec des phénomènes de rejet. Regardez la France : les boucs émissaires y prolifèrent. Vous avez un fantasme d’invasion de migrants africains, maghrébins et roms. J’y vois personnellement un signe clair de la dégradation de l’esprit public. Regardez les manifestations contre le mariage pour tous. L’état d’esprit au moment de ce mouvement était tel qu’une grande partie de la population attachée à l’idée du mariage, au lieu d’y voir une extension de la sacralisation du mariage – puisque même les homosexuels en voulaient –, y ont vu une profanation !

Le recroquevillement a même été plus loin…

Les familles – elles-mêmes en crise depuis des années avec la fin de la grande famille, le fait que les vieux sont éjectés dans des asiles, que les couples se séparent – sont allées chercher de nouveaux fantasmes. Elles se sont jetées sur la rumeur de la disparition de l’enseignement du sexe humain. Tout cela est tout à fait malsain. D’autant plus que ces idées stupides se répandent au milieu d’un vide de la pensée politique, un vide de la pensée sociologique et historique.

Ce que vous appelez notre « somnambulisme » gagne donc du terrain.

Les signes inquiétants se multiplient et s’aggravent. Pendant ce temps, on agite nos gris-gris de la compétitivité et de la croissance. Nous sommes enfermés dans des calculs qui masquent les réalités humaines. On ne voit plus les souffrances, les peurs, les désespoirs des femmes, des hommes, des jeunes, des vieux. Or, le calcul est l’ennemi de la complexité, car il élimine les facteurs humains qu’il ne peut comprendre.

Nous sommes devenus aveugles. Pourquoi ?

On nous a enseigné à séparer les choses et les disciplines. Nos connaissances sont compartimentées. S’il y a toujours eu des phénomènes complexes, cette complexité s’est accrue avec la mondialisation. Résultat, notre pensée s’avère de plus en plus incapable de traiter les problèmes à la fois dans leur globalité et dans les rapports de cette globalité avec les parties. Pour s’en sortir, il nous reste les rapports d’experts, qui sont eux-mêmes des rapports de spécialistes… Et, comme l’on souffre d’une absence de pensée, on arrive à se convaincre que l’on va trouver des éléments d’information à l’intérieur de tableaux remplis de chiffres. Or, plus on a recours aux chiffres pour comprendre la réalité humaine, moins on la comprend, parce que les chiffres ne nous parlent ni des souffrances, ni des humiliations, ni des malheurs, ni de l’essentiel : la solidarité, l’amitié, l’amour.

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Serions-nous aveugles et malades ?

C’est un phénomène anthropologique. Héraclite dit : « Eveillés, ils dorment. » Il nous dit cela, parce que dans le fond, l’Homo sapiens est aussi un Homo demens. Il y a une capacité d’illusion et de délire chez l’être humain. Les hommes ont créé des dieux, ils sont nés de nos esprits, et pourtant, à peine nés, nous les supplions, nous les adorons, nous leur léchons le cul et nous tuons s’ils nous demandent de tuer. C’est ça, l’humanité ! C’est une chose bizarre.

On apprend et on enseigne donc mal ?

Regardez la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi avons-nous marché comme des somnambules vers cette catastrophe ? La réponse est simple : les sources d’illusion, d’erreurs et de connaissances partiales sont très répandues. A l’époque et à de multiples reprises dans l’histoire, nous n’avons pas fait l’effort de lutter contre les possibilités d’illusion, d’erreurs et de partialités. Il nous manque ce que j’ai appelé la « connaissance de la connaissance ». Résultat, tout le monde tombe dans ces pièges, et nous prenons conscience de la réalité de nos erreurs une fois qu’elles sont très largement commises et qu’il est trop tard pour les réparer.

Pourquoi ? Est-ce de la paresse ?

Oui, du laisser-aller. Et aussi l’absence d’un renouvellement de la pensée. A d’autres époques, vous aviez tout de même des Karl Marx (philosophe allemand, ndlr), Tocqueville (précurseur de la sociologie français, ndlr) ou Max Weber (économiste et sociologue allemand, ndlr)… Chacun, à sa façon, mettait le doigt sur un problème réel. Aujourd’hui encore, leur pensée est en partie valable. Il faut les relire et surtout apporter des éléments nouveaux. Comprendre, par exemple, pourquoi Marx était aveugle sur l’Etat, tout en étant très lucide sur la mondialisation, avant même qu’elle ne se développe. Je pense que le monde cognitif de l’université et de l’école, en morcelant toujours le savoir, nous empêche de comprendre les problèmes fondamentaux et globaux. Il y a donc une forme de dérive et de désarroi.

Il y a aussi une profusion d’informations…

Nous sommes aujourd’hui incapables d’organiser l’incroyable prolifération des informations qui, en plus, se succèdent jour après jour sans interruption. Elle rend notre esprit de plus en plus incapable de savoir et de comprendre ce qui se passe autour de nous. Et comme nous vivons une évolution accélérée des choses et que, dans cette accélération, il est déjà difficile de prendre conscience d’un événement, nous avons besoin d’un certain temps de retard et de recul.

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Que nous n’avons pas…

Mais regardez l’état du monde ! Il a énormément changé ! On peut nommer tous ces processus« mondialisation », mais c’est seulement une façon de les nommer. En réalité, rien que dans le cas de la France, nous avons tout de même assisté en un seul demi-siècle à la fin du monde paysan, à l’urbanisation de notre société, à la fin de notre monde industriel, à l’apparition d’une civilisation de services, à une hyperbureaucratisation qui enferme encore plus les gens, à une perte de la notion de solidarité qui nous rend incapable d’être solidaires, pas seulement à l’intérieur de notre propre pays, mais avec tous les autres humains… Les causes profondes de notre aveuglement se combinent et se multiplient. Et c’est vrai, il est difficile de se réveiller.

Nous sommes, dites-vous, dans une nouvelle forme de somnambulisme…

Oui. Le mal du XXe siècle s’est annoncé en 1914. Le mal du XXIe siècle s’annonce dans l’accumulation des nuages noirs, les déferlements de forces obscures, « l’aveuglement au jour le jour », écrivais-je récemment dans une tribune. La comparaison ne porte pas sur la nature des événements, qui sont tout à fait différents. Mais il y a quelque chose de commun : c’est la crise économique. Celle de l’avant-guerre a surgi avec une très grande brutalité sur l’Allemagne, qui était le pays le plus industrialisé de l’époque. Vous aviez un phénomène d’aveuglement énorme. En France, on ne s’est pas rendu compte qu’avec Hitler l’Allemagne redevenait une puissance expansionniste qui allait devoir chercher ses colonies dans le monde européen, alors que l’Angleterre et la France les avaient déjà trouvées en Afrique et en Asie. Cet expansionnisme, on pensait pouvoir l’arrêter ou faire des compromis. Or, à chaque fois qu’on a cru l’arrêter, on l’a accru. Regardez l’exemple de Munich. Nous avons nous-mêmes provoqué le pacte germano-soviétique (signé en 1939 entre le IIIe Reich et l’URSS, ndlr) qui a tout déclenché. Alors aujourd’hui, certes, il n’y a pas de puissance expansionniste, sauf peut-être la Russie qui souhaiterait retrouver d’anciens territoires. Mais les choses se placent sur un autre plan, notamment à travers des conflits de toutes sortes, avec des connotations ethno-religieuses.

Notre civilisation se cherche-t-elle un cap ?

Il y a eu l’effondrement du communisme. Pas seulement à travers l’implosion de l’Union soviétique, mais avec la fin de cette immense religion de salut terrestre, la seule immédiatement universelle ! Dans le cas du christianisme ou de l’islam – avec leurs bourreaux, leurs martyrs, leurs héros –, il a fallu beaucoup plus de temps. Cette immense religion qu’est le communisme a donné de l’espoir et une croyance folle. Mais malheureusement pour elle, on pouvait vérifier sur terre qu’elle était fausse, car elle prétendait s’être déjà réalisée. Sa chute a ainsi redonné leurs chances aux religions traditionnelles, dont on ne peut vérifier leur réalisation dans le ciel. Au fond, il y a un besoin de ferveur, de foi et de salut chez l’être humain. Ce besoin est à degrés variables, selon l’individu et selon les périodes. Aujourd’hui, en période de crise, vous pouvez assister à un déferlement des religions, dont certains aspects sont fanatiques, comme la branche « al-qaïdiste » ou les évangéliques américains, et, un peu partout, à des guerres à composante religieuse, depuis la Yougoslavie en 1991 jusqu’au Soudan et au Nigeria aujourd’hui. Si tous ces conflits semblent aujourd’hui localisés, on oublie toutefois que celui de la Syrie est en fait une guerre civile internationalisée. L’Arabie saoudite, le Qatar, la Russie, l’Iran, les Occidentaux – même chichement –, tout le monde intervient déjà dans cette histoire ! On va vers des conflits à la fois locaux et internationaux, de la même façon que l’a été la guerre d’Espagne à une autre époque (1).

En Ukraine ?

On en revient à la question de notre aveuglement. Non seulement l’Europe n’a pas de moyens militaires pour faire pression sur la Russie, mais elle n’a pas du tout envie de mettre en place des sanctions économiques. L’Europe, tout en ayant un discours de matamore à l’attention de Vladimir Poutine, continue de commercer avec la Russie. On menace et on demande du gaz, on vitupère et on offre trois navires de guerre. On n’a pas de stratégie, on n’a pas de pensée, on n’a pas de politique, et cela concourt à l’aggravation des choses.

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Où sont les penseurs, les enseignants, les médias, les politiques ?

Vous savez, les responsables sont irresponsables. Il y a eu une usure totale de la pensée politique. A gauche, notamment. A droite, il n’y avait pas réellement de besoin. Il leur suffisait d’administrer les choses telles qu’elles sont. Mais, pour tous ceux qui se proposaient d’améliorer ne serait-ce qu’un peu le monde, il y avait besoin d’une pensée. Tout cela s’est vidé. Et non seulement cela s’est vidé, mais ce vide s’est rempli avec de l’économie, qui n’est pas n’importe laquelle. C’est une doctrine néolibérale qui s’est prétendue science au moment où les perroquets répétaient que les idéologies étaient mortes parce que le communisme était mort ! Cette nouvelle idéologie portait l’idée que le marché est solution et salut pour tous problèmes humains. Et ces politiques y ont cru. Jusqu’à aujourd’hui où ils rêvent de la croissance… Ils n’ont même pas l’intelligence d’imaginer ce qui peut croître et ce qui peut décroître en essayant ensuite de combiner les deux.

Comment notre civilisation peut-elle se réveiller et aller de l’avant ?

Comme souvent dans l’histoire, les forces de changement sont marginales, périphériques et déviantes. Nous les voyons dans le monde et en France. Je pense au courant convivialiste, par exemple. Ce courant prône que les gens doivent bien vivre les uns avec les autres. On le retrouve partout où l’on peut noter un réveil de la vitalité créative, comme dans l’agroécologie et ses différents rameaux : l’agriculture raisonnée, le retour de l’agriculture fermière avec l’apport de la science, le bio. Dans le courant de l’économie sociale et solidaire, avec une revitalisation des coopératives et des mutuelles. Dans l’économie circulaire, où les énergies classiques sont renouvelées avec de l’énergie propre. Dans les villes qu’il faut entièrement dépolluer et déstresser, les campagnes qu’il faut révolutionner pour les faire revenir à une échelle humaine et biologique. Une formidable révolution est en marche, mais elle se manifeste par des éléments très dispersés : des petits bouts d’écoquartiers ici, des fermes des Amanins par là (centre d’agroécologie créé par Pierre Rabhi dans la Drôme, ndlr)

Cette transition douce peut-elle suffire ?

Nous partons de quasiment zéro. Nous sommes dans la préhistoire d’un mouvement naissant qui ne demande qu’à se développer. Bien entendu que c’est insuffisant, mais tous les exemples historiques de transformation véritable ont été déviants au départ et parfois même incompris et persécutés. Ce n’est pas seulement vrai pour Bouddha, Jésus ou Mahomet, c’est vrai pour les débuts du socialisme. Marx et Proudhon (économiste français, ndlr) étaient isolés et méprisés par des intellectuels. Même chose pour les débuts du capitalisme. Nous sommes engagés dans une course de vitesse. Et, dans cette course, les processus négatifs sont beaucoup plus rapides que les processus positifs, qui eux-mêmes hésitent. A un moment donné, nous pourrons passer une vitesse supérieure. Ce sera le temps, j’espère, où les idées nouvelles se répandront de façon épidémique.

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Un exemple ?

Nous sommes, je crois, quelques-uns à penser que les produits de l’agriculture industrialisée sont insipides, standardisés et porteurs de pesticides. Il y a quelques années, un courant de commerce écologique a commencé à se créer. Des magasins bios sont apparus et les grandes surfaces ont commencé a se doter de rayons spécifiques. Ce courant, cherchant une nourriture saine et authentique, a permis l’émergence des Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) un peu partout. Voyez comme ces phénomènes naissants se développent, s’agrègent. Regardez la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui veut apposer des étiquettes de couleur – des feux tricolores –, selon le degré de sucre des produits. Voilà un chemin ! Ce que je veux dire, c’est qu’il existe un début de prise de conscience malgré l’inertie. Si ce courant continue sa progression, si on limite les grandes surfaces et que l’on rend possible la restitution des commerces de proximité, et que l’on parvient au moment critique où un phénomène micro devient macro, eh bien, y compris sur le plan des idées, les bonnes volontés se rassembleront et se développeront.

Nous n’en sommes pas encore là !

Regardez la favela Conjunto Palmeiras, dans le Nordeste, au Brésil, où l’on a créé une communauté de 20 000 habitants dotés d’une monnaie spécifique. Il y a comme ça des exemples incroyables partout dans le monde. Mais on ne les relie pas. On ne les connaît pas. L’avenir va se faire dans la conjonction. Les ruisseaux se rencontrent pour former des rivières, les rivières, des fleuves, et c’est de cette façon que l’on arrive finalement à changer de voie. Mais on ne peut pas changer de voie par décret. Il faut oser aller dans le mouvement avec des chances de réussite et des risques d’échec. Cela ne sera pas la première fois que l’on échoue. Quand j’étais adolescent, j’étais de ceux qui avaient compris qu’il fallait chercher la troisième voie. Pourquoi ? La voie du communisme stalinien n’était pas bien, celle du fascisme non plus, celle de la démocratie était en crise pourrie… Nous cherchions la troisième voie qui permette la liberté, qui soit sociale. La guerre est arrivée et a tout cassé. Je me suis engagé dans la résistance communiste, alors que j’étais antistalinien… Je vous raconte cela, parce qu’il y a des moments où il faut savoir changer de voie. Aujourd’hui, il faut explorer de nouvelles voies ! Est-ce que nous allons réussir ? Je ne sais pas. Mais il faut encourager tous ceux qui veulent aller vers ce chemin, qui acceptent de « conscientiser » – comme peut le faireTerra eco – sur tout ce qui se passe, de la consommation à la production, sur la vie quotidienne et le sens de la vie.

C’est d’une révolution que vous parlez ?

Dans mon ouvrage La Voie, j’ai essayé de montrer qu’il fallait tout réformer en même temps. Et pas seulement sur le plan des objectifs économiques et sociaux, mais aussi notre façon de vivre ! Pas seulement sur un plan subjectif et moral, mais sur la famille, les solidarités, les amitiés et même la mort ! Vous observerez qu’alors que nous sommes ici dans un monde laïc, il n’y a même pas de cérémonie pour accompagner nos morts.

Les Indignés, les « printemps arabes » ont fait long feu…

La tendance lourde nous envoie vers la catastrophe, mais nous avons des signes, malheureusement dispersés et minoritaires, qui nous permettent de penser que nous pouvons apercevoir des voies de salut. A l’époque des printemps arabes, on a eu, comme en 1789, un lever de soleil. Mais la Révolution a ensuite été suivie de la Terreur et de Bonaparte… Alors, ne simplifions pas les choses. Cessons d’applaudir puis ensuite de gémir. Nous sommes dans l’aventure historique, et elle est complexe. Ce qui a manqué aux printemps arabes, qui véhiculaient une magnifique aspiration à la liberté et à la fraternité, c’est une pensée. Une fois la tyrannie cassée, les initiateurs – une jeunesse laïcisée accompagnée de non-laïcs ouverts – se sont retrouvés perdus, divisés. Ils ne savaient plus quoi faire. Pour les Indignés (mouvement qui a vu le jour en Espagne, ndlr), c’est pareil. Ils étaient mus par une aspiration des plus justes, en allant même parfois assez loin, comme aux Etats-Unis avec le mouvement Occupy Wall Street, mais il manquait, là aussi, une pensée.

En France, ce fut le calme plat…

Ici, Nicolas Sarkozy a réussi à tuer le mouvement dans l’œuf. Il y a eu une tentative d’occupation autour de La Défense où des tentes ont été plantées. La police a tout balayé. Vous savez, une bonne dictature sait tuer dans l’œuf la dissidence. Maintenant, il est vrai que nous avons un problème en France. Jusqu’à présent, la jeunesse était de gauche et révolutionnaire. Le symbole, c’était Mai 1968. Or, on a vu pour la première fois une partie importante de la jeunesse dans les manifestations contre le mariage pour tous. Il s’agissait d’une jeunesse de droite et pas seulement extrémiste. Quant à la culture de gauche chez les jeunes, on assiste à son dépérissement. C’est un phénomène que je considère comme catastrophique. Au début du XXe siècle, cette culture était transmise par les instituteurs de campagne, mais il n’y a plus de campagnes, ni d’instituteurs. Les enseignants du secondaire sont aujourd’hui des bureaucrates enfermés dans leur discipline. Les partis politiques qui formaient aux idées d’internationalisme et d’ouverture sur le monde ont soit disparu, comme le Parti communiste, soit se sont dévitalisés, comme le Parti socialiste. Il n’y a plus rien pour entretenir la flamme née en 1789 et qui, à travers des aventures historiques, a toujours ressuscité. Nous faisons partie du désastre. Et il est très difficile de résister.

Contre qui ? Contre quoi ?

On n’a pas trouvé le mot pour qualifier l’ennemi. On l’appelle « populisme ». C’est dommage, parce que c’est un très joli mot. En Amérique latine, les premiers grands mouvements de lutte contre les féodaux et les militaires étaient les mouvements populistes : des mouvements populaires contre les féodalités. Alors, quand je vois qu’ici on prend ce mot-là, ça me fait mal. C’est un contresens à contre-emploi. Vous savez, les grandes batailles se gagnent sur le vocabulaire. Quand on est incapable de nommer correctement les choses, on ne va pas très loin. Moi, je parle d’un vichysme rampant sans occupation. Mais ce n’est pas une vraie définition. Cette deuxième France, vaincue sous la IIIe République et minoritaire, ressort aujourd’hui avec tous ses fantasmes : le racisme, la peur de l’étranger, de l’autre. Avant, c’était l’antisémitisme, aujourd’hui, c’est l’anti-islam.

Ce mouvement, qui s’est illustré par la victoire du Front national aux européennes en mai dernier, semble profond. Le terreau d’une insurrection des idées s’est-il évanoui ?

Nous sommes dans une époque de régression. C’est ce qui est inquiétant et cela fait partie du courant catastrophiste dont j’ai parlé. L’abstention et le FN se sont partagés la victoire, la démocratie a subi la défaite.

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Comment aider à faire basculer les choses ?

Ne cherchons pas de recettes de cuisine. Il n’y a pas de solution, mais il y a une voie. Si on emprunte cette voie, alors tout devient possible. Vous savez, c’est un poète allemand qui a dit : « Le but et le chemin se confondent. » Nous devons nous trouver sur un chemin, et c’est dans ce chemin que les transformations se feront. Alors, tant que les chemins ne sont pas constitués, il faut essayer de livrer un message par les moyens dont on dispose. Dans le temps, des orateurs allaient de ville en ville. Aujourd’hui, on utilise les radios, les revues, Internet… Regardez le message chrétien. Il est parti de Paul. C’est un message qui a incubé pendant trois siècles dans l’Empire romain avant de rencontrer des circonstances favorables, quand la mère de l’empereur Constantin, devenue chrétienne, a fait qu’il se convertisse, ce qui a accéléré le processus. Là, il faudrait que la mère de François Hollande se mette au bio, peut-être ! Il y a donc des événements inattendus, inespérés qui arrivent.

Ce sont les cinq principes d’espérance que vous énoncez dans votre ouvrage La Voie

Oui. Je suis incapable de les réciter, mais il y a l’inattendu, les capacités créatrices de l’esprit humain, il y a le fait que là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve… Sinon, qu’est-ce qu’on peut faire ? Ne surtout pas se laisser décourager. Continuer.

D’où tirez-vous votre force, Edgar Morin ?

Je crois que, malgré l’adversité, je me sens stimulé de voir que l’on a affaire à deux vieilles barbaries. Celle que l’on connaît, l’ancienne – de la cruauté, de la haine, du mépris –, et la nouvelle – glacée – des calculateurs et des éconocrates. Nous devons résister aux barbaries, qu’elles s’appellent vichysme rampant ou néolibéralisme. Cette résistance me rend vivant. La force qui m’anime vient d’une certitude. Je sens présente en moi l’humanité dont je fais partie. Non seulement je suis une petite partie dans le tout, mais le tout est à l’intérieur de moi-même. C’est peut-être cela qui me donne l’énergie de continuer sur la voie qui est la mienne. Et à un moment donné, sans que vous ne sachiez pourquoi, c’est comme une catalyse, quelque chose se passe, se transforme, bascule… C’est cela, l’espoir.

Et l’humanisme ?

Ce que j’appelle l’humanisme va plus loin que de considérer que tout être humain peut être reconnu comme tel. Le mot « reconnaissance » est un mot très important. Réfléchissez à cela : être « reconnu » dans sa qualité humaine… Montaigne a dit : « Je vois en tout homme mon compatriote ». C’est une chose fondamentale qu’il faut maintenir contre vents et marées, surtout à une époque régressive comme la nôtre, où le somnambulisme est de retour. Pour moi, l’humanisme va toutefois au-delà. C’est le sentiment que je fais partie d’une aventure qui est l’aventure humaine. Une aventure incroyable sortie de l’hominisation de la Préhistoire, de la chute des empires… Parvenue jusqu’à nos jours où les possibilités scientifiques permettent une vitesse vertigineuse de l’information. Nous sommes dans cette aventure inouïe et encore inconnue. Et, dans cette aventure, je crois qu’il faut jouer ce rôle que l’on peut assumer : la solidarité.

La transition est donc possible ?

Pensez à l’Europe médiévale qui est passée en quelques siècles de l’obscurité à l’Europe moderne. Vous aviez un monde féodal et, à partir du XIIIe siècle, tout cela a commencé à s’agiter. Les nations modernes se sont formées, les villes se sont élevées, le capitalisme s’est développé, avec la Renaissance, la pensée a grandi et dans tout ce processus sont apparues les sciences, les techniques, la machine à vapeur… Aujourd’hui, ce que j’appelle la métamorphose de notre société doit se faire à l’échelle de la planète. Une société-monde doit naître en respectant les différences, les nations, les territoires. Et, pour avancer sur ce chemin, il faut penser des vérités contraires : la croissance et la décroissance, par exemple. Ou le fait que plus on mondialise, plus on doit sauver les territoires dans leur singularité. Ce chemin est donc très difficile et il faut pour l’emprunter parvenir à un niveau de pensée que le monde de l’élite intellectuelle, malheureusement, ne favorise pas. Au contraire, il encourage les idées particulières. Quant à la philosophie officielle… C’est malheureusement une philosophie qui encule les mouches.

Edgar Morin, la poésie peut-elle nous sortir de notre somnolence ?

(Sourire) La vie a deux pôles : le prosaïque – les choses qui nous emmerdent et que nous sommes contraints de faire pour survivre – et le poétique. Or, la vie, c’est la poésie ! C’est de l’effusion, de la communion, de l’amour, de la fraternité. Et c’est précisément cette poésie que les politiques ont perdue de vue. Donnons un sens prophétique au vers d’Hölderlin : « Poétiquement l’homme habite la terre » ! —

(1) Cet entretien a eu lieu avant le conflit à Gaza.
EDGAR MORIN EN DATES

Philosophe et sociologue, il a résisté au stalinisme, au nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale, à la guerre d’Algérie et à bien d’autres formes de barbarie.

1921 Naissance à Paris

1939 Rejoint la Résistance, puis entre au Parti communiste, avant d’en être exclu en 1951

1977 Publication du premier tome de La Méthode (Le Seuil)

2011 Publication de La Voie (Fayard)

Septembre 2014 Publication de Enseigner à vivre (Actes Sud)
EN SAVOIR PLUS

Enseigner à vivre, Edgar Morin, (Actes Sud, 2014)

La Méthode, tome 1, Edgar Morin, (Seuil, 1977)

La Voie, Edgar Morin, (Fayard, 2011)

Ma Gauche, Edgar Morin, (Bourin éditeur, 2010)

Le Chemin de l’espérance, Edgar Morin et Stéphane Hessel, (Fayard, 2011)

Indignez-vous !, Stéphane Hessel, (Indigène, 2010)

Le Capital, Karl Marx (1867)

L’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme, Max Weber (1904)

Viva favela !, Joaquim Melo, (Lafon, 2009)

Le site des Convivialistes

Le site du réseau Amap

Le site des Amanins

Le site d’Occupy Wall Street

Le site de No es una crisis

Le site d’Indignez-vous

Le site de l’Institut de l’économie circulaire

Le site de l’Institut Banco Palams

Le site du Gisti

L’entretien avec Edgar Morin publié par Terra eco en 2011

 

J’accuse !

Vous vous souvenez de la question de l’officier allemand à Picasso à propos du tableau Guernica : « Qui a fait ça » ? Et de la réponse de Picasso : « Vous ».

guernica

Vous ! Eh bien aujourd’hui je dis VOUS à monsieur Hollande et ses séides, vous êtes le fondement des évènements sanglants de ces derniers jours.

J’accuse le malveillance avec laquelle vous agitez la repentance pour pénaliser et culpabiliser le peuple français.

J’accuse la stupidité qui clame que l’immigration est une chance pour la France.

J’accuse la falsification des données statistiques de la transhumance qui est une invasion.

J’accuse la classe médiatique, vos suppôts, d’avoir voulu bâillonner M. Zemmour parce qu’il ose dire les choses.

J’accuse votre ministre de l’injustice de libérer les délinquants, de transformer les prisons en villages vacances, et de réduire les peines.

J’accuse certains journaliste entendus ce matin sur RTL d’amalgame (les catholiques intégristes ayant par le passé, critiqué Charlie Hebdo sont assimilés à des terroristes).

J’accuse le lâcheté du gouvernement de désarmer la police et soutenir les agitateurs.

J’accuse la cécité qui vous entoure : la peine de mort existe ! Elle est entre les mains des tueurs, vous leur en laissez le monopole.

 J’en ai oublié et vous laisse compléter (si vous le souhaitez).

JE NE COMPRENDS PAS ET NE SUPPORTE PAS QUE L’ON ME DEMANDE DE NE PAS FAIRE L’AMALGAME…
Nos politiques dans leur ensemble demandent aux Français de ne pas faire l’amalgame entre les attaques Parisiennes et les Musulmans de France.
Désolé mais :
Lorsque lentement, insidieusement, les arbres de Noël disparaissent de nos écoles, je fais l’amalgame.
Lorsque lentement, insidieusement, les crèches disparaissent de nos hôtels de ville, je fais l’amalgame.
Lorsque lentement, insidieusement la viande de porc est supprimée dans les cantines scolaires, je fais l’amalgame.
Lorsque des « petites merdeuses » nées en France se promènent voilées dans les rues de nos villes en nous narguant, je fais l’amalgame.
Lorsque je fais mes courses en super marché ou les femmes voilées sont légion, je fais l’amalgame.
Cet amalgame est encouragé par la lâche complicité des hommes politique qui, pour récupérer des électeurs acceptent de baisser leur froc.
Jusqu’à quand ? Faut-il attendre un autre « Charlie Hebdo » ?
***
Encore un message d’une internaute ! R.A.
CECI N’EST PAS UN MESSAGE DE HAINE …….
 
CECI N’EST PAS UN MESSAGE XENOPHOBE ……
 
CECI EST MON DROIT !!!
Je suis en deuil…. mais surtout très en colère !
En colère contre nos Politiques qui n’ont pas fait tout le nécessaire pour protéger mon Pays et mes compatriotes !
Je suis en colère parce que nos Politiques ont donné la double nationalité à des ethnies qui ne seront JAMAIS françaises !
Je suis en colère parce que nous nourrissons des ethnies qui nous haïssent et ne sont chez nous que pour profiter des aides que nous leurs distribuons largement !
Je suis en colère parce que les parents de ces enfants ne les éduquent pas dans le respect du Pays qui les accueille et les prennent en charge !
 
Je suis en colère parce que les aînés mâles maintiennent les mâles plus jeunes dans la ligne qu’ils sont Arabes et non Français ! Réaction dans une école primaire ou des enfants de 6 et 7 ans parlaient des attentas de ces derniers jours un enfant de 7 ans à attrapé un de ses copains de 6 ans en disant « viens ça ne nous intéresse pas nous ont est Arabes » C’est ça que leur inculque leurs Familles ?
Je suis en colère parce que ces mêmes aînés obligent leurs soeurs à se soumettre à LEURS idées……. SINON……….
Je suis en colère car dès que je parle d’intégration on me traite de raciste !
Je suis en colère et malade d’écoeurement et j’attends de tous nos Politiques qu’ils prennent toutes les mesures qui s’imposent pour que tous ceux qui ne respectent pas notre Pays, nos lois et nos institutions Républicaines soient déchus de la Nationalité Française, qu’on leur supprime toutes les aides et pour les plus récalcitrants qu’on les renvoient dans leurs pays d’origine !
Plus de prières dans les rues !
Plus de femmes voilées dans les rues et les magasins !
Plus de barbes et de burnous dans les rues et les magasins !
Je ne me sens plus chez moi avec toutes ces pratiques et ces regards de haine !
– Je veux retrouver ma France d’avant et vivre avec les miens tranquille , heureuse et en Paix !
Je suis chez moi et c’est MON DROIT !!!
Et vous les Politiques qui laissez gangrener le Pays à cause de votre incompétence c’est VOTRE DEVOIR de nous assurer protection et tranquillité !
C’est VOTRE DEVOIR de faire respecter les Règles et les Lois de la République !
S’en est assez des demi-mesures !
C’est tout ………… pour le moment !!!

Une analyse alternative au Kit de la « bonne pensée » d’Etat

J’IRAI CRACHER SUR VOS TOMBES… »*
Publié le janvier 14, 2015 |
Successeur de Hara-Kiri (bête et méchant), Charlie Hebdo se spécialisait lui aussi dans les caricatures cyniques, satiriques, grinçantes, insultantes et Ô combien scatologiques et pornographiques. Les cibles préférées de ses dessinateurs se concentraient sur la société « bourgeoise », sur l’armée, l’église catholique et la police ; mais rarement sur les francs-maçons ou les gauchistes.
Vomissant les patriotes, les nationalistes et les identitaires… ou considérés comme tels… à longueur de semaine, la rédaction ne cessait de déverser sa haine à l’encontre du Front National. Désignant les coupables à ses lecteurs, l’hebdo de la gôche bobo/caviar a toujours bénéficié de la complaisance des différents gouvernements socialo-écolo-marxistes et pouvait se permettre les pires outrances, qui auraient conduit d’autres dessinateurs sur les bancs des tribunaux.

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Quand on entend aujourd’hui la totalité des pourriticards de la démocratie totalitaire hurler contre le terrorisme et appeler à la défense de la liberté d’expression, de presse, de conviction et de réunion, on en pisse de rire ! Parce que juste avant le massacre du 7 janvier à Paris, un polémiste talentueux –Éric Zemmour– était la cible de la classe politico-médiatique, interdit de parole à Bruxelles, et poursuivi par les hyènes du « prêt à penser ».

Et les exemples sont nombreux. Alors, 2 poids, 2 mesures ? Il est interdit d’interdire ?

Messieurs qu’on nomme grands, va falloir se décider et désigner qui sont réellement les ennemis de notre civilisation et de la culture gréco-romaine.

Vos erreurs multiples, votre idéologie sectaire, votre utopie de la « société multiculturelle et pluriethnique », votre « vivre ensemble », et cette frénésie de rites « citoyens » ou « républicains », toutes ces chimères décrites, illustrées et promues par Charlie Hebdo, nous n’en voulons pas !

Cette clique de marionnettes du Nouvel Ordre Mondial, qui a détruit les valeurs fondamentales de notre civilisation, nous a déjà trop fait chier ! Attention au retour du boomerang. Et chez Charlie Hebdo, « le dernier qui restera se tapera toutes les veuves » (in Hara-Kiri oct.1983).

Khaled, Mohamed, Medhi, Saïd, Chérif, tous ces prénoms qui sentent bon le terroir breton… le cassoulet Toulousain ou le tripou Aveyronnais.

Dans « l’Express » du 4 mai 2006, Christiane Taubira déclarait : « Il ne faut pas trop évoquer la traite négrière par les arabo-musulmans pour que les jeunes arabes (les d’jeuns des ZSP) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes ». Mais pour les colons blancs, on peut y aller, comme le faisait Charlie Hebdo, qui ne se gênait pas pour salir le drapeau français.

En niant l’évidence, en refusant le constat établi par les professionnels de la criminalité et du terrorisme, en fuyant la réalité du terrain et en faisant preuve de laxisme, d’angélisme et de lâcheté, les gouvernements successifs depuis 1974 ont rejeté et occulté ce diagnostic implacable aujourd’hui : la cause de l’insécurité nationale se localise dans une centaine de quartiers « sensibles », occupés par des immigrés et des racailles. Car pendant 30 ans le régime (de droite comme de gauche) nous a imposé le dogme du « TOUCHE PAS A MON POTE » et l’idiote « politique de l’excuse », l’ensemble noyé sous une avalanche de milliards de francs et d’euros, au titre de la « politique de la ville » destinée à acheter la paix des banlieues.

Sans une ferme volonté d’éradiquer le fléau de la criminalité et du terrorisme, qui ne concerne que quelques milliers de crapules multirécidivistes, il est probable que d’autres massacres puissent avoir lieu. Mais il ne faut pas, surtout pas, absolument pas « faire d’amalgame », ni stigmatiser la communauté maghrébine ou musulmane au nom de la « société citoyenne »…

A ce titre, c’est bien Ayaan Hirsi Ali qui dès ce 8 janvier déclarait :

« L’argument que l’on entend en permanence, selon lequel il ne faut pas faire d’amalgame, que ces terroristes ne sont pas musulmans etc… est caduque. Cet argument n’a plus aucune valeur. Il y a un lien très évident et très clair entre ce qui se passe à Paris, au Pakistan, au Nigéria, en Syrie et ailleurs. On ne peut plus dissocier toute cette violence de l’Islam, du Prophète Mahomet ou du Coran. »

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Vive le hasard.

En fin de journée le vendredi 9 janvier, le directeur de la Police Nationale se rengorgeait d’avoir pu retrouver si vite la trace des frères Kouachi et vantait le professionnalisme et l’efficacité des ses services qui avaient en moins de 24h identifié les assassins. Grâce à qui ? A une carte d’identité « oubliée » dans le premier véhicule qui avait conduit les deux frères au siège de Charlie Hebdo.

Un hasard du destin MI-RA-CU-LEUX ! Le même hasard inespéré qui, le 10/9/2001 avait permis au FBI de New York de mettre la main (dans les décombres fumants) sur le passeport intact de l’un des pilotes qui avait percuté le WTC II, quelques heures auparavant, et permis l’identification du réseau d’Al Quaïda.

La chance parfois explique bien des choses incroyables. Mais ne gâchons pas le plaisir de tous ces abrutis qui se prénomment « Charlie » et ignorent que quelques centaines de racailles rêvent dans leur banlieue d’imiter le duo Kouachi et le fanatique Coulibaly, qui lui, n’est pas entré dans le magasin casher porte de Vincennes par hasard.

Le dimanche 11 janvier 2015 restera comme la Journée Mondiale des Cocus Amnésiques.

Le ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, a eu l’audace de déclarer à Europe 1 que « la Liberté, était née en France » ; NON elle est née il y a 3000 ans à Sparte, qui a montré bien plus de courage et de détermination face aux épreuves. De son côté Manuel Valls a prétendu ce 9 janvier que « la France, sans les juifs, ne serait plus la France ! ». Quelle méconnaissance de l’Histoire ! Qu’il parle de la rue du Sentier, on comprendrait.

Et lorsque l’on voit tous ces zozos qui défilent en scandant des slogans imbéciles, on se dit que le sursaut et le réveil de la Nation afin de sortir du gouffre, n’est pas pour demain. Pitres amnésiques et égoïstes, vous oubliez les atrocités commises en France par les islamistes entre juillet et octobre 1995 (8 attentats) dont l’explosion criminelle du RER B à la station saint-Michel le 25/7/1995.

Et pas de commémoration, ni de souvenir pour les 2 attentats du 12 octobre 2002 à Bali, bilan : 202 morts et des centaines de blessés. Pas de marche « citoyenne » ou « solidaire » en France, concernant l’attentat à Madrid en 2004 qui tua 191 personnes innocentes. A-t-on vu une larme (une seule), ou quelques pleurs, pour les attentats de Londres en juillet 2007 où 52 victimes se sont rajoutées à la triste liste du « vivre ensemble » ? Le 10 janvier 2015 au Nigéria, une fillette se fait exploser au marché de Maiduguri : 20 morts. On se recueille ?

Alors quand la classe politico-médiatique nomme Paris « capitale mondiale de la défense de la liberté d’expression et des valeurs républicaines », je suis pris de nausées !

Parce que leurs libertés ne sont disponibles et ne concernent que ceux qui suivent leurs dogmes et marchent entre les clous du politiquement correct et de la Pensée Unique.

TOUS les autres par exemples, comme les Faurisson, Rassinier, Meyssian, Reynouard, Olivier Mathieu sont poursuivis par la police de la pensée et envoyés, pour certains, dans les geôles, car ceux-là au moins ont le courage de leurs opinions.

Mais le plus grave est encore l’interdiction qui a été prononcée par le gouvernement à l’encontre de la compagne du dessinateur Charb Jeannette Bougrab ex-secretaire d’état de Sarkozy d’assister à son enterrement, parce qu’elle aurait tenu des propos « incorrects » devant les caméras de télé !

Ô tempora ! Ô mores !

Notre devoir de mémoire nous rappelle que suite à l’émission télé en décembre 1982 de Michel Polac qui avait invité le professeur Choron directeur de Charlie Hebdo, déjà en grosses difficultés financières, une polémique nationale avait conduit toute la presse à démolir l’hebdomadaire. Le 11 décembre 1982, le numéro 581 (Hara-Kiri n°24) titrait en première page, avec le dessin d’un énorme étron surpiqué des titres de différents quotidiens hexagonaux: « Les croque-morts indignés. Toute la presse a chié sur le cercueil de Charlie Hebdo » Libération titrait même : « Crève Charlie ! » On ne peut être plus clair.

Alors avec ce qu’on peut lire et entendre aujourd’hui, ils doivent se tordre de rire, les macchabées du 7 janvier….

De même, en août 2008, Siné a été limogé par Philippe Val, directeurs de Charlie Hebdo car le dessinateur avait refusé d’exprimer ses excuses, suite à son dessin caricatural concernant le mariage de Jean Sarközy avec l’héritière des magasins Darty et la légende : « va-t-il se convertir ? », ce fut un tollé. Mais sans doute son éviction d’alors lui a-t-elle sauvée la vie…

Tout ce fatras de débilités journalistiques, de logorrhées des diafoirus de tout acabit et des politiciens en mal de notoriété, n’obéit qu’à une seule visée : abrutir les masses populaires par une vague de compassion généralisée pour mieux pouvoir les encadrer dans la démocratie totalitaire du Nouvel Ordre Mondial.

Big Brother a réussi au-delà de toute espérance : ils sont tous devenus des « Zombies-Charlie »….

Un adepte du politiquement incorrect…..

TAUBIRA doit partir!

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La scène se passe à la toute fin de l’émission d’Yves Calvi, « C dans l’air » du 12 janvier, émission qui traitait de la grande marche républicaine et qui s’était intitulée « Je suis Charlie ».
La judicieuse et dernière question d’un téléspectateur fut la suivante :
« Pourquoi Christiane Taubira est-elle si discrète ? »

 

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Le dialogue s’instaure avec d’abord l’éditorialiste au Figaro :
Yves Thréard : « Parce qu’elle est en désaccord total avec toute modification de la législation, et elle est, d’une certaine façon, en cause ».
Yves Calvi : « C’est difficile d’être en désaccord avec son président et son premier ministre dans un moment pareil ! »
Yves Thréard : « Si jamais les réformes qui sont annoncées, enfin les pistes de réforme annoncées par monsieur Cazeneuve et monsieur Valls, sont mises en oeuvre, je ne pense pas que madame Taubira puisse être compatible avec ce train de réforme là. »
« De plus les réformes pénales qu’elle conduit sont en complète contradiction avec le ton de ces réformes ».
Roland Cayrol (à deux reprises) : « Je ne vois pas en quoi ! »
Il ne voit pas en quoi !!!
Désolé, je n’ai pas de titre plus gros !
17 morts, ce n’est sans doute pas assez pour ce « la Voix de son Maître » de Hollande et ce porte-parole officieux du parti socialiste qui courent les plateaux de télévision et les micros pour expliquer tout le bien qu’il pense de la politique menée par la gauche !
Les 3 terroristes islamistes avaient un lourd passé judiciaire. Examinons seulement le parcours du tueur dit de Montrouge, Amedy Coulibaly :

amedycoulibaly

Comme on dit, Amedy Coulibaly était bien connu des services de police. Son casier judiciaire fait état de plus de sept condamnations. L’homme a écopé de multiples peines de prison. Jugez plutôt :
    • 2001 : 3 ans de prison (dont 2 avec sursis),
    • 2001 : 4 ans de prison (dont 2 avec sursis), les deux peines sont confondues et il bénéficie d’une peine aménagée !
    • 2002 : 1 an de prison (dont 9 mois avec sursis),
    • 2004 : cour d’assise pour braquage, 6 ans de prison ferme,
    • 2005 : 3 ans ferme (alors qu’il est déjà en prison)
    • 2007 : nouvelle condamnation pour trafic de drogue,
    • Libéré en 2009,
    • 2011 :  mis en détention préventive pour complicité d’évasion d’un terroriste,
    • 2013 : 5 ans ferme pour la complicité d’évasion,
    • Mars 2014, libération avec bracelet électronique,
    • Mai 2014 : totalement libre. Il prépare l’attentat de janvier 2015 !

Amedy Coulibaly aura ainsi été condamné 7 fois, à plus de 22 ans de prison, en moins de… 12 ans !!!

Beaucoup de questions doivent être posées :

Comment est-il possible d’avoir dans la même année, deux peines avec sursis ?

Le sursis de la première condamnation n’aurait-il pas dû entraîner automatiquement l’application de la première peine?

Dans ces conditions, est-il normal que les deux peines aient été confondues et pire que ce délinquant ait bénéficié d’une peine aménagée ?

Le caractère multirécidiviste avéré de cet homme ne justifiait-il pas de le maintenir en détention pour purger l’ensemble de ses peines ?

Sans parler de la conclusion terroriste de la carrière de cet individu, on a ici une preuve patente du laxisme incroyable de la Justice !

J’ai perdu 6 points sur mon permis, à chaque fois pour des dépassements compris entre 1 et 5 km/h. Si je perds les 6 qui me restent, et que je conduis sans permis, je risquerai 2 ans de prison ! Amedy Coulibaly, lui, a dû passer effectivement moins de 10 ans en prison ! Ma dangerosité pour la société est-elle seulement 5 fois moins élevée que celle de ce multirécidiviste ?

Est-il exagéré de dire qu’après les 5 personnes exécutées par Amedy Coulibaly, la Justice devrait, au minimum, se sentir éclaboussée de leur sang ?

Et ce que nous a préparé Taubira pour 2015 avec sa réforme pénale ne fera qu’aggraver les choses :

Suppression des peines planchers dont le but avoué était de limiter le laxisme des juges

Institution de la contrainte pénale qui va réduire considérablement les emprisonnements réels.
Après 2017, la contrainte pénale pourra s’appliquer à des détenus condamné jusqu’à 10 ans de prison !
Généralisation des libérations anticipées.
Et Roland Cayrol, le béni oui oui de la gauche bobo, ne voit pas ce que cette réforme va aggraver !!!
Oui, décidément, Taubira doit partir !
source net