Savez-vous où se trouve le théâtre Cheikh Khalifa bin Zahed al-Nahyan ?

Alger ? Tunis ?

Vous risquez d’être surpris…

cheikhtheatre

Madame la Ministre de la Culture Française, Aurélie Filippetti 

Directement inspiré du petit théâtre de la reine Marie-Antoinette à Versailles, ce bâtiment est connu pour ses salons et ses aménagements qui en font un conservatoire de l’art théâtral français unique en son genre.

En vérité, dans aucune de ces villes car il s’agit de l’ancien théâtre Napoléon situé à Fontainebleau.

Et pourtant, vous avez bien lu : l’ancien théâtre Napoléon porte depuis peu le nom de l’émir d’Abou Dhabi, le cheikh Khalifa bin Zahed al-Nahyan.

Mais quel est donc le lien entre ce personnage et l’histoire de la ville impériale, voire de notre pays ?

Aucun, strictement aucun, sauf les 5 millions de pétrodollars qu’il a déboursés pour financer certains travaux de restauration.

Point final. Le cheikh paie. Alors, sur sa demande, on débaptise.

La dignité et l’élégance auraient été de ne rien exiger, mais ne nous trompons pas de responsables…

Car si aujourd’hui le théâtre impérial de Fontainebleau s’appelle officiellement Théâtre Cheik Khalifa bin Zahed al-Nahyan, c’est d’abord parce que M. Hollande et Mme Filippetti l’ont voulu ainsi, à la suite de Renaud Donnedieu de Vabres en 2007.

C’est une véritable opération de génocide culturel qui est en train de se dérouler, sous nos yeux.

Demain, si nous ne réagissons pas, le château de Versailles s’appellera «  Palace Abd el-Kader » et Notre-Dame-de-Paris deviendra une grande mosquée comme le gouvernement turc prévoit de le refaire pour la basilique Sainte-Sophie à Istanbul.

Après l’achat de clubs de football et de grands hôtels parisiens, les émirs du Golfe se découvrent maintenant une passion pour notre patrimoine… Soit.

Ils sont les bienvenus pour l’admirer, et éventuellement pour s’en inspirer chez eux. Mais pas pour l’acheter ou le détruire !

Il faudrait être bien naïf pour s’imaginer qu’en investissant chez nous les Emirats arabes ont pour seule motivation le sourire de la Joconde… car en soi le changement de nom du théâtre Napoléon est une provocation qui dépasse largement les murs de Fontainebleau et le cercle des admirateurs de l’Empereur.

L’argument du financement n’est qu’un prétexte. Souvenez-vous des propos de Mme Filippetti à la vue du nom de l’entrepreneur lorrain Wendel apposé sur les murs du Centre Pompidou à Metz :

« Les musées se bradent à des entrepreneurs. Quand je vois le nom de Wendel (…) sur les murs du Centre Pompidou à Metz, cela me fait mal ». …

Deux poids, deux mesures.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s