Mort d’un soldat français au Mali : ni Ministre ni Président pour accueillir sa dépouille

L’histoire risque bien malheureusement de se répéter encore une fois. Nous apprenions au petit réveil jeudi matin le décès, dans la nuit de mercredi à jeudi, d’un 8ème soldat français dans l’opération Serval au Mali.
 
A l’identique des précédents soldats français morts en mission, que ce soit au Mali, en Afghanistan ou ailleurs, le corps de Marcel Kalafut, sous-officier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi (Corse) et âgé de 26 ans, devrait être très probablement rappatrillé sur le territoire français pour y être inhumé.

Comme bien d’autres depuis le début de cette mandature, morts au front ou alors qu’ils étaient otages, il n’y aura très certainement aucun officiel et aucune caméra lorsque son cercueil sera débarqué de l’avion, ne serait-ce que par respect à son égard, à ce qu’il a fait pour la France ou tout simplement pour sa famille. Rien. Personne.
 
Pour lui, contrairement à cette femme emprisonnée au Mexique ou à ces ex-otages journalistes enlevés en Syrie et dont la France a obtenu la libération dans des circonstances particulièrement mystérieuses, il n’y aura probablement aucun officiel à l’arrivée de sa dépouille. Juste un mot ou deux pour ses proches, question de principe et une médaille pour la forme et le petit mot qui va bien avec… Merci aux communicants.
 
C’est de cette manière-là que « Moi Président » et sa troupe d’ingrats considèrent ceux qui meurrent au front, dans la mission qui leur a été confiée, au nom de la France.
 
Pas de quoi en être fier.
 
Il est regrettable qu’ils soient si nombreux à se précipiter dans les aéroports parisiens pour le retour de ressortissants français anciennement otages ou détenus et qu’ils soient si indifférents lorsque nous revient la dépouille d’un soldat français mort en mission pour la France. Mais c’est à chaque fois pareil et cette fois-ci n’y échappera très certainement pas.
 
Il y avait déjà un antécédant dans le même genre, quelques jours avant ou après la libération de Cassez. Je ne me souviens plus exactement de la date.

L’histoire se répète.
 
Ingratitude au plus haut sommet de l’Etat.
 

MAIS !!!!!!
 
Le chef des Armées se recueille sur la dépouille d’une journaliste après avoir ignoré celle d’un sous-officier !!!!!!
 
La mort d’un sous-officier est très probablement toute aussi déchirante et difficile à vivre pour ses proches que ne l’est celle d’une journaliste pour sa famille, ses amis, collègues, etc. L’un comme l’autre sont décédés en exerçant leur métier, métiers que l’on ne peut exercer que par passion.


D’autres personnalités, revenues en vie sur le territoire français après différentes périodes et modes de détention,ont vu leurs retours mis en scène, filmés et exhibés et agités au nez de tous les français. Ils étaient tous là, Ministres, Président et que sais-je encore, surtout pour la libération de Florence Cassez ou le retour de ces 4 journalistes ex-otages en Syrie.
 

Hollande a expédié son Ministre Le Drian assumer les suites du rapatriement de la dépouille du sous-officier Marcel Kalafut. Pour Camille Lepage, journaliste,  Hollande s’est recueilli en personne sur sa dépouille et a également rencontré sa famille.


Qu’est-ce qui explique une telle différence de traitement ?

Devons-nous comprendre que pour le Chef des Armées, la mort d’une journaliste de 26 ans mérite plus grande attention que celle d’un sous-officier de 26 ans mort au nom de la France ?

Tout porte à croire que c’est le cas…

urgencehollandevalls

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