Nos retraites

 
Au moment où les Français se préparent à défendre becs et ongles leur système de Retraite, on apprend, par le Conseil des Prélèvements Obligatoire, que les entreprises de ce pays bénéficient bon an mal an entre 175 Md€ et 200 Mds€ en niches fiscales et sociales. Cette information n’a été commentée par aucun grands médias de ce pays, le sauvetage des mineurs colombiens ou du malheureux spéléo français occupaient tout l’espace, circulez y a rien à voir. Il faut sauver la retraite en travaillant plus longtemps…
Bien entendu, ce cadeau fait au MEDEF, aggrave notre déficit, pire, il contribue à appauvrir notre système d’assurance sociale pour le plus grand bénéfice des patrons du CAC 40 en particulier et plus largement du patronat français.
Ce qui fait du MEDEF et de ses adhérents, sans contestation, le premier assisté de France.
Madame Parisot, la patronne du MEDEF, mais aussi accessoirement, mandataire social de la BNP Paribas n’a jamais assez de mots pour expliquer que les chômeurs sont des assistés (le coût de l’indemnisation du chômage est estimé à 23 Md € !) et que les travailleurs de ce pays feraient mieux de travailler toujours plus longtemps.
Elle aurait du se taire, l’arroseur arrosée, plus assisté que le MEDEF, vous pouvez chercher vous ne trouverez pas.
Selon Messieurs Sarkozy, Fillon, Woerth, il vous faudra d’avantage travailler avant de partir à la retraite et d’avantage payer pour se soigner. De nombreux jeunes et post-Cinquantenaire au chômage pourront ainsi grossir la cohorte des millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté dans ce beau pays et les adhérents du MEDEF pourront continuer à placer leur argent en Suisse ou dans un quelconque "hedge funds" d’un des nombreux paradis fiscaux à leur disposition de par le Monde.
Concrètement le rapport du conseil des prélèvements obligatoires, précise "Les dépenses fiscales applicables aux entreprises représentent plus de 35 Md € en 2010," auxquelles il faut ajouter "Le coût global des modalités particulières de calcul de l’impôt applicables aux entreprises qui est estimé à 71,3 Md € en 2010, contre 19,5 Mds en 2005."
Le rapport du Conseil des Prélèvements Obligatoires, sur les niches sociales, rajoute : "Au total, le coût des niches sociales applicables aux entreprises pour l’ensemble des prélèvements sociaux s’élève à plus de 66 Md."
Au total c’est donc presque 180 Md€ que les contribuables français, via Sarkozy and Co, allouent aux patrons français et en particulier aux 20.000 plus grosses entreprises (la Loi de Paretto est encore confirmée 20% des entreprises bénéficient de 80% de la manne).
Le rapport insiste, ces mesures n’ont très peu d’efficacité au regard des objectifs qui leur sont affectés, "l’activation de le concurrence et la création d’emplois".
C’est de l’argent, non pas jeté par les fenêtres mais directement dans la poche des adhérents du MEDEF.
Ils l’ont bien mérité… le nombre de chômeurs bat des records, le tissus industriel français se liquéfie, notre balance du commerce extérieur atteint des déficits abyssaux et pire encore si l’on en croit les statistiques douanières les données sur les échanges des produits français (classification CPF 4) montrent que sur 275 classes de produits échangés avec nos partenaires mondiaux, 75 % sont déficitaires. Ça fait trente ans que le patronat réclame moins de charges pour être compétitif, voilà le résultat !
Pour le coup le manque à gagner pour l’État et le manque à gagner pour les organismes sociaux se sont accru considérablement plus particulièrement entre 2005 et 2010.
L’argument de Sarkozy "il n’y a pas d’argent pour financer le déficit de la sécurité Sociale" (affiché cette année à un peu plus de 20 Md€ principalement pour la Retraite et la Maladie) prend une ampleur tragi-comique. La cours des comptes concède volontiers que plus de la moité de ce déficit est dû aux conséquences de la crise financière et… à la croissances du coût des niches.
De l’argent on s’aperçoit qu’il y en a et même de trop, mais il sert à faire des cadeaux mirobolants au MEDEF, comme il y en fut pour sauver les grands actionnaires des banques.
Ces cadeaux bénéficient en particulier aux grands groupes du CAC dont les dirigeant font partis du cercle intime des amis de la "nuit du Fouquet’s" précisément Messieurs Desmaret et Frêre (les deux compères sont les principaux actionnaires de TOTAL, GDF Suez, Lafarge, BNP, Sanofi Emerys, Pernod Ricard ) Mr  Arnault, première fortune de France, Bouygues, Bolloré… et les autres…
Sarkozy and Co illustrent bien le vieil adage "si dans votre boite à outils vous n’avez qu’un marteau, alors tous vos problèmes se résument à un problème de clous !" Le marteau c’est le profit, les clous c’est nous, c’est à dire l’ensemble des français moins les 2.500 oligarques de la nomenclatura du MEDEF qui bénéficient des gros chèques du Trésor grâce au bouclier fiscal !
Tous les économistes sérieux vous diront que la seule façon durable de régler le problème des Retraites et d’ajuster les taux de cotisation en fonction du ratio cotisants/retraités et non pas par les mesures d’âges. Les syndicats sont d’accords mais le MEDEF s’y refuse : pas question de rogner sur les profits surtout que depuis 30 ans, ils ont réussi à capter 10 points de PIB en leur faveur et voilà que Sarkozy les bichonnent pas question donc de payer. D’ailleurs à ce train là, la faillite organisée du Système de santé permettra aux Assurances privées de rafler la mise.
Alors demain en allant manifester, ne culpabilisez pas. Halte au hold up de la France et des français !
 
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Marine Le Pen : Si j’étais Présidente

Sans aller jusqu’au bout de certaines de ces mesures, il y en a toutefois qui seraient bonnes à appliquer… le droit du sol par exemple.

 

 

 

Marine Le Pen : "Si j’étais présidente…"

Cet entretien figure dans le numéro du 12 juillet de Paris-Match. Il a été réalisé par Mariana Grépinet.

Référendum sur la peine de mort, suppression du droit du sol, moratoire sur l’immigration, Marine Le Pen en pleine ascension dans les sondages, nous a détaillé ses projets si elle devenait chef de l’État. Tout un programme !

 

PM : Chef de l’État, quelles mesures prendriez-vous immédiatement ? 
MLP : Je fermerais les frontières. Je ferais un moratoire sur l’immigration. Puisque nous avons 5 millions de chômeurs, il n’y a aucune raison d’importer des chômeurs supplémentaires. Je mettrais en place une politique dissuasive d’immigration, c’est-à-dire que je lancerais un signal très clair aux étrangers. Nous n’avons plus les moyens de prendre en charge pour eux l’éducation, les soins, les allocations familiales… Je changerais le code de la nationalité pour supprimer le droit du sol. La nationalité française s’hérite ou se mérite. J’appliquerais aussi les lois en matière de déchéance de la nationalité. Ceux à qui nous avons eu la générosité d’accorder la nationalité française doivent pouvoir la perdre s’ils ne respectent aucune des règles de notre pays. Je rétablirais ce que Nicolas Sarkozy a appelé fallacieusement "la double peine". Un étranger qui a commis un crime ou un délit pourrait être renvoyé dans son pays. 
 
François Fillon a récemment inauguré une mosquée à Argenteuil. Que feriez-vous ?
 
Il faut une laïcité ferme, saine et juste. Les mosquées ne doivent pas être financées avec des fonds publics. J’interdirais aussi les financements étrangers. Les lieux de culte doivent être financés par les fidèles. Je chasserai de l’école toute revendication communautariste ou religieuse, et je bannirais ces revendications en inscrivant, dans la Constitution, que la République ne reconnaît aucune communauté.
 
Vous prôneriez un retour au protectionnisme…

J’appelle cela le patriotisme économique. Je suis pour une taxe aux frontières, qui financerait en partie les retraites et permettrait de lutter contre la concurrence déloyale que représente l’importation de produits issus de pays qui n’ont pas les mêmes charges ni les mêmes règles que nous. Mais surtout, je ferais des économies. Il faut lutter contre la fraude sociale. Et puis, il y a le coût de l’immigration qui se chiffre en dizaines de milliards d’euros par an. 
 
Que feriez-vous pour relancer la croissance ?
Il faut retrouver la maîtrise de notre monnaie. L’euro est condamné. Il faut mettre en place une "déprivatisation" de l’argent public et rétablir la Banque de France dans sa capacité de financer l’État. Une des choses qui nous ruine, c’est le recours aux emprunts auprès des marchés financiers internationaux. 
 
Parmi les sympathisants frontistes, les ouvriers et employés vous plébiscitent. Que feriez-vous pour eux ?
Ils bénéficieront du rétablissement des frontières, puisque 64 % des emplois industriels ont disparu en dix ans à cause de la concurrence internationale. 
 
Face à ceux que vous appelez les "banksters", quelles mesures mettriez-vous en place ?
Il faut taxer la spéculation, revenir à la finance à la française. L’entreprise doit pouvoir s’appuyer sur un capital qui ne soit pas spéculatif. Lorsque vous achèterez des actions, si vous les revendez le lendemain, vous paierez tellement d’impôts que ça n’aura plus d’intérêt. Plus vous conserverez longtemps vos actions, moins vous paierez d’impôts. 
 
Que proposeriez-vous contre les violences dans les banlieues ?

Il faut revoir de fond en comble la politique contre l’insécurité. Premièrement, on manque de places de prison, ce qui fait que notre système carcéral est une véritable honte. En attendant la construction de nouvelles prisons, je transformerais les hôpitaux et les casernes, que l’État est en train de vendre, en centres carcéraux, éventuellement ouverts. Deuxièmement, je donnerais des instructions pour que les peines prononcées soient à la hauteur des méfaits commis. Il y a un effondrement de l’échelle des peines qui fait que la sanction n’est plus crainte. J’imposerais la perpétuité réelle et définitive, et organiserais un référendum sur la peine de mort. Enfin, je protégerais la police et je lui donnerais des moyens pour remettre de l’ordre dans notre pays. Il faut aller dans les banlieues mettre les caïds hors d’état de nuire. Je ferais voter la présomption de légitime défense pour les forces de police. Parce qu’un État dans lequel les policiers ne peuvent plus se défendre est un État qui n’a plus qu’à tirer l’échelle. Un État qui a peur est un État qui est mort…

Lettre ouverte au chanteur Raphaël

… et toc !

 

Et dire que son disque se vend… Déjà que je n’aimais pas sa façon de chanter ni ses morceaux, alors là je l’aime encore moins !

 

 

A une époque où il est de bon goût de "niquer la France", de siffler son hymne national, de primer une photo montrant un homme se torchant les fesses avec le drapeau bleu blanc rouge, le chanteur Raphaël a sorti, avec une promotion médiatique énorme, une chanson, "Patriote". Il a choisi, pour faire sa publicité, de monter sur une échelle, et de vouloir tourner en dérision Jeanne d’Arc, et à travers elle notre pays.

Cela a fait réagir Myriam Picard, jeune femme de 25 ans, qui a tenu à rosser ce "freluquet", avec un style, un panache et une élégance dont nous avons envie de vous faire profiter.

 

J’ai 25 ans, et je ne laisserai pas un freluquet comme vous, Raphaël, insulter la France

Lundi 18 octobre 2010, par Myriam Picard

Lettre ouverte à Monsieur Raphaël Haroche

Vous vous êtes permis récemment de commettre une chanson, "Le patriote". Le message que vous y donnez est clair : vous méprisez la France, vous méprisez les Français. En voici quelques extraits éloquents :

 

"Si j’étais moins intelligent

Si j’avais pas ma carte de lâche

Je leurs foutrais mon pied dans les dents

Je leur faciliterais pas la tâche

En première page des magazines

Ils sont partout dégueulant

Leur réformes et leur grippe porcine

Le bon peuple et son président

 

Il faut chanter la Marseillaise

Et avé’ la main sur le cœur

Moi je la siffle avec les Beurs

Prie pour qu’au foot on soit de la baise

L’ordre moral est bien partout

La démago de gauche à droite

J’aime mieux attendre qu’ils soient bien saouls

Avant de me battre."

 

Pour mettre en valeur ces paroles hautement patriotiques, vous avez organisé une lamentable mise en scène, en enfourchant la statue de Jeanne d’Arc (place des Pyramides) et en chuchotant, à l’oreille de ce symbole de la France, combien vous méprisiez ce pays.

Si vous n’êtes pas content de la France, la porte est ouverte. Grande ouverte. Nous n’avons que faire de rebellocrates qui croient monter des barricades quand ils se contentent de gravir prudemment une échelle sous l’œil complice d’une caméra. Et sachez que si vous vous permettez encore une fois de peloter aussi bêtement une statue de Jeanne d’Arc, il y aura sans doute quelques bons Français pour vous rappeler un peu vigoureusement, avec des méthodes de l’époque, ce que fut cette bergère de quinze ans pour des milliers de Français désespérés. Ce n’est pas parce que vous avez beaucoup d’argent, une petite gueule d’amour de Rimbaud en mal de talent, et l’admiration des bobos des rives gauche – et droite, que vous pouvez vous permettre de donner des leçons aux Français. Ces Français que vous jugez "désolants", bramez-vous. Certes, quand ils tolèrent qu’un adolescent attardé de 35 ans leur donne des leçons de vie.

Votre chanson et son clip offensent les millions de personnes qui sont mortes pour la France ; vous marchez sur un sol trempé de larmes et de sang, un sol qui a pu garder son nom et son âme grâce à des hommes et des femmes qui se sont sacrifiés pour que vous ayez un jour la possibilité de vivre libre dans ce pays sur lequel vous crachez aujourd’hui.

La Française que je suis vous prie de vous cantonner à des débats à la hauteur de vos capacités. Battez-vous contre le réchauffement climatique, pour la béatification de Karl Lagerfeld, ou pour la culture du boulgour bio, mais ne vous mêlez pas de la France. Elle n’a que faire d’un "planqué derrière ses lunettes noires" (comme vous le dites si bien) qui vit très confortablement dans le XVIIème, n’a jamais eu peur de se faire tabasser dans le métro, et ne sait pas ce que c’est que de vivre à proximité d’un camp de Roms. Car vous ne vivez pas dans la réalité, vous l’ignorez absolument. Papa-maman avocats, enfance à Boulogne, scolarité à Henri IV, épouse qui, pendant que vous caracoliez sur la statue de Jeanne d’Arc, assistait à la Fashion Week : on ne peut pas franchement dire que vous êtes des damnés de la terre.

"Les étrangers, ça va dans des camps

On va quand même pas sauver le monde."

dites-vous avec ironie. Eh bien, si vous trouvez cela tellement révoltant, pourquoi n’en accueillez-vous pas quelques dizaines chez vous ? Avec vos moyens financiers, ce doit être possible. Et nous serions tous ravis de voir ce que donnerait cette confrontation de vos idéaux droitdel’hommistes avec la réalité.

 

 

Car la réalité, monsieur, c’est que les Français n’en peuvent plus. Et si le gouvernement a décidé de faire une opération de communication en expulsant quelques Roms, c’est précisément parce qu’il sent la révolte d’un peuple qui n’en peut plus de vivre, jour après jour, la communautarisation de son pays. Voilà sans doute des mots que vous ne connaissez pas. Je vous invite donc à aller vous promener du côté des Mureaux ou de la Courneuve : ce seront des travaux pratiques très instructifs, je n’en doute pas.

Vous verrez alors ce que pensent réellement ces Beurs dont vous parlez, et avec lesquels vous rêvez de siffler la Marseillaise. Vous allez connaître le sens des mots "bolosser" et "face de Craie". Et j’ose espérer que vous mesurerez alors le courage de ceux qui osent se dresser contre cette inadmissible violence antifrançaise et antiblanche qui gangrène notre pays.

Car les gens de courage ce ne sont pas Zazie, Judith Godrèche, Christophe Willem et vous-même : vous vous indignez très confortablement, derrière des micros ou sur des plateaux TV, vous vous battez contre des moulins à vent, et avez l’impression qu’en défendant l’antiracisme ou le maintien des Roms en France, vous êtes dans l’irrévérence, alors que ce gouvernement que vous critiquez donne depuis des années des millions d’euros à des associations qui pourfendent les mêmes méchants que ceux que vous désignez d’un doigt lisse bordé de cachemire.

Votre chanson sue le mépris. Mépris pour le peuple, mépris pour ses inquiétudes, mépris pour ses souffrances. Mépris pour les symboles d’un pays qui ne doit pas être si atroce que cela, puisque tant de gens veulent y rentrer et y rester.

Quel sera le prochain acte de bravoure et de folie artistique du mutin de Panurge (merci Philippe Muray pour cette belle invention) que vous êtes, Monsieur ? Déféquer devant le Panthéon ?

En vous posant en pseudo résistant, vous vous inscrivez au contraire parfaitement dans l’histoire des collabos et des traîtres qui ont sali notre pays. Vous êtes de ceux qui, depuis plus de trente ans, forcent les Français à se battre la coulpe en permanence, à rougir de leurs valeurs et de leur histoire, à cracher sur tout ce qui est digne et respectable dans un des rares pays où on ne vous colle pas au gnouf pour des propos comme les vôtres.

J’ai 25 ans, Monsieur, je suis française, et fière, quoi qu"il arrive, de mon pays. Aucune nation, jamais, n’est parfaite. Mais j’ai la chance de faire partie d’une grande et belle histoire, j’ai derrière moi des siècles d’héroïsme et de grandeur. J’essaie d’en être digne, tant bien que mal. Alors quand je vois un si petit freluquet s’estampiller bouffon d’une cour et d’un système qui lui rapportent tant d’argent et de médiatisation, je ne peux que me dresser, du haut de ma jeunesse, et vous rappeler à l’ordre.

Au nom de cet hymne que vous raillez, de cette Jeanne d’Arc dont vous vous servez, veuillez, Monsieur Haroche, avoir un peu d’humilité, d’intelligence, et de décence. Vous n’êtes pas Guy Môquet ni Emile Zola. Mais un petit Parisien conformiste dont le plus grand acte de bravoure de sa vie aura sans nul doute été de monter une échelle, place des Pyramides, sans un harnais de sécurité.

 

Myriam Picard

La situation en France vue de Suisse‏

Lettre de Suisse !

 

13-10-2010

La France a-t-elle encore un avenir ?

 

La France a donc connu une nouvelle journée de grèves. Des grèves massives dont le pays s’est fait une triste spécialité depuis longtemps.

 

Des grèves qui marquent d’abord la faiblesse du monde syndical qui, bien plus que la défense des travailleurs, recherche en ce genre d’occasions visibilité et adhérents nouveaux. Des grèves qui laissent pantois face à tant de médiocrité, de populisme et de malhonnêteté intellectuelle du côté de la Gauche qui, bien plus que du bonheur des Français, ne vise qu’à affaiblir le pouvoir en place.

 

La France, décidément est condamnée à la jacquerie, cette vieille habitude gauloise.

 

Depuis toujours, quand le Français moyen est mécontent, bousculé, il ne réfléchit pas, il n’agit pas, il ne réagit même pas.

 

Il descend dans la rue, hurle sa rage et généralement s’en prend aux coupables que lui désignent les braillards conduisant les cortèges.

 

Et depuis toujours, sa cible est "le riche, le privilégié, autrement dit le patronat, les nantis".

 

Dans les situations extrêmes il se met à casser et va jusqu’à s’en prendre physiquement aux personnes.

 

Dans le pire des cas, la France entre en révolution.

 

Le 19ème siècle en a connu quelques unes, plus ou moins sanglantes.

 

Mais au cours des cent dernières années, les choses se sont déroulées de manière moins dramatique.

 

Pourquoi ? Parce que la France s’est organisée pour répondre "sans douleurs" aux conséquences de son inaptitude à affronter sa faiblesse politique, sociale et économique.

 

Les trucs étaient l’endettement public puis l’inflation et la dévaluation monétaire pour l’éponger.

 

Des trucs qui ont permis durant tout le 20ème siècle à l’Etat et aux politiciens français de "plumer" dans la durée, petit à petit , les épargnants et les rentiers, sans que ceux-ci se trouvent en mesure de manifester leur misère.

 

Mais la naissance de l’Euro et l’entrée, manifestement imprudente, de la France dans la zone monétaire européenne a mis un terme à ce jeu sordide.

 

Et désormais la classe politique est forcée d’affronter les réalités.

 

Les dévaluations ne sont plus possibles, la dette publique n’est plus effaçable à souhait et l’équilibre budgétaire devient une exigence non plus théorique mais pratique.

 

Ce sont ces éléments nouveaux, non pas une vertu soudainement descendue sur le parti au pouvoir en France, qui ont forcé le président Sarkozy à engager la réforme des retraites, une réforme devenue incontournable.

 

Ce qui stupéfie par conséquent l’observateur est la manière dont l’opposition utilise la situation ainsi créée à des fins purement égoïstes, dans un effrayant déni de la réalité.

 

Elle qui sans cesse alimente les médias de ses discours protecteurs des classes défavorisées et de l’expression de sa volonté de pratiquer un développement durable, la voilà qui descend dans les plus grandes profondeurs de la manipulation et de la tromperie.

 

Qui n’a pas vu avec incrédulité en ce 12 octobre les lycéens et les étudiants, encadrés par les meneurs syndicaux et de la Gauche, répéter en chœur les discours anachroniques de ceux qui font "croire que le bonheur est de travailler le moins possible et d’atteindre le plus rapidement possible l’âge de la retraite ?"

 

S’agissant de l’avenir de la France, ses amis se sont souvent inquiétés du danger représenté par la tendance immémoriale de son peuple à la contestation et à la jacquerie.

 

Ils ont toujours craint l’infantilisme légendaire de sa classe politique.

 

Mais depuis aujourd’hui ils sont désespérés.

 

Comment un peuple peut-il avoir un avenir si : sa force vive, sa jeunesse, avant d’occuper son premier emploi, est déjà obsédée par l’âge de sa retraite et le montant de sa future pension ?

Expansion hallal

Bonjour,
 
Je vous souhaite à tous et toutes un Joyeux Noël ! Nombre d’entre vous vont réveillonner comme il se doit avec des mets savoureux, alors faites attention à ce qui se trouve dans vos assiettes ! Ici, vous trouverez un article sur l’expansion de la nourriture hallal en France. C’est édifiant… pour ne pas dire alarmant !