Vive la France… !

En Cour d’Assises pour avoir défendu sa femme et ses enfants !!

Cher ami,

Si vous vous faites agresser chez vous cette nuit, n’essayez surtout pas de vous défendre, ni de défendre votre femme et vos enfants :  

Vous risqueriez fortement de vous retrouver en Cour d’Assises !

C’est ce qui est arrivé à René Dahan, qui a été renvoyé jeudi 29 octobre 2009, devant la Cour d’Assises de Créteil, pour homicide volontaire :

Il est 9 heures du matin, le 27 octobre 2006 à Nogent-sur-Marne, lorsque René Dahan sort de chez lui. A peine a-t-il ouvert sa porte qu’il se retrouve nez à nez avec trois hommes cagoulés et armés. Poussé à l’intérieur, le père de famille est aussitôt plaqué au sol par un des malfaiteurs, qui lui applique un revolver sur la tempe et essaie de l’étrangler.

Pendant ce temps, ses comparses ceinturent sa femme et la molestent.

Dans un geste désespéré, René parvient à s’emparer du 357 Magnum de son agresseur, qui s’enfuit à travers la maison. Il essaye une première fois de l’arrêter en tirant et le touche au bras.
L’agresseur cagoulé se réfugie alors dans la chambre des enfants de René Dahan !!
René Dahan le poursuit, et l’abat de deux balles dans le dos, alors que l’agresseur se précipite vers la fenêtre.
Lorsque la Police arrive, son premier geste est de… passer les menottes à René Dahan, qui est immédiatement mis en garde à vue et mis en examen pour "homicide volontaire" (autrement dit pour MEURTRE) par le Procureur de Créteil, sous prétexte qu’il a tiré sur son agresseur dans le dos !!
Aujourd’hui, le Juge d’Instruction considère lui aussi qu’il n’y avait pas légitime défense parce que l’agresseur était en train de partir !
Mais qu’est-ce qui prouve qu’il n’allait pas revenir aussitôt, avec des copains et d’autres armes, pour l’attaquer à nouveau ??

Au nom de quoi René Dahan, avec trois hommes cagoulés et lourdement armés chez lui, était-il supposé lui donner une chance à ce malfrat de repartir tranquillement et de revenir ???
On nage en plein délire.
René Dahan a aussitôt été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Ceci sans même avoir pu échanger un mot avec son épouse traumatisée.

Aujourd’hui, la légitime défense n’a donc PAS ETE RETENUE par le juge d’instruction, qui l’a renvoyé devant la COUR D’ASSISES, comme le plus vulgaire des violeurs et des assassins !!!

Cela fait DES ANNEES que la Justice martyrise des citoyens honnêtes, sans que PERSONNE NE REAGISSE :

–> Le 27 juillet 1996, à 3h40 du matin à Caen, la sonnerie d’une alarme réveille Claude L. et sa famille. C’est celle de sa station-service qui vient de s’enclencher.

En dix ans, le garagiste a été cambriolé trente fois. Sa compagnie d’assurance vient juste de l’informer qu’elle risque de résilier son contrat et, qu’en attendant, il va devoir payer une surprime importante.

Claude L. se lève, prend son fusil, se rend à la station et remarque que le rideau de fer de l’atelier a été soulevé. Dans le noir complet, il fait le tour du bâtiment et entend tout à coup un bruit de tôle. Il se retourne et tire un coup de semonce. Il aperçoit une silhouette d’un homme qui lui fait face, à moins d’un mètre. Le garagiste tire un second coup de feu.

Blessé, l’individu – qui tenait un couteau – s’écroule. Claude L. rentre immédiatement chez lui pour prévenir les autorités.

On lui demande de se rendre à la gendarmerie. Claude L. s’exécute. Il est aussitôt enfermé dans une cellule, mais il ne s’inquiète pas encore.

Il ignore à ce moment-là qu’il va passer sept mois derrière les barreaux et qu’il commence un calvaire de dix ans, où alterneront perquisitions à son domicile, séjours en prison et comparutions au tribunal.

Ce n’est que le 26 janvier 2006, après dix années interminables de procès en appel, de procédures, d’humiliations, qu’il sera acquitté. Pendant ses séjours en prison, où il ne pouvait plus protéger sa famille, sa femme a été menacée de mort, les malfaiteurs ont essayé de mettre le feu à son garage, de voler les batteries d’un camion, et ils ont cassé le hublot de la porte de l’atelier.

Epuisé par des années d’angoisse, Claude L. est aujourd’hui frappé d’un cancer et s’apprête à quitter les siens.

–> Il est 3 heures du matin, le 4 octobre 2004 à Auge, dans la Creuse. Noël B., 52 ans, restaurateur, est réveillé par son épouse qui a entendu des bruits au rez-de-chaussée.

Victimes récemment de plusieurs cambriolages, Noël et sa femme dorment désormais avec une arme sur l’armoire. Cette fois, Noël prend son courage à deux mains. Il décide de mettre les cambrioleurs en fuite et tire à plusieurs reprises dans leur direction. Le premier s’échappe en voiture mais le deuxième est touché. Noël avertit immédiatement les gendarmes qui… l’incarcèrent aussitôt. Noël restera un mois et vingt-six jours en prison, sera condamné à payer 76 000 euros à la famille du cambrioleur, qualifié "d’homme honorable" au cours du procès. Il écopera en plus de cinq années de prison avec sursis.

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