« Il s’agit d’un déséquilibré »

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Chère Madame, cher Monsieur,

« Il s’agit d’un déséquilibré » …

Autrement dit, circulez, il n’y a rien à voir. Vous l’avez forcément remarqué, à chaque attaque vraisemblablement terroriste on entend pratiquement aussitôt dans les médias : « l’assaillant est un déséquilibré ».

Dimanche dernier à la Seyne-sur-Mer, une ville juste à côté de Toulon, une jeune femme de 24 ans, dont le nom n’a pas été dévoilé par les médias, est entrée dans le centre commercial qu’elle fréquente régulièrement, pour y attaquer au cutter les passants. Au cutter ! En criant «Allah Akbar» …

Deux personnes ont été blessées mais cela aurait pû être beaucoup plus dramatique.

Dans les médias on a lu : « le procureur évoque l’état “d’excitation extrême » de l’auteure des faits au moment de l’interpellation, qui s’écrit : « Allahou akbar, vous êtes des mécréants » mais aussi  » je suis la chérie de Dieu ». »

Probablement une déséquilibrée…

Il y a trois jours à Nice, un homme a aussi tenté d’attaquer des policiers avec un cutter au moment où il se faisait interpeller.

« Les policiers municipaux ont constaté en arrivant sur place que l’homme de 29 ans diffusait également des versets du coran, à travers les hauts-parleurs de son téléphone » a expliqué le journal le Figaro.

Probablement un déséquilibré…

Braves gens, ne vous inquiétez pas, dormez sur vos deux oreilles. Il s’agit, à chaque nouvelle attaque, d’un « déséquilibré ».

Tout est dit. Puisqu’il s’agit d’un « déséquilibré », ce qu’il a fait n’est pas rationnel…Il n’y a rien de plus à comprendre ni à faire.

Sauf que cette situation ne me convient pas du tout.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais il me semble que l’on ne peut pas avoir affaire à un déséquilibré à chaque fois que le problème terroriste se pose. C’est un peu trop facile.

Bien sûr que les personnes qui fomentent ou participent à des actes terroristes ne sont pas «normales», en un certain sens. Ce n’est pas n’importe qui qui est capable d’attaquer des inconnus au couteau, ou de foncer avec une camionnette dans la foule, ou de se faire exploser.

Sans doute certains sont « influençables », voire « perdus » mais on ne doit pas pour autant les déresponsabiliser de leurs actes.

L’idéologie islamiste agit comme pour une secte, elle séduit des « fidèles » qui seront prêts à tout pour défendre leurs valeurs. C’est un choix, une route prise en conscience et souvent après un long cheminement personnel, et pas du tout un « coup de folie » comme on voudrait nous le faire croire.

L’islamisme radical séduit : des musulmans qui se radicalisent, des migrants qui arrivent en France avec de sombres desseins, des délinquants qui se convertissent en prison, et des personnes « fragiles » qui se font happer par cette idéologie mortifère et pensent trouver un sens à leur vie en tuant des « mécréants ».

Il faut appeler un chat un chat.

Etre fiché S n’empêche rien.

Alors que faire ?

Il faut chercher à comprendre qui sont les terroristes, quels sont leurs profils, pour mieux les combattre et les empêcher de passer à l’acte.

Il faut comprendre qui se radicalise, dans quelles conditions, comment, pourquoi et adapter la riposte à leur menace.

Il faut prendre le problème à bras le corps et AGIR.

A l’IPJ, nous ne sommes pas la police ni la justice. Nous n’avons pas leurs moyens d’action. Mais, nous avons le savoir. Des experts psychiatres, avocats, juges, journalistes, criminologues qui rencontrent les terroristes et les côtoient, nous ont donné leur accord pour qu’ensemble nous allions expliquer aux élus, députés et sénateurs, QUI EST LA MENACE.

A la rentrée, nous allons organiser un grand colloque avec tous les experts sur le sujet. Si nos dirigeants veulent combattre efficacement le terrorisme, il va falloir écouter les bonnes personnes.

Elles ont beaucoup à dire. Chaque rencontre avec l’une d’elles est une mine d’informations qu’il faut absolument partager.

Je vous en dirai plus dans très peu de temps sur ce colloque que nous organiserons à la rentrée. Nous allons faire en sorte que ceux qui ont des choses à dire puissent partager leurs témoignages à l’Assemblée nationale. Aux députés.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

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Les empêcheurs de penser en rond

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Chère Madame, cher Monsieur,

Souvenez-vous de Christiane Taubira…

Quand je pense à elle, je repense à tous les combats acharnés que l’IPJ a mené contre ses réformes désastreuses.

Souvenez-vous que lorsqu’elle est devenue ministre de la Justice, Christiane Taubira a très rapidement lancé une « conférence de consensus » sur la prévention de la récidive, pour rechercher des « réponses pénales efficaces ».

« Conférence de consensus … »

C’est une des manœuvres préférées de nos adversaires : s’abriter derrière un soi-disant consensus des experts pour faire passer leurs mesures idéologiques. Exactement comme s’il s’agissait de vérités scientifiques et incontestables.

Bien entendu, la « conférence de consensus » de Madame Taubira ne réunissait pratiquement que des gens partageant ses idées, c’est-à-dire les idées du Syndicat de la Magistrature. Elle avait mis de nombreux membres de ce syndicat dans son entourage. Et les conclusions étaient courues d’avance : « la prison n’est pas la solution », la France a la « culture du cachot », il faut rompre avec le « tout sécuritaire »…

Bla-bla-bla…

Seulement voilà, à l’IPJ, nous avons nous aussi notre réseau d’experts. Et pas « des experts en chocolat », pour reprendre une formule du président de la République.

Pas des gens qui ont gagné leurs titres « d’experts » en faisant leur cour au ministre. Pas des idéologues « engagés ». Non des praticiens de terrain. Des gens qui ont une expérience incontestable des questions de justice. Des magistrats, des avocats, des psychiatres, des criminologues.

Voilà pourquoi, par exemple, lorsque nos adversaires prétendent que « la prison est l’école du crime », nous pouvons affirmer : non, c’est faux…

Voilà pourquoi, lorsqu’ils disent que « la répression ne fonctionne pas en matière de délinquance », nous pouvons affirmer : non, c’est faux.

Et nous avons des arguments solides pour le démontrer.

Voilà pourquoi nous pouvons proposer des mesures réellement efficaces pour lutter contre la criminalité. Des mesures qui ont fait leur preuve dans d’autres pays, par exemple.

Une de forces de l’IPJ est d’avoir des experts français, qui connaissent bien la situation du pays, et aussi des experts internationaux de renom qui apportent un regard extérieur indispensable.

Ces experts étrangers ont accepté de nous soutenir dans notre combat.

Oui, mes chers amis, l’IPJ est connu, et reconnu, à l’étranger, et je dois dire que cela me rend un peu fière.

Connaissez-vous par exemple Théodore Dalrymple ?

Le docteur Dalrymple est un psychiatre anglais qui a exercé longtemps dans les quartiers difficiles de Londres et à l’hôpital de la prison de Birmingham. Il connaît parfaitement le monde des délinquants, et vous ne trouverez pas de plus grand adversaire de la culture de l’excuse que lui.

Précisément, parce qu’il a beaucoup fréquenté, et soigné, les détenus des prisons anglaises, il sait très bien que le délinquant ordinaire n’est pas « une victime de la société », comme voudraient nous le faire croire les amis de Madame Taubira.

Il sait parfaitement que, ordinairement, « la délinquance est une vie choisie », selon l’expression du criminologue canadien Maurice Cusson, un autre de nos experts internationaux.

Le docteur Dalrymple est aussi l’auteur de plus d’une vingtaine de livres et, après avoir pris sa retraite de médecin, il est désormais chercheur au sein du Manhattan Institute, un puissant think-tank américain qui défend les mêmes idées que nous en matière de justice.

Il vit entre l’Angleterre et la France (son épouse est française), et lorsqu’il vient à Paris il ne manque pas de nous rendre visite. C’est toujours un grand plaisir d’échanger avec lui !

Je vous parlais du Manhattan Institute. Nous avons un autre de nos experts qui travaille dans cet organisme de recherche, une Américaine, Heather Mac Donald. Avocate de formation, Heather Mac Donald est une des meilleurs spécialistes des questions de police et de sécurité aux Etats-Unis.

Vous vous souvenez que je vous ai déjà parlé de la manière dont la police de New-York a fait baisser de manière spectaculaire la criminalité dans la ville ? Une baisse de plus de 80% en 25 ans !

Heather Mac Donald connait cette histoire mieux que personne. Si vous voulez savoir comment New-York, après avoir été la ville du crime, est devenue une ville sûre et dans laquelle il fait bon vivre, posez-lui la question.

Oui, l’action de la police peut faire baisser la délinquance. Oui, réprimer le crime fait baisser la criminalité. Oui, il y a des méthodes qui marchent, et qui ont prouvé leur efficacité, à New-York et dans d’autres grandes villes américaines.

Grâce à des gens comme Théodore Dalrymple ou Heather Mac Donald, et grâce à tous nos experts qui mènent à nos côtés un combat patient, nous pouvons briser le soi-disant « consensus » de ceux qui voudraient nous convaincre que « on a tout essayé » ou que l’insécurité n’est qu’un sentiment.

Je peux le dire sans rougir, je suis fière du travail que nous avons réalisé depuis plus de dix ans à l’IPJ. Bien sûr nous n’avons pas gagné toutes les batailles que nous avons menées. Mais nous avons réussi à donner une voix à tous ceux veulent une justice plus efficace et protectrice des victimes.

Nous sommes devenus le plus efficace contre-pouvoir en France, contre le laxisme de la justice ; un rempart contre l’expansion de la culture de l’excuse ; un rempart contre la politisation de la justice. Nous dérangeons tous les gens installés dans leurs idées, qui se croient humanistes mais qui causent beaucoup de tort.

Nous avons réussi à fédérer autour de nous des gens de très grande qualité, venus de tous les horizons, grâce auxquels nous pouvons nous opposer à la pensée judiciaire unique.

Cela vous semblera peut-être n’être que des mots. Mais derrière ces mots il y a des réalités très concrètes. Abandonner le terrain aux lobbies laxistes, cela signifie des criminels laissés ou remis en liberté. Cela signifie des vies brisées, des victimes traumatisées, des parents au désespoir parce que leur enfant aura croisé la route d’un individu que la justice n’aura pas su dissuader ou neutraliser alors que c’était possible.

Plus que jamais ce combat vaut la peine d’être mené. Plus que jamais il doit être gagné. Nous sommes organisés, reconnus par des juristes de renom, nous devons continuer à agir et à nous exprimer librement.

Car, si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Mais pour cela, plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien. Aidez-nous à poursuivre le combat des idées, aidez-nous à maintenir l’IPJ.

Sans vous, nous ne sommes rien. C’est pourquoi votre aide est primordiale et je vous demande, s’il vous plaît, de nous faire un don en cliquant ici.

Merci infiniment.

Avec toute ma gratitude et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Etre commerçant est un métier dangereux

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Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez probablement été soulagé quand vous avez appris que le bijoutier de Nice, Stephan Turk, n’ira pas en prison.

Il a été condamné certes, mais à 5 ans de prison avec sursis.

Cet homme de 72 ans est devenu célèbre en tirant sur l’un des braqueurs de sa bijouterie. La cour a tranché, elle a estimé qu’il n’était pas en situation de légitime défense. En France, les critères de la légitime défense sont très stricts. Mais pour autant, nous nous sommes tous imaginé à la place de cet homme, nous avons tous imaginé son effroi, sa colère, sa peur, ses réflexes … Nous avons tous imaginé être frappé, dépouillé et humilié. Son histoire a d’ailleurs soulevé une immense vague de soutien pour le bijoutier dans la France entière.

Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire ?

Cela illustre tout simplement le ras de bol général des Français honnêtes, qui jouent le jeu en respectant les règles, qui sont sans histoire, et qui souffrent de voir que si la Justice est impitoyable dès qu’ils sortent des clous, elle est en revanche d’une clémence quasi-criminelle envers les individus qui choisissent, en conscience, de mener une vie délinquante.

En face de Stephan Turk, les deux criminels armés étaient « bien connus des services de police et de justice »… Vous connaissez le refrain.

Et le jeune homme de 19 ans qui a laissé la vie dans ce braquage, avait déjà 14 condamnations à son actif.

14 condamnations à 19 ans…

On peut très légitimement se tourner vers la Justice et lui demander de rendre des comptes.

Car l’histoire aurait été toute autre si ce jeune homme avait été en prison ce sinistre jour de septembre 2013. Ou bien si la justice avait été capable de le dissuader de poursuivre sa vie délinquante. Il serait encore en vie et Stephan Turk coulerait une retraite paisible.

Nous terminons en juin notre grande consultation sur la prison. Comment doit-elle être conçue ? pour qui ? doit-on travailler en prison ? Que faire des malades ?

Autant de questions que nous vous posons pour alimenter notre travail. Cela vous prendra deux minutes mais nous sera très utile pour la suite.

Votre avis compte. Et si vous êtes des milliers à y répondre, vos voix seront plus fortes. Nous les porterons sur la place publique.

Je vous demande de remplir le questionnaire en cliquant ici. Si vous avez déjà rempli le questionnaire, transmettez-le à vos proches s’il vous plaît.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Et ça continue encore et encore…

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Chère Madame, cher Monsieur,

Si vous vous souvenez, je vous ai écrit un message il y a quelques jours pour vous donner une liste, qui n’était pas complète, des faits divers hallucinants qui se sont déroulés en prison en mai.

J’apprends qu’en seulement 3 jours, il s’est passé au moins une dizaine d’incidents. Et pas que des peccadilles, voyez plutôt ce que le site Actu pénitentiaire a notamment recensé :

A Saint Brieuc, on apprend qu’une femme qui était placée sous bracelet électronique le faisait glisser de sa cheville et le laissait chez elle, pour pouvoir aller et venir sans se soucier de son contrôle judiciaire. Comment les gendarmes ont-ils découvert le pot-aux-roses ? en se rendant chez elle « dans le cadre d’une autre affaire», le bracelet était posé sur la table de la salle à manger.
Un jeune surveillant de 27 ans, à la prison de Fleury-Mérogis, s’est suicidé.
A la prison de Draguignan, un détenu a tout simplement ébouillanté avec de l’huile un surveillant au moment où celui-ci ouvrait sa porte de cellule. Ce dernier a été hospitalisé en urgence, gravement touché au visage et sur une épaule.
Et dans l’est de la France, à la maison d’arrêt de Sarreguemines, un détenu qui sortait d’une consultation ORL s’est évadé. Heureusement, les policiers ont tout mis en œuvre pour le retrouver rapidement…

Dans une chanson assez populaire, il me semble que les paroles sont « Et ça continue encore et encore, c’est que le début d’accord, d’accord … »

Pour la prison, j’ai bien peur que ce soit le même refrain, et qu’il ne soit pas prêt de s’arrêter.

Vous faites peut-être partie des centaines de sympathisants de l’IPJ qui ont déjà répondu à notre questionnaire sur les prisons. Si c’est le cas, merci beaucoup. Mais si vous ne l’avez pas encore fait, n’attendez plus, nous avons besoin de vos réponses et de votre avis.

Plus vous serez nombreux, plus nous serons confiants pour aller défendre notre position et demander à être entendu. Cela ne prendra que 2 minutes de votre temps, mais c’est vital pour l’IPJ. Cliquez ici pour y répondre.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

« Attention, je compte jusqu’à trois, 1 … 2 … »

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Chère Madame, cher Monsieur,

En France, que fait, d’après vous la justice avec un homme déjà condamné 12 fois ?

Je suis mère de famille.

Je suis sûre, si vous êtes parents ou grands-parents que vous avez déjà, vous aussi, usé de la méthode : « Attention, je compte jusqu’à trois… 1… 2…. »

Avec ma fille de trois ans, j’y ai recours lorsqu’elle refuse de finir son assiette, lorsqu’elle s’agite trop et que je ne peux pas l’habiller, lorsqu’elle fait un caprice dans un magasin… Et à chaque fois, je me surprends moi-même tant cette formule fonctionne.

« Attention, je compte jusqu’à trois » : elle se redresse et me regarde avec défi.

Mon premier doigt se lève, « 1 » : elle commence à se radoucir.

Mon deuxième doigt se lève « 2 » : elle se calme et redevient le petit ange blond que je connais.

D’accord Laurence, me direz-vous, mais quel rapport avec les questions de justice et de sécurité qui nous intéressent ?

Le rapport est simple. Lorsque l’on sait que la sanction tombe rapidement et systématiquement, elle devient dissuasive. Retenez bien ces mots car il sont la clé d’une justice pénale qui fonctionne efficacement.

Si je dis « 3 » à ma fille, elle sait qu’elle sera punie, elle ira au coin, ou bien n’aura pas le droit de regarder un dessin animé, ou une autre chose du même genre. Et c’est exactement pour cela qu’elle se résout à stopper ses bêtises avant que je ne parvienne à « 3 ».

Cela relève du bon sens, vous serez d’accord avec moi.

Mais manifestement le bon sens n’est pas la chose la mieux partagée du monde. A Montpellier, par exemple, le 12 avril dernier un chauffard nommé Imad K., qui voulait échapper à la police, a commencé par blesser un agent en lui fonçant dessus avec sa voiture, puis il a ensuite tué une retraitée de 78 ans qui traversait tranquillement la rue en traînant son chariot à roulettes.

Ce chauffard n’est pas n’importe qui. C’est un homme déjà condamné 12 fois.
Interpellé au terme de trois ans d’enquête concernant un vaste trafic de voitures, il avait été incarcéré, mais comme l’explique le journal Midi Libre « bien qu’ayant été déjà 12 fois condamné, il avait bénéficié d’une remise en liberté, les juges estimant que les dernières péripéties l’ayant envoyé derrière les barreaux n’étaient pas assez crédibles ». Incarcéré fin décembre, libéré le 5 janvier.

Pas assez crédibles…

Pourtant, déjà mis en examen en septembre 2016 et placé sous contrôle judiciaire il avait violé les conditions de son contrôle et immédiatement repris ses activités délinquantes.

Le 12 avril dernier, pour échapper à la police venu l’interpeller, il n’a pas hésité à semer la mort sur sa route.
Et aujourd’hui, il est toujours recherché.

« Attention, je compte jusqu’à trois… »

Croyez-vous que les juges qui ont traité son cas lui ont dit « Attention, nous allons compter jusqu’à 3… » ?

Ils ont compté jusqu’à 12 et puis… et puis rien.

« Au revoir Monsieur, vous êtes libre de poursuivre vos méfaits, nous vous donnons une 13ème chance »

Et que dire de Bara, un Algérien de 44 ans, déjà condamné 22 fois, notamment pour des violences sur l’une de ses compagnes ?

En janvier dernier il sort de prison. La mère de l’un de ses enfants accepte de l’héberger ponctuellement, pour le dépanner. Deux mois plus tard, comme l’explique le journal Le Progrès : « Coups de poing au visage, tentatives d’étranglement, et menaces terrifiantes, couteau en main : “Je vais t’éventrer du haut jusqu’en bas” ». Pendant des heures.

A votre avis, Bara, déjà condamné 22 fois, a t-il eu peur, au moment de commettre son nouveau forfait d’être condamné une 23ème ? A-t-il eu peur des sanctions que pourrait lui infliger la justice française ?

Non, bien sûr. Tout comme Imad K., tout comme beaucoup d’autres délinquants il vit manifestement dans un sentiment d’impunité, sans craindre ce qui pourrait lui arriver s’il était condamné.

Cela n’est pas acceptable. Ce n’est pas recevable pour la famille de la pauvre dame qui allait simplement faire des courses et qui a été fauchée sans pitié. Ce n’est pas recevable pour cette femme qui a vécu des heures de cauchemar en craignant de mourir sous les coups de son bourreau. Ce n’est pas audible pour les citoyens honnêtes qui respectent les règles et qui doivent craindre de croiser un jour la route d’un Imad ou d’un Bara.

Le criminologue canadien Maurice Cusson a écrit pour l’IPJ une étude passionnante sur la dissuasion. Il explique clairement : « simplement parce qu’elle existe, cette redoutable machine à punir et à rendre justice fait sentir son influence sur la plupart d’entre nous. Elle nous conduit à conclure que nous n’avons intérêt ni à frauder, ni à voler, ni à tuer notre prochain ».

Sauf qu’en France aujourd’hui, ceux qui choisissent la carrière délinquante le font en sachant que ce système punit peu, et très tardivement. Que sa clémence démesurée leur permet de commettre de nombreux méfaits avant de recevoir une sanction véritable.

C’est le constat du criminologue : « Les peines de prison avec sursis ou encore des sentences inexécutées seront trop peu sévères pour avoir un impact car elles se situent bien en deçà du seuil minimal de sévérité, du moins, pour bon nombre de délinquants. »

Rappelons qu’en France ce sont près de 100 000 peines de prison ferme qui sont en attente d’exécution, et qui mettront des mois ou des années avant d’être exécutées. Si jamais elles le sont…

Cela conduit à des drames, comme à Montpellier.

Notre justice est à bout de souffle, et nous souffrons tous de sa patience et de son laxisme avec les délinquants récidivistes et réitérants. Comment comprendre qu’un homme déjà condamné à de multiples reprises ne soit pas mis hors d’état de nuire pour un bon bout de temps ? Pourquoi ne pas entendre les criminologues et les spécialistes qui travaillent sur ces questions, sans idéologie ?

« Dissuader, c’est inciter un délinquant potentiel à renoncer à commettre un crime par la menace d’une peine qui le conduira à conclure que ses risques dépassent son espérance de gains ».

Aidez-moi à diffuser la bonne parole et à faire entendre la voix des experts qui nagent à contre-courant des idées dites « humanistes », qui sont en réalité des idées très cruelles pour les victimes et les gens honnêtes.

La bataille des idées bat son plein. Contre les lobbies laxistes qui ont leurs entrées dans les ministères pour faire entendre leur voix, nous devons nous élever. Pour cela, à l’IPJ nous faisons le choix d’atteindre les députés et de leur remettre des argumentaires clairs, sans détours et détaillés pour alimenter leur réflexion. Pour que leur vote reflète ce que nous voulons pour la France. Nous sommes la majorité silencieuse qui réclame le droit à vivre en sécurité. Nous pourrions tous être cette vieille dame écrasée par un homme « bien connu de la justice ».

Pour cela, j’ai besoin de votre aide. Nous devons faire gagner notre vision de la société et notre conception de la sécurité.

S’il vous plaît, soutenez l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

Je sais que je vous le demande régulièrement, et je vous prie de m’en excuser, mais notre action nécessite des moyens pour être menée à grande échelle.

Avec toute ma gratitude et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Mais où sont les victimes ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Je vous remercie pour les messages très positifs que j’ai reçus depuis mon dernier courriel. Vos encouragements me vont droit au cœur et nous motivent pour continuer nos actions.

Et nos actions, nous les menons depuis la création de l’IPJ surtout pour que les victimes soient reconnues. Nous nous battons pour que leurs droits soient équivalents à ceux des accusés, nous nous battons pour qu’elles soient entendues et surtout écoutées.

Nous nous battons pour que les victimes sortent de la solitude.

Nous nous battons pour qu’elles ne sortent pas d’un procès avec le sentiment que la Justice n’a pas été rendue.

Nous nous battons pour la clarté morale, pour que l’on n’inverse pas les rôles et que l’on ne fasse pas des criminels des victimes, victimes de “la société”, victimes du “système”…

Et lors du colloque, Stéphane Maitre, qui est avocat et expert de l’IPJ, a parlé des victimes avec justesse, brio et courage. Avec coeur et avec intelligence.

Il a expliqué en quelques minutes pourquoi les victimes sont aujourd’hui les grandes oubliées de la Justice en France.

Je ne résiste donc pas à vous inviter à regarder son intervention qui permet en 30 minutes de comprendre où en est le droit et ce qu’il serait possible de faire pour l’améliorer.

Pour qu’à l’avenir on ne puisse plus se dire : “mais où sont passées les victimes ?

Prenez le temps de la visionner, c’est très instructif, je vous l’assure !

Pour les victimes, nous ne pouvons pas baisser les bras.

La France vaut mieux que ça.

Mais j’ai besoin de votre aide. Vous pouvez soutenir l’IPJ en cliquant ici.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Avec mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

L’erreur est humaine, mais…

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Cette information est passée un peu inaperçue, mais il faut bien l’admettre l’actualité est “ chargée “. Personne, à moins de passer sa journée sur son ordinateur et devant sa télé en même temps, ne peut tout voir.

C’est aussi pour ça que nous sommes là à l’IPJ. Pour relever un maximum d’informations, de dysfonctionnements, de lois que le gouvernement voudrait faire passer rapidement et sans bruit, de décisions de justice ubuesques… La liste est longue.

Et justement cette semaine, un article de France Info m’a fait bondir. Je n’exagère pas.

« Un homme de 28 ans mis en examen pour meurtre a été remis en liberté mardi 3 avril à Lyon(Rhône) après une erreur de date sur la convocation destinée à prolonger sa détention provisoire»

Le jeune homme est accusé d’avoir blessé mortellement d’un coup de couteau un autre homme à la sortie d’une discothèque. Il ne s’agit pas d’une accusation d’excès de vitesse ou de petits trafics. On parle de quelqu’un qui est mis en examen pour meurtre.

« Quand un suspect est incarcéré, sa détention fait l’objet d’un renouvellement au bout de la première année, puis tous les six mois. Cet homme devait donc être convoqué avant le mardi 3 avril, or le juge des libertés et de la détention a fixé la date du 12 avril, hors des délais ».

L’erreur est humaine. C’est une évidence mais il faut la rappeler. Nous sommes tous faillibles et chacun de nous, moi la première, peut se tromper dans des dates, dans des commandes, dans des quantités… Mais une erreur de ce genre au sein de l’institution judiciaire ne devrait jamais avoir des conséquences aussi lourdes.

Une erreur de date (même d’un jour) peut permettre la libération d’une personne mise en examen pour meurtre. C’est INCOMPRÉHENSIBLE et ANORMAL.

Il est vrai que les magistrats ont beaucoup de travail et que les moyens techniques à leur disposition sont souvent insuffisants et obsolètes. Dans ces conditions, une erreur peut arriver. Et ce d’autant plus que la procédure se complexifie d’année en année. Les avocats de la défense le savent bien et traquent la moindre petite faute pour faire annuler des procès-verbaux, des gardes à vue ou même parfois, comme ici, faire carrément libérer leur client.

Malheureusement, c’est de bonne guerre, puisque le droit le permet.

Et c‘est justement là que le bât blesse.

A l’Institut pour la Justice, nous sommes évidemment pour que les droits de la défense soient strictement respectés.

Que l’institution judiciaire honore cette mission qui est la sienne de tenir la balance égale, mais sans se livrer à une application aveugle de la règle, sans faire preuve d’un minimum de discernement…

Comment ne pas comprendre qu’une majorité de Français trouve la justice déconnectée de la réalité qu’ils vivent et ne lui fassent plus confiance ?

Comment ne pas se mettre à la place de la famille de la victime qui vit avec l’angoisse de croiser cet homme dans la rue ou au supermarché ?

Il faut absolument modifier la loi pour faire en sorte que lorsque des erreurs surviennent, elles soient traitées différemment. Pour éviter les résultats choquants qui peuvent se produire aujourd’hui.

Car dans ce cas, l’avocat du jeune homme se réjouit : « C’est assez « inespéré » pour lui car il va rester libre jusqu’à son procès, dont les dates ne sont pas encore fixées, l’instruction étant sur le point de se terminer ».

Nous pouvons avoir l’occasion très prochainement de mettre cette question au cœur des débats, et d’agir de manière décisive pour les victimes.

La Ministre de la justice lance une réforme de la justice pénale. Le projet loi va bientôt arriver à l’Assemblée nationale. Il me semble indispensable d’ajouter aux débats et à la réflexion le sujet des vices de procédures.

Les députés pourront soumettre des amendements, que nous leur soufflerons, pour faire avancer le droit sur ce point.

Avec mon équipe, nous sommes déjà au travail. Les juristes épluchent les points de droit qu’il faut réformer, et nous porterons nos travaux auprès des députés, nous avons déjà commencé. Mais pour cela, nous avons besoin de vous. Votre soutien est inestimable.

Si comme moi, vous ne voulez pas baisser les bras, je vous le demande, faites un don pour soutenir l’Institut pour la Justice.

Un immense merci d’avance.

C’est très important.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Vous pouvez adresser votre soutien ici.

Avec mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel