Posez-leur la question

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Chère Madame, cher Monsieur

Vous connaissez le refrain des “pro” de la culture de l’excuse.

“Ne jetez pas la pierre à ces jeunes qui essaient de violenter des policiers et gendarmes”, disent-ils.
Les pauvres sont des victimes. Victimes des contrôles d’identité “au faciès”, victimes des brutalités policières, victimes du racisme ordinaire.
Ne vous étonnez pas qu’ils s’en prennent aux forces de l’ordre, ils sont l’incarnation de l’injustice et de la discrimination !
C’est presque de la “légitime défense”.

Si vous trouvez ce discours révoltant, je partage totalement votre avis.

Et pourtant, c’est bien ce que pensent toute une partie de notre élite médiatique et judiciaire.

Parmi eux, en tête, il y a le Syndicat de la Magistrature. Vous vous souvenez, ce syndicat à l’origine du Mur des Cons.

Le Mur des Cons était un panneau d’affichage dans les locaux du Syndicat de la Magistrature. Ils y avaient épinglé ceux qu’ils considérés comme des « Cons ».

On y trouvait beaucoup d’hommes politiques de droite (Nicolas Sarkozy en particulier), des criminologues ou des journalistes qui avaient le malheur de demander une Justice plus ferme contre les délinquants.

Déjà, c’était assez inouï pour des magistrats qui rendent chaque jour la Justice, en théorie en toute “impartialité” et “au nom du peuple français”.

Mais il y avait bien pire.

Sur ce mur des “cons”, il y avait deux pères de victimes.

Philippe Schmitt, dont la fille Anne-Lorraine a été assassinée en 2007.

Et Jean-Pierre Escarfail, dont la fille Pascale a été violemment tuée par Guy George, tueur en série.

Et si vous vous posez la question : il n’y avait pas le moindre délinquant ou criminel parmi les cons.

Pour ces magistrats du syndicat de la Magistrature, les ennemis sont bien les citoyens ordinaires et des victimes !

Ce n’est pas nouveau : cela fait depuis les années 1970 que cela dure.

Déjà en 1972, l’un de ses membres, Oswald Baudot, expliquait sa “philosophie” dans une harangue aux jeunes magistrats :

« Soyez partiaux. Examinez toujours où sont le fort et le faible, qui ne se confondent pas nécessairement avec le délinquant et sa victime. (…). Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron, pour l’écrasé contre la compagnie d’assurances de l’écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police. »

En 2001, 2004 et 2006, le même syndicat a sorti un petit livre pour expliquer les “manoeuvres” à déployer face à un policier.

Sur la couverture, un policier en uniforme était représenté… avec une tête de PORC.

Voilà la considération qu’ont ces magistrats pour les hommes et les femmes qui risquent leur vie pour notre sécurité !

C’est révoltant.

Mais j’aimerais leur poser une question.

Avec votre pseudo “théorie de l’excuse” :

Comment expliquez-vous les violences contre les POMPIERS ET LES INFIRMIÈRES ???

Samedi soir, à Nîmes, un camion de pompiers a été bombardé de cocktails molotov.

On les a affublé d’un nom charmant “cocktail”, mais ce sont en réalité des des petites bombes au napalm, fabriquées pour tuer.

L’un des pompiers raconte dans le journal 20 minutes : « le cocktail Molotov a explosé à une quinzaine de mètres de la vitre du camion. Une vingtaine de jeunes de la Zup de Nîmes serait à l’origine de cette agression. »

Est-ce un fait isolé ? Absolument pas.

C’est devenu le quotidien de centaines de pompiers à travers la France !

« On est pris souvent dans des guets-apens. Des fois, c’est par les personnes qu’on va secourir ou leur famille. (…) Ça se dégrade d’année en année ».

Alors, chers juges du syndicat de la Magistrature, dites moi.

Les pompiers sont-ils “agressifs” vis à vis de ces “jeunes” ? Ont-ils d’une manière ou d’une autre “mérité” ce qui leur arrive ?

Et que dites-vous des INFIRMIERES AGRESSEES ?

Le Parisien raconte ce qui s’est passé vendredi soir dernier :

« vers 19 heures, cinq hommes armés de bombes lacrymogènes ont fait irruption dans l’hôpital. Ils venaient de se battre non loin (…) et voulaient en découdre avec trois de leurs victimes admises quelque temps plus tôt dans le service.
Ils ont pénétré dans le sas et gazé quatre pompiers et deux infirmières. »

Résultat : les urgences ont été obligées de fermer.

Peut-être que des innocents, victimes d’un infarctus ou d’un AVC sont morts ce soir là, faute d’être pris en charge.

Alors, chers professionnels de l’excuse, quelle “explication” allez-vous nous donner, cette fois-ci ?

Dans certains quartiers les voitures de SOS Médecin ne vont plus faire de consultations à domicile.

Peut-être est-ce parce qu’ils regardent ces pauvres “jeunes” de travers ?

La vérité, c’est que les zones de non-droit se multiplient en France.

La barbarie triomphe, la civilisation recule, faute d’efficacité policière et judiciaire !

Certaines personnes dans ces quartiers sortent de chez elles la boule au ventre, les fauteurs de trouble sachant qu’ils ne risquent rien ou pas grand chose. C’est le monde à l’envers.

A l’Institut pour la Justice, nous dénonçons depuis de nombreuses années cette situation qui s’est installée et qui empire. Que font les autorités locales et nationales ?

Il faut récupérer les territoires perdus de notre pays.

Hélas, les policiers ont très souvent pour consigne de ne pas faire de zèle dans certains quartiers pour ne pas “provoquer”…

Un comble !

Les pompiers sont attaqués. Les policiers sont bridés. Les racailles jubilent. Les autorités se taisent.

Le chien aboie. La caravane de la justice passe son chemin, en faisant semblant de ne pas voir.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

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La menace terroriste est levée

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Chère Madame, cher Monsieur,

Nous allons sortir de l’état d’urgence.

La menace terroriste est enfin levée. Nous avons gagné.

Le travail du renseignement, de la police, des gendarmes et de la justice a été fructueux et aujourd’hui, enfin, nous pouvons l’écrire : il n’y a plus de terrorisme islamiste en France.

Voilà ce que j’aurais aimé vous écrire dans ce message.

Mais vous avez vu les nouvelles, tout comme moi, et vous savez que ce n’est pas la vérité.

Encore un acte de barbarie dimanche à Marseille. Deux jeunes femmes, deux innocentes, deux cousines, l’une infirmière étudiante, l’autre étudiante en médecine. L’une égorgée et l’autre éventrée, froidement, sauvagement, sur le parvis de la gare Saint Charles à Marseille.

Mauranne et Laura étaient au mauvais endroit, au mauvais moment… mais il n’est pas interdit de penser qu’elles sont mortes aussi parce qu’elles étaient deux jeunes femmes, vaquant librement à leurs occupations, deux proies faciles et qui représentaient tout ce que détestent les fanatiques islamistes.

Le sang-froid de nos militaires de la force Sentinelle a été remarquable, l’agresseur a été abattu sans coup férir. Il ne nuira plus. Mais qui était-il ?

La chaîne de télévision LCI le présente :

« Ahmed H. est né le 9 novembre 1987 à Bizerte en Tunisie.

L’individu avait été arrêté pas plus tard que vendredi soir pour un vol à l’étalage à Lyon. « Lors de sa garde à vue, il a présenté un passeport tunisien délivré le 18 novembre 2014 », a détaillé le procureur de la République de Paris, François Molins. (…)

À l’occasion de sa garde à vue, « il avait déclaré vivre à Lyon où il s’était dit sans domicile fixe et sans emploi autre que des missions non-déclarées comme peintre. Il a également indiqué être consommateur de drogues dures et sur sa situation personnelle, être divorcé ». »

Mais encore :

« L’auteur de l’attaque avait été signalé aux services de police « à sept reprises depuis 2005 sous sept identités différentes ». »

L’auteur de cet acte barbare avait un casier judiciaire.

Cela démontre une fois encore la porosité existante entre délinquance de droit commun et terrorisme. Nous la dénonçons depuis de nombreux mois.

Et nous sommes inquiets, cela ne semble pas être pris en compte par nos responsables politiques.

Pourtant, il faut être sur tous les fronts à la fois pour lutter efficacement contre le terrorisme islamiste. La lutte contre ceux qui nous ont déclaré la guerre commence par la lutte contre la criminalité ordinaire, on ne le répètera jamais assez.

Hors de ce point de vue c’est peu dire qu’il y a des véritables carences actuellement.

Savez-vous par exemple qu’il y a en permanence un stock d’environ 100 000 peines de prison ferme qui sont en attente d’exécution ? Vous lisez bien.

Le délai moyen de mise à exécution d’une peine de prison ferme est de neuf mois si elle n’est pas exécutée immédiatement à l’audience. Neuf mois ! Et pendant ce temps l’auteur du crime ou du délit reste libre comme l’air.

Pourquoi me direz-vous?

Mais parce nous n’avons pas assez de places de prison tout simplement. Actuellement il y a environ 15 000 détenus en surnombre dans les prisons françaises. 15 000 détenus de plus que le nombre de places réellement disponibles.

A cause de cela certaines juridictions ont mis en place ce qu’elles appellent le « rendez-vous pénitentiaire” : la personne condamnée à de la prison ferme est convoquée pour se rendre à l’établissement pénitentiaire pour l’exécution de sa peine à une date ultérieure. Autrement dit, le condamné est prié de se présenter gentiment, de son plein gré, à la porte de la prison quand celle-ci pourra l’accueillir…

Je vous jure que je ne plaisante pas.

On comprend que les criminels n’aient pas très peur de la justice française…

Et je vous pose alors une question : faut-il vider les prisons ou faut-il en construire davantage ?
On pourrait d’ailleurs transposer cette question à d’autres domaines : une école a des élèves en surnombre, faut-il la vider ou construire plus de classes ? un hôpital a trop de patients, faut-il le vider ou construire plus de chambres ?

Pour l’école et l’hôpital, personne n’hésite à répondre : il faut en construire plus. Mais pourquoi hésiter quand il s’agit de prison ?

D’ailleurs, la France a un taux d’incarcération inférieur à l’Angleterre qui a pourtant un taux de criminalité équivalent. Ici, 100 personnes sont détenues pour 100 000 habitants. En Angleterre, elles sont 146.

Des peines de prison qui sont exécutées rapidement, c’est la condition d’une justice dissuasive.

Une justice dissuasive, c’est moins de crimes et délits, et moins de victimes.

Des prisonniers qui ne sont pas entassés dans des cellules surpeuplées, c’est le gage de pouvoir préparer leur réinsertion, de les mettre au travail, de leur donner des horaires, de les remettre dans le droit chemin.

Il faut que la ministre de la justice, Nicole Belloubet, en prenne conscience. C’est capital pour lutter contre l’insécurité quotidienne aussi bien que contre le terrorisme.

Actuellement, elle est très occupée, elle attend que soit votée la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme à l’Assemblée nationale.

Bien sûr, sur le papier, tout le monde est d’accord avec un tel projet de loi. Car nous sommes tous contre le terrorisme.

Et pourtant, voyez-vous-même, ce genre de projet peut diviser.

J’en veux pour preuve l’un des amendements que nous avons rédigés et qui a été rejeté par l’Assemblée nationale après avoir été défendu par une députée de l’opposition.

« Le but de cet amendement est d’augmenter le quantum de peine de 10 à 15 ans de détention pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme, ainsi que le financement d’entreprise terroriste. Mais aussi de passer l’amende de 225.000 à 340.000 euros. »

Rejeté.

Par cette modification, les magistrats auraient pourtant pu mettre plus longtemps à l’écart de la société des individus qui représentent une menace avérée.

A l’Institut pour la Justice, nous sommes pour qu’une loi soit votée.

Pour qu’une loi ferme et efficace soit votée.

Voir les amendements que nous soutenons rejetés ainsi ne nous donne pas confiance, malheureusement.

Mais si comme moi, vous ne voulez pas baisser les bras, que vous voulez une réforme en profondeur de la justice, alors, je vous le demandevenez compléter le Référendum en cliquant ici et nous aider à faire gagner le bon sens sur l’idéologie. C’est très important.

Si nous n’agissons pas, qui le fera?

Au nom de toutes les victimes potentielles que nous pourrons éviter, remplissez le Référendum pour la Justice.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Mélodie n’aura pas son bébé

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

L’actualité nous donne raison.

On ne préfèrerait pas. Mais c’est ainsi.

Mélodie avait 23 ans, elle était enceinte de 8 mois, elle allait devenir infirmière ; c’était une magnifique jeune femme qui attendait ce soir-là son compagnon.

Vous en avez probablement entendu parler: elle est morte il y a deux semaines.

Un vagabond qui était entré dans la maison pour la cambrioler a été pris d’une « envie » lorsque Mélodie l’a surpris. Il l’a frappée, puis a attaché ses pieds, ses mains et il l’a violée. Pendant que la jeune femme agonisait et s’étouffait à ses pieds, le meurtrier a pris le temps de se préparer un café et de boire un whisky.

Je ne rentrerai pas davantage dans les détails, tant ils sont sordides. C’est le compagnon de Mélodie qui a découvert son corps. C’est d’ailleurs son arrivée qui a fait fuir son bourreau.

Qui est le suspect ?

Un sdf de 38 ans qui a déjà passé 3 ans dans un hôpital psychiatrique. Je dis « déjà », car c’est précisément là que le problème se pose.

Ce sdf a pour territoire la ville d’Anglet, commune voisine d’Ustaritz où le meurtre a été commis. Il vit dans l’errance et il est bien connu de la police pour des vols et des dégradations. « Il faisait peur à tout le monde, poussait des cris et tapait sur les murs. Je me souviens qu’il avait agressé mon voisin du dessous » raconte une riveraine au journal le Parisien.

Cet homme, le Maire d’Anglet le connaît très bien, il a tenté de le faire hospitaliser d’office à cause de son comportement dangereux.

« C’était en janvier, j’avais accumulé de nombreuses plaintes de riverains qui se plaignaient de cet homme qui errait dans la ville et les agressait. J’ai pris le temps, avec l’aide de la police municipale, de recueillir des témoignages pour monter un dossier d’hospitalisation d’office. » (Le Parisien).

Le dossier est donc bouclé. Mais …

« Le psychiatre qui le suivait à Bayonne a refusé de me suivre” explique le Maire.

Et si la police ne l’avait pas interpellé après la mort de Mélodie, qui sait jusqu’où la violence et l’innommable seraient allés ?

Monsieur le Maire le dit : « C’est grave parce que dans cette affaire, il y a du malheur et de la souffrance. Je pense à cette jeune femme, ce bébé et cette famille meurtrie par ce crime. »

Sauf que voilà, aujourd’hui en France, si l’on faisait appel à un autre psychiatre pour qu’il évalue la dangerosité de cet individu, il y a fort à parier qu’il donnerait la même réponse que son confrère.

Pourquoi ?
Parce que les psychiatres ne sont pas formés à l’évaluation de la dangerosité.

La France est en retard en matière d’évaluation criminologique. Et ce retard a des conséquences parfois tragiques sur la sécurité des gens.

Concrètement aujourd’hui, un psychiatre, doit répondre en tant que psychiatre sur la santé mentale de son patient. MAIS, on lui demande aussi de répondre à une autre question, bien plus difficile, celle de sa dangerosité.

Tout l’enjeu est là.

La méthode de l’évaluation clinique utilisée habituellement par les psychiatres ou les psychologues pour évaluer la santé mentale du patient ne ne permet pas de prédire un éventuel comportement violent de sa part.

C’est à cause de cela qu’ont été développés des outils nommés « échelles actuarielles », qui permettent d’identifier des liens statistiques entre différents facteurs (cliniques, mais aussi sociologiques, institutionnels, judiciaires) et un risque de réitération d’un comportement violent.

Par exemple, comme l’explique le docteur Alexandre Baratta, expert associé à l’Institut pour la Justice, il est établi que les sujets porteurs d’un trouble schizophrénique ne commettent guère plus d’actes criminels que la population générale, SAUF s’ils sont désocialisés, consommateurs de toxiques tels que le cannabis ou l’alcool, et sans traitement médicamenteux antipsychotique.

En ce cas ils présentent un risque réel de passage à l’acte violent.

Le psychiatre qui se contentera d’examiner la maladie mentale de celui qu’il a en face de lui ne prendra pas en compte ces facteurs extérieurs à la maladie, et qui pourtant sont décisifs pour évaluer la dangerosité du patient.

Les échelles actuarielles, elles, tiennent compte de ces facteurs.

Dans la pratique, les échelles actuarielles ont démontré une bonne valeur prédictive. Ce pourquoi elles sont aujourd’hui couramment utilisées dans de nombreux pays d’Europe et en Amérique du Nord.

Pourquoi pas en France ?

Notre pays doit absolument se moderniser. Nos psychiatres doivent être formés à ces outils modernes et performants. À l’Institut pour la Justice, nous le réclamons depuis des années, mais hélas, pour le moment, en vain.

Pour éviter de nouvelles tragédies.
Parce que des morts atroces comme celle de Mélodie ne sont pas inévitables.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Échange Kalashnikov contre iPhone

Chère Madame, cher Monsieur,
Alors non, vous ne trouverez pas cette petite annonce sur le Bon Coin, à la fin de votre journal ou dans Paru-vendu mais pourtant ce genre de troc est bel et bien possible.

C’est un voyou de 29 ans, qui cumule déjà pas moins de 26 condamnations, qui le dit lui-même.

Je vous explique :

Tout commence au mariage de sa cousine où une dispute éclate avec un membre de sa famille. Soufiane s’absente alors et revient quelques minutes plus tard … avec son arme de guerre à la main !

Les invités ont eu très peur, et on les comprend ! Certains ont même cru qu’ils avaient affaire à un terroriste islamiste.

A son procès, la juge lui demande :

  « Comme vous êtes-vous procuré cette arme ? »

Réponse :

  « Je l’ai échangée contre un Iphone. Mais à Dreux, on en trouve partout. Il suffit de creuser un peu la terre. »

Je vous l’avoue, j’ai relu cet article de journal deux fois pour m’assurer que j’avais bien lu… 

Vous et moi savons ( même si les médias nationaux tentent souvent de dissimuler cette vérité déplaisante) que les quartiers difficiles de certaines villes sont devenus des zones de non-droit propices à tous les trafics : drogues, objets volés, armes … 

Mais qu’un délinquant explique aussi simplement qu’il peut se procurer une kalachnikov presque en claquant des doigts … cela me laisse sans voix. 

En France celui qui veut se procurer légalement une arme doit effectuer un véritable parcours du combattant, s’inscrire à un club de tir, demander des autorisations à la préfecture, se procurer un coffre-fort, justifier de tant de séances de tir par an, etc. 

Tout cela, soit-disant, pour éviter que des armes à feu tombent entre de mauvaises mains.

Et pendant ce temps les délinquants peuvent acheter une arme de guerre redoutable aussi simplement que vous achetez un téléphone portable.

Une balle tirée par une kalachnikov peut traverser un mur de parpaing et tuer à plus d’un kilomètre de distance.

Comme l’expliquait un chirurgien marseillais après les attentats de novembre 2015 à Paris : “Avec une kalachnikov, la victime a très peu de chances de s’en sortir, de survivre”. 

Les chirurgiens des hôpitaux marseillais, qui opèrent souvent des blessés par kalachnikov, connaissent bien les dégâts souvent irréversibles causés par cette arme : lésions internes et hémorragies très importantes, membres quasiment arrachés…

En France, les pouvoirs publics se montrent chicaneurs et impitoyables avec les honnêtes gens mais semblent incapables de garantir notre sécurité la plus élémentaire.

Ne marchons-nous pas sur la tête?

Aussi, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j’ai décidé de tenir une revue de presse de toutes ces histoires, que nos médias appellent « faits divers », pendant une semaine partout en France.

Je veux montrer aux pouvoirs publics que NON nous n’exagérons pas quand nous disons haut et fort que l’insécurité est partout.
Et pour cela, je veux pouvoir compiler tous les faits divers d’une semaine ordinaire, en France.

J’ai besoin de vous mettre à contribution.
Vous lisez probablement la presse locale et régionale chaque jour. J’aimerais que lorsque vous lirez une histoire de cet acabit, vous pensiez à moi et vous me la transmettiez par email.

Je vous le demande, à partir du moment où vous recevez ce message, envoyez-moi s’il vous plaît vos coupures de presse pendant une semaine. Je vous en suis par avance très reconnaissante.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ps : La dépêche vient de tomber : 2000 CRS viennent de se mettre en arrêt maladie pour protester contre leurs conditions de travail. La cocotte-minute n’est-elle pas sur le point d’exploser ? 

Mais comment le faire taire ?

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Chère Madame, cher Monsieur,
Chers amis,

« Hé tu as un 06 ? Oh réponds espèce de …. ».

Voilà le genre de choses que trop de femmes entendent aujourd’hui, dans la rue, dans les transports en commun.

Et je vous en épargne de bien pires.

Face à cette réalité détestable et incontestable, le gouvernement a décidé de réagir. Marlène Schiappa a déclaré mardi sur BFMTV qu’elle est en train de mettre au point une loi, avec le ministre de l’Intérieur, pour qu’il soit désormais possible de verbaliser le « harcèlement de rue ».

Oui, vous savez, Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’égalité hommes-femmes.

En juin dernier, elle se faisait photographier en train de déambuler dans les rues du quartier de la Chapelle, à Paris, soi-disant pour prouver que « les lois de la République protègent les femmes, elles s’appliquent à toute heure et en tout lieu. »

Apparemment Marlène Schiappa vient de s’aviser que les « lois de la République » ne protègent pas si bien les femmes dans certains quartiers…

Félicitons-la pour cette prise de conscience. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

N’oublions pas qu’une autre féministe, notoire en son domaine, avait proposé au mois de mai pour lutter contre le harcèlement de rue, l’élargissement des trottoirs (mais bien sûr, lorsqu’une femme se fait insulter, c’est parce que le trottoir n’est pas assez large !).

Et pourtant.

Si je suis très contente – en tant que femme, et en tant que mère d’une fille – que le gouvernement s’intéresse au harcèlement dont les femmes peuvent être victimes, je suis aussi un esprit pratique.

Et je me demande donc comment pourrait se passer, très concrètement, cette verbalisation.

Supposons une femme qui vient de se faire importuner. Que va-t-elle faire ?

Elle va aller trouver un policier ou un gendarme pour lui signaler ce qui lui est arrivé ?

Sans doute.

Et ensuite ?

Elle va revenir, accompagnée du policier, à l’endroit où le harcèlement s’est produit ? A votre avis, quelle chance a-t-elle que son harceleur soit encore là ? A mon avis à peu près autant de chance que de gagner à l’Euromillion… et si le harcèlement a eu lieu dans les transports en commun ? Aucune chance.

Mais supposons encore qu’elle retrouve l’homme, ou les hommes, qui l’ont verbalement agressée.

Que se passera-t-il ?

Le policier ira trouver l’individu pour lui dire qu’une femme s’est plaint de son comportement et qu’il va le verbaliser ?

L’autre va tout nier en bloc, vous pensez bien !

Et donc ? Ce sera parole contre parole, à moins que, par extraordinaire il y ait eu des témoins… et qu’ils soient prêts à témoigner !

Autrement dit, le policier sera obligé de laisser partir le harceleur sans pouvoir rien faire, car c’est un principe de justice élémentaire que le doute doit profiter à l’accusé.

A moins que la future loi sur le harcèlement de rue ne dispose que toute femme déclarant avoir été harcelée devra être crue sur parole, et que tout homme accusé de harcèlement sera puni sans avoir le droit de se défendre ?

Mais quel homme serait alors en sécurité avec une telle loi ?

Bref, je vous le dis franchement, cette histoire de verbalisation du harcèlement de rue me semble être du grand n’importe quoi…

Mais alors, me direz-vous, il ne faut rien faire ? Les femmes doivent continuer à se laisser lourdement draguer, insulter, voire pire encore ?

Non, pas du tout. Mais il faut prendre le problème par le bon bout.

S’attaquer directement à la drague agressive, c’est vouloir écoper la mer avec une petite cuillère. Il faut procéder autrement. Il faut écouter ce qu’ont à nous dire les spécialistes de la délinquance.

Et cela tombe bien, à l’Institut pour la Justice nous avons d’excellents experts en la matière.

Et nous savons donc que les délinquants, en général, ne sont pas spécialisés.

Par exemple le voleur ne se contente pas de voler, il a aussi très souvent la mauvaise habitude de frauder dans les transports en commun, de consommer et de vendre de la drogue, de ne pas respecter le code de la route, et de manière générale de transgresser très fréquemment les règles élémentaires de la civilité.

Combien pariez-vous qu’un grand nombre de ceux qui draguent agressivement les femmes dans la rue ou dans les transports en commun ont bien d’autres choses à se reprocher ?

Que nombre d’entre eux ont sur eux de la drogue, des objets volés, une arme, qu’ils ont à leur actif des amendes impayées, etc. ?

Moi je serais prête à parier très cher.

Vous voyez où je veux en venir.

Si la police qui, dans le contexte actuel agit sur ordre, était présente au quotidien dans les quartiers que l’on dit « sensibles », au lieu de n’y pénétrer qu’occasionnellement, avec un luxe de précaution, pour s’en retirer le plus vite possible afin de ne pas risquer un « incident » (comprenez : qu’un délinquant soit blessé en résistant aux policiers).

Si elle réprimait les petites infractions au lieu de fermer les yeux pour ne pas « provoquer ».

Si les infractions et les incivilités dans les transports en commun étaient systématiquement traquées.

Et si la justice consentait à sévir, au lieu d’accorder « seconde chance » après « seconde chance » a des délinquants déjà chevronnés…

… il y aurait beaucoup moins de harcèlement de rue ! Parce qu’il y aurait beaucoup moins de délinquance tout court.

Savez-vous qu’ainsi, à New-York, ils ont réussi à faire baisser la criminalité de plus de 80% depuis le début des années 1990 ?

Oui, vous avez bien lu : plus de 80% !

Et aujourd’hui New-York est une des grandes métropoles les plus sûres du monde occidental.

Et je n’ai pas entendu dire que là-bas il y avait des quartiers « interdits aux femmes ».

Alors Madame Schiappa, Monsieur Collomb, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président de la République : attaquez-vous sérieusement à la délinquance ; faites disparaître les « zones de non-droit » qui gangrènent notre pays ; donnez enfin à tous les Français la sécurité quotidienne à laquelle ils aspirent.

Madame Schiappa pourra alors faire autant de promenades qu’elle le souhaite vers la Porte de la Chapelle et surtout cela rendra aux femmes leur tranquillité d’esprit.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Voulez-vous savoir qui n’est pas « fainéant » ?

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Chère Madame, cher Monsieur,
Chers amis,

Si j’osais, en ce jour de grève en France, je dirais avoir découvert une catégorie de gens que notre Président aurait sans doute bien du mal à qualifier de « fainéants ».

Mais ce serait particulièrement malvenu car lorsque je dis cela, je pense aux terroristes, aux apprentis terroristes, aux djihadistes, aux apprentis djihadistes, aux radicalisés, aux apprentis terroristes radicalisés, aux islamistes apprentis terroristes, aux islamistes qui se radicalisent…

Bref, vous avez compris ce dont je parle.

Jeudi dernier, vous avez été très nombreux à me répondre après mon message sur le plombier de Villejuif. Et vous avez été très nombreux à me dire :

« Chère Laurence,

Il est inconscient de donner publiquement la profession de ce courageux monsieur qui va probablement être retrouvé par des complices de ceux qu’il a permis de faire arrêter ». 

Et nous espérons tous que la police a fait ce qu’il fallait pour le mettre en sécurité. Nous l’espérons, car on ne peut que redouter ce qu’il pourrait advenir de l’artisan en question quand on apprend qui sont les deux individus arrêtés.

Ali M.R., le propriétaire de l’appartement « laboratoire », est un père de famille franco algérien. Il a 36 ans.

Frédéric L. est fiché S, il s’est converti à l’islam en 2008 et s’est radicalisé depuis 2015. Il a 47 ans.

Vous lisez bien.

36 et 47 ans.

L’âge de votre conjoint, de vos enfants, de vos collègues ?

L’âge d’être père de famille, d’avoir un métier, des hobbies, des projets de vacances, parfois des ennuis de santé…

MAIS pas a priori l’âge de jouer à l’apprenti chimiste, de préparer un attentat, de vouloir rejoindre l’Etat Islamique, de vouloir tuer ses compatriotes au motif qu’ils sont des infidèles.

Savez-vous en effet que l’écrasante majorité des délinquants, et particulièrement des délinquants violents et récidivistes, sont des jeunes gens, voire de très jeunes gens ? Les statistiques nous l’apprennent : passé quarante ans presque tous les criminels se sont « rangés des voitures », s’ils ne sont pas morts avant de leur « activité », bien entendu…

Mais voilà, il semble qu’en ce qui concerne le terrorisme islamiste, cette règle ne s’applique pas.

Il n’y pas d’âge pour avoir ce genre de dessein macabre et pour devenir une menace pour la sécurité nationale.

Une menace qui vient de l’intérieur, et qui nous est directement destinée. Une menace qui peut nous frapper lorsque nous sommes dans les transports en commun, au supermarché, à la sortie de l’école ou à un concert…

Et pendant ce temps, le savez-vous ?

Nous sortirons de l’état d’urgence le 1er novembre prochain.

Une loi de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme doit être votée prochainement à l’Assemblée nationale. Je vous laisse deviner l’accueil qu’elle va recevoir par tous nos amis idéologues et « droits de l’hommistes ». Ils ont déjà manifesté le week end dernier contre « l’Etat policier ».

Curieux « Etat policier » que celui dans lequel des dealers peuvent tenir en coupe réglée des quartiers entiers, comme par exemple dans les quartiers nord de Marseille, sans que la police n’ose intervenir, pour ne pas provoquer « d’incident », comme le rapportait encore récemment le journal Valeurs Actuelles…

Vous comprenez bien que nous devons faire entendre une autre voix aux parlementaires. Ils doivent être convaincus du bien-fondé de cette loi dont le but est de nous protéger.

Son but est de protéger les Français contre la menace intérieure qui existe bel et bien mais que les idéologues préfèrent nier.

Mais que voulez-vous, « quand le sage désigne la lune, l’imbécile regarde le doigt » … Lao Tseu ne pensait pas si bien dire. A nous de convaincre maintenant.

Pour cela, nous multiplions les rendez-vous et les demandes de rendez-vous avec les députés, leurs assistants et toute oreille attentive à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Nous nous apprêtons d’ailleurs à expédier à tous les membres des commissions de lois, à l’Assemblée nationale et au Sénat, un substantiel « kit de rentrée », qui leur présentera l’Institut, notre revue, nos études, afin qu’ils sachent bien où se trouve l’expertise en matière de justice et d’insécurité, si seulement ils veulent bien y prêter attention…

A vous de nous aider en retour dans ce combat, complétez maintenant le référendum pour la justice 2017​ en cliquant ici​ ​et transmettez-le à tout votre entourage.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel