L’assisté social

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Une société de plus en plus violente…

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Imaginez : vous êtes au volant de votre voiture, vous êtes sur une voie double et vous avez la priorité. Arrive un autre véhicule, qui s’apprête à vous « griller » la priorité. Votre réflexe : donner un coup de klaxon pour signaler votre présence. Jusque-là, rien d’exceptionnel.

Sauf qu’à cause de ce coup de klaxon, Ludovic, un conducteur nîmois, a été tabassé de manière tellement violente que les médecins lui ont délivré un arrêt de travail de 45 jours.

Et l’horrible histoire de Ludovic n’est malheureusement pas un cas isolé. Il y a dans notre pays une augmentation des violences gratuites. D’après le Figaro, ces agressions, que l’on appelle agressions non crapuleuses, ont encore augmenté de 3.24 % en 2017 et représentaient 283 631 actes en tout l’année passée.

Et je ne vous parle que de celles qui sont signalées aux autorités, car si on regarde les résultats des enquêtes de victimation, 80 % des agressions ne sont pas signalées aux forces de l’ordre…

Je prends donc ma calculette, et cela me donnerait… 1 418 155 agressions en 2017, soit 3 885 par jour !

Il ne s’agit pas de ce qu’on appelle délicatement des incivilités : des noms d’oiseau, des crachats, une simple bousculade… Non, il s’agit de violences physiques commises sans l’intention de voler sa victime. De la violence purement gratuite autrement dit, motivée par le seul désir de nuire, de faire mal, de détruire celui qui est en face de vous.

Vous marchez sur le pied de quelqu’un dans le métro, vous avez « un mauvais regard » dans un bistro, vous donnez un coup de klaxon et vous risquez de recevoir des coups de poing, des coups de battes de base-ball, des coups de couteau… Je n’exagère pas.

Dans le Figaro, Christophe Soullez, qui est criminologue, explique que « les individus sont moins tolérants aux remarques et manifestent une certaine impatience. Ils acceptent moins l’autorité. Ils sont plus impulsifs, et le passage à l’acte devient plus rapide ».

Et en effet, le pauvre Ludovic, dont je vous parlais, en a fait les frais.

Son histoire est à peine croyable : après son coup de klaxon, pour lequel il était dans son bon droit, l’autre automobiliste l’a suivi, et a attendu avec un comparse que Ludovic sorte de chez lui.

Et lorsque le pauvre homme est sorti pour faire ses courses… « L’un, Jordi M., le roue de coups de bâton tandis que le second, le conducteur de la Clio croisé quelques minutes plus tôt, pointe une arme à feu dans sa direction en menaçant : “Si tu bouges, t’es mort !” »

Ludovic ne doit son salut qu’à un pompier qui passait par là pour vendre des calendriers.
Le Figaro donne des détails glaçants : « Parce qu’il a utilisé ses mains pour se protéger, les doigts de Ludovic souffrent de plusieurs fractures… “Les médecins de la Polyclinique Grand Sud, qui ignoraient tout de l’agression, ont noté dans leur rapport que ses doigts étaient passés dans une machine agricole“ ».

Encore Ludovic a-t-il eu de la chance, d’une certaine manière. Il est encore en vie. Andy, lui, est mort, le 12 janvier dernier, après avoir reçu un coup de couteau de la part d’un homme qu’il ne connaissait pas, à la station de RER Châtelet les halles, à 18h, en pleine heure de pointe. Le motif de ce meurtre ? Une simple bousculade…

Peut-être direz-vous : c’est la fatalité…

La fatalité, vraiment ? Qui donc sont les deux hommes qui s’en sont pris à Ludovic ?

Voilà ce que dit le Figaro : « Connu du tribunal correctionnel, Jordi est un beau jeune homme à la carrure d’athlète. Éducateur en arts martiaux et surveillant dans un collège, il a déjà été condamné à deux mois de prison ferme pour violence sur une policière »

Et l’autre ?

« Yacine, qui s’est présenté à l’audience comme chroniqueur sur une radio locale, est lui connu pour un outrage à l’encontre d’un agent des transports en commun locaux. »

Les deux sont donc “défavorablement connus de la justice”, comme on dit… Et vous vous souvenez de ce que je vous disais en commençant mon mail ? 80 % des agressions ne sont pas signalées aux forces de l’ordre. Ce qui signifie que Jordi et Yacine ont toutes les chances d’avoir commis bien plus d’agressions et de délits que ceux pour lesquels ils ont déjà été condamnés.

On nous dit, pour expliquer ces déchaînements de violence qu’aujourd’hui les gens seraient “plus impulsifs”. Mais pourquoi donc sont-ils “plus impulsifs” ? Ne serait-ce pas en grande partie parce qu’ils ont de moins en moins peur de la police et de la justice ?

Et pourquoi, à votre avis, 80 % des agressions ne sont-elles jamais dénoncées aux autorités, si ce n’est parce que la plupart des gens ont intégré l’idée que la police et la justice étaient impuissantes à les protéger ?

Il n’y a pas de fatalité. Il y a depuis trop longtemps une démission des pouvoirs publics qui remplissent de plus en plus mal leur devoir de protection des personnes et des biens. Il y a un manque criant de places de prison, un manque flagrant de moyens accordés à la police et à la justice, il y a une culture de l’excuse qui sévit y compris au sommet de l’Etat et au sein même de la magistrature.

Cette explosion des violences gratuites n’est pas une pluie de météorites qui nous tomberaient du ciel. Elle a des causes humaines, sur lesquelles nous pouvons agir. Sur lesquelles nous devons agir. Car là non plus, il n’y a pas de fatalité.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

Ils sont entrés par effraction, changé les serrures, modifié le contrat EDF et se sont installés

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Chère Madame, cher Monsieur,

Il semblerait que les problèmes de squat soient tristement d’actualité. La semaine dernière je vous racontais l’histoire de Youcef, dont le pavillon à Garges-lès-Gonesse avait été squatté par une quinzaine de Roms. Heureusement pour lui, les jeunes de la cité s’étaient mobilisés pour bouter les squatteurs hors du pavillon et, après une confrontation, qui aurait pu tourner en un véritable carnage, le vieux monsieur avait pu retrouver sa maison.

Hier, le journal le Parisien rapportait l’histoire de Serge, 60 ans, à Neuilly-sur-Seine, qui n’aura probablement pas le même coup de pouce que Youcef pour récupérer son domicile et pourtant, son histoire est tout aussi choquante :

« Selon le propriétaire, les squatteurs en question auraient profité d’un de ses fréquents séjours à Nice (Alpes-Maritimes), au chevet de son père malade, pour s’approprier son appartement de 60 m². »

La suite est à peine croyable, c’est Serge qui explique : « ils sont entrés par effraction, ont changé les serrures, modifié le contrat EDF et se sont littéralement installés, s’étrangle Serge. Je n’ai réalisé ce qui se passait que plusieurs jours après, quand mon syndic m’a appelé pour me prévenir qu’un homme avait essayé de se faire passer pour moi afin d’obtenir un badge d’accès au parking. Hélas, il était trop tard… ».

Beaucoup de gens perdraient leurs nerfs face à une telle situation.

Mais Serge a naturellement pensé qu’il était dans son bon droit et qu’il pourrait déloger les squatteurs sans force, ni violence. Après tout, il est chez lui n’est-ce pas ?

Mais non. « Trop tard en effet pour entamer une simple procédure d’expulsion. Car au-delà de 48 heures, les nouveaux occupants, même sans droit ni titre, sont en mesure d’invoquer le droit au logement. « A partir de là, on entre dans une procédure compliquée qui, dans certains cas, peut durer jusqu’à trois ou quatre ans, regrette Me Nejma Labidi, l’avocate du propriétaire. C’est ubuesque. D’autant que les personnes qui occupent l’appartement de mon client ne sont pas des gens en situation de précarité. Loin de là… ».

Si l’histoire s’est bien terminée pour Youcef, il faut redouter que pour lui, et pour de nombreux autres propriétaires partout en France… les choses ne soient pas si simples.

Et pour cause, aussi incroyable que cela puisse paraître, la loi n’est pas de leur côté !

Au-delà de 48 heures d’occupation, les forces de l’ordre considèrent ne plus pouvoir intervenir dans le cadre du flagrant délit et déloger les squatteurs. Seule une décision de justice peut alors permettre d’expulser les voleurs de domicile. Cette décision de justice, le propriétaire qui est dans son bon droit finira par l’obtenir, mais au bout de combien de temps ? Après avoir engagé quels frais ? Et pour retrouver son bien dans quel état ?

Cette situation est proprement révoltante.

Elle l’est d’autant plus que les failles de la législation sont bien connues, et utilisées tout à fait sciemment par les squatteurs.

Voici par exemple ce qu’écrivait le sénateur Jean-Pierre Vial dans un rapport datant de 2014 :

« Les personnes en situation de précarité, qui squattent ces domiciles, sont manipulées par des réseaux de passeurs très bien organisés et par des organismes qui connaissent les subtilités du droit. Elles se dissimulent pendant les premières heures d’occupation du domicile, pour éviter de se faire remarquer, et les forces de l’ordre ne peuvent plus ensuite intervenir car il n’y a plus de flagrance de l’infraction. Seule la procédure judiciaire, longue et coûteuse, est ensuite ouverte à la victime. »

Et aujourd’hui, sur internet, en cherchant un tout petit peu, on trouve en libre accès le guide du parfait squatteur, qui vous explique tranquillement comment vous approprier le domicile d’autrui en mettant la loi de votre côté !

Extrait de l’un d’eux, intitulé “ Guide juridique de l’occupant sans titre ” :

“ Sésame ouvre-toi

Si vous avez eu la chance de ne pas avoir la visite du proprio dans les 48 heures, et qu’il n’y a pas de trace d’effraction, ce dernier est dans l’obligation d’obtenir un jugement d’expulsion pour vous virer. Il vous faudra donc prouver que le lieu que vous habitez est votre domicile (n’oubliez jamais la définition du domicile) depuis plus de 2 jours.

CONSEILS

1. Réparer tout dommage matériel causé aux portes, fenêtres, etc… pour empêcher une procédure de flagrant délit.

2. Une enveloppe timbrée (donc datée) à votre nom et à votre nouvelle adresse servira de preuve – le cachet de la poste faisant foi – de domiciliation. N’hésitez donc pas à vous envoyer du courrier et surtout à le réceptionner. Un vilain concierge ou voisin détournant votre courrier est passible du pénal, ne vous gênez pas pour porter plainte : la loi est avec vous…

3. Pour fêter votre entrée, pendez donc la crémaillère bruyamment. Une plainte pour tapage nocturne est une preuve irréfutable de votre présence dans les lieux (attention c’est risqué et pas très bon pour vos futures relations de voisinage…).

4. Le témoignage des voisins peut également faire office de preuve de domiciliation.

5. Commandez une pizza en gardant le bon de livraison.

6. Posez immédiatement un verrou qui vous permettra de porter plainte contre tout malfaisant violant votre nouveau domicile.

7. Une facture EDF ou Télécom est également une preuve de domiciliation (voir plus loin).”

Etc. etc….

Vous rendez-vous compte de ce que cela signifie ? Aujourd’hui personne n’est à l’abri.

Vous partez en vacances, vous allez rendre visite à des amis ou à vos parents pendant quelques jours… qui sait si en rentrant vous ne trouverez pas votre domicile occupé par des gens qui vous exhiberont tranquillement un ticket de livraison de pizza en guise de titre de propriété, comme cela est arrivé à Youcef ?

Que faut-il attendre pour que l’injustice cesse ? Qu’un député soit lui-même dans cette situation ?

Il faut absolument mettre fin à cette situation absurde et révoltante. Les députés pourraient proposer une nouvelle loi, qui comble les failles dont profitent aujourd’hui les voleurs de domicile. Nous nous mettons à leur disposition pour les aider à rédiger un nouveau texte.

L’Institut pour la Justice s’est déjà mobilisé dans le passé contre le squat, nous avions réussi à durcir la loi en cas de squat de domicile d’une personne hospitalisée. Mais aujourd’hui, il faut aller plus loin.

Notre porte-parole Me Guillaume Jeanson a très bien résumé le problème dans une tribune publiée dans le Figarovox : Face à la désertion de l’État et à l’impotence de la justice, c’est la guerre de tous contre tous qui nous menace.

Vous avez été très nombreux à la lire, à la commenter et à la partager sur les réseaux sociaux. Merci beaucoup ! Grâce à votre implication, nous diffusons nos idées au plus grand nombre et les faisons progresser. Nos gouvernants ne pourront pas faire la sourde oreille et rester passifs très longtemps.

Alors si comme moi, vous ne voulez pas baisser les bras, que vous voulez une réforme en profondeur de la justice, pour que les honnêtes citoyens soient protégés, alors, je vous le demandevenez compléter le Référendum en cliquant ici et nous aider à faire gagner la justice et l’honnêteté.

C’est très important.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Au nom de toutes les victimes potentielles que nous pourrons éviter, remplissez le Référendum pour la Justice.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ps : Vous pouvez toujours lire la tribune de Me Jeanson sur le squat en cliquant ici institutpourlajustice.org/medias/squatt-a-garges-gonesse-face-a-desertion-de-letat-a-limpotence-de-justice-guerre-de-contre Vous verrez tout est dit sur cette situation ubuesque.

« C’est grâce à la cité qu’il a récupéré sa maison ! »

 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

Avez-vous entendu parler de l’affaire de Youcef ?

Elle est l’illustration parfaite des dysfonctionnements dans lesquels notre pays s’enfonce jour après jour.

Heureusement pour Youcef, tout se termine bien mais cela aurait pu être dramatique.

Et pour nous tous, l’histoire de Youcef est un avertissement que nous ferions mieux de prendre très au sérieux.

Je m’explique.

Youcef est un retraité de 76 ans. Il possède un pavillon à Garges-lès-Gonesse dans le Val d’Oise, qu’il n’habite plus depuis plusieurs années.

Ce qui est son droit le plus strict. C’est son bien. Ou du moins c’est ce qu’il croyait.

Seulement voilà, il y a quelques jours, les policiers appellent Youcef pour le prévenir que son pavillon est occupé par un groupe de personnes. « Est-ce vous qui les avez fait rentrer ? » lui demandent les agents ?

Non, bien sûr, ce n’est pas lui qui leur a ouvert la porte.

Ni une, ni deux, Youcef se rend à son pavillon, dans lequel il trouve seize Roms tranquillement installés. Il leur demande bien évidemment de quitter les lieux immédiatement. Mais leur réponse est incroyable !

Non, ils ne bougeront pas de chez lui, la loi est de leur côté !

L’un des individus, lui montre alors triomphalement un ticket de livraison de pizza à cette adresse, un ticket qui remonte au mois de décembre. Cela fait donc bel et bien plus de 48h qu’ils sont dans les lieux, or au-delà de 48 heures la police ne peut plus intervenir directement pour chasser des squatteurs. L’expulsion doit être ordonnée par un juge.

Youcef est coincé et une seule solution s’impose à lui : engager une procédure civile, coûteuse et incertaine, c’est le seul recours qu’offre la loi à ceux qui ont été ainsi dépouillés de leur bien immobilier…

Mardi, il avait déjà dépensé 1500 euros dans cette procédure !

A ce moment là, il part pour de longs mois de procédure, prêt à se heurter aux associations subventionnées (par nos impôts !) qui encouragent le squat en indiquant aux squatteurs comment tirer parti de la loi (comment croyez-vous que les Roms aient eu l’idée du ticket de pizza ?), prêt à voir sa maison détériorée parce que, non, les squatteurs ne sont pas des gens soigneux, discrets et délicats… Youcef disait d’ailleurs mardi aux journalistes que, en essayant de s’introduire chez lui, il avait remarqué que certains meubles avaient déjà disparu !

En fait, le propriétaire partait pour suivre un long chemin de croix légal et nous en aurions probablement tous fait autant. Car nous sommes respectueux des lois et des institutions.

C’était sans compter sur la colère des gens du quartier et sur le pouvoir des réseaux sociaux.

Car à la sortie de l’article du Parisien, mardi, Facebook et Twitter se sont emballés ! Chacun y allait de son commentaire indigné, jusqu’à ce qu’un homme, qui habite dans la banlieue lyonnaise, ait appelé, par une vidéo largement diffusée, les gens à se mobiliser pour aller déloger les squatteurs.

Et c’est ainsi que, mercredi soir, un groupe d’hommes est entré dans le pavillon. « Allez, sortez, cassez-vous, vous avez deux minutes ». Cet ordre a suffi. Deux minutes plus tard les seize Roms occupants les lieux étaient dehors.

Simple, rapide, efficace me direz-vous.

Seulement voilà, l’histoire ne s’arrête pas tout à fait là. Car les squatteurs insistent !

D’après le Parisien : « Tous racontent, vidéo à l’appui, que la police est intervenue pour interpeller plusieurs jeunes. Les Roms seraient alors revenus dans le pavillon.  » Ils étaient une quinzaine à l’intérieur de la maison, mais ils ont appelé des renforts, ajoute un autre. De notre côté, toute la cité est venue.  » Il indique qu’ils totalisaient environ 40 personnes. Il assure que leurs adversaires se tenaient une main dans leur veste comme pour indiquer qu’ils étaient armés. De leur côté, les jeunes évoquent leurs propres moyens d’intimidation : fusil à pompe, Tokarev, chiens. L’un d’eux exhibe une photo de lui prise armes à la main. »

Finalement, Youcef reprendra possession de son pavillon et l’on évite ce qui aurait pu se transformer en véritable bain de sang. Une vidéo circule aujourd’hui sur les réseaux sociaux où l’on voit le vieux monsieur dans le salon de sa maison déclarer : « Je suis assez ému, je ne sais pas quoi dire mais je vous remercie d’avoir organisé cette descente-là ».

Alors, certes d’une certaine manière cette histoire se termine bien, mais, comme je vous le disais au début, elle est aussi extrêmement inquiétante.

Que nous montre-t-elle ?

Elle nous montre que nous en sommes au point où la loi pénalise les honnêtes gens et protège les malhonnêtes. Et lorsque la loi ne protège plus efficacement, les individus finissent par reprendre la loi entre leurs mains, et par se faire justice eux-mêmes.

Elle nous montre que lorsque l’Etat abdique sa mission essentielle, qui est de protéger la vie, les biens et la liberté de chacun d’entre nous, la solidarité clanique prend inévitablement sa place. Le clan des Roms contre le clan de la “cité”. C’est exactement ce qui s’est passé à Garges-lès-Gonesse, autour du pavillon de Youcef. Et cela aurait pu finir en carnage.

Après l’opération d’expulsion, un des « jeunes » fanfaronnait : « On dit qu’à cause de la cité, il n’y a pas de sécurité, mais c’est grâce à la cité qu’il a récupéré sa maison ! »

Comprenez-vous ce que cela signifie ? C’est officiel, la loi de la cité a remplacé les lois de la Républiques. Les « jeunes » ont remplacé l’Etat et les forces de l’ordre. Qui donc, après une histoire pareille, ira encore faire appel à la police s’il a un conflit de voisinage, si sa voiture a été volée, s’il a été victime d’une agression ? Non, il ira voir la vraie police de la cité, les « jeunes », et il lui demandera de régler son problème.

Est-ce donc cela l’avenir de la France ? Le retour aux clans, à la loi des plus forts, des plus brutaux, des plus audacieux ?

Quand donc nos gouvernants comprendront-ils où nous amènent leurs renoncementssuccessifs ?

Il y a urgence à agir. Nous devons nous opposer de toutes nos forces à ce qui est en train d’advenir. Nous pouvons encore influer sur le cours des événements, nous pouvons encore changer les lois et les pratiques.

Vous et moi serons d’accord : il est urgent d’envoyer un signal fort.

Le pouvoir en place fait mine d’ignorer ce que les Français pensent de la justice. Ensemble, vous et moi pouvons le forcer à nous écouter, et à agir !

Comment ? C’est très simple : si nous sommes des dizaines de milliers à remplir le référendum pour la justice, les élus ne pourront pas ignorer un tel élan populaire.

C’est pourquoi je vous invite à remplir le référendum aujourd’hui.

Vous le trouverez en cliquant ici.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

PS : Vous pouvez partager cet email le plus largement possible autour de vous. Plus nous serons nombreux, plus nous serons forts ! Merci.

Ces djihadistes qui ont soudain le mal du pays…

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Chère Madame, cher Monsieur,

En octobre dernier, la ministre aux armées Florence Parly, disait que « si des djihadistes tombent aux mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction des forces syriennes. »

Mais le week-end dernier, la ministre de la Justice Nicole Belloubet, disait que : « bien entendu, s’il y avait une question de peine de mort, l’Etat français interviendrait ».

​Que ​diront alors demain ​le Premier ministre ou le Président de la République ?

Nicole Belloubet se justifie en précisant : « En tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable ».

Soit. Mais la ministre de la justice ne devrait-elle pas se préoccuper au moins autant des droits fondamentaux des Français ? Qu’en est-il de notre droit à la sécurité face à la menace que représentent ces gens qui ont choisi d’aller tuer pour l’Etat Islamique ?

Or, que nous disent les spécialistes ?

Le procureur de la République de Paris, François Molins, fait état de 676 Français qui seraient encore présents dans les zones de combats en Syrie ou en Irak. Parmi eux, 295  femmes.

David Thomson, le journaliste qui connait le mieux la sphère djihadiste (pour avoir enquêté pendant des années au cœur de leurs réseaux) affirmait cette semaine au Figarovox : « Il est impossible de s’assurer de la sincérité du repentir d’un djihadiste ».

Ce qui d’ailleurs est le bon sens même : personne, à ce jour, n’a trouvé le moyen de lire dans les pensées, et nous savons que les djihadistes eux-mêmes se vantent de pratiquer la “taqîya” (dissimulation) pour tromper les “mécréants”.

Et David Thompson s’offusque également que l’on présente si souvent les femmes djihadistes comme des victimes. Jusqu’à l’attentat raté des bonbonnes de gaz à Paris en 2016, elles n’étaient pratiquement jamais envoyées en prison à leur retour de Syrie ! Pourtant, David Thomson est très clair : « Il n’y a aucune différence à faire entre un homme et une femme en matière de djihadisme, les niveaux de détermination et de dangerosité sont les mêmes ».

Son constat à propos de la déradicalisation est aussi sans langue de bois,et très inquiétant : « Trois ans après les premiers programmes, si l’on fait le bilan, parmi les trois principales figures médiatiques de la déradicalisation, une a été condamnée pour détournement de fonds publics, un autre est en prison, mis en examen pour viols présumés de patientes et exercice illégal de la médecine, enfin la dernière est largement décrédibilisée, entre autres raisons parce que plusieurs des jeunes femmes passées par son « centre », dont une présentée sur tous les plateaux télé comme modèle de réussite de sa méthode de déradicalisation, sont parties en Syrie. »

D’ailleurs, c’est aussi ce que laisse entendre Naïma Rudloff, qui est avocate générale de la cour d’appel de Paris et chef du service de l’action publique antiterroriste et atteinte à la sûreté de l’État.

« Je ne suis pas certaine que l’on puisse aboutir à un désengagement salafo-djihadiste durant le temps de la détention. Les études menées l’année dernière par le parquet général de Paris ont toutes montré qu’il n’existe pas de radicalisation expresse.
Je ne dirais pas que c’est impossible (de déradicaliser en prison), mais plutôt qu’à ce stade nous n’avons pas trouvé LA solution.
 »

Je lis enfin dans le Parisien que « les détenus radicalisés représentent 2,3 % de la population carcérale en France. Ils seraient environ 1300, auxquels s’ajoutent les 500 personnes condamnées pour des faits de terrorisme liés à l’islam radical ».

La colère récente des gardiens de prison n’était pas un coup de sang sans raison. Tous les jours les surveillants sont confrontés à cette réalité : ils n’ont plus les moyens de faire respecter la discipline carcérale.

Comme l’expliquait il y a quelques jours au Figaro un surveillant travaillant au centre pénitentiaire de Moulins : « Ils ne nous respectent plus car on ne leur fait pas peur. Si on fait une remarque à un détenu dans la cour, il y en a dix qui rappliquent. Et comme vous êtes seul, vous ne pouvez rien faire. »

Et aussi : « Dans la prison, on est livrés à nous-mêmes avec un sifflet, un stylo et un Talkie-Walkie. On n’a même pas un tonfa pour se défendre. »

Désormais, trop souvent, ce sont les gardiens qui ont peur des criminels qu’ils sont censés garder.

Dans ces conditions, comment gérer des détenus ultra violents, radicalisés, dans des prisons inadaptées et sans moyens concrets pour faire régner l’ordre et pour se défendre ?

Les constructions de 15 000 places de prison, pourtant promises par Emmanuel Macronpendant sa campagne, tardent à sortir de terre.

La ministre de la Justice promet des augmentations de salaire aux surveillants pour apaiser leur colère, mais rien n’est dit sur les moyens de rendre leur autorité aux personnels pénitentiaires.

Ajoutons qu’en plus, les détenus radicalisés enrôlent les autres et propagent leur idéologie islamiste mortifère partout où ils se trouvent, à moins d’être isolé des autres détenus.

Mais aujourd’hui, les prisons françaises comptent à peu près 15 000 détenus en surnombre par rapport au nombre de places réellement disponibles. Isoler les criminels les plus dangereux est un luxe que l’administration pénitentiaire ne peut se permettre qu’au compte-gouttes.

Alors, avant que la Ministre ne fasse ce genre de déclarations très “généreuses”, ne devrait-elle pas plutôt s’assurer que fonctionnent correctement en France le système judiciaire, le système carcéral, les programmes de déradicalisation … ?

Car aujourd’hui, rien de tout cela ne marche correctement et c’est plus qu’inquiétant.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Les 12 travaux de Macron

Macron-travaux

Dommage que ce programme n’est pas au menu de ce qui nous attend pour les 4 ans et demi qu’il reste à subir!……

En 2018, il ne faut pas baisser les bras, il faut exiger de notre nouveau Président:

  • Suppression de l’aide médicale d’état coûtant 1 milliard par an pour les immigrés. (AME) + ATA + CMU etc. etc?
  • Diminution drastique des effectifs au Sénat et du nombre de Sénateur
  • Réduction de plus de la moitié des députés (200 suffiront) ainsi que des élus des collectivités territoriales et des conseillers régionaux
  • Pointeuse à l’assemblée nationale afin que chaque Député soit payé en fonction de sa présence !!!
  • Interdiction réelle et effective du cumul des mandats et du cumul des retraites des dits mandats sauf le dernier exercé
  • Retraite limitée à 8.000 EUR tout cumul confondu
  • Non réélu, fin des protections et des privilèges… (Anciens présidents compris)
  • Comme dans toute profession : halte au pillage du pays par une certaine caste !!! (À un ouvrier on ne paie pas tous les échelons qu’il a franchi mais seulement le dernier)
  • Réduction des parlementaires et surtout des Préfets et des hauts fonctionnaires en surnombre qui ne servent à rien
  • Réduction du nombre des ministres et des secrétaires d’état
  • Suppression de la CMU à certaines catégories !!!
  • Stopper le versement des retraites à l’étranger sans savoir si les gens sont toujours vivants, on exige un certificat de vie pour les français, il doit en être de même pour les étrangers. Ils devront se présenter dans les consulats et signer un registre d’attestation (Problème dénoncé à mainte reprise par la cour des comptes !!)
  • Suppression des retraites versées aux étrangers arrivant en France à 65 ans sans jamais avoir cotisé un centime! (1157 EUR) Alors que certains de nos retraités touchent 300 à 400EUR ! Une ignominie, quand des français se tuent parce qu’ils n’arrivent plus à payer leurs factures après avoir cotisé 44 ans pour la plupart) !!!
  • Désendettement massif de la France par la réduction du train de vie de toutes les « élites »… (Protection de leurs biens pendant leur absence, etc…)

Nous sommes une République et non une Monarchie (ce que nos politiques actuellement confondent)!!