Savez-vous ce qu’est un signal “faible” ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Nous venons de vivre une semaine terrifiante. Et je pèse mes mots.

Jeudi dernier, un fonctionnaire de la Préfecture de police de Paris abat au couteau de cuisine quatre de ses collègues.

Les motifs de crime commis par Mickael Harpon, islamiste, probablement radicalisé, sont de plus en plus certains… Cela n’a pas empêché quelques sinistres personnages de faire de la provocation inutile et honteuse.

C’est le cas de Hadama Traoré, candidat aux dernières élections européennes à Aulnay-sous-Bois. Il a appelé à une manifestation de soutien à Mickael Harpon (oui vous lisez bien !). Pour lui, il était « discriminé » dans son travail à cause de son handicap. Et « c’est tout ce contexte qui explique pourquoi il a craqué ».

« Mickael Harpon n’est pas un terroriste ».

La vidéo qu’il a postée sur facebook a été vue des milliers de fois. Les médias en ont tous parlé. Le rendez-vous était fixé à Gonesse (ville où habitait Mickael Harpon). Cette manifestation de la honte semblait programmée…

La Sénatrice Jacqueline Eustache Brinio a voulu en avoir le cœur net et a téléphoné mardi au cabinet du Préfet du Val d’Oise pour demander à ce que la manifestation soit interdite. Réponse édifiante : « on n’a pas le cadre pour l’interdire », « si on va au tribunal administratif on risque de se faire retoquer »…

Renoncement ? Lâcheté ?

Le tollé médiatique et politique a été tel que finalement le ministère de l’Intérieur a interdit cette manifestation. Après 24 heures de silence et d’ambiguïté. Comme s’il pouvait y avoir de l’ambiguïté avec ce sujet !

Mais notre ministre de l’Intérieur était très occupé ces derniers jours puisqu’il a été auditionné par la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Il a été sommé de s’expliquer devant les députés sur tous les points obscurs que ce drame soulève.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que certains points sont loin d’être justifiables.

Il y a une nébuleuse islamiste autour de Mickael Harpon. La personnalité d’un imam, ancien imam de Gonesse, est notamment sortie dans la presse. Christophe Castaner s’est expliqué :

« L’imam dont on parle et dont la presse a parlé a été admis en France le 11 décembre 2014. Début 2015, il a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français qui n’a pas été exécutée, je ne sais pas pourquoi. Ce que je peux vous dire c’est que depuis, il a été décidé de lui accorder un titre valable parce qu’il a eu un enfant et qu’il s’est marié. Ce sont les éléments dont je dispose qui ont été la base de la décision qui ont amené jusqu’à ce titre valable jusqu’en avril 2020. »

Édifiant. On a beau savoir qu’en effet les obligations de quitter le territoire ne sont pas exécutées, on a beau le lire régulièrement dans la presse, cet exemple précis est gravissime. Nos autorités ne font pas leur travail et s’engouffrent dans des angles morts.

Christophe Castaner dit aussi : « je peux vous donner ce nombre de 40 individus radicalisés au sein de la police nationale suivis par une cellule spécifique au sein de la Direction générale de la police nationale. Et je peux vous dire que pour tous les cas où les cas de radicalisation ont été caractérisés de façon suffisante, ces agents ont été écartés. […] La moitié est partie, il reste 19 ou 20 cas qui sont suivis attentivement, sur lesquels les signaux sont des signaux faibles qui ne caractérisent aucune anomalie pénale mais ils font l’objet d’une attention toute particulière. »

Mais du coup, Monsieur le Ministre, Mickael Harpon présentait-il des signaux faibles ?

« Il y a eu des signaux qui ont été perçus comme de faible intensité » mais « On n’a pas considéré à ce moment-là que les éléments étaient suffisants ».

Si les signaux de Mickael Harpon étaient « trop faibles », que doit-on penser de l’importance des signaux des 20 individus « suivis attentivement » ?

J’en arrive toujours à la même conclusion :

Ils spéculent avec notre sécurité et mettent nos vies en jeu en ne faisant rien.

Alors même qu’ils sont en fonction pour agir, qu’ils sont payés pour agir, qu’ils ont accepté leur poste pour agir.

Jusqu’à quand nos dirigeants vont-ils éluder leurs responsabilités pour se décharger sur les autres ?

Lors de l’hommage rendus aux quatre fonctionnaires décédés, Emmanuel Macron a prononcé un discours salué par tous les médias. Il disait notamment que « l’administration seule et tous les services de l’État ne sauraient venir à bout de l’hydre islamiste (…) Une société de vigilance, voilà ce qu’il nous revient de bâtir ».

Mais Monsieur le Président, dirigez donc par l’exemple !

Nous sommes déjà une société vigilante, nous vivons avec la menace du terrorisme qui plane au-dessus de nos têtes. Nous sommes vigilants lorsque nous prenons les transports en commun, nous sommes vigilants dans la rue, nous sommes devenus vigilants parce que nous savons que la menace est présente partout.

MAIS nous savons très bien aussi que notre vigilance se heurte à la menace des accusations de racisme et « d’ islamophobie ». Comment être vigilants dans une société où l’on ne peut pas observer et s’exprimer sans craindre d’être mis en cause ?

L’urgence n’est pas de demander à la société, c’est-à-dire vous et moi, d’être vigilante, mais de faire le ménage et d’assainir les administrations censées nous protéger.

Monsieur le Président, balayez devant votre porte.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ps : Tout aussi odieux que l’appel de Hadama Traoré, Tariq Ramadan n’a pas hésité à écrire sur son profil Facebook, suivi par des milliers de personnes : « L’essentiel reste ici, de témoigner notre sympathie aux familles de toutes les victimes. Toutes les victimes, sans exception ni sélection. Même la famille de cet homme qui a perdu la raison et dont on a commencé à salir la mémoire aujourd’hui ». Abject et provoquant.

Ps 2 : L’ancien juge anti-terroriste Marc Trévidic a été interrogé sur Europe 1 cette semaine. Il a clairement dénoncé la passivité de l’État : « On a laissé pendant quarante ans cette idéologie mortifère se répandre partout » « On a eu des alertes (…) maintenant on voit des militaires, des policiers radicalisés. Un jour, on trouvera peut-être un juge radicalisé, tout est envisageable »…

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Islamisme, « le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt ».

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Plus les jours passent et plus ce que nous supposions à propos de l’attaque de la Préfecture de police de Paris se révèle exact.

Quand les médias ont commencé à diffuser des informations sur ce quadruple meurtre, à l’IPJ nous nous disions entre nous « terrorisme islamiste », « attaque au couteau », « radicalisation dans les administrations »…

La semaine dernière, combien d’éditorialistes ont poussé des cris d’orfraie à l’idée de faire un lien entre la conversion à l’islam d’un fonctionnaire habilité « secret défense » et ce passage à l’acte ? Certains allant même jusqu’à dire qu’une telle conversion d’un habilité « secret défense » ne devrait pas susciter plus de questions qu’une conversion au christianisme.

Et maintenant, au fur et à mesure que les informations sur cet individu sont dévoilées ces bonnes âmes lui trouveraient presque des excuses.

Pourtant, le dossier de Michael Harpon est épais. Aux dernières nouvelles, il avait été signalé en 2015 à plusieurs reprises par différents collègues.

Le journal Causeur a eu accès au rapport de la Préfecture de Police sur le comportement de ce sinistre individu. Rapport qui a été remis à Christophe Castaner qui s’était exprimé un peu vite jeudi quand il a déclaré que Harpon n’avait « jamais présenté de difficulté comportementale », ni « le moindre signe d’alerte ».

La prudence n’est-elle pas de mise au début d’une enquête ? Surtout quand on parle en qualité du ministre de l’Intérieur ?

Voici un extrait de ce rapport :

rapport-pref-paris.jpg

Ce matin je lisais que les enquêteurs ont également retrouvé dans son bureau une clé usb qui contient des vidéos de propagandes de l’État islamique ainsi que les coordonnées et des informations personnelles de plusieurs dizaines de ses collègues de la Préfecture de Police.

Toutes les craintes sont permises…

« Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt »

Et c’est exactement le sentiment que l’on a aujourd’hui.

Combien de temps encore allons nous lire dans les journaux que « 30 fonctionnaires environ seraient suivis pour radicalisation au sein de la police nationale, dont une quinzaine à la Préfecture de police de Paris » (CNews, lundi 7 octobre). C’est d’ailleurs l’IPJ qui a lancé l’alerte en publiant ce chiffre dans Le Figaro vendredi, avant même que le parquet national anti-terroriste soit saisi.

Une trentaine de personnes sont identifiées, elles pourraient potentiellement passer à l’acte, elles sont peut-être dangereuses et tout le monde est au courant. C’est inacceptable ! Comment nos dirigeants peuvent ils rester passifs face à une telle situation ? Est-ce un manque de courage ? du déni ? du clientélisme ?

La raison importe peu finalement, le résultat est malheureusement le même, ils spéculent avec notre sécurité et mettent nos vies en jeu en laissant pourrir la situation.

Et pourtant, il existe des solutions. Ce n’est peut-être pas la panacée, mais par exemple en juin dernier, les députés Éric Diard et Éric Pouillat ont remis leur rapport sur la mission d’information relative aux services publics face à la radicalisation. Ils ont écrit noir sur blanc cinq propositions concrètes pour renforcer la capacité d’action du service national des enquêtes administratives de sécurité (SNEAS), qui distribue l’agrément pour être recruté dans la police.

Pourquoi cette mesure n’a-t-elle pas été mise en place ?

Pourquoi nos dirigeants prennent-ils des airs graves, expliquent dans les médias qu’ils sont « aux responsabilités » et pourtant ne mettent pas en place les outils qui pourraient prévenir de telles situations ?

Il y a des mesures très concrètes à appliquer. Je constate que malgré les alertes, les passages à l’acte et les menaces, nos dirigeants ne font pas le maximum.

Et aujourd’hui, le ver est dans le fruit.

Aurélia, Anthony, Damien et Brice ont reçu la légion d’honneur à titre posthume ce matin dans la cour de la Préfecture de police de Paris.

Ils ont reçu les honneurs de nos gouvernants, ceux-là même qui ont les cartes en main pour combattre et éradiquer le terrorisme. Qu’ils ne soient pas morts pour rien.

L’heure est grave.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ps : Je vous incite à aller lire l’entretien de notre porte-parole dans Le Figaro vendredi. Il y évoque la radicalisation chez les policiers.

www.lefigaro.fr/vox/societe/attaque-a-la-prefecture-de-police-renforcons-la-detection-de-la-radicalisation-chez-les-policiers-20191004

La gravissime attaque à la Préfecture de Police Paris

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Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez très probablement entendu parler de l’attaque perpétrée hier après-midi à la Préfecture de police de Paris. Un agent administratif et trois policiers ont été tués à coups de couteau dans les locaux même de la Préfecture par un de leur collègue. Une cinquième personne est actuellement entre la vie et la mort.

Mes pensées vont bien sûr d’abord vers les quatre victimes, vers leur famille et tous leurs proches. Ont-ils seulement imaginé une seule seconde hier matin, en embrassant leurs enfants ou leur conjoint, qu’ils ne se reverraient plus ? Ma peine est immense pour ces familles brisées et ces vies détruites.

Dans un article du Figaro, on peut lire que Mickaël, agent administratif en charge de l’informatique au département technique de la Direction du renseignement avait 16 ans d’ancienneté. Il était âgé de 45 ans, né à Fort de France et était atteint de surdité.

« Armé d’un long couteau en céramique, indétectable par les portiques de sécurité, il entame un parcours meurtrier dans un temps record. D’abord, il poignarde tour à tour, à l’étage, trois policiers de la Direction du renseignement qui étaient dans deux bureaux distincts.(…)

Puis, dévalant les escaliers, il agresse deux femmes toujours à l’aide de son arme blanche. La première, affectée comme agent administratif à la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), est tuée tandis que sa collègue, issue des ressources humaines, est grièvement blessée à l’épaule. »

Un article du Parisien décrit comment il a été neutralisé : « L’attaque se termine dans la cour centrale, dite du 19 août 1944, baptisée ainsi en hommage au soulèvement de la préfecture à la Libération. Là, à deux pas du monument aux morts, Mickaël H. est tué de plusieurs tirs de fusil automatique HK G 36 par un jeune agent en faction, entré dans la police une semaine plus tôt ».

De la tristesse oui, mais aussi de la colère et des questions.

Depuis hier, on entend et on lit beaucoup de choses. Bien souvent les journalistes ne donnent les éléments qu’à demi-mots, comme s’ils étaient tabous.

Comme s’il était préférable de se voiler la face, de taire certains détails et de nous préserver. Mais ni vous, ni moi n’avons besoin d’être préservés, la seule chose que nous exigeons est de savoir la vérité pour connaître les menaces qui planent sur chacun de nous.

Des éléments nous parviennent au compte-goutte… D’abord on a entendu parler d’une déception amoureuse, puis d’un conflit avec sa hiérarchie, puis de sa conversion à l’islam dix-huit mois plus tôt, d’un changement de comportement avec les femmes… Tout cela a circulé dans la presse.

J’ai même lu dans plusieurs articles qu’il pourrait s’agir « d’un coup de folie ». Cela me paraît mal s’accorder avec le « couteau en céramique indétectable aux portiques de sécurité » qu’il a utilisé.

S’il est imprudent de tirer des conclusions définitives pour le moment, impossible de ne pas repenser aux dernières attaques au couteau, qu’on nous présente la plupart du temps comme des « actes isolés » commis par des « déséquilibrés »… Ces attaques qui frappent à l’aveugle dans des gares routières, des maternités, des écoles ou dans la rue…

Toute la lumière doit être faite sur les questions que nous nous posons. Était-il radicalisé ? Si oui, comment était-il possible qu’un tel individu soit en poste dans une administration « sensible » ? Devons-nous redouter que d’autres profils de ce type, dans la fonction publique, passent à travers les radars ? Cette question a d’ailleurs été posée par le journaliste Mohamed Sifaoui dans son livre « Taqiya ».

Nous ne devons jamais nous habituer à cette violence et aux menaces que le terrorisme islamiste fait peser sur nous. Nous devons être protégés par l’État et nos policiers. Hélas, l’attaque d’hier nous a rappelé que même nos forces de l’ordre ne sont pas à l’abri…

J’attends que l’on nous dise la vérité.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

D’après vous, cet homme a t-il reçu trop de secondes chances ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur

C’est une histoire à peine croyable, et pourtant presque banale dans la France d’aujourd’hui.

C’est l’histoire d’une tentative d’assassinat que n’importe qui pouvait voir venir, et que la justice n’a rien fait pour empêcher.

C’est l’histoire d’une femme qui a failli mourir sous les coups de son compagnon parce que la justice a été incapable de la protéger de cet homme violent, tout comme elle a été incapable de protéger la société de ce délinquant multirécidiviste.

Nous sommes dans la nuit du 2 septembre 2017. Aurélia est allongée sur son lit dans un demi-sommeil, à son domicile, situé rue Jean-Ferrat, à Saint-Fargeau-Ponthierry en Seine-et-Marne.

C’est alors que son compagnon, Hamid Baghdad Meghits, se jette sur elle et la poignarde avec un couteau de cuisine. L’arme, qui mesure 30 cm, a une lame de 18 cm.

Il la frappe, encore, et encore, et encore. Une douzaine de fois : au visage, au niveau du cou et entre les omoplates. La lame va même pénétrer dans l’œil droit d’Aurélia, dont elle a aujourd’hui définitivement perdu l’usage.

Les deux enfants du couple, alors âgés de 18 mois et 5 ans, sont présents dans la maison à ce moment-là. Fort heureusement, ils n’assistent pas à cette scène de cauchemar, comme le précise le journal Le Parisien.

Mais qui est Hamid Baghdad Meghits ?

C’est un délinquant récidiviste, qui a déjà été condamné, par deux cours d’assises différentes, en 2003 et en 2009, pour des braquages répétés.

C’est aussi un homme qui a déjà été hospitalisé sous contrainte en psychiatrie de nombreuses fois.

En ce qui concerne ses éventuels troubles mentaux, les psychiatres ne parviennent pas à s’accorder : paranoïa, traits psychopathiques, troubles graves de la personnalité…, ils ne savent pas très bien. En revanche, tous sont d’accord pour dire que l’individu est « dangereux sur un plan psychiatrique et criminologique ».

Par ailleurs Hamid Baghdad Meghits est un grand consommateur de cannabis, une drogue connue pour favoriser les passages à l’acte violents et qui est associée à la survenue de la schizophrénie.

Bref, Hamid Baghdad Meghits est un homme hautement dangereux, et tout le monde le sait.

Mais ce n’est pas tout. Pendant les mois qui ont précédé la tentative d’assassinat d’Aurélia, les signaux d’alerte se sont multipliés.

Déjà, le 19 juin 2017, Hamid Baghdad Meghits avait été condamné pour des violences conjugales à huit mois de prison, dont quatre ferme, mais sans mandat de dépôt. Autrement dit : laissé libre.

À peine quelques jours plus tard, il avait enlevé son fils aîné à l’école, à l’heure du déjeuner. Une alerte enlèvement avait été lancée dans toute la France, jusqu’à ce qu’il ramène son fils de lui-même chez sa grand-mère et se livre à la police.

Hamid Baghdad Meghits est à nouveau placé en hôpital psychiatrique. Les médecins le laissent rapidement sortir… et deux jours plus tard il menace de mort un de ses voisins.

Quelques heures seulement avant de poignarder Aurélia, il se trouvait en garde à vue pour avoir volé une voiture… après s’être évadé de l’hôpital dans lequel il avait fait un énième séjour ! Il était reparti du commissariat avec en poche, une convocation devant le tribunal correctionnel de Melun…

Hallucinant !

Le journal Le Parisien précise encore : « Il lui était interdit d’entrer en contact avec sa compagne et de paraître à son domicile. Interdictions qu’il n’avait absolument pas respectées : il s’était même réinstallé de force dans le domicile familial. Sans oublier les précédentes interventions de la police au domicile familial, suite à des violences ou des menaces de mort. Des affaires qui n’avaient connu aucune suite judiciaire, en raison de son état mental. »

Vous êtes abasourdis ? Vous ne parvenez pas à y croire ?

Moi aussi, j’ai bien du mal à y croire, et pourtant je suis difficile à étonner, j’en ai déjà tellement vu…

Voilà une bonne quinzaine d’années que la dangerosité de cet homme est connue, qu’il accumule les délits et les condamnations. Tous les signes sont là, montrant qu’un jour où l’autre il va tenter de tuer la mère de ses enfants.

Mais ni la justice ni la médecine ne peuvent apparemment se décider à le mettre hors d’état de nuire. Qu’il soit ou non malade d’un point de vue psychiatrique, il est certain qu’il est dangereux, et presque assuré qu’il récidivera, comme il l’a déjà fait de très nombreuses fois.

Mais ni les juges ni les psychiatres ne paraissent se soucier de protéger son entourage et la société. Comme si chacun se renvoyait la balle. Comme si personne n’était responsable de rien. Comme si tout le monde attendait que l’irréparable soit commis pour se décider à agir.

Aurélia a eu énormément de chance : elle est encore en vie, bien que mutilée. Mais si elle est encore en vie, ce n’est ni grâce à la justice ni grâce à la psychiatrie.

Vous le savez, le gouvernement a décidé de lancer un « Grenelle contre les violences conjugales ».

C’est une initiative bienvenue, et certaines mesures qui ont été proposées sont intéressantes.

Mais ce que prouve le cas d’Aurélia, comme de beaucoup d’autres femmes, c’est que la lutte contre les violences conjugales ne peut pas être dissociée de la lutte contre la délinquance en général.

Tant que la justice française continuera à se comporter avec autant de désinvolture, tant qu’elle ne remplira pas à nouveau son rôle fondamental, qui est de protéger les gens honnêtes et d’assister les victimes, on ne pourra attendre aucun progrès sérieux en matière de violences conjugales.

Avant de tenter d’assassiner sa compagne, Hamid Baghdad Meghits était d’abord un délinquant multirécidiviste et violent. S’il avait été traité avec la fermeté que méritaient ses agissements, Aurélia n’aurait pas failli perdre la vie, cette nuit du 2 septembre 2017.

Il y a quelques années, notre ancien délégué général avait écrit un livre qui s’intitulait « Quand la justice crée l’insécurité ». Ce titre est malheureusement plus que jamais d’actualité.

Il y aura encore beaucoup d’Aurélia tant que la justice française continuera à créer l’insécurité, et tous les « Grenelle » du monde n’y pourront rien.

Plus que jamais, à l’IPJ, nous sommes déterminés à lutter pour que cela change.

Vous pouvez compter sur nous, nous ne lâcherons rien.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

« Je fais confiance à la justice de mon pays »

institutpourlajustice

Chère Madame, cher Monsieur,

1974 : Oswald Baudot, substitut du procureur de la République à Marseille et membre éminent du Syndicat de la Magistrature, adressait sa célèbre « harangue » à ses collègues magistrats.

« Dans vos fonctions », écrivait-il, « ne faites pas un cas exagéré de la loi et méprisez généralement les coutumes, les circulaires, les décrets et la jurisprudence. La justice (…) sera ce que vous la ferez. N´attendez pas le feu vert du ministre ou du législateur ou des réformes, toujours envisagées. Réformez vous-mêmes. »

Autrement dit : usurpez sans complexe le rôle du législateur, méprisez la souveraineté populaire, décidez selon votre caprice et non selon la loi.

Et puis bien sûr : « Soyez partiaux. Ayez un préjugé (…) pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice. »

2019 : les idées du Syndicat de la Magistrature ont profondément gangréné notre appareil judiciaire. La politisation des magistrats, la culture de l’excuse et la partialité font des ravages et éloignent chaque jour un peu plus les Français de leur justice.

Nous en avons malheureusement eu une nouvelle illustration tout récemment.

Lundi 16 septembre, le tribunal correctionnel de Lyon a relaxé deux militants écologistes qui avaient décroché un portrait officiel d’Emmanuel Macron, au mois de février dernier, dans une mairie d’arrondissement.

Les deux militants étaient poursuivis pour vol en réunion et le procureur avait demandé 500 euros d’amende contre chacun d’eux.

Le juge a reconnu que le vol était constitué et que l’intrusion d’une vingtaine de militants écologistes dans la mairie avait troublé l’ordre public.

Mais, a-t-il ajouté, la réalité du « dérèglement climatique » « affecte gravement l’avenir de l’humanité », ce qui légitime « d’autres formes de participation » des citoyens, « dans le cadre d’un devoir de vigilance critique ».

Autrement dit, le juge du tribunal correctionnel de Lyon a donné aux militants écologistes la permission de violer la loi au motif que lui, magistrat, trouvait leur cause légitime.

Quelques jours plus tôt, le tribunal correctionnel de Gap avait condamné trois militants de l’organisation Génération Identitaire à six mois de prison avec sursis. Les trois hommes ont également été condamnés à 2 000 euros d’amende et à cinq ans de privation de droits civiques, civils et familiaux. L’association a, elle, écopé de l’amende maximale de 75 000 euros.

Qu’avaient-ils fait ?

Cette association avait décidé d’organiser une manifestation à la frontière franco-italienne au lieu-dit « Col de l’Échelle », au printemps 2018, pour protester contre ce qu’ils qualifient de laxisme dans le contrôle de l’immigration clandestine empruntant le passage en France par les Alpes.

Deux ou trois cents personnes se sont donc rendues sur le site, y ont déployé quelques banderoles, scandé des slogans, la manifestation se terminant sans violence ni dégradation.

À priori aucune infraction justifiant des poursuites pénales ne semblait constituée, d’ailleurs dans un premier temps l’affaire avait été classée sans suite. Mais d’autres magistrats ont estimé que le fait que les participants à la manifestation portaient tous un anorak bleu clair signifiait qu’ils avaient voulu se faire passer pour des douaniers et qu’il y avait donc « usurpation de fonctions ».

Le tribunal de Gap a donc frappé très fort, avec des peines lourdes compte-tenu de la nature de l’infraction.

Le problème n’est évidemment pas de savoir si l’on approuve ou pas les actions de « Génération Identitaire », pas plus qu’il n’est de savoir si l’on est préoccupé par le « dérèglement climatique » ou pas.

Le problème est l’incroyable partialité d’une partie de la magistrature que révèle ces deux décisions presque concomitantes.

D’un côté un tribunal relaxe des militants qui ont troublé l’ordre public pour protester contre « l’inaction de l’État » en matière d’écologie. Il les relaxe parce qu’il approuve leur action et qu’il juge leur cause légitime.

D’un autre côté un tribunal inflige une lourde condamnation à des militants qui ont organisé une manifestation pour protester contre « l’inaction de l’État » en matière d’immigration.

Deux poids, deux mesures.

Et puis surtout, cette incroyable permission de violer la loi accordée par un juge, par celui qui est censé appliquer la loi.

On aurait parfaitement compris que les peines prononcées contre les militants écologistes soient symboliques. Le délit n’était manifestement pas grave. Mais là il s’agit de tout autre chose. Le tribunal a tout simplement légitimé le délit.

La logique de la décision du tribunal correctionnel de Lyon, c’est l’abolition de toute ordre légal et son remplacement par l’arbitraire des magistrats.

Si les juges partagent vos idées politiques, vous pouvez faire ce que vous voulez, les tribunaux vous relaxeront. Si les juges désapprouvent vos idées politiques, gare à vous ! Ils seront d’une sévérité impitoyable.

Cette décision est extrêmement inquiétante.

À l’Institut Pour la Justice, nous comprenons parfaitement le danger que cela représente. Nous avons-nous même été la cible des magistrats politisés du Syndicat de la Magistrature, avec l’affaire du « Mur des cons ».

Avec des hommes politiques et des pères de victimes, nous nous sommes retrouvés épinglés sur le fameux « mur ». Parce que nous avions le tort de réclamer une justice plus équitable et protectrice pour les victimes.

Mais cette attaque est aussi une sorte d’hommage involontaire. Elle est la preuve que nos adversaires nous craignent. Ils savent que, depuis sa création, l’IPJ s’est toujours battu contre la politisation de la justice. Ils savent que nous sommes un obstacle pour l’action de tous les lobbies laxistes.

Ce combat nous le menons pour vous et grâce à vous, et la décision du tribunal correctionnel de Lyon montre encore une fois à quel point il est urgent et nécessaire.

Mais pour continuer à agir, nous avons besoin de votre aide. Nous sommes une petite association et nous ne recevons aucune subvention. Tous les dons, mêmes minimes, sont précieux pour nous.

Nous avons besoin de vous.

Les dons sont indispensables car ils nous permettent d’agir. Si l’Institut pour la Justice ne le fait plus faute de moyens, qui le fera ?

Mille mercis de votre aide précieuse par un don aussi généreux que possible.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Il s’entendait bien avec tout le monde

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

Je vais vous parler d’une histoire triste et grave qui me met en colère.

sentendbien

À Rouen il y a 2 semaines, Olivier Quenault, un cuisinier de 47 ans, a été retrouvé nu et gravement mutilé dans un jardin public. D’après les enquêteurs, son corps présentait un « sévère traumatisme à la face causé par des coups d’une rare violence ».

Olivier Quenault aurait pu être votre fils, votre mari, votre frère… Il était décrit comme « très sociable », « allant vers les autres », « s’entendant bien avec tout le monde », « le dernier à chercher les problèmes et la bagarre ».

Il est mort sous les coups de barbares croisés par hasard dans un jardin public.
Oui, il a eu affaire à des barbares, et je pèse mes mots.

L’enquête est en cours mais il semblerait que les barbares en question soient une bande d’adolescents de quinze à dix-sept ans, qui sévit dans le centre-ville de Rouen depuis plusieurs semaines. Le palmarès de ces « jeunes » est glaçant (je préfère vous en faire grâce). Ce gang a même été nommé « la bande Orange mécanique » par les policiers à cause de son ultra-violence.

« Déjà connu de la Justice », « déjà maintes fois arrêtés »… Toujours la même musique…

Lorsqu’on en vient à attenter aussi jeune à la vie d’autrui, c’est bien souvent qu’on a déjà franchi, sans trop d’encombres judiciaires, les multiples barreaux de l’échelle criminelle.

Le système est défaillant. Sa clémence est dévastatrice. L’IPJ le dénonce depuis des années ! Nous réclamons des réponses adaptées aux conduites délinquantes le plus tôt possible pour responsabiliser les mineurs.

La réforme de la Justice des mineurs va dans le mur

Hélas, la ministre de la Justice ne l’entend pas de cette façon et veut traiter le problème « avec humanisme ». Sa principale idée est de ne plus poursuivre pénalement les délinquants de moins 13 ans. Par pur « humanisme », cette mesure aura pour seul résultat d’engendrer plus de délinquance et d’insécurité…

Pour Olivier et pour toutes les autres victimes anonymes, je vous demande de signer notre pétition contre la réforme de la Justice des mineurs.

La signer ne vous engage à rien et ne vous prendra que quelques secondes. Vous apporterez votre soutien à notre initiative courageuse pour bloquer ce texte.

Le sort des victimes est trop important pour ignorer mon appel. Je ne vous demande qu’une chose, signez notre pétition pour nous permettre d’agir pour le bien commun. Nous devons collecter un maximum de signatures pour que notre action ait du poids. S’il vous plaît, ne vous découragez pas et signez la pétition contre la réforme de la justice des mineurs.

Avec tout mon dévouement,

Axelle Theillier

ps : Si vous avez déjà signé la pétition, je vous remercie très sincèrement. N’hésitez pas à la transmettre à tout votre entourage par email ou par Facebook.

Connaissez vous la différence entre Christiane Taubira et Nicole Belloubet ?

institutjustice

Chère Madame, cher Monsieur,

En fait, il n’y a aucune différence entre l’actuelle ministre de la Justice et l’ancienne.
Elles ont la même vision de la justice et la même idéologie, hélas pour nous…

Christiane Taubira en rêvait, Nicole Belloubet le fait !

Les téléphones dans les prisons, les bureaux de vote pour les détenus lors des élections et peut-être bientôt la dépénalisation du cannabis… Nicole Belloubet reprend toutes les idées de Christiane Taubira.

Et les choses ne vont pas s’arranger avec la réforme de la justice des mineurs. Croyez-moi, ses conséquences vont être dramatiques.

Je n’exagère pas. Sa principale idée est de ne plus poursuivre pénalement les délinquants de moins 13 ans. Par pur « humanisme », cette mesure aura pour seul résultat d’engendrer plus de délinquance…

30 secondes pour inverser la vapeur

Je ne vous demande rien. Je sais que vous êtes très sollicités. Après tout, se battre contre de mauvaises lois est notre travail à l’Institut pour la Justice.

Et je vous assure que nous travaillons d’arrache-pied, avec ma petite équipe, pour insuffler du bon sens à nos dirigeants et pour rétablir l’ordre.

Mais si vous prenez 30 secondes pour signer la pétition qui s’oppose à la réforme de la justice des mineurs vous nous rendrez un grand service.

Cela vous prendra 30 secondes, à peine quelques clics. Cela n’a rien d’engageant mais changera la donne. J’ai besoin d’être soutenue par le plus grand nombre.

S’il vous plaît, signez la pétition de l’Institut pour la Justice.

cliqueIPJ

Avec tout mon dévouement et mes remerciements,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

ps : Si vous avez déjà signé la pétition, je vous remercie très sincèrement. N’hésitez pas à la transmettre à tout votre entourage par email ou par Facebook.