Antiracisme et droits de l’homme… le programme de notre nouveau ministre

Chère Madame, cher Monsieur,

Philippe Monguillot.

Ce nom vous dit peut-être quelque chose ? Il s’agit du chauffeur de bus de Bayonne en état de mort cérébrale après la très violente agression qu’il a subie dimanche.

Son crime ? Avoir fait son travail correctement. Avoir signifié à des passagers qui montaient dans son bus sans masque et sans tickets qu’il y a des règles à respecter. Il a été « massacré ».

Le procureur de la République a expliqué : « Les insultes fusent puis il y a une bousculade. Le chauffeur est poussé hors du bus. Là, deux des individus lui donnent de violents coups de pied et de poings dans la partie haute du corps et notamment vers sa tête ».

Philippe Monguillot, 59 ans, marié, père de 3 enfants, allait prendre sa retraite l’année prochaine.

Hier à Bayonne, une marche blanche a rassemblé 6 000 personnes. Les médias ont vanté « le calme » et « la dignité » des manifestants. Mais c’est surtout une population qui se dresse contre l’ensauvagement de notre société et qui appelle les pouvoirs publics à l’aide.

Une autre marche blanche est organisée samedi en hommage à Mélanie Lemée, la gendarme de 25 ans, tuée par un homme « bien connu des services de police », sans permis de conduire et en possession de drogue, qui a voulu contourner un dispositif d’interception alors qu’il fuyait un barrage.

Là encore, y participeront des Français dont le ras-le-bol et la peur grandissent chaque jour. Jusqu’à quand devrons-nous compter les morts et les agressions de gens ordinaires ?

Notre société devient de plus en plus violente.

Mais que voulez-vous, sans garde-fou, comment les choses pourraient-elles aller autrement ?

Aujourd’hui en France, que l’on soit chauffeur de bus, comme Philippe, gendarme comme Mélanie ou simple anonyme, nous sommes tous à la merci de délinquants qui connaissent les rouages de la Justice et savent qu’ils ne risquent pas grand-chose.

Ils auront droit à une deuxième, une dixième ou une quinzième chance !

J’aimerais que le nouveau ministre de la Justice me contredise et me dise de sa voix grave : « Madame Havel, vous vous trompez, je suis là pour que la Justice redevienne plus protectrice, plus efficace. Pour cela, je vais faire en sorte que les peines de prison soient effectuées, que les sursis ne soient plus accumulés et que pour chaque délit, il y ait une sanction ».

En réalité, Eric Dupond-Moretti, lors de son discours d’accès à sa fonction à dit à Nicole Belloubet qu’il « comptait porter avec détermination ce qu’elle avait commencé ». Un programme qui en dit long…

Voilà quelques unes des décisions prises par Nicole Belloubet lors de son passage au ministère de la Justice :

En 2 mois, pour faire face soi-disant à la crise sanitaire du coronavirus, des milliers de libérations anticipées auront été permises. Il y a aujourd’hui environ 13 500 détenus en moins dans les prisons françaises, et parmi les détenus libérés on trouve « une petite trentaine » de radicalisés. Cela ne semble pas inquiéter l’administration pénitentiaire.

La quasi-totalité des cellules de prison seront munies d’un téléphone fixe mis à disposition des détenus. L’administration pénitentiaire a déjà le plus grand mal à surveiller les détenus dangereux ou les islamistes qui font du prosélytisme, alors comment croire que les conversations téléphoniques de 50 000 cellules pourront être surveillées ?

Pour la Justice des mineurs, l’ancienne ministre voulait traiter le problème « avec humanisme ». Son idée : ne plus poursuivre pénalement les délinquants de moins 13 ans. Par pur « humanisme », cette mesure aura pour seul résultat d’engendrer plus de délinquance et d’insécurité… « L’humanisme » c’est pour les délinquants, jamais pour leurs victimes.

Le nouveau garde des Sceaux veut poursuivre le travail commencé. Il s’est notamment félicité de la baisse du nombre de détenus orchestrée par Nicole Belloubet.

Alors que la tâche est immense pour restaurer la Justice en France, le nouveau ministre a cru bon de préciser, dans le climat actuel : « mon ministère sera aussi celui de l’antiracisme et des droits de l’homme ».

À l’IPJ, on souhaite surtout que son ministère soit celui de la Justice, celle qui lutte contre l’ensauvagement de la société et qui protège les Français.

Mais, comme je vous l’écrivais mardi, j’ai bien peur de ne pas pouvoir continuer. Notre association n’a pas été épargnée par les derniers mois qui ont éprouvé tant de monde.

Notre association est en péril et je ne suis pas sûre de pouvoir continuer à agir.
Vous le savez, nous ne recevons que des dons pour exister, aucune subvention publique ne vient nous aider.

Mais si l’IPJ devait disparaître, les conséquences seraient désastreuses. Il n’y a pas d’autres associations de citoyens qui se battent pour rendre aux victimes leur statut, pour stopper les dysfonctionnements de la Justice, pour dénoncer « l’humanisme » de nos dirigeants et leurs réformes dangereuses pour notre sécurité.

Si demain nous disparaissons, la voie sera totalement libre pour les lobbies laxistes. Il n’existera plus de contre pouvoir. C’est pourquoi, je vous demande humblement de soutenir l’Institut pour la Justice. Un don, même minime, peut faire la différence. Cliquez ici pour nous aider.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

J’ai peur de ne pas pour continuer

Chère Madame, cher Monsieur,

Leur histoire n’a pas fait les choux gras de la presse… Vous n’entendrez pas parler de François et Chantal autant que d’autres « victimes » auxquelles les médias donnent la parole à longueur de journée.

Et pourtant, leur histoire est triste et consternante.

Nous sommes à la fin du mois de mai, en Isère, dans la commune de Montrevel. Ce village compte 450 habitants, et il n’y a plus qu’un seul commerce : le bar-tabac tenu par François et Chantal depuis 23 ans. Le couple travaille sans relâche, 7 jours sur 7 dans ce commerce où travaillait déjà la mère de Chantal avant elle.

Pourtant, dans ce village sans histoire, les buralistes ont déjà subi pas moins de 7 cambriolages et le dernier, à la fin mai, a particulièrement mal tourné.

François a blessé le cambrioleur qui s’est introduit dans leur bar-tabac en plein milieu de la nuit.

Le couple habite à l’étage au-dessus de leur commerce. Vers une heure du matin, Chantal réveille son mari : elle a entendu un bruit suspect.

François descend et se rend compte qu’un homme tente de forcer une fenêtre. Il remonte, va chercher le fusil de son grand-père, qu’il garde à proximité car il a déjà dû mettre en fuite des malfrats de chez lui, et redescend.

Tout va très vite, il y a une voiture, trois cambrioleurs, des coups de feu sont tirés « en l’air » d’après François. Tout va vraiment très vite. Les trois délinquants prennent la fuite.

Mais, plus tard dans la nuit, un jeune homme de 21 ans se présente aux urgences d’une clinique de la Drôme avec des tirs de plomb dans le dos. Ses explications ne trompent pas les gendarmes qui font le lien avec le cambriolage de Montrevel. L’homme a été légèrement blessé et reçoit 15 jours d’Incapacité Temporaire de Travail.

Dans la matinée, François est alors placé en garde à vue. « J’ai été ramené par les gendarmes devant le bar-tabac pour expliquer comment les choses s’étaient passées. J’étais menotté, devant tout le voisinage. Cela a été traumatisant. On m’a traité comme un tueur. »

Lorsqu’il est arrêté, la Justice ouvre une enquête pour « tentative d’homicide ». Mais finalement, il sera mis en examen pour « violences aggravées ». Aujourd’hui, il est placé sous contrôle judiciaire.

En quelques minutes, la vie de ce couple sans histoire a basculé.

Chantal a mis en vente son commerce. « J’ai déjà été cambriolée six fois ces dernières années. Moralement, c’est dur de vivre dans la peur. Alors aujourd’hui, ras-le-bol, j’arrête. Je vais vendre. Je ne peux plus continuer dans ces conditions. Je soutiens bien sûr mon mari. On l’a traité comme un tueur. On lui a mis les menottes. Mais nous, on est des victimes. Il ne faut pas inverser les rôles. »

Et François sait qu’il va devoir affronter la Justice.

« J’ai fait une bêtise, je n’aurais pas dû me servir de mon arme. Dans la panique, la peur, on ne sait pas ce qui nous passe dans la tête. Mais ce sont les voleurs qui devraient être punis. Pas moi. »

Quant au cambrioleur en question, il s’agit d’un homme de 21 ans, et devinez quoi ? Il est déjà bien connu de la Justice. Il sortait à peine de prison, pour une affaire de stupéfiants, quand il a décidé de s’en prendre au bar-tabac de Montrevel.

Cette histoire est loin d’être inédite.

Aujourd’hui en France, que l’on soit commerçant, comme François, agriculteur ou simple anonyme comme Marin Sauvajon, nous sommes tous à la merci de délinquants qui connaissent les rouages de la Justice et savent qu’ils ne risquent pas grand-chose.

Ils auront droit à une deuxième, une dixième ou une quinzième chance !

Et si d’aventure nous venions à nous défendre, à protéger notre maison, notre famille, nos biens et à riposter, qui sait quel traitement judiciaire nous pourrions recevoir ?

Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut faire justice soi-même, la loi doit être respectée, bien évidemment. Mais nous ne pouvons pas simplement en rester là.

Les belles âmes vous diront que François aurait pu trouver une « autre solution ».

Les bien-pensants des beaux quartiers vous diront, sans chercher à comprendre, que l’on ne doit pas se comporter comme au Far-West.

Après tout, c’était un simple « cambriolage », n’est-ce pas ?

Et bien non. Ce n’est pas un simple cambriolage.

Cet homme a été cambriolé chez lui, surpris en pleine nuit. Cet homme a eu peur pour sa femme, pour son commerce et il a réagi comme il a pu.

Alors, l’IPJ pose officiellement la question : que fait la Justice pour nous protéger ?

Le bilan de Nicole Belloubet, ministre de la justice jusqu’à hier, est lourd :

Elle aura profité de la période de confinement pour lutter à sa manière contre la surpopulation carcérale. Pour cela, quoi de plus simple que de vider les prisons ? Il y a 13 500 détenus en moins dans les prisons françaises depuis le 16 mars, ce qui fait passer le taux d’occupation des prisons de 119% à 98%.
En 2 mois, pour faire face soi-disant à la crise sanitaire du coronavirus, des milliers de libérations anticipées auront été permises et des milliers d’autres délinquants n’auront pas été incarcérés.

Parmi ces 13 500 détenus, Stéphane Bredin, le directeur de l’administration pénitentiaire, a même expliqué, très calmement, « qu’une petite trentaine » d’entre eux sont radicalisés.

Mais rassurez-vous, « ces détenus radicalisés bénéficient tous d’un suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation ».

Notre ancienne ministre a profité d’une crise sanitaire pour « vider les prisons ». Christiane Taubira en rêvait, Nicole Belloubet a trouvé l’occasion pour le faire.

Avant son départ du gouvernement, l’une de ses dernières initiatives aura été savoureuse…

Emmanuel Macron lui a demandé en juin de recevoir la famille d’Adama Traoré, ce jeune homme de 24 ans mort en 2016 lors d’une intervention policière à Beaumont-sur-Oise. Elle s’est exécuté, faisant fi de la séparation des pouvoirs et de l’instruction toujours en cours concernant les circonstances du décès de cet homme.

Et puis, pourquoi recevoir une famille militante, bien connue pour jeter de l’huile sur le feu, qui hurle aux violences policières et à l’État raciste depuis des années ?

Cette famille qui s’érige en victime est pourtant loin d’être exemplaire. Sur 17 frères et sœurs, plusieurs ont déjà été condamnés pour de graves délits de droit commun, d’extorsion de fonds, de port d’armes, d’agressions, de tabassage de personnes qui ont porté plainte… Et l’un des frères Traoré, Bagui, va prochainement passer aux assises pour « tentative d’assassinat ».

Drôle d’époque où les délinquants deviennent aux yeux des médias et des dirigeants des victimes de la société.

Drôle d’époque où, quand vous êtes un commerçant ou un agriculteur sans histoire, et que vous avez subi une agression, vous pouvez endosser le rôle du criminel.

François le buraliste ne fait pas la une des journaux. Il y a des victimes qui ne sont pas assez spectaculaires, leur histoire ne va pas indigner les « humanistes » à géométrie variable. Leur destin ne va pas intéresser les ministres.

Mais ils devront affronter la Justice, ils devront se justifier d’avoir voulu défendre leur gagne-pain. L’avocat de François ne cesse de le répéter : « La victime est ce père de famille buraliste, pas le cambrioleur ».

La situation dans laquelle notre pays plonge est terrifiante. Personnellement, je ne veux pas assister au naufrage de la France sans avoir tout tenté.

Mais j’ai bien peur de ne pas pouvoir continuer.

Vous le savez, les derniers mois ont été très difficiles pour de nombreuses personnes. Les problèmes de santé, de chômage, les problèmes économiques et financiers ont touché des millions de Français… Malheureusement notre association n’a pas été épargnée.

Nous n’avons pas voulu vous solliciter pendant la période de confinement, cela aurait été malvenu, alors même que vous étiez peut-être déjà occupé à venir en aide à des proches. Mais je me dois d’être transparente avec vous aujourd’hui, ces derniers mois ont dangereusement grevé les finances de l’IPJ.

Notre association est en péril et je ne suis pas sûre de pouvoir continuer à agir.
Vous le savez, nous ne recevons que des dons pour exister, aucune subvention publique ne vient nous aider.

Si l’IPJ disparaît, qui fera entendre une autre voix ? Qui rendra aux victimes leur statut ? Qui combattra pour stopper les dysfonctionnements de la Justice ? Qui dénoncera « l’humanisme » dévoyé de notre ministre et ses réformes dangereuses pour notre sécurité ?

Qui écrira à des centaines de milliers de personnes sur internet pour faire entendre la voix de la raison ?

L’Institut pour la Justice est et doit rester le plus efficace contre-pouvoir en France, contre le laxisme de la Justice et l’inversion des valeurs.

Mais sans votre aide exceptionnelle, nous cesserons d’exister et livrerons l’avenir de la justice aux idéologues laxistes. Ils sont déjà suffisamment nombreux, croyez-moi ! Je vous demande donc aujourd’hui de nous soutenir en cliquant ici.

Je refuse de désespérer et je vous demande humblement votre aide pour continuer le combat en cliquant ici. Un très grand merci par avance.

Avec tout mon dévouement,
Laurence Havel

ps : La mort de Mélanie Lemée, gendarme de 25 ans, dans le Lot-et-Garonne, ce week-end est une très triste nouvelle. Elle a été tuée par un homme « bien connu des services de police », sans permis mais avec de la drogue, qui a voulu contourner un dispositif d’interception alors qu’il fuyait un barrage. Qui manifestera pour cette jeune femme morte dans l’exercice des ses fonctions à l’heure où le moindre policier ou gendarme est suspecté de racisme ou de violence… ?

Qui manifestera pour Philippe, 59 ans, chauffeur de bus à Bayonne, actuellement en état de mort cérébrale après avoir été tabassé par un groupe d’individus qui voyageaient sans masque et sans ticket ?

Des résultats inquiétants

Chère Madame, cher Monsieur,

Le deuxième tour des élections municipales vient d’avoir lieu.

Disons-le franchement : les résultats ne sont pas bons, du point de vue qui nous intéresse à l’IPJ, celui de la sécurité des Français.

Tout d’abord, dans un certain nombre de grandes villes, les listes menées par les écologistes l’ont emporté.

À Marseille, Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Besançon, Strasbourg, Tours…

Les préoccupations écologiques des Français sont légitimes, et en principe il devrait être tout à fait possible de mener des politiques municipales qui soient à la fois soucieuses de l’écologie et de la sécurité quotidienne des habitants.

Mais il se trouve qu’en France les responsables écologistes donnent en général à fond dans la culture de l’excuse et l’achat de la « paix sociale ».

Il n’est qu’à voir, par exemple, le bilan sécuritaire désastreux de Grenoble, première ville d’importance dirigée par une équipe écologiste depuis 2014. Je vous en avais déjà parlé et, au moment même où je vous écris, j’apprends qu’une nouvelle fusillade a eu lieu dans le centre-ville et en plein jour.

Qu’une quinzaine de grandes villes françaises aient désormais un conseil municipal écologiste, ou dans lequel les écologistes jouent un rôle essentiel, comme par exemple à Paris, ne laisse donc rien augurer de bon pour tous les Français, comme vous et moi, qui sont légitimement inquiets de la montée de la délinquance et de l’ensauvagement de notre société.

Mais surtout, nous avons battu des records d’abstention. Seuls 40% des électeurs sont allés voter ce dimanche. Un bilan en baisse d’une quinzaine de points par rapport au premier tour et une chute libre par rapport au scrutin de 2014 : à l’époque ils étaient environ 65% à s’être déplacés.

À Paris c’est moins d’un électeur sur 4 qui est allé voter !

Le gouvernement avait pourtant tout fait pour éviter un taux massif d’abstention. Les règles du vote par procuration avaient été modifiées. Pour ce second tour, il était permis à un même mandataire de disposer de deux procurations au lieu d’une habituellement. Cela n’a pas suffi.

Les Français ont boudé les urnes, alors même que les élections municipales font normalement partie de celles qui ont le plus leur faveur.

C’est extrêmement inquiétant.

Les Français semblent avoir perdu toute confiance dans leurs institutions, y compris les institutions de proximité, comme la commune.

Et on peut penser que les écologistes ont été portés au pouvoir au moins autant par « dégagisme », par volonté de sortir les sortants, que par adhésion à leurs politiques.

Les Français ne croient plus dans les institutions et se méfient de leurs représentants.

Comment s’en étonner, alors que nos gouvernements successifs semblent avoir renoncé depuis de nombreuses années à assumer leurs missions fondamentales : assurer la protection de la vie et des biens des citoyens ordinaires ?

La défiance vis-à-vis du politique trouve notamment sa source dans l’impuissance en matière de sécurité et de justice. Une impuissance volontaire, délibérée, consentie : on achète provisoirement la « paix sociale » en laissant s’étendre les zones de non-droit, et après moi le déluge !

Mais dans une telle situation et avec une telle abstention, personne ne peut prétendre avoir de légitimité pour gouverner et il est à craindre que, dans ces conditions, la rue prenne de plus en plus la place des urnes. Que la violence remplace les processus démocratiques.

D’ailleurs, à peine sorti du confinement, nous avons eu droit à des manifestations illégales, que le gouvernement n’a pas voulu empêcher, et qui ont été émaillées de nombreuses violences.

Comme d’habitude serait-on tenté de dire, car désormais la violence lors des manifestations semble systématique.

Et ces manifestations ne sont sans doute qu’un avant-goût de ce qui nous attend dans les mois qui viennent.

Sans compter la délinquance « ordinaire » qui semble bien être en train d’exploser après que Madame Belloubet ait vidé les prisons.

Vous le voyez, nous devons nous préparer à des lendemains difficiles, et travailler plus que jamais pour inverser la tendance.

Car je reste persuadée que le bon sens peut finir par l’emporter. Les solutions, nous les avons, ce qui manque, ce qui a toujours manqué jusqu’à maintenant, c’est le courage politique.

Nous devons préparer l’avenir, et notamment la présidentielle de 2022, qui va arriver très vite.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Affrontements à Dijon : les vérités qui dérangent

Chère Madame, cher Monsieur,

Ce qui s’est passé à Dijon il y a une dizaine de jours est d’une extrême gravité et pourrait bien préfigurer l’avenir de la France.

Pendant plusieurs jours, le quartier des Grésilles a été le théâtre de batailles de rue entre la communauté maghrébine qui y habite et des Tchétchènes venus d’un peu partout en France pour venger l’un des leurs, victime d’une violente agression, sur fond de trafic de stupéfiants.

L’explosion a été tellement brutale, tellement spectaculaire que, cette fois, ni les médias ni les pouvoirs publics n’ont pu recourir à leurs techniques de diversion habituelles.

La réalité de ces zones de non droit qui gangrènent chaque jour un peu plus la France est apparue en pleine lumière.

D’abord, comme le dit un éditorial du Figaro Magazine : « Pour une fois, les médias n’ont pas masqué le caractère ethnique de ces heurts. D’ordinaire, quand de tels troubles surviennent, l’origine des émeutiers est pudiquement cachée au profit d’expressions elliptiques comme “jeunes des cités“ ou “habitants des quartiers sensibles”. Mais cette fois les faits étaient trop aveuglants pour les cacher. »

Comme le dit ce même éditorial : « Posément et sans amalgame, il va bien falloir affronter la question du lien entre immigration et délinquance. Beaucoup de Français découvrent aujourd’hui que l’arrivée de réfugiés tchétchènes a fait naître de nouveaux foyers de criminalité, de Nice jusqu’à Strasbourg. »

D’après le journal Le Parisien, environ 300 Tchétchènes seraient aujourd’hui inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), « une surreprésentation » manifeste.

Ensuite ces affrontements ont été un démenti cinglant à la culture de l’excuse. Le quartier des Grésilles, à Dijon, est tout sauf une zone abandonnée par les pouvoirs publics : ceux-ci y ont dépensé pas moins de 135 millions d’euros, notamment pour y construire des équipements collectifs, gymnase, médiathèques, salle d’escalade, etc.

Tout ce qui peut être fait dans le cadre de la « politique de la ville » a été fait aux Grésilles, et pour quel résultat ? Le trafic de drogue y prospère, les armes y circulent, comme on a pu le voir dans les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, où des hommes cagoulés sont apparus munis de fusils d’assaut et de pistolets automatiques.

L’impuissance des pouvoirs publics a aussi été flagrante. Pendant plusieurs jours, les forces de l’ordre se sont contentées d’encadrer le quartier des Grésilles, pour éviter la propagation des affrontements, mais sans intervenir directement pour les faire cesser.

Comme l’écrit Le Figaro : « Traumatisées par les émeutes de 2005, les autorités ont mis en place une stratégie d’évitement qui place les populations locales sous la loi des bandes. La police n’intervient plus qu’en pointillé, à retardement, après l’événement. Elle se retranche derrière des procédures judiciaires longues, aléatoires, rythmées par les magistrats. »

D’ailleurs, une sorte d’armistice a finalement été scellée entre les Tchétchènes et la communauté maghrébine des Grésilles à la Mosquée de la Fraternité, à Quétigny, près de Dijon. Comme si les autorités religieuses remplaçaient, pour maintenir l’ordre, des pouvoirs publics républicains dépassés.

Et il faut bien comprendre que ce qui s’est passé aux Grésilles pourrait survenir demain à peu près n’importe où en France.

Comme l’écrit l’ancien préfet Michel Aubouin dans « 40 ans dans les cités », « les Français vivent avec l’illusion d’être protégés. Ceux que j’interroge font confiance à la police, à la justice et aux services de renseignement. Ils pensent même que les services se préparent aux hypothèses les plus extrêmes. Dans la réalité, il n’en est rien. Les institutions résolvent les problèmes au fur et à mesure de leur apparition. Personne n’est prêt à affronter une situation aussi apocalyptique qu’un embrasement des “quartiers”. Les policiers de terrain, que j’interroge aussi, partagent mon inquiétude. Ils savent, par expérience, qu’on ne serait pas en mesure de mobiliser suffisamment de moyens humains et matériels, pour reprendre des cités tombées aux mains de groupes dissidents, dès lors que nous n’avons déjà plus les moyens d’y demeurer. »

Pendant trois jours, les habitants des Grésilles ont eu le sentiment d’être totalement abandonnés des pouvoirs publics.

Mais en réalité, ce sont tous les Français ordinaires qui sont abandonnés.

Années après années, mois après mois, on ne peut que constater la progression du communautarisme, la multiplication des violences urbaines, qui ne sont plus réservées aux grandes métropoles, et la montée en gamme de la délinquance.

Et pendant ce temps-là, notre ministre de la Justice vide les prisons et notre ministre de l’Intérieur donne à fond dans la culture de l’excuse et désespère les forces de l’ordre.

Nous courrons à la catastrophe si nous continuons ainsi.

L’Institut pour la Justice n’a pas l’intention de rester les bras croisés face à cette situation.

Soyons francs, tant que l’équipe actuelle sera au pouvoir, il sera très difficile d’obtenir des réformes qui améliorent la sécurité des Français, nous le savons.

Mais cependant nous ne lâcherons rien. Nous continuerons à saisir toutes les occasions pour alerter l’opinion, à mobiliser pour faire pression sur les pouvoirs publics. Nous continuerons à proposer des solutions à l’efficacité prouvée. Nous continuerons sans relâche à être les porte-paroles de tous ces Français qui aspirent à une justice plus protectrice et plus efficace.

Et lorsque viendra la période électorale de 2022, nous serons là pour demander des comptes à ceux qui ont exercé le pouvoir et pour rappeler qu’une autre politique est possible. Plus déterminés que jamais.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Mercredi après-midi j’ai retenu mon souffle

Chère Madame, cher Monsieur,

Je dois vous avouer que j’ai retenu mon souffle mercredi après-midi. La décision devait tomber : l’agresseur de Marin allait-il rester en prison ou être libéré à la moitié de sa peine ?

Heureusement, il ne sera pas libéré suite à sa demande de liberté conditionnelle.
Condamné à 7 ans et demi de prison en mai 2018 pour « violences avec usage ou menace d’une arme suivie de mutilation »
, il avait frappé à coups de béquille l’étudiant qui tentait de défendre un couple pris à partie devant le centre commercial de La Part-Dieu à Lyon.

Marin, âgé de 20 ans, avait été laissé pour mort. Il avait passé onze jours dans le coma, et souffre aujourd’hui encore de graves lésions cérébrales. Ses séquelles sont très lourdes et irréversibles.

Mercredi, la Cour d’appel de Lyon a notamment mis en avant le projet professionnel du détenu qui n’est pas « suffisamment abouti » et « le fait que le traumatisme reste très présent chez la victime ».

Car la victime, parlons-en.

Trouvez-vous normal que Marin doive supporter l’idée que son agresseur pourrait être libéré, alors qu’il n’a exécuté que la moitié de sa peine ?

Trouvez-vous normal que Marin, qui tente péniblement de se reconstruire, soit replongé dans le traumatisme qu’il a vécu dans l’attente de la décision de la Justice ?

A t-il vraiment à subir cette nouvelle épreuve alors même que la justice, par sa clémence quasi-criminelle dans le suivi de ce délinquant quand il était mineur, a déjà une responsabilité immense dans ce qui est arrivé ?

Car il faut rappeler que ce voyou, en dépit de son jeune âge, a déjà une vingtaine de mentions à son casier judiciaire, qu’il est connu pour des addictions à l’alcool et au cannabis, qu’il est incarcéré pour une agression ultra-violente, qu’il a fait l’objet d’une quinzaine de sanctions disciplinaires depuis le début de son incarcération en novembre 2016.

Mais malgré toutes ces raisons, la Justice a quand même pris le temps d’étudier sa demande. Et elle aurait parfaitement pu la lui accorder, cela s’est vu.

L’Institut pour la Justice, depuis sa création, demande que les peines prononcées soient appliquées par principe dans leur intégralité.
Pour préparer la sortie et la réinsertion du détenu, pour la reconstruction de la victime et pour protéger la société.

Tout simplement.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?

Chère Madame, cher Monsieur,

Christophe Castaner l’a dit : « L’émotion dépasse les règles juridiques ». Par conséquent des manifestations interdites peuvent être tolérées et leurs organisateurs échapper à toute sanction.

C’est ainsi que, ce samedi, une nouvelle manifestation illégale organisée par la famille d’Adama Traoré a eu lieu à Paris.

Comme d’habitude, si l’on peut dire, il y a eu des destructions, des heurts violents avec la police et, au cours de cette manifestation soi-disant « antiraciste », des slogans antisémites ont clairement été proférés, comme en témoignent des vidéos qui ont abondamment circulé sur les réseaux sociaux.

La Préfecture de Police a annoncé qu’elle allait saisir la justice pour ces propos antisémites. Mais à supposer que leurs auteurs soient effectivement traduits en justice, ceux-ci pourront sans doute se disculper en plaidant que, chez eux, l’émotion l’a emporté sur les règles juridiques.

Puisque le ministre de l’Intérieur lui-même estime que « l’émotion » est une excuse valable pour commettre des infractions, pourquoi ne pas se réclamer de son exemple ?

D’un côté, les « émotions » de certains leur valent une indulgence pratiquement sans bornes de la part du ministre, mais de l’autre le même Christophe Castaner a réussi à se mettre à dos tous les policiers.

Comment a-t-il réussi cet exploit ?

D’une part en affirmant que tout « soupçon avéré » de racisme dans les rangs de la police entraînerait la suspension des fonctionnaires concernés.

D’autre part en décrétant que, désormais, la technique dite de la « clef d’étranglement », destinée à maîtriser sans les blesser les individus violents, ne pourrait plus être utilisée par les policiers.

Évidemment, on lui a immédiatement fait remarquer que l’expression « soupçon avéré » n’a aucun sens. Si un soupçon est « avéré » ce n’est plus un soupçon, c’est une certitude. Et si c’est juste un soupçon, il est complètement injuste de sanctionner quelqu’un sur cette base. Les policiers aussi ont droit à la présomption d’innocence.

Quant à l’interdiction de la « clef d’étranglement », les policiers ont demandé quels moyens ils devaient alors utiliser pour maîtriser les individus violents et qui résistent à l’interpellation.

La réponse du ministre a été, en gros : « Je ne sais pas encore, mais on va y réfléchir ».

Christophe Castaner a par exemple évoqué l’utilisation des pistolets à impulsion électrique, les tasers. Mais ces tasers, la plupart des policiers n’en disposent pas encore et n’ont pas été formés à leur utilisation. Et puis cette arme est loin d’être sans danger. Elle est susceptible de provoquer des arrêts cardiaques et la personne qui est mise KO par la décharge électrique peut se blesser en tombant.

Alors quoi ? Des coups de matraque ? Des coups de poing et de pied ?

Christophe Castaner propose-t-il de remplacer une technique que les policiers emploient depuis longtemps et qui est relativement peu violente, par des techniques beaucoup plus dangereuses ? Ou bien faut-il comprendre que la seule chose qui préoccupe le ministre de l’Intérieur, c’est l’intégrité physique des délinquants et qu’il se moque que force puisse rester à la loi républicaine ?

Christophe Castaner aurait voulu faire comprendre à ses hommes qu’il les considérait tous a priori comme de dangereuses brutes racistes, il ne s’y serait pas pris autrement.

On comprend que les policiers soient ulcérés, qu’ils se sentent totalement lâchés par leur ministre et laissés sans moyens pour faire face à la violence, bien réelle, à laquelle ils sont confrontés au quotidien.

Résultat ? Plusieurs syndicats de policiers ont appelé leurs adhérents à ne plus procéder à aucune interpellation si les personnes résistent.

Un peu partout en France les policiers manifestent et déposent symboliquement leurs menottes à terre. Les refus d’intervenir dans des situations potentiellement dangereuses se multiplient, comme le rapportent les journaux.

Comme le confiait un commissaire de police au journal Le Figaro : « La démotivation guette dans les services, car le risque administratif encouru par chaque fonctionnaire qui se donne dans son métier devient bien supérieur au bénéfice d’une intervention réussie ».

À chaque fois que Christophe Castaner fait une déclaration, ce sont les criminels qui se frottent les mains.

Et du côté de la Justice, ce n’est pas mieux.

Interrogée au sujet de la colère des policiers, Nicole Belloubet a estimé vendredi dernier qu’il s’agissait juste d’un « mouvement d’humeur qui s’apaisera ». Les intéressés apprécieront.

Par ailleurs la Garde des Sceaux, qui se félicite d’avoir fait baisser la population carcérale de plus de 13 000 personnes en quelques semaines, sous prétexte de l’épidémie de COVID, a déclaré : « Chaque Français a quelque part en lui un risque de racisme. Il faut lutter contre ça. »

Chaque Français ordinaire est donc suspect et doit être surveillé, pour s’assurer qu’il n’abrite pas de mauvaises pensées. En revanche, si vous êtes un délinquant avéré, la ministre fera tout ce qui est en son pouvoir pour que vous restiez en liberté.

Et pendant ce temps-là, à Dijon, durant trois jours, des dizaines d’hommes issus de la communauté tchétchène, armés de barre de fer, de couteaux, de battes de baseball et même d’armes à feu, ont mené des expéditions punitives contre des dealers issus de la communauté maghrébine.

Lorsqu’on voit de telles choses, on a envie de s’écrier : mais y-a-t-il un pilote dans l’avion ? Y-a-t-il quelqu’un dans ce gouvernement pour s’occuper sérieusement de la sécurité des Français ?

François Rebsamen, le maire de Dijon, l’a bien dit : « Puisque la justice passe trop tard et que la police n’a pas les moyens de son action, la communauté tchétchène est venue faire respecter elle-même son droit. On n’est plus en République quand ça se passe comme ça. »

Lorsque la justice et la police sont défaillantes, c’est la guerre des gangs qui s’installe, la guerre de tous contre tous. C’est ce que nous avons vu à Dijon.

Ce n’est même pas qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion, c’est bien pire que ça. Vous vous souvenez du vol Germanwings 9525 ? Le copilote de l’airbus A 320, Andreas Lubitz, avait volontairement crashé l’appareil contre une montagne, tuant 144 passagers et six membres d’équipage.

Aujourd’hui, la politique de nos deux ministres nous envoie droit dans le mur, le mur de la réalité.

Le chaos s’installe peu à peu en France. La rentrée s’annonce terrible en septembre. Et il n’est même pas sûr qu’il y ait une trêve estivale.

Je ne vous le cache pas, je suis très inquiète. Révoltée aussi par la manière dont nous sommes abandonnés par les pouvoirs publics.

Mais aussi plus combative que jamais. Nous n’avons pas le choix : nous devons nous battre de toutes nos forces pour renverser la vapeur. Et je suis convaincue que nous pouvons y parvenir, avec votre soutien.

Plus que jamais l’IPJ va se battre pour faire entendre la voix de la raison, la voix des Français qui demandent à pouvoir vivre en sécurité et paisiblement.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ce « monde d’après » est terrifiant

Chère Madame, cher Monsieur,

C’est officiel, l’État de droit est mort en France.

Le ministre de l’Intérieur l’a enterré hier.

Christophe Castaner l’a dit : l’émotion est au dessus de la loi.

C’est exactement ce que le ministre avance pour justifier que des manifestations contre le racisme et les « violences policières » se soient tenues dans plusieurs villes malgré leur interdiction.

« Les manifestations ne sont pas (autorisées) dans les faits car il y a un décret du premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du déconfinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes. Mais je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent. »

Notre ministre de l’Intérieur, par ces paroles à peine croyables, légitime la loi de la jungle, la loi de la rue, la loi du plus fort… Il annonce très officiellement que l’État renonce à faire appliquer l’ordre et la Loi dans certaines situations.

D’ailleurs, Christophe Castaner a provoqué la colère des policiers. Certains fonctionnaires y voient même une trahison de la part de leur ministre dans cette période de tensions extrêmes, où les forces de l’ordre sont clouées au pilori dans leur ensemble par une poignée d’agitateurs militants et une excitation médiatique malsaine.

Dans le journal Le Monde, une policière de l’ouest parisien a témoigné : « On est tous dégoûtés, il n’y a pas d’autres mots. Pourtant, on a l’habitude d’être lâchés par les différents gouvernements, mais là, c’est le point de non-retour. »

La police est blessée dans son honneur. Mais cette affaire est bien plus grave et va bien au-delà. Les syndicats de policiers appellent à ne plus aller « au casse-pipe » dans ces conditions. Le Ministre, par ses propos, met clairement notre sécurité en péril.

Une question me taraude, si nous organisons une manifestation de soutien aux force de l’ordre, serions-nous tolérés de la même façon ?

À votre avis ?

Eric Naulleau, critique littéraire et chroniqueur à la télévision, notoirement de gauche, a parfaitement résumé les choses : « L’honnêteté intellectuelle oblige à reconnaître que les manifestations non autorisées rencontrent plus d’indulgence de la part du pouvoir quand elles viennent des banlieues. »

La ministre de la Justice s’est elle aussi particulièrement illustrée ces derniers jours.

Savez-vous qu’Emmanuel Macron a demandé à Nicole Belloubet de recevoir la famille d’Adama Traoré, ce jeune homme de 24 ans mort en 2016 lors d’une intervention policière à Beaumont-sur-Oise ? Faisant fi de la séparation des pouvoirs et de l’instruction toujours en cours concernant les circonstances du décès de cet homme.

Pourquoi recevoir une famille militante, bien connue pour jeter de l’huile sur le feu, qui hurle aux violences policières et à l’État raciste depuis des années ? Acheter la paix sociale fait renoncer à bien des valeurs…

Cette famille qui s’érige en victime est pourtant loin d’être exemplaire. Sur 17 frères et sœurs, plusieurs ont déjà été condamnés pour de graves délits de droit commun, d’extorsion de fonds, de port d’armes, d’agressions, de tabassage de personnes qui ont porté plainte…

Et, comble de l’humiliation, la famille Traoré a refusé d’être reçue par la Ministre.

Drôle d’époque où les délinquants deviennent aux yeux des dirigeants des victimes et imposent leur loi.

Le « monde d’après » promis à la fin du confinement est terrifiant. « L’émotion dépasse les règles juridiques », nos policiers sont désavoués publiquement par leur ministre, les minorités et les groupuscules militants ont la voie libre pour tous les excès, les délinquants sont reçus officiellement dans les ministères.

Mes chers amis, tout ce qui est décrit dans mon message est très grave.
Notre sécurité est en jeu, l’avenir de notre pays peut basculer au moment où les représentants de la République renoncent à remplir leurs devoirs les plus élémentaires.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

ps : Le ministre de l’Intérieur a promis qu’il « n’y aura pas de sanction et de procès-verbal », et qu’il faudra « respecter les règles barrières » lors de ces manifestations interdites mais tolérées. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, il a également affirmé qu’il « serait prêt à mettre un genou à terre », geste symbolique importé des États-Unis pour dénoncer le racisme supposé de la police. Notre ministre voudrait importer en France les tensions raciales qui ont semé le chaos et la destruction dans de nombreuses villes américaines, il ne s’y prendrait pas autrement.

Ce qu’il se passe aux États-Unis devrait nous inquiéter

Chère Madame, cher Monsieur,

Le gouvernement l’a nié farouchement, mais tous les acteurs de terrain le confirment : dans les quartiers dits « sensibles » le confinement a été très relatif.

C’est-à-dire que les policiers et les gendarmes ont rencontré exactement les mêmes difficultés qu’avant le confinement pour y faire respecter la loi.

Tandis que le gouvernement jurait, la main sur le cœur, qu’il ferait appliquer le confinement de la même manière partout, les forces de l’ordre recevaient les consignes habituelles pour « faire preuve de discernement » et ne pas « provoquer ».

Exactement de la même manière que le ministre de l’Intérieur déclare vouloir sévir contre ceux qui se livrent à des rodéos sauvages, tandis que policiers et gendarmes continuent à recevoir l’ordre de ne pas poursuivre les auteurs d’infraction, afin de ne pas risquer l’émeute.

Double langage, deux poids deux mesures.

La semaine dernière cette hypocrisie du discours officiel, et l’impuissance des pouvoirs publics, est devenue encore plus apparente, avec des rassemblements de masse contraires à toutes les règles sanitaires censées être en vigueur.

Dimanche 24 mai un match de football organisé à Strasbourg entre deux quartiers « difficiles », Hautepierre et le Neuhof, a attiré plus de 400 personnes.

La police municipale a bien tenté d’intervenir pour empêcher la tenue de la rencontre, mais en vain. Finalement, la foule ne s’est dispersée qu’en « fin d’après-midi », à l’issue du match, comme le racontent les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Mardi 26 mai, un autre match de foot opposant Grigny aux Tarterêts, dans l’Essonne, a réuni plus de 300 personnes.

Le tout sous les yeux de la police réduite à l’impuissance.

« On ne peut pas disperser une foule, on n’a pas les moyens de faire face » expliquait un policier au journal Le Parisien. « On reste à côté, mais la consigne est de ne pas intervenir s’il n’y a pas de heurts. »

« On peut seulement observer de loin, pour ne pas risquer une provocation en face », ajoutait-il.

Plus fort encore, samedi 30 mai une manifestation de solidarité avec les migrants sans-papiers a traversé les rues de Paris.

La Préfecture de police avait pourtant interdit cette manifestation. Mais cette interdiction n’a eu aucun effet, puisque plusieurs milliers de personnes ont pris part à cette « marche des solidarités », relayée par 210 organisations et quelques 300 personnalités, selon un texte diffusé sur les réseaux sociaux.

Les manifestants, qui exigeaient la régularisation de tous les immigrés en situation irrégulière, sont partis de la place de la Madeleine pour se rassembler sur la place de la République et n’ont été dispersés au bout de plusieurs heures que lorsqu’ils ont fini par s’en prendre aux forces de l’ordre.

Rappelons que les rassemblements de plus de dix personnes sont toujours censés être interdits en France.

Mais, manifestement, ni ceux qui ont assisté aux matchs de foot illégaux ni ceux qui ont défilé samedi à Paris ne pensaient avoir grand-chose à craindre de la part de la police et de la justice.

Comme l’écrit dans Valeurs ActuellesMaître Gilles-William Goldnadel, l’un de nos experts : « les médias convenus ont été d’une discrétion exemplaire sur la manifestation illégale de plusieurs milliers de clandestins à Paris samedi. Dans le même temps, les mêmes télévisions montraient des policiers conseillant à deux personnes de porter leur masque dans un square. Le ministre de l’intérieur aura su de nouveau faire la démonstration de sa sélective rigueur. »

Ce deux poids deux mesures permanent ne peut que très mal finir.

Vous le savez sans doute, en ce moment le chaos se propage aux États-Unis.

La violence a commencé le mardi 26 mai, le lendemain de l’arrestation et de la mort de George Floyd, un homme noir tué par un policier blanc.

Au départ l’indignation devant cet homicide était compréhensible et il aurait pu y avoir des manifestations pacifiques. Mais quand il a été clair que les autorités locales ne réprimeraient pas, ou très mollement, les violences, celles-ci se sont multipliées à la vitesse de l’éclair.

Des émeutes ont éclaté un peu partout. Des magasins ont été pillés. Des commissariats de police ont été incendiés. Des policiers et de simples citoyens ont été agressés.

L’anarchie se propage comme une traînée de poudre dans les grandes villes américaines et un peu partout on entend le même genre de discours qu’en France : on demande aux forces de l’ordre de « faire preuve de retenue », de s’abstenir de « provoquer », des hommes politiques déclarent « comprendre » les pillages et les actes de violence. Violences qui, bien sûr, augmentent de plus belle.

Nous ne devrions pas croire que ce qui se passe outre-Atlantique ne pourrait pas se produire chez nous. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. En France aussi nous avons entendu l’actuel ministre de l’Intérieur excuser les violences de certains jeunes délinquants en invoquant la « galère » dans laquelle ceux-ci vivraient.

La loi doit impérativement être la même pour tous. Toute la force nécessaire doit être employée pour la faire respecter. Il ne peut y avoir aucune complaisance envers la délinquance.

Autrement c’est le chaos, comme nous le voyons actuellement aux États-Unis.

À l’IPJ nous en sommes fermement convaincus, et c’est tout le sens de notre combat pour une justice équitable pour tous et pour la sécurité de tous les Français.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Rodéos sauvages : l’impuissance volontaire

Chère Madame, cher Monsieur,

La semaine dernière, pendant cinq nuits d’affilée, les rues d’Argenteuil ont flambé. Incendies de poubelles et de véhicules, destructions de mobilier urbain, affrontements avec les forces de l’ordre attaquées à coup de mortiers d’artifice et de cocktails molotov…

La raison ? Dans la nuit du 16 au 17 mai, un jeune homme de 18 ans, prénommé Sabri, s’est tué en perdant le contrôle de sa motocross.

Immédiatement « les jeunes » ont accusé la police d’avoir provoqué cet accident au motif qu’une voiture de la BAC se trouvait à proximité au moment où Sabri s’est tué.

Les agents de la BAC ont expliqué qu’ils avaient remarqué une moto se dirigeant vers eux à grande vitesse. La rue étant étroite, le conducteur de la moto se serait déporté sur le trottoir pour continuer son chemin. Mais, le trottoir étant étroit et semé d’obstacles, il aurait percuté un poteau électrique en béton.

Le conducteur, qui ne portait pas de casque, serait mort sur le coup.
Les premières constatations ont pleinement confirmé les dires des policiers. Le parquet a reconnu que les agents de la BAC ne poursuivaient pas la moto et qu’il n’y avait pas eu de choc entre leur voiture et la motocross de Sabri.

Mais qu’importe, pour les « jeunes » et tous ceux qui les soutiennent, la police ne pouvait être que coupable et il fallait réagir par l’émeute au motif de réclamer « justice pour Sabri ».
Et c’est ainsi que les délinquants sont transformés en victimes.

Car il faut oser le dire, ceux qui, dans les « quartiers sensibles » se livrent à des acrobaties sur des motos ou des quads, le plus souvent volés ou trafiqués, qui font vrombir leurs engins à toute heure du jour et de la nuit, au mépris de toute règle de civilité et de sécurité, ne sont pas des « jeunes » qui s’amusent, ce sont des délinquants.

Ces rodéos ne sont pas un simple amusement, ils sont une manière pour les voyous qui pourrissent la vie des quartiers de s’approprier l’espace public.

Ils sont une manière de montrer qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent en toute impunité et d’intimider les autres habitants. Ils sont une manière de dire « ici, c’est moi qui fait la loi ».

Voilà pourquoi des émeutes suivent immanquablement tout accident impliquant l’un de ces délinquants motorisés. Pour bien rappeler qui fait la loi dans le quartier et que la police n’est en aucun cas autorisée à faire cesser ces rodéos sauvages qui humilient et terrorisent les habitants honnêtes.

Le 3 août 2018 une loi a pourtant été votée pour mieux réprimer ces délits. Le texte prévoit un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, deux ans et 30 000 euros d’amende si les faits sont commis en réunion. La confiscation du véhicule et la suspension du permis pour trois ans sont également prévues.

Seulement voilà, si la loi est bonne dans son principe, elle n’est pas appliquée en pratique.

Pour pouvoir condamner les auteurs de ces rodéos il faudrait en effet pouvoir les arrêter. Mais les consignes reçues par les policiers sont claires : « La chasse est interdite, à partir du moment où il y a un refus d’obtempérer suivi d’une fuite, on ne va pas insister sur la chasse en elle-même », comme l’expliquait récemment un policier dans un article publié par Sputnik.

Autrement dit, les policiers ont ordre de laisser filer pour éviter l’accident et l’émeute qui s’ensuivrait. En sachant qu’il sera impossible de retrouver les fuyards et leurs motos, bien souvent volées et dépourvues de plaques.

Alors, comme l’écrit Sputnik, « les missions des policiers sont réduites au strict minimum : “même si les riverains nous appellent à 23h pour dire que dix motocross tournent depuis 14h, qu’ils n’en peuvent plus, les instructions sont clairement de ne pas prendre en charge, de faire une physionomie…” Une physionomie ? En jargon policier, une simple reconnaissance, pour constater le rodéo et rentrer au bercail, impuissants. »

Les conséquences de cette impuissance sont pourtant dramatiques.

On se plaint souvent de ce que la « loi du silence » règne dans ces quartiers, ce qui rend très difficile de mettre fin aux trafics de drogue et d’armes qui s’y déroulent.

Mais l’une des raisons fondamentales de cette loi du silence, c’est que les habitants constatent tous les jours l’impuissance de la police.

Si les forces de l’ordre sont incapables de faire cesser de simples rodéos à moto, comment voudriez-vous que les habitants leur fassent confiance pour les protéger contre de dangereux trafiquants ?

Mieux vaut se taire et rester en vie.

Et puis bien sûr, régulièrement, ces voyous motorisés blessent ou tuent des passants.
Comme par exemple à Strasbourg où, le 20 mai, deux fillettes de 10 et 11 ans ont été percutées par une de ces motocross. L’auteur a bien entendu pris la fuite.

Maître Thibault de Montbrial a parfaitement réagi sur les réseaux sociaux :

    « 2 soeurs de 10 et 11 ans renversées hier par une motocross à Strasbourg.
Conducteur en fuite.
Ni indignations de pseudo-journalistes, ni conférences de presse d’avocats, ni mobilisation associative…
Silence et indifférence. Quelle inversion des valeurs ! 
»

Ou bien comme à Grenoble où, le 29 mars, une enfant de 7 ans a été renversée. Le pilote conduisait sans casque et s’est enfui immédiatement.

Et je pourrais allonger la liste pendant longtemps.

Pour ces victimes-là pas de « marches blanches », pas d’indignation médiatique, pas d’émeutes pour demander « justice ».

En vérité, les rodéos sauvages se portent si bien dans les « quartiers sensibles » qu’il existe désormais un véritable marché pour ces motocross, qui peuvent valoir jusqu’à 8 000 euros.

Comme l’expliquait le journal Le Parisien, certaines sont issues de cambriolages… commis notamment dans les garages chargés de récupérer les véhicules saisis durant les opérations de police !

« Des motos sont saisies, ils cambriolent le garage et ils y retournent le lendemain… », constate, amère, le procureur de la République de Versailles, Maryvonne Caillibotte.

C’est dire le sentiment d’impunité qui anime ces délinquants.

Ce n’est pas la loi qui est en cause, c’est la lâcheté de nos dirigeants ou bien leur adhésion à la culture de l’excuse. Ce sont les consignes qu’ils donnent aux forces de l’ordre et à la justice.

Lorsque l’on voit Nicole Belloubet se féliciter de ce que la population carcérale ait baissé de plus de 13 000 détenus, ou bien lorsqu’on entend Christophe Castaner excuser le comportement des « jeunes » à l’origine des émeutes urbaines, on comprend bien que les forces de l’ordre ne sont pas près de recevoir l’ordre de faire cesser ces rodéos meurtriers.

Mais, comme je vous le disais dans mon dernier mail, un jour il faudra rendre des comptes de tout cela. Et ces comptes nous avons bien l’intention de les réclamer.

Pour rappeler tout ce qui n’a pas été fait, toutes les promesses non tenues, et pour expliquer tout ce qui pourrait être fait pour améliorer concrètement la sécurité des Français.

Je compte sur vous pour rester à nos côtés. Nous avons besoin de vous pour continuer à nous battre et à avancer dans cette période difficile.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Madame Belloubet, il va falloir rendre des comptes

Chère Madame, cher Monsieur,

Depuis quelques jours dans de nombreux journaux, la ministre de la Justice brandit comme une victoire la diminution du nombre de détenus dans les prisons.
13 500 détenus en moins depuis le 16 mars, ce qui fait passer le taux d’occupation des prisons de 119% à 98%.

En 2 mois, pour faire face soi-disant à la crise sanitaire du coronavirus, des milliers de libérations anticipées auront été permises.

Parmi ces 13 500 libérations, Stéphane Bredin, le directeur de l’administration pénitentiaire nous explique « qu’une petite trentaine » sont des détenus radicalisés.

Mais rassurez-vous, « ces détenus radicalisés bénéficient tous d’un suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation ».

Il faudrait donc se réjouir que notre ministre ait profité d’une crise sanitaire pour « vider les prisons ». Christiane Taubira en rêvait, Nicole Belloubet a trouvé l’occasion pour le faire.

Il faudrait même féliciter Nicole Belloubet, d’avoir écouté scrupuleusement le contrôleur des lieux de privation de liberté – une ancienne présidente du Syndicat de la Magistrature – alors qu’elle n’a même pas daigné accuser réception de la pétition de l’IPJ ! Malgré la période de confinement, nous lui avons envoyé toutes les signatures reçues (plus de 27 000 aujourd’hui) avec un argumentaire détaillé pour s’opposer aux libérations anticipées.

Aucune réponse. Pas même une réponse polie et laconique pour nous expédier.

Ce silence s’apparente à du mépris pour ceux qui demandent une autre politique pénale et qui font part de leurs inquiétudes.

Et la suite nous inquiète encore plus. La ministre ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle veut maintenir ce nombre de détenus en systématisant les libérations anticipées.

Voilà comment les choses sont présentées dans Les Échos : « Il s’agit de faire en sorte que “les fins de peine, mettons les 3 ou 4 derniers mois, puissent être traitées en dehors des établissements pénitentiaires, à domicile, comme cela a été le cas pendant la période de confinement”, a détaillé Nicole Belloubet. »

« La “prolongation” de ce dispositif, voire sa “pérennisation“, ne devrait pas être réalisée par voie législative. “C’est un peu compliqué de l’emprunter maintenant, pour des questions de procédure parlementaire”, a commenté la ministre. Plus simplement, sa démarche sera explicitée par voie de circulaire adressée dans les prochains jours à l’ensemble des procureurs. »

Voilà, il y avait déjà les réductions automatiques de peine, les réductions supplémentaires de peine, il y a maintenant les libérations anticipées. Et bien sûr, toutes ces réductions s’additionnent pour raboter au maximum la durée de la détention.

Au mépris des victimes et de la société.

Et le législateur n’aura pas son mot à dire.

Je ne vous cache pas qu’il y a quelques jours, en lisant cela, je me suis dit « à quoi bon ? ». Nous nous activons, nous travaillons sérieusement pour envisager des solutions concrètes aux problèmes de la délinquance et de la justice, nous mettons du monde à contribution, nous vous demandons de nous aider pour porter nos actions.

Et malgré cela, nous ne recevons même pas de réponse du ministère de la Justice qui préfère balayer d’un revers de la manche ceux qui émettent des avis divergents.

Alors, je tiens à m’engager auprès de vous aujourd’hui pour vous dire que jamais nous ne renoncerons à notre combat. Nous allons tout mettre en œuvre pour être entendus, dans les semaines et les mois à venir.

Nous refusons la politique pénale du gouvernement et comptons bien le mettre au pied du mur pour les prochaines élections présidentielles dans 2 ans. Il faudra rendre des comptes. Nous serons là pour les réclamer.

Nous allons répondre au mépris par l’action. L’IPJ va être le caillou dans la chaussure de Nicole Belloubet. Notre association va peser dans la campagne électorale qui va démarrer dans quelques mois.

Je compte sur vous pour rester à nos côtés.
Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel