« On baisse notre pantalon »

Chère Madame, cher Monsieur,

Dans la matinée du samedi 3 octobre, entre 5h30 et 6h00, une patrouille de police intervient sur le parking de l’Intermarché de Louviers.

Des riverains ont appelé le commissariat pour des nuisances sonores. Un groupe d’une vingtaine de personnes met de la musique à plein volume, hurle et jette les caddies de l’hypermarché au sol.

Mais à l’arrivée de la police, au lieu de se disperser, les individus encerclent les quatre fonctionnaires et se montrent menaçants. Parmi eux, les agents reconnaissent des jeunes qui ont déjà agressé violemment une autre patrouille, deux semaines plus tôt. Et qui sont là, libres comme l’air, à nouveau prêts à « casser du flic ».

La suite est racontée par un policier du commissariat de Val-de-Reuil dans le journal La Dépêche de Louviers :

« L’un des individus fumait un cigare au visage d’un des policiers en lui disant : « Qu’est-ce que tu vas faire ? Vous n’êtes que quatre. Là, tes grenades, si je veux je les prends et tu ne pourras rien faire. » Qu’est-ce qu’on peut en effet faire face à ça ? Les collègues ont été obligés de quitter les lieux. »

Les collègues ont été obligés de quitter les lieux… Tout est dit.

On imagine la rage impuissante des policiers ainsi humiliés, et le sentiment de toute-puissance et d’impunité des voyous.

On imagine aussi le désespoir des habitants du quartier, abandonnés à la loi des criminels.

Le délégué local du syndicat Unité SGP Police le reconnaît d’ailleurs sans fard : « Je n’hésite pas à dire aux gens qui nous sollicitent qu’on n’interviendra pas car on n’a pas les moyens d’intervenir. Ce n’est pas qu’on ne veut pas, bien sûr. Mais pour pouvoir correctement assurer la sécurité des habitants, il faut déjà qu’on puisse assurer notre propre sécurité. »

Et il ajoute : « Ces faits se multiplient. On arrive à des zones de non droit. C’est de plus en plus violent. (…) Avant on était entre sept et huit policiers chaque nuit, là on n’est plus que trois ou quatre. Et les jeunes le voient très bien, ils savent qu’on ne peut rien faire. On a clairement perdu du terrain. »

Bien sûr, la question des effectifs et des moyens matériels dont disposent les forces de l’ordre est cruciale. Mais si, comme le dit ce syndicaliste, la police a « perdu du terrain », ce n’est pas seulement à cause d’un manque de moyens.

C’est aussi à cause des ordres qu’elle reçoit.

Ne pas « provoquer », temporiser, ne pas interpeller immédiatement, ne pas poursuivre, ne pas aller au contact : voilà le genre de consignes que reçoivent les policiers et gendarmes qui opèrent dans ces centaines de « quartiers sensibles » qui rongent la France comme la gangrène.

Et ils savent très bien que, si jamais une intervention se passe mal, personne ne leur fera de cadeau. Ils seront immédiatement lâchés par leur hiérarchie et par le gouvernement, traînés dans la boue par les médias. Comme dans l’affaire Théo.

Aujourd’hui la peur est du côté des policiers et des gendarmes, plus du côté des délinquants.

Le journaliste Frédéric Ploquin raconte ainsi les humiliations quotidiennes que ceux-ci doivent subir. Les voyous qui leur disent tranquillement : « J’ai pas où crécher ce soir, ça m’arrangerait que tu m’embarques ! » Ou encore : « Je signe votre papier, de toute façon je sors demain matin. »

Un policier lui confie, totalement désabusé : « Ils ont compris le système, c’est nous qui sommes bêtes. On se sent impuissant. On s’adapte à la délinquance. On baisse notre pantalon. C’est pas pour ça que je me suis engagé. »

Ce sont tous ces reculs, jour après jour, qui nourrissent le sentiment d’impunité des délinquants et qui font que désormais ils n’hésitent plus à attaquer directement les forces de l’ordre. Pour les tuer.

Lorsqu’on refuse de se donner les moyens que force reste à la loi, inévitablement la force la plus brutale finit par supplanter la loi. Et de cela nos dirigeants sont entièrement responsables.

La devise de la police nationale est Pro Patria Vigilant (« Ils veillent pour la patrie »). Lorsque ceux qui doivent veiller sur la patrie sont démoralisés, abandonnés, livrés à la violence, c’est la patrie elle-même qui est en danger.

Il est trop facile pour nos dirigeants de s’indigner devant les caméras et de manifester bruyamment leur soutien aux forces de l’ordre lorsqu’elles ont été attaquées.

Car, si les voyous n’hésitent plus de nos jours à s’en prendre délibérément à des policiers, à essayer de les tuer juste parce que ce sont des policiers, c’est à cause de la démission des gouvernements successifs face à la criminalité.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’un énième plan d’urgence, ou d’interdire les mortiers d’artifice, comme le voudrait le ministre de l’Intérieur. Et pourquoi pas interdire les boules de pétanques, en ce cas, étant donné que certains s’en servent pour attaquer les forces de l’ordre ?

Non, ce dont nous avons besoin c’est que la police et la gendarmerie reçoivent enfin la consigne d’employer toute la force nécessaire pour que l’ordre soit rétabli partout sur le territoire. Et que la justice sanctionne sans faiblesse les délinquants.

L’impuissance n’est pas une fatalité, elle est un choix qu’ont fait nos dirigeants. Un choix que l’IPJ ne cessera jamais de dénoncer et de combattre. Pour vous et grâce à vous.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Quand l’État se fait piétiner mais ne dis rien

Chère Madame, cher Monsieur,

Le 6 octobre au soir, à Herblay, dans le Val d’Oise, deux policiers ont subi une tentative de meurtre sauvage.

Les policiers étaient en planque dans le cadre d’une enquête banale quand ils se sont fait aborder par trois passants. Ces trois passants se sont déchaînés sur les fonctionnaires, ils les ont sortis de leur voiture, les ont frappés si fort qu’ils ont pu leur voler leurs armes de service puis, ils ont tiré au moins 7 coups de feu sur eux, pour les tuer, pour tuer des policiers.

Les deux fonctionnaires ont subi des graves traumatismes crâniens et même une fracture crânienne pour le plus jeune d’entre eux, âgé de 30 ans, et qui est toujours dans le coma. Les suspects recherchés sont trois hommes, l’un africain, l’autre métis et le dernier nord-africain.

Ensuite, dans la nuit de samedi dernier à dimanche, c’est toujours en banlieue parisienne, qu’un commissariat s’est fait attaquer ! À Champigny-sur-Marne, quarante racailles de cités ont fait le siège du commissariat en le bombardant pendant presqu’une heure avec des feux d’artifice et en cassant les vitres à coups de barres de fer. Mais où sommes-nous ?!

Les deux policiers ont été visés en tant que représentants de la France. Le commissariat a été attaqué car il représente notre pays. C’est donc la France qui s’est faite attaquer, au su et au vu de tous, de manière ostensible. Le message qu’ont voulu envoyer les délinquants est qu’eux-mêmes et leurs milieux se moquent ouvertement de l’État français et ils n’en ont pas peur.

Aujourd’hui, en effet, la peur a changé de camp. Désormais, on joue au gendarme et au voleur, mais, ce sont les voleurs qui attrapent les gendarmes. Et on joue pour tuer.

Il n’y a pas si longtemps, à l’époque de mes parents, dans les années 1960, le policier était respecté. Il était en cape et avec sa matraque. Il circulait dans les rues, indiquait leur chemin aux passants et aidait les dames âgées à traverser.

D’ailleurs, à l’époque, la délinquance était sept fois moins élevée qu’aujourd’hui, les statistiques le prouvent.

La situation a commencé à se dégrader à partir des années 1970. L’État français a mis en place un laxisme généralisé contre tous les délinquants, avec une idéologie de l’excuse. Lentement mais sûrement cette idéologie de l’excuse a gagné sa place dans les universités et beaucoup de futurs juges, malgré leurs années d’étude, sont tombés dans le panneau.

Le refus de l’État de régler les problèmes d’immigration ou de trafic de drogue, la prise de retard massive de la France dans le nombre de places de prison (83 places pour 100 000 habitants alors que la moyenne européenne est de 143,8 places), ont contribué à provoquer dans notre pays une catastrophe sécuritaire.

L’État incapable déjà de redresser l’économie et de prendre des décisions fermes envoie ses policiers pour encaisser le contre-choc de sa propre incompétence.

Plus l’État attend sans rien faire, plus le dénouement de cette histoire sera violent.

Imaginez une famille. Quand l’autorité du père ou de la mère est bafouée – peut-être est-elle trop molle, trop irrégulière, trop imprévisible – alors ce parent aura deux voies face à lui : soit il se laissera déborder par son enfant et obtempérera désormais à ses injonctions, renversant les rôles au sein de la famille, soit il devra faire montre d’une poigne de fer pour que son enfant accepte de mettre le couvert pour dîner.

Derrière la trivialité de cette image, se cache un principe simple. Dans notre société française du début du siècle où punir est devenu interdit, où mettre la fessée à son enfant vaut mise au bagne, l’autorité a disparu. La France est notre mère qui a lâché prise avec beaucoup de ses enfants. Elle se laisse déborder par eux et dans la maison France, ce sont eux qui font la loi.

L’IPJ souhaite que la France soit un pays sûr, en paix, paisible. Et c’est possible ! C’est pour cela que nous rencontrons régulièrement des parlementaires, pour leur proposer des changements dans nos lois. Chaque problème que nous identifions fait l’objet d’une étude juridique puis de propositions concrètes à nos députés.

Par exemple, l’an dernier, au sujet du squat, nous avons passé des heures à rédiger entièrement une proposition de loi pour défendre les propriétaires. Cette proposition de loi, nous l’avons communiquée à M le Député Julien Aubert qui l’a couragement portée à l’Assemblée nationale. Seulement, le groupe LREM a refusé de l’examiner pendant près d’un an.

Il y a un mois, l’actualité a remis le squat sur le devant de la scène. LREM a compris son intérêt et a repris les grandes lignes de notre proposition de loi. Bien sûr, nous ne serons pas cités, c’est dommage. Mais nous savons, malgré tout, que nous avons aidé à améliorer la situation.

Il reste beaucoup d’autres problèmes à régler en France. Grâce à votre aide, nous continuerons notre travail et jamais, jamais nous n’abandonnerons. Vous aussi, vous pouvez aider à régler ces problèmes en cliquant ici et en nous faisant un don.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Le meurtrier avoue… il est relâché

Chère Madame, cher Monsieur,

C’est un meurtre abominable. Un meurtre comme on pense n’en voir que dans les films de d’horreur.

Ce meurtre révèle, une nouvelle fois, toutes les aberrations qui gangrènent notre système judiciaire.

Mardi 22 septembre, vers 17h, les policiers investissent un immeuble dans le 19ème arrondissement de Paris, un quartier populaire où vit une importante communauté asiatique.

Là, dans l’un des appartements, ils découvrent le corps de Jie Z., 34 ans, né en Chine. L’homme a été torturé à mort.

La victime présente des traces de perforation au niveau des chevilles et du ventre, des hématomes au crâne ainsi qu’une plaie à la gorge. Dans l’évier de l’appartement est retrouvé le foret d’une perceuse d’une longueur de plus de 60 cm, recouvert de sang séché : selon toute vraisemblance l’arme du crime.

Comble de l’horreur : l’épouse de Jie Z. a reçu, peu après les faits, une vidéo sur son téléphone montrant son mari agoniser dans l’appartement… Un film, semble-t-il, tourné par le meurtrier. C’est à cause de cela qu’elle a prévenu les policiers.

Les enquêteurs pensent immédiatement que cette exécution barbare pourrait être liée à la mafia chinoise, très active dans ce quartier, d’autant plus que la victime était connue pour des faits d’enlèvement et séquestration.

Le locataire du studio, un homme de 39 ans, est rapidement identifié comme un possible suspect. Deux jours après il est placé en garde à vue. Et, durant cette garde à vue, il avoue être le meurtrier, tout en évoquant un scénario invraisemblable : c’est la victime, Jie Z., qui l’aurait attaqué, et lui n’aurait fait que se défendre… à l’aide d’une perceuse de 60 cm qui se trouvait là par hasard…

Après ces aveux, suivant la procédure, la garde à vue du suspect est levée pour le déférer devant le juge. Les autorités ont dès lors vingt heures pour le présenter à un juge d’instruction qui doit décider de sa mise en examen.

Mais, selon les informations du journal Le Parisien, le magistrat ne peut pas recevoir le suspect dans les délais. Celui-ci est alors remis en liberté le 26 septembre !

Lui-même n’a pas dû en revenir, et la mafia chinoise, probablement derrière tout ça, doit encore en rire.

On imagine à quel point ces gangsters doivent craindre la justice française, qui relâche quelqu’un ayant avoué un crime atroce juste parce qu’un délai est dépassé !

Et que va-t-il advenir de celui qui a avoué le meurtre et qui est maintenant dans la nature ? Va-t-il tranquillement s’envoler vers la Chine pour y prendre des vacances bien méritées ? Va-t-il à nouveau se défendre contre un « agresseur » à coup de perceuse ? Ou bien va-t-il être exécuté à son tour pour qu’il ne puisse pas parler davantage ?

Ces vices de procédure incompréhensibles, qui peuvent aboutir à des résultats scandaleux, décrédibilisent notre justice et nous mettent tous en danger.

Et c’est bien pour cela que l’Institut pour la Justice a décidé de s’y attaquer de front.

En ce moment, nous mettons la dernière main à nos travaux pour réformer le régime des nullités de procédure. Après plusieurs mois de travail, le groupe d’experts, que nous avons réuni pour cela, a rendu ses conclusions. Dans les semaines qui viennent, un nouveau numéro de la Revue Française de Criminologie et de Droit Pénal va paraître et rassemblera les résultats de leur réflexion collective.

Notre revue est diffusée dans les universités, au Parlement, dans les rédactions de journaux, pour que partout où sont les figures publiques, soit entendu un autre son de cloche que le politiquement correct.

Un numéro de la Revue Française de Criminologie et de Droit Pénal qui paraît, c’est à chaque fois un nouveau pavé dans la mare pour tous ceux qui voudraient faire primer l’idéologie sur les faits. Et avec ce numéro consacré aux vices de procédure, nous allons bousculer beaucoup d’idées reçues, soyez-en sûr.

Puis, nos experts élaboreront des propositions de modifications législatives à partir des résultats de leurs réflexions. Nous pourrons ainsi aller voir directement les parlementaires pour leur proposer des réformes clef-en main, pour en finir avec toutes les nullités de procédure injustifiées.

Vous le voyez, nous ne restons pas les bras croisés face aux aberrations de la justice française, dont nous avons malheureusement des preuves nouvelles presque quotidiennement.

Chaque jour, nous travaillons pour alerter, mobiliser, proposer des solutions à l’efficacité prouvée. Nous sommes la seule association à faire ce travail indispensable.

Mais nous avons besoin de vous pour continuer à exister. Nous ne touchons aucune subvention, ce qui est le gage de notre indépendance. Nous ne pouvons agir que grâce à votre générosité.

Je sais que vous êtes très sollicités et que la situation économique actuelle est très difficile pour beaucoup, mais chaque don, même minime, nous est précieux.

Alors, si vous le pouvez, je vous demande humblement de bien vouloir nous aider. Sans vous, nous sommes réduits à l’impuissance.

Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,

Laurence Havel

Un radicalisé au cœur de l’État

Chère Madame, cher Monsieur,

Il y a exactement un an, Mickaël Harpon, informaticien à la Préfecture de Paris, tuait au couteau quatre de ses collègues, les uns après les autres, avant d’être abattu par un policier stagiaire recruté six jours auparavant.

La folie de cet homme a endeuillé quatre familles. Quatre policiers – trois hommes et une femme – ont péri sous ses coups. Quelques heures avant, tout le monde le considérait comme un collègue de travail sympathique.

Et pourtant. Mickaël Harpon était complètement radicalisé. Des éléments nouveaux ont été révélés par Le Parisien la semaine dernière et ils sont très inquiétants.

En effet, les indices d’une radicalisation étaient flagrants et c’est une grave faute de ne pas avoir pris les mesures nécessaires.
Né en Martinique, il se convertit à l’Islam après son mariage avec une musulmane, il devient alors un autre homme.
Il ne serre plus les mains des femmes, il ne les embrasse plus, il demande à décaler son heure de déjeuner pour aller prier à la mosquée, il défend les auteurs de l’attentat de Charlie Hebdo. Au cours d’un échange avec un collègue, il dit que « la religion catholique est de la merde ». Plus tard, alors qu’une enquête interne est lancée sur lui, on détecte un échange avec un homme suivi par le renseignement car soupçonné de radicalisation. Au cours d’une autre enquête sur l’islam radical, deux policiers ont la surprise de voir leur collègue informaticien entrer dans une mosquée fondamentaliste. Malgré tous ces éléments, ses supérieurs hiérarchiques ne voient rien, ne disent rien.

Ce qui est intolérable c’est que notre État soit si défaillant qu’un homme radicalisé au point de tuer de sang-froid ses collègues soit toujours dans la police et même habilité secret défense ! À la Préfecture de Paris, il y a donc des fanatiques habilités Secret Défense ! Qui a bien pu donner une habilitation Secret Défense à Mickaël Harpon ? Cette habilitation est la plus haute habilitation attribuable à un policier et lui donnait accès à la liste des policiers infiltrés dans les mosquées salafistes. Je le répète, qui a bien pu donner une habilitation Secret Défense à Mickaël Harpon ?

Il y a une pseudo-explication à l’aveuglement de la hiérarchie de Harpon. Mickaël Harpon était atteint de surdité partielle. Il souffrait d’un handicap auditif suite à une méningite, ce qui attirait la sympathie et la pitié de TOUT LE MONDE. Selon Le Parisien, « les propos ambigus de Mickaël Harpon nourrissent de plus en plus de doutes au sein du groupe, mais personne ne veut stigmatiser un collègue musulman qui se sent déjà exclu par son handicap. »

On peut espérer que la leçon soit retenue à l’avenir. Déjà six radicalisés ont été mis à la porte de la Préfecture de police depuis l’attentat. Mais il y a un an, l’IPJ révélait les chiffres selon lesquels une quinzaine de fonctionnaires étaient suivis pour radicalisation à la Préfecture de police de Paris. Il reste encore de la marge avant de tous s’en débarrasser…

Il faut être sans concession avec les radicalisés. Le soupçon de radicalisation doit obtenir systématiquement une réponse forte.
En 2019, un rapport parlementaire mettait en garde contre la radicalisation dans les services de l’État. 35 propositions y sont faites, notamment d’étendre les pouvoirs de l’agence gouvernementale en charge de la vérification des profils avant recrutements dans la fonction publique.

L’IPJ va demander la mise en oeuvre totale de ce rapport. Nous avons d’ores et déjà pris contact avec les députés auteurs de ce rapport. Et nous allons agir.

Il faut agir, il faut que l’État nous protège et c’est pour cela qu’il est indispensable de faire entendre notre voix. Vous pouvez compter sur l’IPJ pour se faire entendre, pour VOUS faire entendre !

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ce bracelet peut sauver des vies

Chère Madame, cher Monsieur,

Ce n’est pas tous les jours que je peux vous annoncer une bonne nouvelle.

Alors, pour une fois que je peux vous faire part d’une avancée positive, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Un décret publié jeudi dernier au Journal Officiel va permettre, dans les mois qui viennent, la mise en place d’un bracelet anti-rapprochement destiné à tenir éloignés les conjoints et ex-conjoints violents.

Le fonctionnement est très simple. Le conjoint ou ex-conjoint violent doit porter un bracelet électronique équipé d’un GPS, qui permet de savoir pratiquement en temps réel où il se trouve. De son côté, le conjoint qui a été victime de violence recevra un signal d’alerte si le porteur du bracelet se rapproche trop de lui, ce qui lui permettra de se mettre à l’abri ou de prévenir les services de police au besoin.

Ce genre de bracelet a déjà fait ses preuves dans d’autres pays, comme l’Espagne, mais en France c’est une petite révolution.

Il faut savoir qu’en France, presque tous les bracelets électroniques qui sont employés par la Justice font appel à une technologie obsolète, qui ne permet pas de localiser la personne qui porte un bracelet dès lors que celle-ci s’éloigne d’une borne de réception installée à son domicile.

Et, puisqu’il faut bien que le porteur du bracelet sorte de chez lui de temps en temps, par exemple pour faire ses courses, il n’a l’obligation d’être près de la borne de réception qu’à certaines heures de la journée. Le reste du temps il est libre comme l’air, bien que théoriquement « sous surveillance électronique ».

Souvenons-nous qu’Adel Kermiche, l’assassin du père Hamel, le 26 juillet 2016, portait un bracelet électronique et que c’est pendant ses heures de liberté qu’il a égorgé sa victime…

Il est donc satisfaisant de voir que le gouvernement se décide enfin à utiliser une technologie plus efficace et qui, peut-être, permettra d’éviter des meurtres ou des agressions.

Depuis longtemps, l’Institut pour la Justice milite pour que ce genre de bracelet électronique muni d’un GPS soit utilisé, et pas seulement pour les cas de violence conjugale.

Nous avons publié des études approfondies à ce sujet, nous avons réalisé des entretiens avec des sociétés spécialisées dans cette technologie et nous avons alerté les pouvoirs publics sur leur utilité depuis des années.

Le décret qui vient d’être publié est un premier pas et nous nous en félicitons. Mais il faudrait aller encore plus loin. Il n’y a pas de raison que seules les victimes de violence conjugale puissent bénéficier de ce genre de dispositif qui sauve des vies.

Aux États-Unis, par exemple, il existe depuis plus de vingt ans un système appelé VINE qui permet à une victime de crime de connaître le statut carcéral de son agresseur pratiquement en temps réel : s’il est incarcéré, s’il est transféré dans une autre prison, s’il s’est évadé, s’il doit être libéré, s’il est décédé, etc.

VINE permet également de suivre un agresseur dont la peine a été aménagée et d’informer la victime notamment si celui-ci vient habiter à côté de chez elle, s’il a été arrêté pour une nouvelle infraction, si son statut légal change, etc.

Les autorités s’efforcent de combiner ces notifications instantanées avec des mesures de protection prédéfinies, que les victimes sont invitées à suivre lorsqu’elles sont informées que leur agresseur s’est évadé, ou bien a violé les conditions de sa probation, et qu’elles sont donc potentiellement en danger.

Aujourd’hui, VINE permet de suivre plus de 90% de la population carcérale américaine (soit près de 2 millions de personnes).

Et, si l’agresseur portait, après sa sortie de prison ou au titre de l’aménagement de sa peine, un bracelet électronique GPS, un système comme VINE pourrait aussi permettre d’informer la victime si l’agresseur ne respecte pas les conditions de son placement sous surveillance à distance.

À l’Institut pour la Justice, nous avions proposé aux sénateurs de mettre en place un dispositif semblable à celui qui existe aux États-Unis, et qui a prouvé son efficacité.

Les sénateurs ont été très intéressés par notre proposition. Un amendement de l’IPJ a même été adopté par le Sénat, début octobre 2018.

Une grande victoire pour les victimes, mais hélas…

Lorsque le projet de loi sur la justice est arrivé à l’Assemblée Nationale, notre amendement a été supprimé par les députés.

Aujourd’hui, le gouvernement reconnaît finalement que nos propositions étaient les bonnes, même si bien sûr il ne nous en fera jamais crédit, il ne faut pas être naïf.

Mais la réalité est là : les idées que nous défendons finissent par s’imposer, malgré toutes les résistances. Parce que ces idées sont les bonnes.

Il n’y a pas de raison valable pour que ce genre de dispositif ne puisse pas exister en France pour toutes les victimes d’agression qui peuvent craindre que leur agresseur récidive. Toutes les victimes ont droit à la protection de la Justice et l’Institut pour la Justice sera toujours du côté des victimes.

Nous devons donc intensifier nos efforts pour que les mesures qui ont fait leurs preuves soient adoptées en France.

Aussi, je vous demande de nous aider à poursuivre notre combat en faveur des victimes. Nous n’existons que pour vous, et grâce à vous. Nous sommes une petite structure qui n’existe que par vos dons. Toute aide, même minime, nous est précieuse pour continuer à agir. Vous pouvez nous soutenir en cliquant ici.

Je sais que vous êtes très sollicités, mais sans vous, nous ne pourrons pas poursuivre notre activité. Et si nous n’agissons pas pour les victimes, qui le fera ?

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Que faisait cet homme dans notre pays ?

Chère Madame, Cher Monsieur,

Les attentats sont devenus une routine en France, à tel point que vous n’avez peut-être pas vu le dernier en date : un homme a voulu attaquer Charlie Hebdo vendredi dernier, dans le XIème arrondissement de Paris. Suite à la nouvelle publication des caricatures de Mahomet, un dénommé Hassan A. avait décidé de tuer des journalistes.

Comme un témoignage du niveau de stupidité de ces terroristes, Hassan A. a lamentablement échoué, se trompant tout simplement de bâtiment. Mais un homme armé, même passablement stupide, peut faire des dégâts, et il a blessé gravement deux journalistes d’une autre rédaction. Heureusement, il a été appréhendé par la police rapidement.

Selon le Figaro, Hassan A est arrivé en France en 2018. Se disant mineur de 16 ans, terriblement persécuté au Pakistan, il avait fait une demande d’asile avec ses deux frères. Pris intégralement en charge par le département du Val d’Oise, il possédait même une carte SNCF illimitée gratuite. Le département du Val d’Oise soupçonnait cependant que Hassan A. mentait sur son âge. Mais un juge pour enfants a jugé qu’un test osseux n’était pas nécessaire et que le département devait continuer à payer. C’est donc ce qui s’est passé et nos impôts ont logé, nourri, blanchi Hassan pendant 2 ans.

Or, « grâce » à son attentat et la triste célébrité qui a suivi, la police a finalement découvert que Hassan A. était arrivé en France à l’âge de 23 ans, et non 16. Il avait donc bien menti sur son âge, comme le font plus de la moitié des migrants mineurs.

Mais la véritable question qui se pose alors est : comment est-il possible que de telles situations se produisent dans notre pays ? Comment se fait-il que ce terroriste ait vécu pendant deux ans, tous frais payés par l’État français, auquel nous contribuons tous par nos impôts ?

C’est tout simplement intolérable.

Les mineurs non-accompagnés sont ces migrants, au moins 60 000 en France, qui se disent mineurs pour profiter de notre naïveté. En effet, les migrants qui se disent mineurs sont considérés comme des enfants et sont logés, nourris et bénéficient d’avantages dont les français ne disposent même pas et qui nous coûtent collectivement 2 milliards d’euros, soit l’équivalent de 25% du budget de la justice ! La justice et la police ne vérifiant pas ou peu les déclarations, c’est la porte ouverte à toutes les fraudes !

Et ces fraudes sont tellement nombreuses aujourd’hui que ce statut n’a plus aucun sens. 40 000 MNA sont entrés en France RIEN QU’EN 2020 ! Sur ces 40 000 MNA, on estime qu’entre 50 et 80% de ces mineurs sont en réalité des majeurs !!! À tel point que les policiers les ont appelés les « mijeurs ». Rappelez-vous de ce mineur guinéen qui avait en réalité 47 ans, mais qui demandait des aides !

À tout cela, ajoutons que l’État français a annoncé récemment que 350 MNA seraient à nouveau accueillis à Brest, Nantes et Rennes suite à l’incendie qu’ils ont mis dans leur propre camp en Grèce. On marche tout simplement sur la tête.

Il faut supprimer au plus vite ce mécanisme qui a été complètement dévoyé. Certes, il honorait la France lorsqu’il a été pensé, mais malheureusement il a été tellement gangrené par les fraudeurs que désormais, il nous ridiculise.

L’IPJ appelle le gouvernement à changer la loi immédiatement et nous planchons déjà sur des projets d’amendements législatifs à présenter à l’Assemblée nationale.

Je vous assure que nous ferons tout ce que nous pourrons pour que ce système aberrant soit supprimé. Je vous demande de nous y aider en nous faisant un don. Vos dons sont indispensables aux actions de notre association qui est la seule en France à combattre contre les aberrations de l’État en matière de justice et de sécurité. Et croyez-moi, il y a de quoi faire !

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Aidez-nous à bâtir notre programme d’actions !

Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez déjà été nombreux à répondre au questionnaire de l’Institut pour la Justice et je vous en remercie.

Nous devons être encore plus nombreux.

Ce questionnaire doit nous aider à mettre sur pied notre programme d’action pour l’élection présidentielle de 2022.

Connaître vos attentes ainsi que vos idées nous est indispensable pour savoir ce que vous attendez de la justice.

Nous voulons changer les choses et pour cela, 2022 est une année cruciale. À nous de mobiliser le plus grand nombre et de peser pour obtenir ce que nous voulons : une justice qui protège véritablement les honnêtes citoyens et qui soit plus équitable pour les victimes.

Mais sans votre aide et votre soutien, nous serons impuissants.

Chaque jour, la France sombre un peu plus dans l’ensauvagement. Nous devons tout tenter ensemble pour remettre en ordre notre pays. La prochaine élection présidentielle sera une opportunité unique. Après, il sera peut-être trop tard.

Alors, si vous ne l’avez pas encore fait, s’il vous plaît, remplissez notre questionnaire en cliquant ici.

Nous avons 576 jours devant nous. J’ai besoin de vous.

Avec tout mon dévouement,

Axelle Theillier
Présidente de l’institut pour la Justice

Stop au laxisme !

Chère Madame, Cher Monsieur,

Nous venons de vivre un été funeste.

Sur tout le territoire national, les incivilités, les dégradations, les agressions, les coups de couteau, les tabassages pour les motifs les plus futiles ont déferlé, jour après jour, sans que rien ni personne n’arrête cette vague de violence.

Nous avons pleuré des gens que nous ne connaissions pas mais qui pourtant nous étaient familiers. Des gens qui auraient pu être des membres de notre famille, des amis ou des voisins. Des gens honnêtes. Sans histoires.

Ces personnes s’appelaient Philippe, Mélanie, Thomas ou Axelle. Elles ont été fauchées par la réalité de la France d’aujourd’hui. Fauchées par l’ensauvagement de notre pays.

Axelle Dorier avait 23 ans quand elle a été tuée en juillet par Youcef, 21 ans, et Mohamed, 19 ans, qui, après avoir écrasé son chien avec leur voiture, l’ont percuté volontairement et traînée sur 800 m. Cette aide-soignante est morte, démembrée, sous les yeux de sa famille et de ses amis.

Et que dire de Philippe Monguillot, 59 ans, marié, père de trois enfants, qui allait prendre sa retraite l’année prochaine ?

Il a été tabassé à mort pour avoir fait son travail ; pour avoir signifié à des passagers qui montaient dans son bus sans masque et sans ticket qu’il y avait des règles à respecter.

Jusqu’à quand devrons-nous compter nos morts ?

Le ras le bol, la peur et la colère des Français grandissent chaque jour.

Car les agressions se suivent et se ressemblent. Et les agresseurs aussi. « Trop souvent issus de l’immigration, connus de la police et passés entre les griffes desserrées de la justice » comme l’écrit la journaliste Charlotte d’Ornellas dans les colonnes de Valeurs actuelles. Le constat est vrai.

Nous sommes aujourd’hui tous à la merci de délinquants qui connaissent très bien l’invraisemblable clémence de notre justice et la passivité de nos dirigeants. Ils savent qu’ils ne risquent pas grand-chose.

Il suffit d’ouvrir les journaux pour le constater.

Une querelle d’automobilistes dégénère, un homme est passé à tabac. Laissé pour mort il s’en tirera avec 14 jours d’ITT, deux dents et des côtes cassées, des points de suture dans la bouche. Le 10 septembre, le tribunal de Lisieux a condamné le principal auteur des coups à… huit mois de prison avec sursis.

Le 2 septembre, un homme de 30 ans est poignardé dans une rue de Toulouse pour avoir refusé une cigarette. Son agresseur a visé la région du cœur et c’est par miracle que le jeune homme n’est pas mort. Mais, bien que l’auteur du coup de couteau ait été interpellé en flagrant délit, il a été laissé libre ! Il comparaîtra devant le tribunal dans plusieurs mois… s’il se présente, et s’il n’a pas récidivé entre temps !

À bien des égards notre pays abandonne ses citoyens.

Je n’exagère pas et croyez-moi, écrire tout cela m’ulcère profondément.

Et il ne faut certainement pas compter sur l’actuel gouvernement pour changer les choses.

Pour Éric Dupond-Moretti, notre ministre de la Justice, le « sentiment d’insécurité » est un « fantasme » alimenté par « les médias » et « le discours populiste ». Quant au président de la République, il parle « d’incivilité » quand une jeune fille est démembrée sous le châssis d’une voiture.

C’est pourquoi l’IPJ doit prendre le problème à bras le corps maintenant. Il nous reste 578 jours avant les élections présidentielles. 578 jours pour inverser la vapeur. 578 jours pour sortir la France de cette spirale infernale.

La mobilisation d’une association comme l’Institut pour la Justice est absolument vitale pour l’avenir. Nous ne nous contentons pas de déposer une gerbe de fleurs partout où un crime est commis et de faire un communiqué de presse.

NON : nous voulons changer les choses, et notre association élabore un programme de pression sur les pouvoirs publics pour y parvenir. Nôtre rôle va être crucial pour les prochaines élections, nous allons mettre sur pied des actions de grande ampleur par courrier, sur internet et dans les médias. Nous travaillons avec des avocats, des professeurs de droit, des psychiatres, des spécialistes des prisons, de la police pour coller au maximum avec la réalité. Nous rencontrons les victimes et nous tenons à leurs côtés.

Notre association est la seule aujourd’hui qui s’élève contre l’intimidation des honnêtes citoyens, ceux dont les politiques estiment qu’ils devraient garder le silence alors même qu’ils voient leur pays sombrer.

Nous sommes persuadés que la majorité des Français est derrière nous. À nous de mobiliser le plus grand nombre pour peser et obtenir ce que nous voulons.

Nous mettons actuellement sur pied le programme d’actions de l’IPJ pour les 578 jours à venir. Nous souhaiterions donc savoir quelles sont vos attentes et connaître vos idées pour les élections présidentielles de 2022. Pour cela j’ai besoin que vous remplissiez notre questionnaire en cliquant ici.

L’élection du Président de la République appartient à tous les Français, il est donc normal de vous demander ce que vous attendez de l’IPJ pendant la campagne électorale.

Votre aide nous sera très utile. L’élection de 2022 est un tournant pour la France, qui sombre chaque jour un peu plus dans l’ensauvagement, et il ne fait pas de doute que le thème de la sécurité sera très présent dans les débats.

Il y a là pour nous une opportunité unique d’agir.

Nous devons tout tenter ensemble pour remettre en ordre notre pays. Après, il sera peut-être trop tard.

S’il vous plaît, remplissez notre questionnaire en cliquant ici.

Vous pouvez aussi faire un don, même minime, qui nous permettra d’agir.

Nous avons 578 jours devant nous. J’ai besoin de vous.

Avec tout mon dévouement,

Axelle Theillier
Présidente de l’institut pour la Justice

« C’est un primo-délinquant donc on le protège »

Chère Madame, cher Monsieur,

La semaine dernière, je vous avais parlé de Luane et Claire, ces deux jeunes filles de dix-huit ans sauvagement tabassées, à Strasbourg, par un « jeune » dont elles avaient refusé les avances.

Et je vous avais rapporté les propos du docteur Maurice Berger, qui estime que la justice française accorde un véritable « droit de premier tabassage » aux mineurs.

Peut-être certains d’entre vous ont-ils pensé que le docteur Berger exagérait un peu et que je noircissais le tableau.

Malheureusement, ce que dit Maurice Berger est peut-être même en-deçà de la réalité. C’est tous les jours que l’on trouve des preuves de cet ensauvagement que certains persistent à nier et de cet invraisemblable laxisme de la justice vis-à-vis de certains délinquants.

La semaine dernière, par exemple, une vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux : la vidéo d’une jeune fille lynchée par un adolescent, sur le trottoir devant un collège de Reims.

France Bleu décrit cette scène révoltante :

« On y voit clairement l’agresseur habillé de noir, frapper sa victime au visage avec les mains et les pieds. La jeune fille se lève, il revient vers elle, l’attaque à nouveau, la fait tomber au sol. Il continue de la frapper et lui écrase même la tête avec le pied.

Plusieurs jeunes assistent à la scène, on en entend certains ricaner pendant que d’autres interpellent l’agresseur : « Arrête Nabil ! ». Le lynchage dure 40 secondes et cette violence se poursuit ensuite avec les commentaires que la vidéo suscitera sur les réseaux. »

Pourquoi cette violence abjecte sur une adolescente ? Sans doute pour rien, sans doute juste pour le plaisir de frapper plus faible que soi et pour faire une vidéo qui vous rendra célèbre sur les réseaux sociaux.

Oui, nous en sommes là.

Et à votre avis, que va-t-il arriver à l’agresseur ? Un rappel à la loi ? Une lettre d’excuse à la victime ?

La même semaine j’ai entendu à la radio, dans l’émission « Les grandes gueules », sur RMC, un témoignage sidérant mais, malheureusement, pas surprenant.

Un auditeur, prénommé Wilfrid, racontait comment sa fille avait été violée à l’âge de 12 ans par un autre adolescent de 15 ans. Et il expliquait :

« Comme c’était un primo-délinquant, il n’a eu qu’à lui faire une lettre d’excuses. Ensuite, ça a été à nous, les parents de la victime, de trouver un autre collège pour notre enfant et de l’isoler de son assaillant. Il n’y a pas de justice. C’est un primo-délinquant donc on le protège, il ne faut surtout pas le déscolariser. On avait demandé à ce qu’il soit signalé aux autres établissements au moins mais ce n’était pas possible. De son côté, ma fille a quitté l’établissement et même le département ! Tout est inversé, ma fille est doublement coupable ».

Ce n’est pas seulement un droit de premier tabassage que la justice française accorde trop souvent aux mineurs, c’est aussi parfois un droit de premier viol. Et demain, peut-être, un droit de premier meurtre ?

Vous pensez que j’exagère ? Souvenez-vous du meurtre d’Agnès Marin.

Agnès avait 13 ans, elle était interne dans un collège à Chambon-sur-Lignon. Le 16 novembre 2011, Agnès a été attachée à un arbre, violée sous la menace d’un couteau, puis tuée par un élève du même établissement, qui a ensuite mis le feu à son cadavre pour essayer de dissimuler son crime.

Un an plus tôt, le meurtrier d’Agnès Marin avait déjà violé une autre jeune fille, exactement dans les mêmes conditions. La malheureuse n’avait eu la vie sauve que parce que son téléphone portable avait sonné et que son violeur avait eu peur d’être découvert.

Pourtant, trois mois et demi après ce premier crime, le violeur obtenait de la justice sa sortie de prison et n’était plus soumis qu’à un simple contrôle judiciaire.

Le meurtre d’Agnès Marin a fait un immense scandale, l’Institut pour la Justice a beaucoup soutenu la famille d’Agnès dans cette épreuve.

Mais il semblerait que notre justice n’ait rien compris ni rien appris de ce meurtre atroce et que les mêmes erreurs continuent à être commises, encore et encore.

L’assassin d’Agnès Marin avait été remis en liberté alors que tout indiquait son extrême dangerosité. Sa première victime avait clairement indiqué qu’elle était persuadée qu’il recommencerait, qu’elle avait « vu la mort » lorsqu’il l’avait attachée puis violée.

Mais rien n’y avait fait.

« C’est un primo-délinquant donc on le protège », comme le dit amèrement Wilfrid au sujet du violeur de sa fille.

Et Wilfrid a ajouté, au micro de RMC : « Mon avocate m’a fait comprendre que l’agresseur, dans sa construction psychologique, était normal mais avait déjà eu des comportements spéciaux remarqués par les professeurs (…) Son téléphone était rempli de porno. Dans sa tête, il se disait, “ s’il y a une femme, je la veux, je l’ai ”. Il n’a jamais été soigné pour ça. On est persuadés qu’il recommencera surtout qu’il n’a pas été puni la première fois ».

Et en effet, pourquoi ne recommencerait-il pas puisque sa première rencontre avec la justice lui a appris qu’il ne risquait à peu près rien ?

Comme le constate le docteur Maurice Berger : « Pour beaucoup d’agresseurs, un sursis est compris comme un effacement de l’agression commise, comme s’il ne s’était rien passé. »

Et pourtant, la justice n’a pas pour fonction de protéger les criminels mais de protéger les innocents.

Plutôt que d’offrir des deuxièmes, des troisièmes, des quatrièmes, des énièmes chances à des délinquants récidivistes, c’est à leurs victimes qu’elle devrait se soucier d’accorder une chance : une chance de refaire leur vie sans avoir à croiser à nouveau leurs agresseurs, une chance de ne plus être victime d’individus « bien connus de la justice ».

Les solutions, nous les avons. Nous les avons exposées depuis des années et nous ne cesserons pas de harceler nos dirigeants politiques jusqu’à ce qu’enfin ceux-ci trouvent le courage de mettre en œuvre ces réformes indispensables.

Toute atteinte volontaire à l’intégrité physique devrait être sanctionnée par un emprisonnement. Même lorsqu’il s’agit de la « première fois ». Même lorsqu’il s’agit d’un mineur, dès lors que la loi le permet, c’est-à-dire dès 13 ans aujourd’hui.

Et cet âge devrait être abaissé à 12 ans, pour tenir compte de l’évolution de la délinquance.

Un emprisonnement rapidement prononcé et exécuté, même pour un temps assez court, produira bien plus d’effet sur un jeune qui commence à sombrer dans la délinquance que des « rappels à la loi », des « mesures éducatives » et des sursis qui s’empilent, les uns après les autres, comme aujourd’hui.

Fermeté, cohérence, rapidité : voilà les principes qui permettent d’obtenir des résultats tangibles, au lieu de laisser des adolescents devenir des délinquants endurcis et les victimes sans protection.

Nous avons tous droit à une justice qui nous protège, à une justice vraiment juste.

C’est tout le sens du combat de l’Institut pour la Justice.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Pour le retour de l’autorité !

Chère Madame, cher Monsieur,

Il y a quelques jours, à Strasbourg, un policier a repéré un jeune homme violant encore une fois la loi gratuitement et sans gêne : il roulait à scooter sur une piste cyclable.
L’agent lui demande de s’arrêter, mais, au lieu d’obtempérer, le jeune accélère ! Un policier se jette pour le ceinturer, mais notre jeune homme continue imperturbablement, ne voyant aucun problème à blesser le policier pour s’échapper.

Le policier sera traîné sur plusieurs mètres, avant enfin, et avec le renfort de ses collègues, de parvenir à faire tomber le délinquant. Le policier a été assez gravement blessé, avec une ITT supérieure à 8 jours, et le délinquant a été arrêté.

Pour la petite histoire, ce dernier, âgé de 24 ans, avait consommé du cannabis, de la cocaïne ainsi que des amphétamines et il roulait sans assurance…

En fait, ce sont 35 000 policiers qui sont agressés et blessés chaque année. À cela s’ajoute les 200 maires molestés depuis un an. Sans parler des pompiers, du personnel hospitalier, des médecins, des enseignants, etc.

L’autorité de la police est-elle devenue si insignifiante pour que les mots « arrêtez-vous » valent si peu ? Mais où sont passés l’autorité, le respect de la police dans notre pays ?

Pourtant, l’autorité est la base du vivre ensemble ! Comment pourrait-on vivre dans une société civilisée sans que la voix d’un d’entre nous, le plus expérimenté, le plus sage, ne mette un terme aux situations de tension ? C’est le rôle des parents dans les familles, c’est le rôle du professeur dans les classes et c’est enfin le rôle du policier dans les rues.

Et quand le siège de l’autorité est vacant, c’est l’anarchie, la loi de la jungle !

Pour rétablir l’autorité de l’État et de la police, il faut d’abord rétablir l’autorité en amont, dans l’éducation. On nous rebat les oreilles avec l’idée que c’est la méchante société qui produit les délinquants, avec l’idéologie du « il ne faut pas contrarier son enfant (ni même ceux des autres) ». Pourtant il y a des enfants qui chahutent, il y a des enfants qui ont des difficultés de comportement et ils ont besoin d’autorité.

J’ai un petit neveu de 11 ans qui est victime de cette idéologie chez ses parents. Il insulte ses parents, les provoque en leur jetant de la nourriture et pire, ceux-ci ne font que rire lorsqu’il insulte sa grand-mère. C’est une catastrophe.

Mais il y a une personne qu’il respecte, c’est son grand cousin. Son grand cousin l’aime beaucoup, ils jouent au football ensemble, discutent, mais quand le petit dépasse les bornes ne serait-ce que d’un millimètre, son grand cousin ne lui fait aucune concession. Il l’attrape fermement par le col et le regardant bien dans les yeux, lui dit : « ne t’avise plus jamais de faire ça ». Le petit ravale sa salive et, pour une fois, se calme profondément. Pour les heures qui suivent, on ne le reconnaît plus, il est gentil, calme, serviable. Être juste et ferme, c’est la recette de la bonne autorité.

Pour les enfants, comme pour la société entière, l’autorité est indispensable, mieux, elle est salvatrice.

Pour rétablir l’autorité de l’État et de la police, il faut aussi rétablir l’autorité en aval, dans la répression. Quand quelqu’un viole la loi, il faut, sous peine d’amoindrir l’autorité, que le contrevenant soit puni, par une juste punition. Une punition trop forte et ce serait la dictature, mais une punition trop faible et ce serait le chaos total (ce vers quoi nous allons à grands pas).

L’Institut pour la Justice se bat depuis 13 ans pour renforcer l’autorité de la Justice. Alors que chaque jour cette autorité diminue, on peut se demander dans quel état elle serait si nous n’étions pas là !

L’IPJ est la seule association qui produit des propositions législatives plus fermes et plus protectrices ! Pour n’en citer que quelques-uns de ces dernières années.

Nous avons par exemple poussé pour que la peine pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste » passe de 10 à 15 ans de prison. Nous avons déposé des dizaines et des dizaines d’amendements à l’Assemblée et au Sénat notamment pour une plus grande fermeté contre les mineurs. Nous avons enfin empêché la réforme Taubira sur la rétention de sûreté.

Ce travail, nous sommes les seuls à le faire et nous avons besoin de votre soutien pour le continuer. Vous pouvez apporter votre pierre à l’édifice en cliquant ici.

Notre objectif à l’IPJ, c’est de lutter pour une justice plus protectrice, c’est ainsi de rendre la vie plus sûre, plus paisible en France. Sans autorité, nous en sommes convaincus, nous ne pourrons y parvenir.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel